
La métamorphose des espaces urbains en havres de verdure et de biodiversité est une tendance croissante, particulièrement visible à travers l'essor des jardins potagers partagés dans le département des Hauts-de-Seine (92). Ces initiatives citoyennes, portées par des associations dynamiques, visent non seulement à réintroduire la nature en ville, mais aussi à renforcer le lien social, à promouvoir une culture respectueuse de l'environnement et à offrir des espaces d'apprentissage et de partage. Cet article explore les différentes facettes de ce mouvement, en mettant en lumière les actions et les philosophies de plusieurs associations emblématiques du 92.
Boulogne-Billancourt : Réappropriation des Espaces Publics et Culture Raisonnée
Au cœur de Boulogne-Billancourt, l'association PETITS POTAGERS DE BOULOGNE BILLANCOURT incarne parfaitement l'esprit de ces initiatives. L'association a pour but de permettre aux Boulonnais de se réapproprier les espaces publics afin de création de jardins potagers. Au-delà de la simple culture, elle vise également à aménager et entretenir ces espaces de culture potagère dans un esprit d’inclusion sociale, en respectant un mode de culture raisonnée. Cette approche intégrée reconnaît l'importance non seulement de produire des aliments sains, mais aussi de créer des communautés vibrantes et de sensibiliser aux pratiques agricoles durables. Pour ceux qui souhaitent s'engager ou simplement obtenir plus d'informations, les contacts de Mme Véronique MANIGAND (06 30 55 94 92) et M. JEAN CLAUDE MAITRE (06 73 97 78 07) sont à disposition, et l'association est localisée au 112 Rue de Silly, 92100 Boulogne-Billancourt.
Le Réseau d'Associations pour l'Environnement à Boulogne-Billancourt
L'engagement en faveur de l'environnement à Boulogne-Billancourt s'étend au-delà des seuls jardins potagers. La Maison de la Planète, un équipement municipal dédié à la transition écologique, joue un rôle central. C'est un lieu d’échanges entre toutes les institutions, associations et entreprises œuvrant dans le domaine de l’environnement et de l’économie circulaire. Elle propose des réponses concrètes à la question "Comment faire dans notre vie quotidienne pour réduire notre impact sur le climat, que nous soyons salarié, chef d’entreprise, parent, étudiant… ?". Le parking à vélo devant la Maison de la Planète témoigne également de son engagement pour la mobilité douce.
Une autre entité majeure est AEOP - Actions Environnement Ouest Parisien. Autrefois AEBB, qui limitait ses actions à Boulogne Billancourt, l'association est devenue AEOP intégrant les villes voisines de l'Ouest Parisien, car l'environnement ne s'arrête pas aux frontières de Boulogne. Ceux qui habitent près de Paris et de ses grands stades, près du Bois ou de la Seine, avec vue sur les coteaux encore boisés de Meudon ou de St Cloud en ont pleinement conscience. Heureusement que les espaces verts des villes voisines profitent aussi aux Boulonnais. L'AEOP organise des conférences, des webinaires, souvent avec France Nature Environnement Ile de France, qui sont à disposition de ses membres. Elle propose également des mesures de bruits près de leurs domiciles, des sorties pédagogiques axées sur la faune et la flore, et des nettoyages de la cité pour collecter les mégots et autres détritus. La protection des arbres remarquables de nos villes est une de leurs préoccupations, et un rucher est à demeure depuis plusieurs mois, soulignant l'importance de la biodiversité urbaine.

Les actions de nettoyage de l'AEOP sont particulièrement révélatrices de l'ampleur du défi environnemental. Lors d'une initiative, 26 personnes ont consacré deux heures et demie de leur temps pour collecter divers détritus laissés par négligence ou transportés par le vent sur un périmètre donné. Parmi les déchets ramassés, 642 grammes de mégots ont été comptabilisés, ce qui correspond à environ 2918 mégots, l’équivalent de 146 paquets de cigarettes. Pour information, les bactéries et champignons de la nature assurent la décomposition de la matière. Ils peuvent détruire un trognon de pomme en 6 mois, une donnée qui met en perspective l'impact des déchets humains.
L'association est également confrontée à des problèmes plus graves, tels que le dépôt sauvage à la nuit tombée d’un lave-linge - équipements électriques et électroniques -DEEE- devant le jardin partagé Félicie Hervieu. Il est crucial de rappeler que ces équipements électriques et électroniques contiennent souvent des substances ou composants dangereux pour l’environnement (piles et accumulateurs, gaz à effet de serre, composants contenant du mercure, condensateurs pouvant contenir des PCB, etc.). La communauté de communes Vallée Sud Grand Paris permet de déposer les déchets non collectables dans les bacs aux différentes déchèteries, et il est aussi possible d’organiser leur enlèvement à domicile sous conditions. À l'échelle nationale, la journée Mondiale du Nettoyage de la Planète a mobilisé 150 000 personnes, qui ont ramassé 990 tonnes de déchets, dont 308 tonnes de déchets recyclables, démontrant une prise de conscience collective grandissante.
Châtenay-Malabry : Projets Ambitieux et Culture sur Sol Vivant
À Châtenay-Malabry (92), une association dédiée au Jardinage et aux jardins partagés se distingue par son dynamisme et ses projets ambitieux. L'association invite tous ceux qui sont "Envie de nous connaître, de savoir qui nous sommes et ce que nous proposons ou tout simplement l’envie de nous rejoindre ou de soutenir notre projet". Un signe de bienvenue chaleureux est lancé : "Si en passant devant le jardin vous voyez que la porte est ouverte … entrez et venez nous voir … venez visiter le jardin, nous nous ferons un plaisir de vous accueillir et de vous partager notre passion." L'équipe est présente sur le jardin tous les samedis à partir de 14h, offrant une occasion régulière d'échanges et de participation.
En 2025, cette association a concrétisé un projet ambitieux : la construction d'une serre en verre sur le jardin. Pour y arriver, un appel à financement a été lancé pour cet investissement, jugé "au combien utile pour le potager". Le coût du projet s’est élevé à un tout petit moins de 4 000 €, une somme "énorme pour une petite association comme la nôtre". Grâce à des "généreux dons sur notre page YAPLA", ainsi qu'au soutien du partenaire bancaire, le Crédit Agricole, et plus particulièrement la Caisse Locale du Crédit Agricole de Sceaux et l’agence du Crédit Agricole de Sceaux pour une subvention, la serre a pu être acquise.

Cette nouvelle serre permettra de prolonger les cultures sur plusieurs saisons, de diversifier les plantations, et d’offrir un espace pédagogique et écologique à la communauté. Ce soutien, tant des citoyens que du Crédit Agricole, est une "reconnaissance précieuse de votre engagement local" et encourage l'association à "poursuivre [ses] actions en faveur de la biodiversité, du lien social et de la transmission des savoirs". L’engagement du Crédit Agricole est considéré comme "une belle illustration du soutien des initiatives locales, durables et porteuses de sens."
La Parcelle de la Croix Blanche : Un Modèle de Permaculture et de Lien Social
La Parcelle de la Croix Blanche, mise à disposition de l’Association par la Ville de Châtenay-Malabry dans le cadre de la charte des jardins partagés, est un exemple éloquent de culture sur sol vivant respectueuse des écosystèmes. Les principes de la permaculture y sont largement déployés, incluant l'association et les rotations des cultures, le non travail profond du sol, la production des semences, et le développement des habitats naturels pour favoriser la reproduction des insectes auxiliaires.

Ouvertement apolitique, l'association est attentive à créer du lien au sein de son quartier, de mixer les générations et de prendre plaisir à se retrouver. Pour ceux qui souhaitent rejoindre l'aventure, l’association est ouverte à toutes les personnes intéressées par le jardinage et les jardins nourriciers. Le jardin est un potager collectif et collaboratif, où "nous partageons le travail et les récoltes". Il s'agit d'un jardin unifié, non divisé en parcelles individuelles, mais cultivé sur l’intégralité du terrain comme un vrai potager.
L'association recherche avant tout des personnes souhaitant s’investir dans l’entretien du jardin, mais accueille aussi des personnes ayant moins de disponibilité, mais qui partagent les mêmes valeurs et le même intérêt pour la culture potagère, la biodiversité et le renforcement des liens sociaux au sein du quartier. Pour répondre à ces différentes attentes, deux types d’adhésions ont été créées : l'Adhésion actif, où le membre s’engage à entretenir le jardin et à participer activement à la vie de l’association, et l'Adhésion Loisir, où le membre vient quand il veut et partage occasionnellement avec les autres membres les joies du jardin sans contrainte. Pour ceux qui souhaitent en savoir plus, la suggestion est de "venir nous voir au jardin pour discuter ensemble de vos attentes et de vos motivations."
Montrouge : Dix Jardins pour l'Agriculture Urbaine Citoyenne
À Montrouge, la ville a identifié dix sites pour développer l’agriculture urbaine citoyenne, que ce soit dans des jardins partagés de pleine terre ou dans des bacs de plantation. Ces espaces destinés aux particuliers et jardiniers amateurs Montrougiens sont gérés par des associations. Ces dernières se sont engagées à suivre une charte commune rappelant des grands principes, comme le zéro-phyto par exemple ou l’obligation de prévoir une forme d’ouverture pour le grand-public. La Ville et l’association ont signé une convention rappelant les engagements réciproques, une garantie pour assurer la pérennité de ces espaces. De quoi faire retrouver aux Montrougiens les joies de cultiver ensemble et de consommer des produits frais et de qualité !
Le Jardin Bouzerait
Le Jardin Partagé Bouzerait est niché au cœur d'un jardin situé entre la place Théophile Gautier et la rue Bouzerait, dans le quartier du Vieux Montrouge. C'est un petit jardin qui accueille 20 familles sur les parcelles ainsi qu'une association d'étudiants habitant la résidence étudiante du quartier. Il dispose également d'un bac réservé à l'école Raymond Queneau. Le jardin a ouvert au mois de mars 2025 et les jardiniers ont déjà profité des beaux jours pour s'activer sur les bacs mis à leur disposition, plantant radis, salades, pommes de terre et fleurs. L'emplacement est au 5 rue Georges Bouzerait. Le jardin est un espace de 200m², divisé en 22 parcelles, 8 bacs dont 1 pour l'école primaire Raymond Queneau. Il est possible de contacter l'association du Jardin Bouzerait pour plus d'informations.
Les Jardins de la Vanne
Les Jardins de la Vanne sont situés Rue de la Vanne, dans le quartier Montrouge est. Le jardin est un espace de 420 m², divisé en parcelles de 6 m². Une parcelle est réservée au groupe scolaire Aristide Briand. Il est possible de contacter l'association Les Jardins de la Vanne. Damien Prossaird, Trésorier de l’association des Jardins de la Vanne et initiateur du projet lors des Budgets Participatifs Montrougiens (édition 2017), témoigne : « Notre espace s’étend sur 420 m², et se divise en 3 : un jardin public, des jardins partagés et un jardin dédié à l’agriculture urbaine professionnelle. Les jardins sont un succès, il y a même une liste d’attente ! Nous disposons de 39 parcelles individuelles et d’un espace collectif de 20 m². Chacun fait pousser ce qu’il veut : pommes de terre, petits pois, tomates, fleurs, aromates… Le public de l’association est à l’image des Montrougiens : dynamique et pluriel ! On a vu des liens se créer, et comme les Jardins sont sur un passage public, nous avons souvent la visite des habitants du quartier ou des résidents de l’EHPAD. Tout n’est pas encore parfait, mais les résultats sont là. Les voisins nous ont même confié que depuis cet été, ils entendent de nouveau le chant des oiseaux dans le quartier ! »
Les Jardins du Conservatoire
Les Jardins du Conservatoire se trouvent Avenue Henri Ginoux, dans le quartier Ferry-Buffalo. Ce jardin compte 400 m², et est exposé au nord-est, protégé du vent et bénéficiant d’un ensoleillement moyen. Il est possible de contacter l'association Les Jardins du Conservatoire. Le Bureau de l’association des Jardins du Conservatoire explique : « L'association gère deux espaces, l'un derrière le Conservatoire et l'autre derrière le CAM soit une quarantaine de parcelles en bacs de 3 m². Ce qui nous a motivés est de pouvoir cultiver un petit bout de terre en ville. On sent vraiment l'envie de se réapproprier cette connaissance de l’agriculture qu'on a perdue, de la partager avec les enfants. Et aussi de manger des tomates qui ont du goût ! Autre point très important : nous allons contribuer à amener plus de nature en ville et donc à préserver la biodiversité. Face au changement climatique, nous avons tous envie de faire changer les choses et les mentalités. Avec l’initiative des jardins partagés, la Ville donne aux Montrougiens un espace pour agir localement : cela donne un sens collectif à notre engagement individuel. »
Les Jardins Jean Jaurès
Les Jardins Jean Jaurès sont situés dans le parc Jean-Loup Metton, Allées Jean Jaurès, Quartier Jean Jaurès. Le jardin, réalisé en co-construction avec l'association, est un espace d'environ 500 m² à disposition. L'espace cultivable (210 m²) est divisé en 3 parties : les domaines, des bacs de 3 m² dédiés à un usage familial ; les tribus, des bacs de 6 m² pour des usages communs (vignes, plantes médicinales…) ; les champs, des bacs de 12 m², partagés par tous les adhérents dédiés à des problématiques comme la biodiversité, l'agroforesterie ou les plantes aromatiques.
L'association en charge de ce jardin a fixé 3 objectifs : un objectif de partage pour se rencontrer entre voisins, permettre aux enfants de découvrir le jardinage, et organiser des événements réguliers ; un objectif écologique pour protéger la terre et favoriser la biodiversité ; et un objectif d'apprentissage pour apprendre le recyclage, le compost, expérimenter et partager ses connaissances (ateliers, démonstrations). Il est possible de contacter l'association Les jardins Jean Jaurès.
Feuilleton - Nature en Ville : Les jardins familiaux de Quetigny - Episode 3
Un reportage vidéo permet de découvrir Valentin Picco-Piel, président de l'association des Jardins partagés Jean Jaurès, offrant un aperçu des motivations et des réalisations concrètes. La Métropole du Grand Paris est un partenaire important, ayant financé à hauteur de 146 391 € les jardins partagés de la Vanne, du Conservatoire et Barbusse, soulignant l'importance de ces initiatives à une échelle plus large.
Issy-les-Moulineaux : Des Jardins Privés et Publics pour une Culture Biologique
À Issy-les-Moulineaux, les premiers jardins partagés ont été créés en 2011 et n’ont cessé de s’étendre, témoignant de leur succès durable. Un jardin partagé, c’est un jardin pensé, construit et cultivé de manière collective par les habitants d’un quartier. Ces jardins sont animés dans le but de renforcer les liens sociaux de proximité à travers des activités agricoles et éducatives.
Certains jardins partagés sont privés : il s’agit des parcelles situées sur l’Île Saint Germain, au Fort et ceux de Seine Ouest Habitat. Les sites des Epinettes, de Sente de Bretagne, du Chemin des vignes et du Parc Henri Barbusse appartiennent quant à eux à la Ville et sont gérés par des associations environnementales locales. Les jardins partagés sont gérés collectivement par les jardiniers en herbe regroupés au sein d'une association. Toutes les parcelles doivent obligatoirement être cultivées de manière biologique, c'est-à-dire sans pesticides ni engrais chimique. Tomates, courgettes, citrouilles, fraises et fleurs sauvages… sont entretenues avec soin par les jardiniers amateurs.
Jardiner sa Ville : Une Invitation à Fleurir les Espaces Publics
Pour ceux qui ont la main verte, mais pas de jardin, le dispositif « Jardiner ma ville » offre une solution innovante : investir les espaces publics et fleurir les rues. À travers cette initiative, Grand Paris Seine Ouest propose de créer de nouveaux espaces verts sur le territoire, quelle que soit leur taille (jardinière, pied d’immeuble…). Cette démarche encourage l'embellissement urbain et la participation citoyenne à l'aménagement paysager.
Les Fondamentaux du Jardinage Urbain : Compost et Plantes Locales
Le succès de ces jardins partagés repose sur des pratiques de jardinage respectueuses de l'environnement. Le compost est un élément clé de cette démarche. Il est constitué de déchets d’origine végétale et/ou animale qui doivent fermenter de manière naturelle. Il s’agit d’un amendement organique, utilisé pour améliorer la structure et les qualités microbiologiques du sol. Le compost peut également servir de terreau pour les plantes en pot. Cependant, il est important de ne pas planter directement la plante dans le compost, mais plutôt dans un mélange enrichi avec des minéraux complémentaires.
La technique la plus simple pour les jardins est de placer les matières à composter directement sur le sol afin de former un tas d’une hauteur allant de 0,5 m à 1,5 m. Il est possible de le fabriquer avec quelques planches ou rondins, ou d'en acheter un. Il est préférable de privilégier un composteur qui s’ouvre totalement sur une face pour retourner les déchets et vider le compost facilement. L'alternance de matières sèches (1/2 à 3/4) et de matières humides (1/4 à 1/2) est cruciale, sans apporter un même matériau en trop grande quantité. Par exemple, il est judicieux de stocker de la matière sèche à côté du compost et de l’ajouter au fur et à mesure de l'ajout de matière humide.

Il est important de vérifier l’humidité des déchets en cours de compostage. Le moment idéal pour une approche visuelle de cette humidité est lors des retournements. Il faut vérifier, en cas d’humidité importante, si le compost est bien couvert (pour éviter l’infiltration de l’eau de pluie). Il est nécessaire de retourner de temps en temps le compost. Un compost bien décomposé est une matière relativement sèche, friable, qui ne présente aucune odeur nauséabonde. Une mauvaise odeur révèle un problème de fermentation, nécessitant d'aérer le compost, voire d'ajouter des matières sèches.
Si les feuilles, herbes, légumes, branches… sont malades, la contamination du compost est possible, surtout si la fabrication du compost est sans élévation de température. Les agents contaminants sont détruits si la température atteint 60 à 70°C pendant plusieurs jours au cours de la fermentation. Le compost peut être utilisé à mi-décomposition (on dit alors demi-mûr) ou quand il est suffisamment décomposé (on dit qu’il est mûr). Le compost demi-mûr est déjà décomposé mais on distingue encore la forme des végétaux. Lorsqu’on le manipule à la fourche, il se tient en galette. Le compost mûr prend l’aspect d’un matériau sombre, meuble, et sans odeur désagréable. Il doit être prélevé dans la partie basse du composteur, la plus décomposée. Dans le cas des plantations en racines nues, la technique du pralinage est très efficace.
Le choix des espèces végétales est également essentiel. Le Guide « Plantons local de l’ARB idf » recense les espèces les mieux adaptées aux conditions environnementales de la région pour créer des prairies, haies, bosquets, boisements… en favorisant ainsi la biodiversité locale et la résilience des écosystèmes urbains.
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