
Le jardinage est une quête incessante d'équilibre et de solutions face aux défis posés par la nature. Parmi ces défis, le mildiou, ce champignon tristement célèbre, compromet les espoirs de récoltes généreuses, notamment en plein été. Pourquoi tant de jardiniers voient-ils leur potager envahi par le mildiou, surtout en plein été, alors même que l’on imaginait avoir relégué ce fléau au passé ? La moindre vague d’humidité, et voici tomates, pommes de terre ou courgettes marquées de taches brunes inquiétantes. Face à ces réalités, des techniques ancestrales refont surface, tandis que de nouvelles approches scientifiques émergent, promettant de révolutionner nos pratiques culturales. Parmi les secrets qui resurgissent dans les jardins français, une technique à la fois rustique et ingénieuse capte aujourd’hui l’attention : la protection au cuivre. Oubliée par certains, redécouverte par d’autres, cette méthode ancienne suscite à la fois fascination et questionnements. Comment la doser, quand intervenir, et quels gestes privilégier ?
Le Cuivre : Un Allié Historique Contre le Mildiou
Les soubresauts climatiques de l’été ne datent pas d’hier. Dès le XIXe siècle, les vignobles et potagers faisaient face à des maladies mystérieuses qui noircissaient les feuilles et les fruits. C’est de cette époque que date la découverte du sulfatage, ou traitement au sulfate de cuivre, rapidement érigé en pilier des pratiques paysannes. Le cuivre agit comme une barrière contre le mildiou. Utilisé avec précaution, il bloque la germination des spores et freine leur propagation, offrant ainsi une précieuse avance aux légumes et arbres fruitiers.
Comprendre et Agir Contre le Mildiou
Le mildiou tend à apparaître dès que pluie soudaine et chaleur étouffante se conjuguent. Il tire parti des périodes humides et des arrosages excessifs pour s’immiscer dans toutes sortes de cultures, des tomates aux raisins. Le succès réside dans le choix du moment : traiter trop tôt, c’est risquer que la pluie efface le travail ; trop tard, le mildiou a déjà gagné du terrain. Il est crucial d’observer la météo, d’intervenir dès l’apparition des premiers signes (taches huileuses, humidité persistante) ou au tout début de la floraison pour les tomates et pommes de terre.
Précautions et Bonnes Pratiques avec le Cuivre
La préparation du mélange, clé de l’efficacité, exige rigueur et précision. Le cuivre est un partenaire redoutable, mais il ne doit intervenir qu’en préventif et non pour guérir. Un usage excessif perturbe la vie microscopique du sol, menace la biodiversité et laisse des résidus indésirables. L’usage du cuivre ne doit pas asphyxier la vie du sol. Il est recommandé de limiter les traitements à deux ou trois applications par an, de les espacer et de les associer à des alternatives telles que les décoctions d’ortie ou de prêle. Il faut éviter d’utiliser le cuivre sur les jeunes pousses ou pendant les épisodes de forte chaleur, sous peine de provoquer des brûlures irréversibles. Il ne faut jamais traiter juste avant la pluie, ni en saupoudrant directement le sol. Il est impératif de respecter toujours les dosages, de nettoyer soigneusement le matériel, et de conserver les poudres hors de portée des enfants et animaux.

Le Cuivre dans le Jardinage Raisonné et Biologique
Le traitement au cuivre s’inscrit désormais dans une démarche de jardinage raisonné. L’apparition de produits à faible teneur en cuivre, certifiés bio, diminue l’impact environnemental tout en préservant leur efficacité. En pratique, alterner les traitements, aérer le feuillage et retirer les premières feuilles touchées sont des gestes très efficaces. Un arrosage maîtrisé, le choix de variétés résistantes et une observation attentive du potager contribuent largement à limiter le recours au cuivre. Face à la fréquence accrue des sécheresses ou des pluies intenses, le cuivre s’impose de nouveau comme une solution naturelle et accessible. Sa fiabilité, reconnue au fil des générations, séduit aussi bien les jeunes jardiniers urbains que les adeptes des traditions rurales. Prévenir l’apparition du mildiou grâce au cuivre suppose d’observer attentivement son jardin et d’agir juste avant les périodes à risque, en utilisant la méthode et le dosage appropriés. La transmission de ces pratiques, des astuces de dosage aux indications sur le moment d’intervention, anime toujours les discussions entre générations de jardiniers. Adapter les gestes à son espace, échanger avec les personnes expérimentées ou partager une astuce en marché local, contribuent à perpétuer un précieux savoir-faire rural. Le choix d’intégrer le cuivre à ses pratiques ne se prend plus à la légère. Il s’agit d’agir avec responsabilité, de privilégier l’alternance et de respecter la vie du sol, afin de garantir des récoltes généreuses de tomates, abricots ou pommes de terre. Redécouvrir le sulfatage, c’est renouer avec un savoir-faire ancestral tout en l’ajustant pour préserver à la fois la générosité du potager et la vitalité des sols.
Electroculture : une arnaque ?
L'Électroculture : Une Approche Novatrice et Controversée
L’électroculture ! Que se cache-t-il derrière ce mot composite ? Relégué au banc des expériences de « jardinage alternatif », ce domaine encore peu connu du grand public, émerge à nouveau. D’un point de vue global, l’électroculture consiste en l’utilisation, la canalisation et la propagation des flux électriques et magnétiques présents naturellement, partout, autour de nous. Les premières traces de l’utilisation de courants électriques naturels remontent aux Égyptiens. En Europe, on ne trouve pas, ou peu d’informations relatives à la pratique de ce type avant le 17ème siècle. Depuis lors, nombre d’expérimentations à plus ou moins grandes échelles ont vu le jour. De nombreuses questions entourent ce sujet controversé. Qu’entendons-nous par énergie ? Quelles sont les méthodes, les pratiques ? Est-ce encore une énième méthode révolutionnaire sortie de nulle part, prometteuse de rendements inimaginables ? Pour appréhender l’électroculture et ses nombreuses applications, il nous apparaît essentiel de se familiariser avec quelques données fondamentales. Celles-ci sont relatives à l’influence des forces gravitationnelles, des champs magnétiques multiples, du magnétisme terrestre, des effets du soleil et de la lune, des processus chimiques et biologiques des sols, des plantes, de l’eau, du principe d’induction. Car s’il est un fait avéré, c’est bien que les énergies électriques et magnétiques sont partie prenante des processus du vivant. Nombre de personnalités ont œuvré. Souvent guidées par leur intuition, elles ont observé sous différents angles les phénomènes électriques présents au cœur des cellules, des atomes, par le biais d’appareils de mesure scientifique, soutenus par des résultats sans équivoques.
Techniques Anciennes d'Électroculture : Les Fils de Cuivre Historiques

Les méthodes de jadis pour injecter de l'électricité dans le sol consistent à mettre des éléments très bons conducteurs en contact avec la terre et surtout avec l'eau contenue dans la terre. Les anciens utilisaient des fils de cuivre ou de fer dans la terre à quelques centimètres de profondeur. Le volume électro stimulé est celui composé de la terre proche de ces fils. Pour générer de l’électricité, les anciens utilisaient l’électricité naturelle, présente dans l’atmosphère à plusieurs mètres de haut. Pour cela, ils plantaient un piquet en métal de quatre à cinq mètres de haut avec quelques piques formant un hérisson. Celles-ci collectaient les charges électriques naturelles, qui descendaient au pied du piquet. Les fils enfoncés dans le sol conduisaient ces charges le plus loin possible dans le champ. L'avantage de cette technique est sa simplicité et sa rusticité par l'utilisation de matériaux faciles à se procurer. L’inconvénient est que l’on ne maîtrise rien et surtout pas la quantité de charges électriques collectées. Ces charges sont extrêmement variables en fonction des conditions météorologiques. Les fils étaient souvent disposés en étoile à partir du poteau central, un choix guidé par la simplicité de l'installation.
L'Électroculture Passive : Un Retour aux Sources
Une forme d’électroculture simple et accessible est l’électroculture dite passive. Passive, parce qu’utilisant uniquement les énergies libres, disponibles sous nos pieds, dans l’air, tout autour de nous. Une installation typique de ce type est composée d’un tube de cuivre de plusieurs mètres de haut (par exemple 6 mètres), surmonté d’un ensemble de « capteurs » pointus (comme un hérisson de ramonage). Pour plus de rigidité et pour résister aux intempéries, le tube est fixé sur un tasseau en bois. Le tasseau et le tube sont reliés directement à la terre et connectés à une section de treillis en acier (treillis pour réaliser les dalles en béton) orienté sur l’axe Nord/Sud, à une profondeur de 50 cm. D’un point de vue théorique, les énergies captées dans l’atmosphère devraient être redirigées vers le bas du tube et diffusées dans le sol par l’intermédiaire du treillis en acier. La différence de potentiel électrique des deux matériaux devrait faciliter la diffusion des énergies, de l’atmosphère vers le sol.
Expérimentations en Électroculture
Des essais sont menés pour évaluer l’impact de cette technique. Pour ce faire, deux surfaces rigoureusement identiques sont créées : une zone de témoin qui servira de référence et une zone électrocultivée avec la technique décrite. Ces deux zones sont constituées de bandes de cultures de petites superficies, par exemple 4 m² (4m x 1m), afin de faciliter les observations et l’accès aux cultures. Ces deux bandes sont espacées d’une dizaine de mètres. De plus, l’idée d’appréhender les parcelles d’un point de vue de l’énergie / « énergétique » amène à faire appel à des géobiologues. Ces derniers définissent et localisent des zones dites « pathogènes », « neutres » et « bénéfiques ». Le choix s’arrête souvent sur une parcelle située sur une roche mère de type granitoïde.
Pour les plantations, deux espèces sont plantées en quinconce sur chacune des bandes : une espèce de pomme de terre, choisie pour sa rusticité, et une espèce de tomate couramment cultivée. Dans chaque bande de culture, il y a par exemple trois lignes de culture espacées chacune de 30 cm. La ligne 1 et 3 sont constituées de 10 plants chacune de pommes de terre. La ligne 2 (centrale) est constituée de 7 plants de tomates espacés entre eux de 50 cm. Les observations et résultats sont, de manière logique, sujets à caution. En effet, de nombreux paramètres sont liés à la nature des sols, à l’ensoleillement, aux précipitations, aux températures, etc., la liste est longue. Néanmoins, ces expériences apportent des éclairages sur le phénomène « Électroculture ».

Électroculture : Science ou Pseudo-science ?
Plus de huit ans de recherches en électrostimulation des plantes ont été effectués. L’électroculture est une science ou une pseudo-science ? Lorsque l'on regarde les sites d’internet qui en parlent, il est parfois effaré de constater le peu de formalisme dans les textes de soi-disant personnes éclairées et dont il ne faut pas 30 secondes pour détruire leur argumentation. Cela contribue à ce que cette technique ne soit pas prise au sérieux. Travailler avec le vivant est difficile, surtout dans un environnement dont on ne maîtrise pas tous les paramètres. L’inconvénient des techniques anciennes (avec des mâts et des hérissons) pèchent par une influence importante des conditions météo et environnementales. Cela entraîne un manque de reproductibilité dans la durée. Une année donnera des récoltes fabuleuses, une autre moins.
Des bureaux d’étude industrielle, disposant de surfaces agricoles, ont mené des expérimentations sur l'électroculture. Au début, l'objectif était de vérifier si cette technique était avérée ou restait une curiosité sans avenir. Sur une surface de 50m², avec un montage simple, l’expérience s’est avérée plus que probante par l’observation d’une croissance importante des plantes. Cela a conduit à investir plus en profondeur en développant des techniques faciles à mettre en œuvre et fiables dans le temps. L’idée est aussi de partager cette technique avec d’autres personnes curieuses pour vérifier qu’elle fonctionne dans divers types de terrain agricole aux quatre coins de la France mais aussi dans les Dom Tom et dans de multiples configurations de jardins et de plantes.
Appareils Modernes et Applications de l'Électroculture
Des appareils commerciaux, tels que les PLANTONIC, sont développés pour calibrer la quantité de charges électriques injectées par les électrodes. Contrairement aux méthodes anciennes qui dépendaient des conditions météorologiques, ces systèmes modernes utilisent un panneau solaire et un montage électronique adapté pour maîtriser la quantité, la période et la durée de l'injection électrique. Cela permet de mesurer la quantité de charges électriques collectées, offrant ainsi une meilleure reproductibilité des résultats.

La technique d'électroculture a beaucoup évolué, avec des améliorations continues des procédés et des appareils. Au niveau des applications, cette technique augmente la croissance des plantes et la production de fruits, mais aussi leur procure une bonne santé, ce qui peut supprimer les traitements phytosanitaires. Elle peut les guérir de certaines maladies ou des attaques de prédateurs. Cette technique peut servir à dépolluer les sols, régénérer la terre en stimulant l’activité microbienne et la création d’humus, et augmenter la production des plantes aromatiques ainsi que la qualité des huiles essentielles. La technique permet aussi d’augmenter la vitesse de décomposition des matières en compost et de gagner en qualité.
L'Influence de l'Orientation et du Sens du Courant
Les électrodes enfouies dans le sol sont orientées suivant un axe. Dans le montage des anciens, les fils étaient mis en étoile à partir du poteau. Ce choix était guidé par la simplicité. Dans les recherches modernes, deux axes possibles sont considérés : l’axe Nord-Sud, c’est-à-dire une électrode au Nord et l’autre électrode à plusieurs mètres au Sud, ou l’axe Est-Ouest. L’axe Nord-Sud correspond grosso modo à l’axe magnétique terrestre. Le flux magnétique s’écoule du Nord Magnétique vers le Sud magnétique. Contrairement à ce qu’a affirmé William Gilbert (médecin anglais 1544-1603), des observations des plantes ont mis en évidence que le Nord magnétique est bien situé au nord géographique. L’axe Est-Ouest est le sens de rotation de la terre démontré par le passage devant le soleil durant sa rotation journalière.
En se référant à une loi de l’électromagnétisme dite loi de Laplace, on sait qu’un champ électrique perpendiculaire à un champ magnétique génère une force mécanique perpendiculaire aux deux champs. Dans ce cas, le champ électrique suivant l’axe Est-Ouest se trouve entre les électrodes. Il est perpendiculaire au champ magnétique Nord-Sud. Cela génère une force verticale orientée vers le ciel ou vers le centre de la terre suivant le sens du courant électrique entre les électrodes. En utilisant la règle des 3 doigts de l’électromagnétisme, on détermine que la force pousse la sève vers le haut quand le courant circule de l’Est vers l’Ouest et pousse la sève vers la terre quand le courant circule de l’Ouest vers l’Est. D’un côté la force va se diriger vers les feuilles, de l’autre côté la force ira vers les racines. Un montage où les électrodes sont plantées sur l’axe Est-Ouest est souvent opté. Suivant le sens du courant de la batterie, la force sera dirigée vers les racines ou vers le ciel.
Le sens du courant électrique détermine le sens de circulation de la sève. Celle-ci est poussée vers le haut ou vers le bas. Des expériences ont montré que la plante grandissait en sève montante et que la plante s’étalait à l’horizontal en sève descendante. Dans ce cas, le développement racinaire est augmenté. Il peut être nécessaire d’alterner le sens du courant électrique. La question est : quel est le temps optimal d’alternance ? 1 seconde, 1 minute, 10 minutes ?
Mesure et Observation des Effets
Pour comprendre ce qui se passe dans la terre lors de l'envoi de signaux électriques, des électrodes de mesure sont plantées entre les deux électrodes d’injection. Le signal électrique mesuré est envoyé sur un ordinateur et enregistré. Ce signal est visualisé sur l’écran et permet de voir ce qui se passe dans la terre avec et sans stimulation dans le temps. Pour demander aux plantes ce qu’elles ressentent, des électrodes sont plantées dans les tiges des plantes, c’est-à-dire en haut et en bas de la tige principale. Le signal est ensuite enregistré sur l’ordinateur et corrélé avec les périodes de stimulation et les périodes de repos.
Des observations visuelles sont également réalisées. Par exemple, une jardinière témoin avec des œillets d’Inde peut montrer des plantes « tristounettes », tandis qu'une jardinière électrocultivée (avec un fil rouge d’une électrode) présente des fleurs ayant fière allure. De même, des semis de tomates dans une jardinière électrocultivée peuvent être significativement plus développés que ceux dans une jardinière témoin. Dans des plate-bandes de légumes, la partie électrocultivée peut montrer une hauteur des plantes significativement supérieure à la partie témoin. L'indice BRIX, mesuré avec un réfractomètre d’ABBE, permet de quantifier la qualité des récoltes. Cette mesure consiste à mettre une goutte de l’échantillon à tester sur la fenêtre rectangulaire et de regarder à la lumière par l’œilleton. Sur une échelle graduée en %, la ligne de séparation des rayons lumineux laisse une zone foncée en bas et une zone éclairée au-dessus. La valeur lue sur l’échelle est l’indice Brix.
Résultats Concrets d'Expériences d'Électroculture

Des récoltes de fèves ont montré des résultats probants. Par exemple, pour des plantations de fèves, en zone « témoin », une récolte de 440 grammes sur 7 pieds pour une plantation de 35 graines, soit 12.6 grammes par graine. En zone électrocultivée, toutes les graines confondues (50 graines + 28 graines = 78 graines), la récolte est de 3324 grammes, soit 42.6 grammes par graine. Le rapport est de 3.3, ce qui signifie que la récolte en électroculture est 3.3 fois plus importante en poids qu’en zone « témoin ».
Les recherches s’étendent également à l’influence des formes pyramidales sur la croissance des plantes, avec l'objectif de documenter les limites et avantages de ces formes particulières. Des comparaisons sont faites entre différentes méthodes de stimulation : anneaux de Lakhovski, électroculture, tuteur bois, tuteur cuivre. L'objectif est de comparer la taille et le volume des plantes par rapport à un témoin. Les résultats montrent que les trois méthodes (anneaux de Lakhovski, électroculture et tuteur cuivre) donnent de meilleurs résultats que la plante témoin. Les anneaux de Lakhovski ont une efficacité étonnante sans qu’il soit possible de donner une explication simple du phénomène mis en jeu. Les deux techniques d’électroculture fonctionnent très bien. Le tuteur en bois n’apporte pas de croissance plus importante.
Concernant le rôle du cuivre, des expériences ont montré que ce n’est pas le cuivre qui agit par écoulement d’ions cuivre qui tomberaient dans le pot lors des arrosages, car les résultats sont aussi bons avec le cuivre nu que le cuivre gainé. La conclusion est que ce n’est pas une réaction bio-chimique mais plutôt d’ondes électromagnétiques ou d’une autre forme plus informationnelle. Pour l’instant, les explications du phénomène observé ne sont pas pertinentes. L’utilisation d’un tuteur en métal est bénéfique pour la plante. Le choix du métal est important, car des relargages d’ions métalliques peuvent se faire dans la terre et empoisonner celle-ci. Il est préférable d'utiliser le fer (à béton) ou le cuivre. Les expériences réalisées depuis plus de huit ans montrent que la stimulation par l’électroculture est reproductible à toutes les échelles : du pot de fleurs, aux surfaces conséquentes de plus de 300m².
Réglementation du Cuivre dans l'Agriculture
Le renouvellement de l’approbation européenne de la substance active « composés du cuivre » a introduit, à compter du 1er janvier 2019, une limitation de la quantité totale applicable sur les sept années de l’approbation. Quelle que soit la finalité de l’utilisation, cette quantité ne doit pas dépasser 28 kg de cuivre par hectare. Conformément aux nouvelles dispositions réglementaires, et dans l’attente de leur réévaluation, l’Anses a introduit le plafond de 28 kg de substance active par ha sur 7 ans dans les autorisations les plus anciennes qui, pour certaines, ne comprenaient aucune limitation.

La réglementation européenne relative à l’agriculture biologique a été récemment modifiée. La possibilité pour les États membres d’autoriser un « lissage » pour les cultures pérennes dans la limite de 30 kg/ha sur une période de 5 années glissantes a été supprimée en décembre 2019. Le règlement indique que seules les utilisations entraînant une application totale maximale de 28 kg de cuivre par hectare sur une période de sept ans sont autorisées à la quantité de substance active appliquée. Cette durée d’approbation est réduite par rapport à la durée standard de 15 ans. En effet, le cuivre est une substance dite « candidate à la substitution » qui répond aux critères mentionnés à l’annexe II, point 3.7 du règlement (CE) 1107/2009 (critères de persistance et de toxicité dans le cas du cuivre). Ces demandes ont été transmises au plus tard le 31 mars 2019 et elles sont actuellement en cours d’instruction par l’Anses. Le cuivre étant une substance candidate à la substitution, les produits à base de cuivre doivent faire l’objet d’une évaluation comparative par l’Anses conformément à l’article 50 du règlement (CE) 1107/2009 avant d’être autorisés.
Les engrais (fertilisants ou correcteurs de carences) contenant du cuivre ne sont pas concernés par l’évaluation mentionnée ci-dessus. Cependant, les apports de fertilisants doivent être pris en compte dans le calcul des quantités annuelles appliquées par hectare afin de vérifier le respect des plafonds d'apport en cuivre. L’approbation du cuivre ne fixe pas de dose maximale annuelle, comme c’est habituellement le cas, mais limite les applications à une dose maximale de 28 kg par hectare sur les 7 années de l’approbation. Selon les modalités habituelles, les autorisations de mise sur le marché restent en vigueur dans l’attente de la décision de l’Anses sur leur renouvellement. Le règlement d’exécution (UE) 2019/2164 de la Commission du 17 décembre 2019 a modifié le règlement (CE) no 889/2008 listant les substances phytopharmaceutiques utilisables en agriculture biologique. Désormais, les conditions d’utilisation du cuivre sont donc les mêmes en agriculture biologique et en agriculture conventionnelle et sont précisées dans les AMM. Toutes les applications de cuivre, y compris les quantités utilisées, doivent être mentionnées dans le registre des traitements et prises en compte dans le décompte des cumuls. Les agriculteurs bio doivent en complément respecter un plafond de 6 kg de cuivre métal par hectare et par an pour les cultures annuelles, et de 30 kg sur les 5 dernières années pour les cultures pérennes. L'expertise scientifique collective de l'Inrae se penche sur la question : « Peut-on se passer de cuivre en agriculture biologique ? »