Maîtriser l'Arrosage des Tomates en Période de Fructification : Un Art Essentiel pour des Récoltes Abondantes

La tomate (Lycopersicum esculentum), ce légume fruit tant apprécié, est une culture que tout jardinier, qu'il soit novice ou expérimenté, se plaît à cultiver. Si l'on pense souvent que sa culture est aisée, parvenir à produire des tomates savoureuses et abondantes relève parfois d'un véritable art, où l'arrosage joue un rôle prépondérant. Composée à 90% d'eau, la tomate dépend intrinsèquement de cet élément vital, puisé dans le sol grâce aux pluies ou, plus souvent, à un arrosage réfléchi et adapté. La question de savoir quand arroser les tomates, à quel moment de la journée, à quelle fréquence et avec quel volume d'eau, devient alors cruciale, surtout en période de fructification où les besoins hydriques atteignent leur paroxysme.

Schéma de l'absorption de l'eau par les racines de tomate

Les Besoins en Eau selon le Stade de Développement : Une Évolution Constante

La culture de la tomate demande des besoins en eau très différents selon le stade de développement. Avant la fructification, les besoins sont restreints. On peut se baser sur une moyenne d’un demi-litre par plant et par jour. Ce besoin peut fortement évoluer selon différents contextes. Mais une moyenne permet de donner un ordre de grandeur. Pour les semis, un arrosage des plants de tomates quotidien ou tous les deux jours maintient l’humidité du sol nécessaire sans saturer les racines. Pour les tomates sur tuteur, la plante est plus solide, on peut réduire. Une fréquence d'arrosage de deux à trois fois par semaine devrait suffire la plupart du temps. Cela favorisera les racines à pousser bien en profondeur et rendra les plants plus résistants aux périodes sèches.

Après fructification, il va falloir faire grossir les tomates et répondre à un besoin en eau bien plus conséquent. Quand les fruits commencent à grossir, les plants consomment davantage d’eau, ce qui est logique puisque la tomate est composée à plus de 90% d’eau. Le volume d’eau pour l’arrosage des tomates double, atteignant 1 litre par plant et par jour. Cette augmentation accompagne la croissance des fruits et compense l’évapotranspiration accrue.

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L'Influence du Climat et de la Région sur l'Arrosage

Notre beau pays regorge de climats fort différents. Par évidence, les besoins en eau seront eux aussi fort différents. On parle souvent d’un volume d’eau multiplié par deux entre nord et sud. On pourra même le multiplier par trois dans les régions les plus méridionales, celles soumises à une intensité solaire très conséquente, du vent, des fortes chaleurs. S’il fallait le raisonner au m², ce besoin en eau peut atteindre plus de 10 litres par m² dans les conditions les plus agressives, avec une température au-dessus de 30°, du vent et évidemment aucune pluie à l’horizon. À l’inverse, ce besoin sera de seulement 3 litres par m², par exemple en Bretagne. Au-dessus de 30°, pire encore 35°, le taux d’humidité descend drastiquement et les besoins en eau grimpent.

En période de canicule, de vague de chaleur, en plein été, ce sont la grande majorité des régions qui peuvent arroser le soir comme le matin sans aucun risque de maladies. Le tout est d’éviter un arrosage de pleine journée. Arroser le soir ne pose généralement pas de souci en période de canicule : on peut mouiller le feuillage sans problème. Sinon, préférez un arrosage au pied. Pour les tomates cultivées en pots, le volume restreint du sol en contenants impose un arrosage quotidien durant l’été.

Carte des zones climatiques et besoins en eau pour les cultures de tomates en France

Quand Arroser : Matin ou Soir ? Un Choix Stratégique

La question se pose vite de savoir quand arroser les tomates, à quel moment de la journée. C’est une bonne idée, surtout dans les régions les plus fraîches, notamment celles au nord du pays. Les nuits y sont plus froides, l’humidité ambiante plus conséquente. Un arrosage du soir risque de laisser une humidité nocturne trop importante pouvant favoriser les maladies, notamment le fameux mildiou. Arroser au petit matin, c’est l’avantage d’arroser une terre refroidie par les températures nocturnes. L’évaporation sera moins conséquente qu’un arrosage en pleine journée, ou en fin de matinée. L’eau ira aux racines plutôt que s’évaporer dans l’atmosphère.

Arroser le soir a aussi ses avantages. Dans les régions les plus chaudes, l’eau apportée sera épargnée des rayons du soleil beaucoup trop puissants durant la journée. L’eau ira mieux encore aux racines des plants en ayant toute la nuit pour pénétrer les premiers centimètres de sol. Les nuits étant très sèches, souvent douces plutôt que fraîches, vous n’aurez aucun risque de maladie. Le seul inconvénient sera d’arroser une terre encore réchauffée d’un soleil ardent toute la journée. Dans l'idéal, l'arrosage doit plutôt s’effectuer tôt le matin, laissant à l’eau le temps d’arriver jusqu’aux racines et s’évaporer. Car si l’arrosage de la terre est préconisé le soir pour éviter les pertes d'eau par évaporation, cela crée toutefois un environnement humide autour de la plante. En revanche, en cas de fortes chaleurs et de sécheresse, la réponse est toute autre. Dans ces conditions, optez pour le soir, afin de revigorer vos plantes après leur journée au sec. Arroser ses tomates à une fréquence d’1 à 2 fois par semaine suffit généralement à leur épanouissement afin de laisser respirer entre deux arrosages.

L'Importance Cruciale de la Fréquence et du Volume d'Arrosage

La fréquence d’arrosage des tomates va dépendre de la météo, bien évidemment, et des conditions de culture puisque des pieds de tomates en bac se montreront plus gourmands en eau que leurs cousins en pleine terre. L’important repose sur l’absence de stress hydrique : pour éviter que les tomates manquent d’eau, il convient de rester vigilant et régulier sur les arrosages. Mieux vaut arroser moins souvent mais plus généreusement, ce qui permet à l’eau de s’infiltrer profondément en restant ainsi à disposition des racines.

À la plantation, on peut arroser les tomates copieusement pour leur permettre d’étendre leurs racines dans le sol. Un arrosage copieux à la plantation permettra aux plants de prendre racine dans les meilleures conditions. Si vous plantez après une grosse pluie, inutile de sortir l’arrosoir. Mais tout de même, quelques litres d’eau par plant permettront aux toutes jeunes racines de trouver l’humidité à proximité et de se développer sans contrainte hydrique et physique les premiers jours. Guillaume affirme : « À la plantation des tomates, notamment sous serre, je forme une cuvette autour du plant et j’arrose abondamment, vraiment abondamment ! 10 à 15 litres par pied, histoire de recharger le sol en eau. Suite à ça, je ne touche plus à rien pendant 10, parfois 12/13 jours. » Il ajoute : « Les racines sont encore petites pour aller chercher l’eau en profondeur. D’un autre côté, arroser constamment va les rendre "flémardes" et cela ne les incitera pas à se développer pour aller chercher cette eau profonde. Alors trouvez un bon compromis en espaçant vos arrosages d’une bonne semaine avec à chaque fois un bon arrosoir au m². Au printemps, le besoin d’évapotranspiration est encore faible et cette quantité suffira. Dans les régions les plus méridionales, montez à deux arrosoirs par semaine si vous affrontez déjà des températures chaudes au-dessus de 25° et une météo désespérément sèche. »

Lorsque les fruits commencent à grossir, les plants consomment davantage d’eau. Vous pouvez garder une fréquence hebdomadaire, mais doublez vos quantités à deux arrosoirs par semaine et par m². Comme toujours, c’est une moyenne ! S’il pleut, laissez vos arrosoirs rangés. S’il fait au-dessus de 30°, du vent, augmentez la fréquence à deux arrosoirs par m² tous les 3 jours dans les conditions les plus extrêmes. Olivier partage son expérience : « Quand j’arrose ma culture de tomates, c’est une quantité de 20 litres par m². Les températures sont souvent au-dessus de 30° avec parfois du vent, un taux d’humidité au plus bas. Alors le besoin d’évapotranspiration grimpe vite pour atteindre des sommets. Comme mon sol est argileux, il retient parfaitement ce volume d’eau. Avec l’observation, je m’aperçois que je peux espacer de facilement 10 jours mes arrosages avec un paillage conséquent au sol. Les plants de tomates restent en pleine forme. Au-dessus de 30°, pire encore 35°, le taux d’humidité descend drastiquement et les besoins en eau grimpent. J’espace alors les arrosages de cinq jours au maximum. »

Tableau récapitulatif des fréquences et volumes d'arrosage par stade de développement et type de climat

L'Impact de la Nature du Sol sur l'Arrosage

Pour mieux adapter encore votre fréquence d’arrosage, il est bon de connaître la nature de votre sol. Si le sol est sableux (terre très friable quand vous la prenez dans votre main), vous devinez qu’il retient moins bien l’eau qu’un sol argileux. Conséquence directe, un gros volume d’eau va disparaître dans les profondeurs, là où les racines n’ont pas accès. C’est problématique pour irriguer correctement votre culture. Il faut alors raisonner par la réserve utile. C’est une réserve d’eau que le sol est capable de stocker. Par exemple, sur les quarante premiers centimètres dans un sol sableux, la réserve en eau sera faible autour de 20 litres par m². Alors plutôt que d’arroser conséquemment toutes les semaines en cas de fortes chaleurs, prenez le temps d’arroser un bon arrosoir au m² tous les jours si nécessaires. Au maximum, espacez vos fréquences à deux, trois arrosoirs tous les deux/trois jours (en cas de fortes chaleurs).

Au contraire, dans un sol argileux (terre qui « boudine » quand vous la prenez dans vos mains), la réserve utile est beaucoup plus conséquente. Ce type de sol retient facilement 40 litres sur les 40 premiers centimètres de sol. Les sols argileux présentent une capacité de rétention double, atteignant 40 litres par mètre carré. Cette caractéristique permet d’espacer les arrosages des plants de tomate tout en apportant des volumes plus importants. Autre paramètre qui peut bouleverser la donne, la capacité des plants à envoyer leurs racines très profondément dans le sol. Ici se pose la question de votre contexte de sol, sa profondeur. De nombreux jardiniers ont une roche affleurante à 30, 40, 50 centimètres de profondeur. D’autres ont une texture si argileuse que les racines n’arrivent guère à dépasser 40 cm de profondeur. Dans cette situation, il est presque inutile d’arroser tellement les plants vont puiser profondément leur besoin en eau. Aucune terre n'est idéale, certes, mais il est vivement conseillé d'aérer le sol au maximum pour que l'eau puisse occuper l'espace, ce qui facilitera la décomposition du compost, une bonne respiration des racines ainsi qu'un meilleur accès aux éléments nutritifs.

Les Techniques d'Arrosage Efficaces pour les Tomates

Les moyens pour arroser ses tomates sont multiples : arrosoir, goutte à goutte, oya, bouteille renversée, aspersion, tuyau microporeux. L'arrosage des tomates doit se faire lentement pour permettre à l’eau de pénétrer jusqu’à 15-20 cm de profondeur. Cette infiltration progressive nourrit les racines des plants de tomates sans ruissellement.

L'Arrosoir : Simplicité et Précision

Parmi les plus simples figure l’arrosage à l’arrosoir muni d’une pomme sur le goulot pour l’obtention d’un apport d’eau sous la forme d’une pluie fine, ce qui évite de former une fosse autour du pied. L’arrosoir avec pomme reste une option fiable pour les petites surfaces. Il permet de contrôler précisément la quantité d’eau à apporter aux plants de tomates tout en évitant les jets trop puissants qui tassent le sol.

Le Goutte-à-Goutte : Économie et Ciblage

Pour plus de praticité, vous pouvez également opter pour un arrosage en goutte-à-goutte. Cette méthode consiste à installer un tuyau pourvu de goutteurs qui ont été disposés sous le paillage, à 20 cm des pieds environ : cette technique permet d’arroser en un seul geste les tomates espacées entre elles. Le goutte-à-goutte pour l’arrosage des tomates représente la solution la plus économe et précise. Ce système apporte l’eau directement aux racines sans gaspillage ni mouillage du feuillage. Olivier confie : « J’arrose souvent le soir via un goutte-à-goutte sous mon paillage. Le sol reste assez frais sous cette couverture épaisse composée de foin, paille, feuilles, tontes… » Vous pouvez opter pour l’installation d’un programmateur qui permet d’apporter de l’eau au moment désiré et en quantité souhaitée.

Les Oyas : L'Ancêtre de l'Arrosage Économe

Si vous n’avez que très peu de pieds de tomates à arroser, les oyas constituent une solution pour un arrosage économique et régulier. Vous installez ces poteries, avec leur couvercle empêchant l’évaporation de l’eau, autour des pieds de tomates, ainsi l’eau s’infiltrera doucement en sous-sol, fournissant aux tomates l’humidité qui leur est nécessaire.

Les Tuyaux Microporeux et les Rigoles : Alternatives Pratiques

Les tuyaux microporeux offrent un compromis intéressant pour l’arrosage des plants de tomates en lignes. Disposés au pied des plants, ils diffusent l’eau lentement et uniformément. Les rigoles fonctionnent comme des petits canaux creusés le long des rangs de tomates, dans lesquels vous faites couler l’eau qui s’infiltre pour abreuver les pieds. Comme les rigoles vont s’assécher sous l’effet direct du soleil, et devenir moins perméable, vous devrez régulièrement les gratter avec un outil pour casser la croûte qui s’est formée.

L'Aspersion : À Éviter Absolument

La pire des techniques d’arrosage pour les tomates consiste à installer un arrosage par aspersion : tourniquet, canon, oscillant, lance d’arrosage… En effet, l'humidité favorise l’apparition du mildiou : maintenir un sol en permanence humide augmente les risques de développement de maladies cryptogamiques puisqu’en s’évaporant, l’eau va rendre l’atmosphère plus humide autour des feuilles. Pour éviter que votre culture ne soit envahie par ces champignons, vous ne devez jamais mouiller les feuilles. L’arrosage des plants de tomates en plein soleil provoque l’évaporation immédiate et peut brûler le feuillage mouillé.

L'Allié Indispensable : Le Paillage

Un paillage vaut deux binages ou encore, un paillage vaut quatre arrosages. Quoi qu’il en soit un paillage réduit drastiquement les besoins en eau, notamment l’évaporation au sol qui se résume au strict minimum. Néanmoins, les feuilles transpireront tout autant et auront besoin d’eau. Alors attention au raccourci « paillage = zéro arrosage ». Bien loin de là, mais considérez qu’avec un paillage épais de bien vingt centimètres, vous pourrez grandement réduire la fréquence de vos arrosages et réduire les volumes apportés.

Difficile d’apporter un ordre de grandeur. Cela dépendra totalement de l’efficacité de votre paillage (tonte ou foin ou paille ou broyat ou bâche ou feuilles…). Pour donner une moyenne, un paillage peut vous faire diviser facilement par trois les volumes d’eau. Un arrosoir vous permettra ainsi d’arroser trois m² plutôt qu’un seul. Olivier observe : « J’arrose souvent le soir via un goutte-à-goutte sous mon paillage. Le sol reste assez frais sous cette couverture épaisse composée de foin, paille, feuilles, tontes… L’eau a toute la nuit pour pénétrer le sol, alimenter les plants, permettre au feuillage de transpirer. Tout en évitant une évaporation trop importante. Le risque de maladie est nul tellement le taux d’humidité reste faible dans une région manquant d’eau toute la saison estivale. » Le paillage constitue un allié précieux pour l’arrosage des plants de tomate. Cette couverture du sol réduit l’évaporation, régule l’humidité du sol et libère progressivement des nutriments.

Le Binage : Aérer et Préserver l'Humidité

Le binage, pratiqué depuis les temps anciens, permet de casser la croûte superficielle du sol. Il permet ainsi à l’eau de pénétrer plus facilement et plus rapidement. C’est moins d’évaporation à la surface. Le binage complète utilement l’arrosage des tomates en cassant la croûte superficielle qui se forme après chaque apport d’eau. Cette technique facilite l’infiltration et limite l’évaporation.

Illustration des effets du paillage et du binage sur la rétention d'eau du sol

Les Conséquences d'un Mauvais Arrosage : Manque et Excès

Les Risques du Manque d'Eau

Un manque d’eau peut rapidement être problématique pour la culture. Le sol s’assèche et les minéraux deviennent difficilement assimilables. La perte de productivité s’accentue jour après jour. Les plants sont moins costauds et deviennent plus fragiles, tombent plus facilement malades. Sans parler des contraintes physiques pour les racines à se développer dans un sol endurci. Alors ne pas arroser ne pourra vous générer que des difficultés. Il réduira presque à néant tous vos efforts d’amendement, d’apports de composts, de paillages, d’engrais organiques, qui n’auront aucun effet dans un contexte sec et donc sans activité biologique. Le manque d’eau se traduit par un flétrissement du feuillage qui commence par les feuilles du bas et remonte progressivement. Les feuilles des plants de tomate jaunissent et se dessèchent tandis que la croissance ralentit visiblement. Si les feuilles s’enroulent sur elles-mêmes et que le feuillage s’affaisse, visiblement la plante cherche à limiter sa surface d’exposition au soleil pour se protéger de la sécheresse. L’observation sera une indication pour vous aider à adapter vos volumes d’eau et savoir quand arroser vos tomates. Si le haut de vos plants s’affaisse, s’avachit pour avoir presque la tête vers le sol, c’est que le manque d’eau se fait cruellement sentir.

Ne pas arroser ses tomates se justifie donc uniquement en cas de météo ou de contexte favorable, avec des pluies ou un contexte de sol qui reste humide, même en profondeur (un lit de rivière pas loin, une nappe superficielle, une source souterraine, une région pluvieuse). Nous avons vu précédemment que le besoin en eau se situe de 2 à 10 litres au m² (parfois plus encore) selon les régions et le stade de développement de la culture. Il suffit d’une bonne pluie de 30 litres au m² pour déjà se passer de tout arrosage pendant une dizaine de jours dans la partie nord du pays. Pour peu que vous ayez un sol bien biné, ou bien paillé et vous tiendrez plus longtemps encore. Pour peu aussi que vous ayez un sol argileux, bien meuble, bien grouillant de vie avec une texture similaire à une éponge capable de se gorger d’eau. Et votre culture de tomates aura de l’eau pendant 15 jours. Si entre temps une autre pluie se profile de même intensité, bingo vous pourrez crier que vous cultivez vos tomates sans arrosage !

Les Dangers de l'Excès d'Eau

Trop arroser aura aussi quelques préjudices. Vous risquez de lessiver les minéraux présents dans le sol et les envoyer dans les nappes phréatiques, surtout dans un sol sableux propice à ce phénomène. Alors inutile d’arroser 50 litres au m² dans un sol sableux en se disant que vous serez tranquille pour deux semaines. Autre risque, celui d’avoir des tomates qui manquent de goût. Elles vont inutilement se gorger d’eau au détriment de la concentration en sucres, en arômes, en qualité gustative. Vous voulez des tomates qui ont du goût ? L’irrégularité de vos arrosages pourra aussi poser quelques soucis, notamment générer la maladie du cul noir, appelée autrement « nécrose apicale ». Un sur-arrosage provoque le flétrissement des feuilles des plants de tomates, la pourriture des racines et une diminution de la production de fruits. Il ne faut pas oublier que l'humidité favorise l'apparition du mildiou : maintenir un sol en permanence humide augmente les risques de développement de maladies cryptogamiques puisqu'en s'évaporant, l'eau va rendre l'atmosphère plus humide autour des feuilles. Pour éviter que votre culture ne soit envahie par ces champignons, vous ne devez jamais mouiller les feuilles.

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L'Observation : Votre Meilleur Indicateur

L’observation quotidienne des plants permet d’ajuster la fréquence et le volume d’eau pour l’arrosage des tomates. Si les feuilles s’affaissent le soir, cela indique un besoin d’eau. L'observation sera une indication pour vous aider à adapter vos volumes d’eau et savoir quand arroser vos tomates. Si le haut de vos plants s’affaisse, s’avachit pour avoir presque la tête vers le sol, c’est que le manque d’eau se fait cruellement sentir. Retenez alors qu’un arrosoir vous servira de guide et que l’observation complétera la donne.

Au-delà de l'Arrosage : Autres Soins Essentiels

Néanmoins, l’arrosage n’est pas la seule notion qui rentre en compte dans le cadre de l’entretien des plantes. Protéger le pied : Pour ce faire, supprimez les « gourmands », la tige donnant une apparence touffue aux plants de tomates. Effeuiller la tomate : Phase importante de l’entretien de vos plantes et plus particulièrement de la tomate, l’effeuillage se fait en fin d'été. Tailler ses plants de tomates : En théorie, un plant de tomate ne doit pas excéder 1m50 de hauteur. Et pour cause, plus il est imposant, plus son énergie se concentre sur les nouvelles tiges, au détriment du mûrissement des fruits. Pour preuve -s’il en fallait encore- que l’entretien est primordial, le besoin en eau de chaque plante peut être diminué de 40 % sur les plants de tomates auxquels on a extrait les vieilles feuilles. Aussi, des plantes sont à privilégier pour tenir bonne compagnie à la tomate.

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