
Le jardinage en potager surélevé gagne en popularité, offrant des solutions pratiques et durables pour cultiver sa propre nourriture. Cette méthode, souvent associée aux principes de la permaculture, permet de créer des environnements équilibrés, maximisant la productivité tout en minimisant l'impact écologique. Parmi les techniques et matériaux utilisés dans ce contexte, la bâche plastique est un sujet de discussion fréquent, soulevant des questions quant à son utilité et ses implications environnementales.
Le sol bénéficie grandement d'être constamment couvert pour le protéger du vent et des eaux de ruissellement. Après l'arrachage des dernières récoltes du potager, il est opportun soit de semer un engrais vert dans le but d'engraisser le sol, soit de le couvrir, ou encore de le laisser en jachère. La question de l'emploi d'une bâche plastique en polyéthylène (P.E.) noire pour couvrir le potager est donc pertinente.
La bâche plastique en polyéthylène noire : Une solution à double tranchant
L'utilisation d'une bâche plastique en polyéthylène noire présente des avantages indéniables, mais également des inconvénients majeurs, notamment d'un point de vue environnemental et de la santé du sol.
Avantages économiques et pratiques
La bâche en P.E. noire est bon marché et se déploie facilement, à condition de bien retenir les bords sous un bourrelet de terre. Il est préférable d'utiliser des agrafes en fer à béton replié que l'on enfonce sur 20 cm, car les agrafes du commerce sont souvent pas assez robustes pour retenir la bâche en cas de vent fort. Un avantage significatif est sa capacité à empêcher les graines de germer et à étouffer les plantes indésirables comme le chiendent, difficile à extraire puisque chaque bout de rhizome laissé en terre est susceptible de repartir de plus belle. La bâche opaque a l'avantage d'occulter la lumière, indispensable à la croissance des plantes.
Chez les maraîchers, la bâche noire P.E. s'emploie en bandes étroites pour planter fraisiers et salades, laissant pénétrer l'eau et l'air par les bords. Ce matériau non biodégradable doit être remplacé après une ou deux saisons de culture selon son épaisseur.
Inconvénients environnementaux et impact sur la vie du sol
Cependant, malheureusement, la bâche a aussi un impact environnemental fort. Elle asphyxie le sol en empêchant l'air de circuler de manière satisfaisante. La vie microbienne (bactéries et champignons), indispensables à la décomposition et minéralisation de la matière organique, est affectée, ainsi que celle des vers de terre. Elle empêche également l'eau de pluie de pénétrer. La circulation de l'eau comme de l'air est indispensable à la vie du sol.
Tout ceci entraîne un tassement du sol qui devient difficile à travailler au printemps, alors que les vers de terre se seraient fait un plaisir de l'aérer et de le fertiliser de leurs excréments en faisant remonter les minéraux de la roche-mère. Il faut donc éviter d'étendre une bâche étanche durant de longs mois sur une terre destinée à être cultivée.
La bâche tissée en polypropylène : Une alternative respirante
La bâche en plastique tissée en polypropylène est respirante et s'emploie en général pour pailler les massifs. Elle est plus chère, efficace, résiste 10 ans, mais finit par laisser échapper de multiples particules de plastique si on ne la retire pas à temps, contrairement aux toiles en fibres naturelles (jute, coco, chanvre…). Ce tissage permet, contrairement à une bâche plastique, de laisser passer lentement l'air et l'eau de pluie et d'arrosage, nécessaires à la vie du sol et aux végétaux plantés sur la bâche.
Avantages de la toile de paillage en polypropylène
La toile de paillage en polypropylène offre des avantages similaires aux paillis habituels, avec une durabilité accrue. Elle permet de conserver l'humidité du sol en diminuant l'évaporation de l'eau, limitant ainsi les arrosages. Les écarts thermiques sont réduits, évitant les chocs des transplantations de plantes élevées sous serre et gagnant quelques précieux degrés en hiver. La teinte foncée du plastique ou des fibres tissées, noire, marron ou vert sombre, permet de chauffer la terre, dopant la croissance des végétaux et favorisant des cultures précoces comme celles des salades et des fraises au potager. Le tassement du sol par la battance exercée par de fortes pluies est évité, ainsi que les projections de terre sur les fleurs et les légumes.
L'opacité et l'épaisseur de ces toiles stoppent les rayons du soleil, empêchant les mauvaises herbes de germer et de se développer. Cela représente un gain de temps appréciable en évitant la corvée de désherbage et réduit l'utilisation de désherbants chimiques. Le paillage synthétique est reconnu pour son efficacité à lutter durablement contre la pousse des mauvaises herbes. Il a une forte capacité à bloquer irrémédiablement la prolifération de mauvaises herbes et drageons. De plus, ces bâches tissées ingèrent mieux les capteurs UV et restituent ainsi plus efficacement les bienfaits du soleil dans la terre.
Installation et entretien des toiles de paillage
L'installation de la toile de paillage dépend de son utilisation. Pour une culture de courte durée au potager, elle s'installe juste après la préparation du sol, au moment du repiquage des plants ou quelques jours avant si elle a la capacité de réchauffer le sol (matière plastique). Pour des plantations plus pérennes comme un talus ou une haie, elle peut être posée une ou deux semaines avant plantation, généralement au début du printemps ou en automne.
Pour garantir une parfaite efficacité, il faut désherber consciencieusement la surface à couvrir, aérer le sol et l'enrichir en amendements et autres fumures bien compostées. Il est également important d'enlever racines et cailloux pour éviter d'endommager la toile prématurément, puis d'aplanir la terre au râteau pour éviter les creux et les bosses. Terminez par un arrosage en pluie.
Déroulez la toile et mettez-la en tension, bien plaquée à la terre. Maintenez avec des agrafes enfoncées tous les 1 m sur les bords et au niveau des superpositions des bandes. Avec un cutter, pratiquez des incisions en croix dans la toile aux futurs emplacements des plantes. Si l'installation se fait après plantation, repérez bien les emplacements des plantes pour inciser avec précision. L'installation de la toile se fait du haut vers le bas, les lés dans le sens de la pente.
L'aspect inesthétique de la toile de paillage peut être dissimulé par la pose d'un paillage minéral (graviers, galets, copeaux d'ardoise, pouzzolane…) plus durable dans le temps, ou organique. Le paillis minéral ne se décompose pas comme les paillis organiques en humus favorable à l'installation des mauvaises herbes, et il laisse filtrer rapidement l'eau d'arrosage ou de pluie. Le système d'arrosage goutte-à-goutte se place au-dessus et non sous la toile de paillage.
Sauf si elle est biodégradable, ôtez la toile dès qu'elle n'est plus utile ou que les végétaux ont pris le relais de couvrir le sol. Conservez-la et réutilisez-la tant qu'elle conserve son intégrité.

Alternatives respirantes aux bâches étanches
Il existe de nombreuses autres options pour couvrir le sol en hiver, toutes veillant à ce que les matériaux soient respirants, permettant à l'air et à l'eau de circuler, et posés en couche suffisamment épaisse pour protéger le sol des écarts de température et empêcher les mauvaises herbes de s'installer.
Paillis organiques
- Déchets végétaux : Étalez des feuilles mortes, de la paille ou du broyat de tiges sèches.
- Compost grossier : Un compost en voie de décomposition peut former une couche épaisse.
- BRF (Bois Raméal Fragmenté) : Il s'agit de jeunes bois issus de la taille des arbres ou arbustes, broyés et étalés aussitôt en automne ou après un stockage en andains de quelques semaines sur 5 à 8 cm d'épaisseur. Le BRF est particulièrement intéressant pour sa capacité à nourrir le sol sur le long terme.
Ces couvertures protègent du froid et de l'érosion, et nourrissent la terre en se décomposant.
Engrais verts
Semez des engrais verts (moutarde, seigle, phacélie…) à l'automne après avoir nettoyé le terrain des restes de légumes et ôté le plus gros du paillis estival, ou bien au printemps, après un léger apport de compost en sol sableux. Il est important de tenir compte des dates de semis et du sol pour le choix de l'essence.
mon engrais vert .... c'est la fin !
Carton d'emballage
Étalez du carton d'emballage à l'automne ou en fin d'hiver. Choisissez un carton dépourvu d'inscriptions et de scotch pour éviter que les encres et les plastiques ne polluent le sol, et posez des pierres pour lester le carton. Le carton attire les vers de terre qui le digèrent.
Potagers surélevés en permaculture : Remplissage et protection
Le jardinage en potager surélevé, lorsqu'il est pratiqué selon les principes de la permaculture, offre une flexibilité de conception et d'exploitation très intéressante. Il existe deux grandes catégories de potagers surélevés : ceux à fond ouvert et ceux à fond fermé.
Potagers surélevés à fond ouvert
Un potager surélevé à fond ouvert est un bac de culture sans fond, posé directement sur le sol naturel. Cette configuration permet aux racines des plantes de pénétrer dans le sol situé en dessous du bac, favorisant ainsi un échange de nutriments, d'eau et de micro-organismes. Pour une meilleure fertilité à long terme, la hauteur du bac doit être d'au moins 40 cm. Même si le sol sous le bac est difficile ou peu fertile, un bac surélevé offre des conditions de culture nettement meilleures que celles d'un jardin de surface.
L'investissement est sur le long terme : en remplissant régulièrement le bac avec du compost et en utilisant des techniques comme le paillage, on crée un sol fertile et vivant qui continue de se régénérer année après année. Ce type de potager offre une excellente gestion de l'humidité et du drainage.
Le remplissage d'un potager surélevé à fond ouvert, surtout pour les bacs de 80 cm de haut destinés à être utilisés en position debout, est crucial. Une méthode inspirée de l'hugelkultur, pratiquée par deux horticulteurs allemands dans les années 1970, vise à créer un sol constitué de déchets organiques pour copier ce qui se passe en forêt. Le sol forestier, riche et souple, retient l'humidité et peut encaisser de gros orages sans perdre sa fertilité.
Pour cela, il suffit d'empiler des déchets organiques de différentes natures, en commençant par les plus gros dans le fond. Les bûches de bois, de préférence en décomposition, constituent une excellente réserve de nutriments sur le long terme. Sur cette fondation de bûches, il faut déposer une couche de déchets verts, riches en azote. Contrairement aux buttes, les différentes couches s'empilent horizontalement dans le bac. Pour les dernières couches, utilisez des déchets de petits calibres. Le bac est ensuite recouvert de la meilleure terre du jardin, mélangée si besoin à une bonne proportion de compost. Il faut s'attendre à un tassement considérable, pouvant atteindre 20 cm après une saison.
Potagers surélevés à fond fermé
Les potagers surélevés à fond fermé sont totalement séparés du sol sous-jacent par un fond solide, que ce soit en bois, plastique ou un autre matériau résistant. Ce type de potager est particulièrement adapté lorsque le sol sous-jacent est de mauvaise qualité, pollué ou difficilement cultivable. Le principal avantage est la possibilité de contrôler entièrement les conditions de culture à l'intérieur du bac.
Cependant, il est crucial de prévoir des solutions de drainage dans le bac, surtout dans les zones à forte pluviométrie ou avec des sols naturellement argileux. Un potager surélevé à fond fermé nécessite un suivi constant en termes d'apport en compost et de fertilisation.
Protection du bois dans les potagers surélevés

Pour les jardinières surélevées en bois, l'ajout d'une bâche est fortement recommandé pour maximiser la durée de vie de la structure. Une bâche fournit une couche supplémentaire de protection du bois contre la pourriture et l'humidité. Si le bois est traité par autoclave, il est tout de même très important d'installer une bâche aux endroits où la terre entre en contact avec le bois. En ajoutant une bâche, on empêche le bois de se décomposer avec le temps, ce qui se produit très souvent avec des bacs bon marché. Les bacs sont susceptibles de pourrir en raison de l'humidité qui s'accumule derrière les parois lorsqu'on arrose ou qu'il pleut. Si du fumier est utilisé dans les bacs, cela accélérera le processus de décomposition, rendant l'installation d'une bâche de protection encore plus importante.
Il existe deux types de bâches intérieures pour les bacs : la bâche étanche en plastique et les bâches géotextiles. La membrane résistante à l'humidité, en plastique de qualité supérieure, offre le meilleur type de protection. Les jardinières surélevées protégées par une bâche intérieure peuvent durer bien plus longtemps. Il est possible d'utiliser du film bulle en guise de bâche.
Les bâches géotextiles pour bacs peuvent être fabriquées en tissu ou en fibre de noix de coco et elles fournissent un excellent drainage au fond d'un bac. Elles ne protégeront toutefois pas le bois contre le pourrissement étant donné qu'elles vont très vite s'humidifier et commencer à se décomposer.
Pour les jardinières surélevées construites à même le sol ou sur du gazon (sol meuble), il est conseillé d'ajouter une bâche sur tout le pourtour du bac, y compris sur les contreforts, et de laisser le fond du bac ouvert pour permettre un bon drainage. Si le sol est humide, il est conseillé de monter le bac sur une bâche géotextile pour ajouter un peu de protection à la base de la structure. Il est également possible d'ajouter une couche de drainage pour réduire le volume de terreau nécessaire, avec du gros gravier, du sable, des bûches, des branches ou des pierres.
Pour les bacs montés sur terrasse, dalles, béton ou goudron (sol dur), il est recommandé de chemiser complètement l'intérieur du bac, y compris le fond et les contreforts. Cette méthode de bâchage crée l'espace voulu pour retenir le terreau et en perçant quelques petits trous d'aiguille au fond, on aide le drainage en cas de saturation d'eau. Lors de la construction sur un sol dur, il est recommandé d'ajouter une couche de drainage avant d'ajouter le terreau.
Gestion des mauvaises herbes et préparation du sol avec les bâches
Les bâches, également appelées « bâches d'ensilage », sont des outils sous-estimés pour les petites fermes biologiques. Elles peuvent entraîner des gains importants au niveau de l'efficacité, tout en contribuant à améliorer la santé des sols. L'utilisation de bâches pour la gestion des mauvaises herbes change complètement la donne. De plus, elles permettent d'incorporer les engrais verts sans avoir à labourer et peuvent accélérer la préparation des planches.
Composées de polyéthylène traité pour résister aux rayons UV, les bâches d'ensilage servent à couvrir le sol pour réduire la pression des mauvaises herbes et préparer le sol avant la plantation. Elles sont noires des deux côtés et sont disponibles dans n'importe quel commerce de fournitures ou d'équipements agricoles. Le prix des bâches est raisonnable si l'on tient compte des avantages qu'elles apportent.

Une façon efficace d'éliminer les mauvaises herbes est par occultation. En recouvrant le sol, on prive les mauvaises herbes de lumière. Pour ce faire, des bâches noires opaques de 6 mil (millième de pouce) sont placées sur les planches. En les laissant en place pour une longue période - un minimum de deux semaines en été et un minimum de trois semaines le reste du temps - les bâches créent des conditions chaudes et humides qui favorisent la germination des mauvettes herbes. Toutefois, en l'absence de lumière et de mouvement d'air, les jeunes plantules meurent rapidement. Si des planches ne sont pas cultivées dans l'immédiat, des bâches sont utilisées pour les recouvrir à différents moments de la saison de croissance.
Les bâches permettent une incorporation efficace des engrais verts aux planches, tout en maintenant la qualité et la biodiversité du sol. Elles s'intègrent bien à un système de travail minimum du sol parce qu'elles permettent d'incorporer les engrais verts sans travailler le sol. Il suffit de passer la tondeuse à fléau sur les engrais verts, puis de recouvrir les planches avec les bâches. Cette pratique accélère la décomposition des engrais verts en créant les conditions idéales pour stimuler l'activité des micro-organismes du sol.
En recouvrant les jardins avec des bâches à l'automne, le temps nécessaire à la préparation des planches au printemps suivant est réduit. Grâce à la protection offerte par les bâches, il y aura moins d'accumulation d'eau dans le sol. Il est important de retirer les bâches dès que la température se réchauffe. Le seul défi posé par les bâches est qu'elles ne sont pas faciles à déplacer. Une solution consiste à avoir deux bâches pour dix planches de 30 m (100 pi), réduisant ainsi la fréquence des déplacements.
Choix des matériaux pour le fond des potagers surélevés
Lorsque l'on installe un carré potager au sol, se pose la question de ce que l'on doit mettre au fond. Deux solutions s'offrent alors : l'installer sans fond ou habiller le fond et les parois.
Potager surélevé au sol sans fond
Il est judicieux d'installer un châssis sans fond si sa hauteur est faible et que certains légumes choisis s'enracinent profondément, comme les artichauts ou la plupart des légumes-racines. Si la terre du jardin est fertile, cela permettra également aux plants potagers d'en profiter pleinement. Il sera nécessaire de travailler de nouveau la surface plus ou moins profondément avant l'installation du châssis et le remplissage du carré potager. Pour une installation pérenne, il est essentiel de s'assurer que le bois utilisé est dense et durable, comme le chêne, l'acacia ou le châtaigner.
Potager surélevé au sol avec fond habillé
Il est possible de choisir d'habiller le fond et les parois du châssis, surtout si le sol ne présente pas d'intérêt. Pour des raisons écologiques évidentes, il est déconseillé d'utiliser une bâche plastique dans une zone nourricière. Il est préférable d'utiliser un feutre géotextile, un feutre de culture spécial potager ou un feutre d'hydratation, à étendre au fond et à clouer ou agrafer aux parois. Ce textile permettra d'isoler le mélange de culture du sol tout en laissant l'eau s'évacuer. Il est recommandé de favoriser des produits issus du recyclage et idéalement écologiques.
Cependant, l'utilisation d'un habillage pour un carré potager installé au sol est au final une fausse bonne idée. Pour les parois, le bois n'a en réalité pas besoin de protection s'il a été choisi noble et résistant pour les auto-constructions, ou s'il est traité autoclave et donc insensible aux éléments extérieurs, si un module prêt-à-poser est acheté en jardinerie. Mais surtout, les cultures ne profiteront pas de la richesse du sol et de son écosystème.
Pour le fond, il est préférable d'opter pour une alternative « décomposable » comme le carton ondulé (non traité et non encré) ou une toile de paillage naturel, en chanvre et/ou lin, 100% biodégradable. Cette dernière permettra dans un premier temps d'assainir un sol mal désherbé, puis finira par se dégrader naturellement.
Potager surélevé sur pied
Pour un module sur pied, les choses sont bien différentes. La présence d'un fond est nécessaire. Si le jardin potager sur pied est fabriqué, il faudra, en plus des planches de côtés, prévoir une pièce de bois résistante pour le fond du module. L'ensemble sera solidement assemblé en prenant en compte le poids final du substrat et des cultures. Les modules de potager surélevé en plastique seront par définition totalement étanches et ne pourront être altérés par l'humidité, ils n'auront donc besoin d'aucune matière tapissante. Les jardinières potagères et autres bacs potagers sur pied en bois sont souvent vendus avec les éléments nécessaires à leur bon fonctionnement, y compris un feutre géotextile au format.
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Précautions et astuces
Lorsque le bois est en contact constant avec la terre humide, il risque de pourrir plus vite que prévu. Il est conseillé de visser entre elles les lames de recouvrement au niveau de l'angle à 45° pour une meilleure solidité. Pour canaliser l'eau qui coule dessous, notamment sur un balcon ou une terrasse, il peut être judicieux de rajouter une plaque de zinc, fixée devant et penchée vers l'arrière. Cela permettra aussi de placer une planche sur laquelle reposeront des fournitures diverses de jardinage. L'utilisation de vis inox est conseillée pour ce genre de potager pour leur résistance à la corrosion.
Pour les personnes de force moyenne, la coupe à la scie à main peut être exigeante. Les scies radiales peuvent être une alternative plus facile.
En termes de dimensions et de coloris des toiles de paillage, il existe des films de paillage de 20 à 25 gr/m² fins et résistants, adaptés aux cultures potagères. La toile de paillage en 90 gr/m² est peu épaisse et adaptée au développement des plantes. Un feutre en 130 gr/m² est beaucoup moins perméable, idéal pour la suppression des mauvaises herbes sur de grandes surfaces. Robuste et rigide face aux déchirements, il est tout à fait possible de le fixer sur des talus ou des endroits à fort passage. Cette épaisseur est parfaite pour assurer le maintien des talus, buttes et rocailles. Il est conseillé d'opter pour une couleur passe-partout pour plus de discrétion et d'ajouter un paillis minéral pour une touche plus naturelle.
Enfin, pour l'entretien d'une toile de paillage, si elle n'est pas jugée esthétique, il est possible de compléter la pose avec un paillage plus décoratif, qu'il soit naturel (bois) ou minéral (ardoise, pouzzolane, galets ou graviers). Cette couche supplémentaire permet de mettre en valeur les plantes du massif et de les protéger contre les risques de gel et l'exposition au soleil.