Réussir la culture des fèves : explications et solutions pour un jardin productif

Illustration d'un potager en automne avec des pieds de tomates en décomposition

L'automne, avec sa rentrée des classes et ses pluies, rime souvent avec la déprime des pieds de tomates qui pourrissent. Pour briser cette routine et étendre la saison du potager au-delà des mois d'été, l'idée de cultiver des fèves peut se révéler particulièrement inspirante. Leur utilisation comme couvert végétal en hiver offre la perspective de voir s'épanouir des plantes au début du printemps et de produire des légumes avant l'arrivée de l'artillerie lourde estivale. Semer des fèves en novembre peut même être une excellente stratégie pour ceux qui, parfois, n'ont jamais goûté ce légume.

De nombreux jardiniers, confrontés à un sol de misère, démarrent leur projet avec un handicap persistant. C'est un peu comme se lancer dans un marathon sans les stands de ravitaillement. La fève, cependant, possède un double pouvoir : elle pousse dans des sols pauvres et peut améliorer la qualité de votre sol. Cette particularité en fait une culture simple et peu exigeante, idéale pour les débutants et pour ceux qui souhaitent découvrir d'autres horizons que les classiques tomates et courgettes. Cet article détaille un plan pour tester la culture des fèves dans un petit espace, en évitant les erreurs courantes et en adoptant les meilleures pratiques.

Les erreurs classiques à éviter lors de la plantation des fèves

Infographie des 6 erreurs à éviter lors de la culture des fèves

Pour garantir le succès de votre culture de fèves, il est essentiel de connaître et d'éviter les pièges les plus courants. Voici six erreurs majeures qui peuvent compromettre votre récolte.

Erreur n°1 : Semer trop tôt dans les régions à hiver rude

Semer en pleine terre au mois de novembre, surtout dans une région comme la Haute-Savoie, peut être fatal pour vos jeunes plants. La fève, bien qu'elle ne soit pas aussi frileuse que la tomate et qu'elle tolère un climat frais jusqu'à -5°C, ne supporte pas des hivers rigoureux. Si la neige et le gel recouvrent le sol quelques semaines après le semis, vos pieds risquent de passer l'arme à gauche, morts dans la fleur de l'âge. Dans les régions à hiver rude, il est impératif de semer au printemps pour assurer la survie des plants.

Erreur n°2 : Louper le coche et semer trop tard

À l'opposé, semer trop tard dans la saison, par exemple au mois de mai, est une très mauvaise idée. La fève a besoin d'environ trois bons mois pour produire ses cosses. Un semis en mai signifierait une récolte en plein cagnard, au mois d'août. La sécheresse est le pire ennemi de la fève, et des conditions chaudes et arides entraîneront une production de cosses réduite à peau de chagrin. Pire encore, la chaleur favorise l'invasion des pucerons noirs, ces terribles ennemis qui adorent la chaleur et se multiplient à mesure que la saison avance.

Erreur n°3 : Semer toutes les graines en une seule fois

L'étalement des semis est un principe fondamental pour la pérennité de votre potager et pour éviter d'être dégoûté par une récolte massive et simultanée. Semer de grosses quantités en "one-shot" peut être tentant, mais trois mois plus tard, toutes vos cosses arriveront à maturité en même temps. Vous vous retrouverez alors sous une montagne de récoltes, vous forçant à en consommer à tous les repas. Une approche échelonnée permet de profiter des fèves sur une plus longue période et de mieux gérer votre production.

Erreur n°4 : Choisir les variétés au hasard

La multitude de variétés proposées par les semenciers peut déstabiliser les débutants. Certains choisissent des variétés au nom accrocheur, comme "Red Epicure", sans se renseigner sur leurs caractéristiques. Cette approche peut conduire à des pieds peu productifs et à des graines riquiqui. Il est crucial de lire attentivement les instructions sur les boîtes de graines et de faire un choix éclairé, en privilégiant des variétés réputées pour leur productivité et leur adaptation à votre climat.

Erreur n°5 : Avoir la main lourde sur les fertilisants

Schéma des nodosités racinaires de légumineuses fixant l'azote

Anéantir tout l'intérêt d'une légumineuse comme la fève en apportant un tas de fertilisants est une erreur fréquente. Les plantes ont besoin d'azote pour pousser, qu'elles tirent des bactéries du sol via la dégradation de la matière organique. Les légumineuses ont la formidable capacité de s'associer avec des bactéries capables de fixer l'azote de l'air. Ces bactéries, vivant en symbiose avec les racines de la fève, lui fournissent une bonne partie de son azote, indépendamment de la richesse du sol en cet élément.

Cependant, si le sol est déjà riche en azote grâce à des apports massifs d'engrais, la fève n'hésitera pas à laisser tomber ses alliées bactériennes. Plus vous apportez d'engrais azoté, moins les légumineuses utiliseront ce système bonus. Bien sûr, la plante poussera très bien avec de l'engrais, mais vous ne profiterez pas du cadeau atmosphérique offert par les bactéries. De plus, un excès d'azote attire ces satanés pucerons noirs. Économisez donc vos engrais, purins d'ortie et autres apports pour d'autres parcelles.

Erreur n°6 : Négliger le tuteurage

La fragilité extrême des fèves est souvent sous-estimée. De nombreux jardiniers ne tuteurent pas leurs plants et se retrouvent avec des pieds déchaussés, voire rompus, surtout si des variétés de grande taille sont plantées dans un jardin exposé aux rafales. Pour éviter le désastre, comme celui des pieds de tomates avachis après un coup de vent, il est essentiel de prévoir un système de tuteurage, surtout si votre région est sujette à des vents forts.

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Ma méthode pour cultiver les fèves dans mon potager

Après avoir passé en revue les erreurs classiques, voici une approche pratique pour planter des fèves et optimiser votre récolte.

Étape 1 : Choisir des variétés hyperproductives

Le choix de la variété est crucial. La "Aguadulce" est une excellente option, réputée pour sa productivité. Cette variété n'est pas naine, elle peut atteindre 1 mètre de hauteur et produit de très longues cosses (20 à 25 cm) contenant 8 à 9 grains. Elle est également précoce et résistante au froid, ce qui la rend idéale pour un semis d'automne. Une alternative solide, surtout pour les régions venteuses, pourrait être la "Séville à longue cosse", moins haute et donc plus stable.

Étape 2 : Déterminer le moment parfait pour le semis selon la région

Carte de la France indiquant les zones climatiques pour le semis des fèves

Le timing du semis dépend fortement de votre climat.

  • Climat doux (régions de l'Ouest et du Sud de la France) : Un premier semis peut être envisagé au mois de novembre. Les plants profiteront du climat tempéré pour grandir avant d'entrer en "hibernation" et seront prêts à flamber au printemps. Cette stratégie permet de gagner un mois d'avance sur la récolte (vers avril-mai) et d'éviter l'invasion de pucerons de l'été. De plus, cela libère de la place dès le mois de mai pour les cultures d'été (tomates, courgettes).
  • Climat à hiver plus froid (régions de l'Est et du Nord de la Loire) : Le semis est préférable en février ou mars, pour une récolte environ 3 mois plus tard, en mai-juin.

Si vous n'êtes pas sûr de votre climat, optez pour la deuxième option, elle est fiable à tous les coups. Il est important de noter que cette carte est souvent établie pour les agriculteurs qui doivent assurer une récolte coûte que coûte. En tant que jardiniers, nous pouvons nous permettre de prendre quelques risques, et le réchauffement climatique rend les hivers moins rudes qu'avant, incitant à tenter un semis d'automne même dans des régions traditionnellement plus froides.

Étape 3 : Préparer le terrain avec soin

La préparation du sol est une étape fondamentale. Commencez par choisir une parcelle qui n'a jamais été utilisée pour le potager, idéalement une zone avec de la pelouse, même un peu cramée par la canicule.

Le travail initial consiste à ameublir le sol. Utilisez une fourche-bêche pour un travail grossier de décompactage. Une grelinette peut également faire l'affaire. Si le sol est dur comme la pierre, attendez une bonne pluie pour faciliter la tâche. Une fois le sol décompacté, affinez la terre à l'aide d'un croc ou d'un râteau.

Une option intéressante est le semis sous couvert d'engrais verts. Quelques semaines avant la plantation des fèves, semez à la volée des graines d'engrais verts. Ces plantes ont la capacité de couvrir le sol tout en l'améliorant grâce à leurs racines. Le sarrasin est un choix idéal car il ne résiste pas au gel et est peu extensif. Les fèves n'auront aucun mal à lever au sein de ce couvert d'automne qui se dégradera pendant l'hiver. Si le sarrasin n'est pas disponible, la moutarde blanche peut être tentée, mais attention, elle peut vite grimper et faire de l'ombre, et n'est pas toujours détruite par le gel. N'hésitez pas à faire vos propres essais et à vous référer aux articles sur les gestes à faire pour les engrais verts.

Étape 4 (optionnelle) : Le trempage des graines

Tremper les graines pendant deux heures dans l'eau avant le semis peut accélérer la germination et booster la levée. Cette astuce, déjà utilisée pour les haricots, est un plus. Cependant, attention à ne pas en abuser : les graines immergées trop longtemps risquent de pourrir une fois semées.

Étape 5 : Planifier l'implantation des cultures

L'objectif est de réaliser des cultures en doubles rangs de plants rapprochés. Cette astuce permet aux pieds de se soutenir mutuellement, évitant ainsi un système de tuteurage complexe. Au pire, une ficelle tendue entre deux poteaux pourra toujours être ajoutée ultérieurement. Cette méthode optimise également l'espace.

Commencez par repérer un premier sillon dans la longueur du rectangle, pas trop près du bord. Si vous avez cultivé des engrais verts, retirez une partie du couvert pour creuser vos rangs, ou couchez-les au sol pour qu'ils servent de paillage. Repérez les rangs à l'aide de bâtons.

Ajoutez un deuxième sillon parallèle au premier, à une distance de 15 cm. La profondeur du sillon doit être de 5 cm, pas moins, pour que les plantes soient bien ancrées dans le sol. Si l'espace le permet, installez un deuxième double rang, suffisamment éloigné du premier (environ 40 cm) pour que les plantes puissent s'épanouir.

Schéma d'un plan de semis de fèves en double rang

Étape 6 : La densité de semis

Déposez les graines tous les 15 cm dans les rangs. C'est la distance réglementaire pour éviter que les plants ne soient trop serrés. Enfoncez légèrement les graines avec le pouce et recouvrez-les d'un peu de terre, sans trop tasser. Certaines sources recommandent de positionner 20 graines au mètre carré. Avec le système de double rang, il est possible de semer jusqu'à 48 graines dans un rectangle donné, ce qui est conforme aux recommandations. Pour un premier semis, il est judicieux de se limiter au premier double rang, en réservant le second pour un semis plus tardif dans la saison. La graine est ainsi plantée au milieu des racines de moutarde si un engrais vert a été utilisé.

Étape 7 : L'arrosage initial

Arrosez lors du semis. Il est crucial de maintenir un sol assez humide pendant les premiers jours. En automne ou au printemps, le climat est généralement assez pluvieux pour vous épargner cette tâche et maintenir le sol frais. Cependant, redoublez de vigilance si des journées ensoleillées sont annoncées.

Étape 8 : Le paillage protecteur

Photo de jeunes plants de fèves sous paillage

Déposez un paillage après le semis. Cette couverture protège le sol tout en le nourrissant. Si vous avez semé de la moutarde un mois plus tôt, elle peut servir de paillage et être couchée plus tard dans la saison si nécessaire. Dans d'autres situations, un mélange de tontes et de feuilles, du foin ou de la paille peuvent très bien faire l'affaire. Les graines de fèves sont robustes et n'auront aucun mal à traverser un paillage, mais évitez une couche trop épaisse.

Étape 9 : La patience durant la levée

La levée des fèves peut être longue, en moyenne 10 à 15 jours, parfois jusqu'à 30 jours. Ne paniquez pas. La fève réagit comme les voitures d'autrefois : plus il fait froid, plus elle met de temps à démarrer. Attendez patiemment devant votre rectangle.

Étape 10 : Échelonner les semis

Au début de février, semez dans le deuxième double-rang. Ce principe d'étalement des semis est essentiel. Les premiers pieds, semés en automne, devraient avoir bien poussé et donneront les premières fèves en avril. La seconde fournée arrivera à maturité en mai, assurant ainsi une récolte échelonnée.

Après la plantation : les défis à relever pour la fève et au-delà

Planter les fèves n'est que la première étape. Le gros du travail reste à venir pour garantir le succès de votre récolte. Il faudra arroser correctement, combattre les pucerons noirs, et récolter les cosses au bon moment, ni trop jeunes, ni trop mûres. L'écossage et l'épluchage ne sont pas non plus une mince affaire. La récolte printanière est souvent attendue avec impatience, mais aussi avec une certaine appréhension.

Les graines ont poussé et formé les premières tiges et feuilles, et les plantes n'attendent qu'à s'épanouir. Si les gaffes classiques des débutants ont été évitées à la plantation, il y a de bonnes raisons d'espérer une récolte abondante.

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Le casse-tête du monde musical en France : entre loi, bureaucratie et réalité du terrain

Infographie sur les complexités légales des cachets d'artistes en France

Le monde du potager n'est pas le seul à présenter des défis. Le secteur musical en France, par exemple, est un véritable champ de bataille où les musiciens, organisateurs et tourneurs doivent naviguer entre une législation complexe et une réalité économique souvent précaire.

Une législation rigide et ses conséquences

L'exception culturelle française, souvent louée, se révèle un fardeau pour l'organisation de concerts. Parler trente secondes avec un tourneur ou un groupe étranger suffit à se convaincre qu'organiser des concerts en France est cent fois plus compliqué qu'ailleurs. La loi est claire : toute personne sur scène en France suppose un lien de subordination et donc un salaire. Cela signifie l'obligation de verser un cachet net minimum de 85 € au musicien, soit un net employeur équivalent au double (environ 170 € charges comprises). Aucune dérogation ou presque n'est possible ; la loi est la même pour tout le monde, des Insus à The Villejuif Underground.

Plus le cachet minimum est élevé, plus l'addition est salée. En conséquence, plus les prétentions financières d'un groupe sont hautes, moins il tourne. C'est une logique implacable qui contraint de nombreux artistes.

Les solutions pour les musiciens et organisateurs

  1. La solution idéale (avec tourneur) : Trouver un tourneur muni d'une licence de spectacle et capable d'organiser des tournées partout en France, en s'occupant des formalités, des embauches, et en se rémunérant à un prix inimaginable dans toute autre industrie : 15% sur la somme totale du cachet. Pour un groupe embauché à 1500 € par une salle, cela représente environ 225 € dans la poche du tourneur qui rédigera alors un contrat de cession, sans évidemment lui donner de réduction sur les charges à déclarer. Si le tourneur peut se rattraper sur les dossiers de subvention en cas de budget déséquilibré (ce qui arrive trois fois sur quatre), cela reste un art de la jonglerie sur tableur Excel.
  2. La solution minimum (sans tourneur) : Pour un groupe sans tourneur, le minimum légal est un cachet de 85 € net par personne. L'organisateur procède alors à des Déclarations Uniques d'Embauche (DUE) pour rester dans la légalité sans avoir recours à une interface de booking.
  3. La solution foireuse (sans personne) : La nécessité faisant loi, beaucoup ne respectent aucun des principes évoqués. Après avoir lu des informations erronées sur internet, ils contribuent à relayer l'idée fausse qu'on peut se faire payer un concert grâce à une note de frais, une facture d'association, ou même rien du tout, car une légende urbaine prétend qu'en dessous d'un certain nombre de concerts, il est possible de se faire payer au black. C'est certes complètement illégal et sujet à d'énormes prises de risque, car en cas de contrôle de la Direction du Travail, l'amende peut être lourde pour la salle, tenue pour co-responsable. Cependant, c'est malheureusement la solution la plus répandue.

La quête de l'intermittence et la précarité artistique

Pour le musicien, acquérir l'intermittence est une quête du Graal. Pour obtenir ce statut, il faut pouvoir revendiquer un minimum de 43 cachets (l'équivalent de 507 heures travaillées) en moins de 10 mois. Quarante-trois cachets, c'est en moyenne quatre concerts par mois, et pas seulement dans des rades où l'organisateur paierait en liquide, mais quatre concerts par mois déclarés au minimum légal. C'est un objectif carrément impossible pour la plupart.

L'autre injustice est que même dotés d'un tourneur, les groupes émergents se verront ponctionnés d'une partie de leurs cachets au nom des cotisations retraite, qui ne servent en réalité à rien puisque la durée de vie moyenne d'un groupe de rock n'excède pas cinq ans.

Ainsi contraint de tourner dans un circuit alternatif où rien n'est jamais déclaré, le musicien aura les pires difficultés à passer en division 1 (loges avec son nom marqué, catering de qualité, et assez d'argent pour les dépenses personnelles). Est-ce grave ? À priori, non. C'est en tout cas moins grave que de devoir payer plus de 30 € pour des concerts ennuyeux.

Là où cela se complique pour les groupes souhaitant se professionnaliser, c'est que la précarisation est non seulement économique mais aussi artistique. La frilosité des tourneurs français face à la complexité du système, aux rentabilités incertaines et à l'ingratitude de certains groupes qui quittent le navire dès qu'ils commencent à faire le buzz, conduit certains professionnels du booking à baisser les bras. Pour un Radio Elvis ou un Feu Chatterton qui cartonne, combien de groupes à géométries variables que les tourneurs préfèrent ignorer ? Un tourneur avoue même : « Moi, si un groupe dit qu'ils sont sept sur scène, je réfléchis à deux fois. » Booker un groupe sorti de nulle part devient un pari incertain sur l'avenir, ce qui explique la surreprésentation des DJs dans la programmation des festivals. Un groupe français avec deux musiciens sur la route en TGV jouera toujours plus qu'un sextet krautrock se déplaçant en van.

Le casse-tête pour l'organisateur est qu'un groupe français lambda (un disque à son actif, une chronique trois étoiles et demie, un tourneur sympa) coûte presque aussi cher qu'un équivalent anglo-saxon, qui fait souvent office de tête d'affiche et remplit plus facilement les salles. C'est presque un combat perdu d'avance pour le groupe français, une sorte de disqualification géographique parce qu'il n'a pas eu la chance de naître à l'étranger. Grâce aux formulaires A1, les artistes étrangers paient les charges dans leur propre pays, ce qui évite de facto à l'organisateur de les prendre en compte dans son propre budget. Les formulaires A1 réservés aux artistes étrangers coûtent environ 15% de charges en plus du cachet pour l'organisateur, contre plus de 50% pour un groupe français.

Pas de solution miracle

Il n'y a pas de solution miracle. Nous vivons dans un système de préservation des droits et des acquis, pour le meilleur comme pour le pire. La faute à un système trop rigide et inadapté aux musiciens considérés comme "amateurs", même si beaucoup d'entre eux sont plus talentueux que ceux qui gagnent mieux leur vie pour de mauvaises raisons. C'est injuste, mais c'est ainsi.

Cependant, il n'y a pas de fatalité. Comme le témoigne un tourneur parisien, l'État n'est pas derrière chaque porte pour contrôler la légalité des concerts non déclarés : « Un ami qui travaillait à l'Inspection du Travail, fan de krautrock, me confiait voilà quelques années qu'il arrivait le matin et s'allumait une clope en ouvrant Voici. Pourquoi ? Pour regarder les baraques des artistes pris en photo et vérifier s'ils gagnaient pas un peu trop de pognon. Les premiers artistes contrôlés, ce sont ceux de la presse people, ah ah ! » Amis de la scène alternative, vous pouvez encore dormir sur vos deux oreilles. Des exceptions sont faites pour les showcases promotionnels de moins de 30 minutes et les pratiques amateures (chorale, fanfare, etc.) régies par des subtilités encore plus complexes qui permettent quelques économies. Le circuit alternatif est d'ailleurs souvent plus festif et récréatif pour les jeunes musiciens.

Guide de progression : Acceuil bien froid, impossible de grimper (Bug / Explication / Solution)

Dans certains jeux vidéo, les situations où l'on se retrouve bloqué par un "bug" ou une difficulté inattendue sont fréquentes. Voici un exemple détaillé de progression pour surmonter des défis qui pourraient être assimilés à un "acceuil bien froid, impossible de grimper".

Zone initiale : Combat et préparation

Capture d'écran de combat dans un jeu vidéo

Dès votre arrivée, combattez les sbires qui se lanceront sur vous. Quelques coups plus tard, brisez les objets scintillants dans le coin supérieur gauche de l'écran pour reconstituer un symbole qui permettra à Robin de changer de tenue. Sélectionnez Robin et faites-lui enfiler la nouvelle tenue. Il est ensuite conseillé de vous débarrasser des deux camionnettes ennemies pour arrêter leur flux incessant. Brisez les objets sur le devant de la scène pour fabriquer deux sortes de canons.

Avancez ensuite vers le portail. Quatre accroches le retiennent fermé. Brisez les deux du bas à mains nues, puis utilisez le Batarang pour atteindre les deux du dessus.

L'entrepôt : Traversée de gouffres et résolution d'énigmes

Image d'un personnage de jeu traversant un gouffre

Dans l'entrepôt, commencez par briser les différents objets autour de vous pour reconstituer une manivelle et un insigne permettant de changer de tenue. Poussez la manivelle dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, puis enfilez la tenue planeur de Batman pour franchir le gouffre en maintenant la touche de saut après un bond vers le vide.

De l'autre côté, réparez la plateforme pour permettre à Robin de vous rejoindre. Continuez vers la droite et utilisez le Batarang pour viser les deux accroches retenant les blocs de glace suspendus. Continuez sur la droite (la glace ne vous empêche plus de passer), puis utilisez Robin pour franchir le mur vertical et atteindre un petit tas de blocs qui, une fois reconstruit, permettra à Batman de vous rejoindre. Poursuivez vers la droite et utilisez à nouveau la capacité de Robin sur le tuyau. Hissez-vous calmement vers la plateforme supérieure et reconstruisez le bloc pour le pousser vers le vide.

En bas, effectuez à nouveau un peu de construction pour mettre en mouvement une sorte de pont mobile qui vous permettra de poursuivre votre route. Montez sur la courbe cylindrique du montant droit de la porte en utilisant Robin et abaissez le levier pour ouvrir la porte.

Le combat contre Mister Freeze et les secrets cachés

Illustration d'un combat de boss dans un environnement glacé

Sur place, éliminez vos ennemis, puis utilisez Batman pour planer de l'autre côté du gouffre. Utilisez ensuite la manette pour amener le mécanisme sur la poutrelle vers Robin, puis poussez la manette dans l'autre sens pour ramener Robin vers vous.

La pente qui suit se franchit une fois de plus en coopérant. Placez l'un des personnages sur la valve au pied de la pente pour permettre à l'autre de monter. Il vous faut ensuite sauter sur deux soucoupes maintenues par un souffle glacé pour atteindre la berge de droite. Ne campez pas sur vos positions et dépêchez-vous de vous déplacer pour ne pas tomber. Éliminez les ennemis qui viendront à votre rencontre, puis laissez-vous glisser sur la pente qui suit.

Après vous être débarrassé d'une poignée d'ennemis, prenez place sur la machine disposée sur la plateforme et visez les deux accroches au-dessus des cuves. Insistez ensuite sur la lave avec le rayon glacé pour congeler le contenu des cuves et vous permettre de passer. Juste après, sélectionnez Robin pour grimper jusqu'à un levier qu'il vous faudra naturellement abaisser. Utilisez ensuite votre grappin depuis la marque au sol pour atteindre le niveau supérieur. Sautez sur les deux interrupteurs, puis poussez la caisse de gauche vers le fond de l'écran pour pouvoir emprunter l'accès au canal juste à droite.

La bataille contre Mister Freeze sera très certainement plus longue que celle qui vous avait opposé à Gueule d'Argile précédemment, mais il n'est toutefois pas bien difficile de s'en sortir. Commencez par en découdre au corps à corps (prenez garde à son rayon glacé et essayez de changer de personnage juste avant qu'il ne s'en serve pour ainsi perdre moins de temps) avec l'ennemi jusqu'à ce qu'il se retranche sur la plateforme supérieure en fond de zone. Un tas de briques apparaîtra sur le devant de la zone. L'ennemi reviendra de suite en découdre. Repoussez-le une nouvelle fois, puis sélectionnez Robin pour grimper sur chacune des cuves situées à gauche et à droite de la zone de combat. Sautez sur la petite plateforme verte pour rejoindre les leviers que vous abaisserez avant de revenir au niveau du plancher des vaches. Construisez les deux chariots grâce aux blocs que vous venez de faire apparaître, puis poussez-les droit devant, sur les rails. Cette action enclenchera un dernier combat rapproché entre Mister Freeze et vous. Jouez des poings et des pieds pour le mettre K.O. définitivement.

Objets à collecter en mode Jeu Libre

Le jeu recèle de nombreux secrets et objets à collecter, souvent accessibles en mode Jeu Libre avec des personnages spécifiques.

  • Otage à secourir (Voir Bloc Lego n°4 pour plus de précision) : L'otage de ce niveau ne peut être sauvé qu'en mode Jeu Libre. Depuis la toute première zone de jeu, présentez-vous devant la petite fenêtre marquée d'un point d'interrogation sur la gauche en sélectionnant le Sphinx ou le Chapelier Fou. La porte à proximité s'ouvrira pour vous laisser passer.
  • Bloc Lego n°1 (Jeu Libre) : En Mode Jeu libre, brisez la petite table située à proximité du véhicule de gauche pour trouver un petit tas de blocs qui vous permettra de remettre la camionnette en état de marche. Déplacez celle-ci pour accéder à une trappe qu'il est possible de soulever avec un personnage fort.
  • Bloc Lego n°2 (Jeu Libre) : Toujours dans la première zone de jeu, et toujours en mode Jeu Libre, sélectionnez Catwoman ou tout autre personnage bénéficiant du double saut pour vous déplacer le long de la série de barres du mur de droite. Notez que la première série de barres est à reconstituer.
  • Bloc Lego n°3 (Jeu Libre) : Ne descendez pas tout de suite de la corniche et placez une bombe près de la fenêtre barrée d'une planche.
  • Bloc Lego n°4 (Jeu Libre) : Présentez-vous devant la petite fenêtre marquée d'un point d'interrogation sur la gauche en sélectionnant le Sphinx ou le Chapelier Fou. La porte à proximité s'ouvrira pour vous laisser passer. Partez explorer cette nouvelle zone.
  • Bloc Lego n°5 (Jeu Libre) : Approchez-vous de l'entrée Nord et utilisez un personnage agile pour sauter sur la barre fixe du surplombement de droite.
  • Bloc Lego n°6 : Brisez tout ce qui peut l'être dans la première zone du niveau et activez les deux leviers en haut à gauche de l'entrée Nord. Reconstituez ensuite le levier à droite de la grande plaque de verres au centre de la zone et abaissez celui-ci. Un cône géant émergera du sol.
  • Bloc Lego n°7 (Jeu Libre) : Arrivé dans la première partie de l'entrepôt, progressez jusqu'à l'endroit où Robin est censé utiliser sa combinaison aimant pour franchir un mur et grimpez sur le haut du muret. Il vous est alors possible de planer vers la plateforme de gauche en utilisant Batman. Sélectionnez un personnage capable de sauter très haut pour vous hisser complètement sur la plateforme, puis présentez-vous avec Catwoman devant le petit volet aux cœurs.
  • Super Brique (Batarang Rapide) (Jeu Libre) : Planez jusqu'au gros bloc de verre dans le fond de la première partie de l'entrepôt et soulevez le bloc à l'aide d'un personnage puissant.
  • Bloc Lego n°8 (Jeu Libre) : Dans la seconde partie de l'entrepôt, placez un personnage capable de supporter le poison sur le bloc interrupteur situé sous le jet de vapeur toxique.
  • Bloc Lego n°9 (Jeu Libre) : Juste avant l'entrée du Boss, marchez vers la gauche pour observer un passage. Partez dans cette direction et planez avec Batman par-dessus le gouffre de gauche (oui, ça passe). Faites ensuite sauter la grille en fer pour vous faufiler à l'intérieur du couloir derrière la vitre et saisir un nouveau Bloc.
  • Bloc Lego n°10 (Jeu Libre) : Vous mettrez la main sur le dernier Bloc de ce niveau en poursuivant vers la gauche.

Capture d'écran de collectables dans un jeu vidéo

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