Bouturage et Marcottage : Deux Techniques Essentielles de Multiplication Végétative Expliquées

Les amoureux des végétaux rêvent souvent de pouvoir multiplier leurs plantes pour végétaliser leur intérieur, leur jardin ou leur terrasse. Pour y parvenir, il est essentiel d'employer la technique la mieux adaptée à chaque espèce. Parmi les méthodes de multiplication végétative, le bouturage et le marcottage sont deux approches fondamentales qui permettent d'obtenir de nouveaux individus génétiquement identiques à la plante mère, sans passer par la reproduction sexuée. Ces techniques offrent des solutions efficaces pour accroître sa collection de plantes sans dépenser une fortune.

Schéma comparatif bouturage et marcottage

La Reproduction Végétale : Au-delà de la Fleur

Les êtres vivants, y compris les plantes, se distinguent par leur capacité à se reproduire. Chez les plantes, il existe deux grandes catégories de reproduction : sexuée et asexuée (ou végétative). La reproduction sexuée implique la rencontre de gamètes mâles et femelles (fécondation), conduisant à la formation d'individus génétiquement différents. Ce processus est souvent soumis aux contraintes environnementales.

Par contraste, la reproduction asexuée, ou clonage, est une reproduction rapide qui ne fait pas intervenir de cellules sexuelles. Elle est obtenue à partir d'un individu parental unique, et les nouveaux individus obtenus sont génétiquement identiques à la plante mère. C'est dans cette catégorie que s'inscrivent le bouturage et le marcottage. Ces méthodes permettent de se multiplier par clonage, garantissant ainsi la conservation des propriétés génétiques d'une plante choisie, telles que son goût, sa maturité, ou ses résistances naturelles.

Le Bouturage : Naissance d'une Plante à Partir d'un Fragment

Le bouturage est un mode de multiplication végétative de certaines plantes (comme le saule ou la menthe) permettant de les multiplier sans passer par la reproduction par des gamètes. Cette technique consiste à reproduire une plante à partir d'un fragment de son appareil végétatif : une tige, un fragment de feuille ou une racine. Le fragment, appelé bouture, est tout d'abord séparé du pied-mère avant de s'enraciner.

Exemple de bouture de tige dans l'eau

Quand et Comment Bouturer ?

Le moment idéal pour bouturer est généralement l'été, mais il est possible d'opérer un bouturage à un autre moment si cela convient mieux à l'espèce choisie. Il est crucial que le fragment utilisé soit parfaitement sain pour garantir la réussite de la reprise. Il est possible d'opérer à partir des jeunes rameaux de bois vert de moins d'un an au printemps, avant le débourrage des bourgeons, juste à la sortie de l'hiver ou à la fin de l'été-début de l'automne. Cela fonctionne également avec les rejets, un rhizome, une racine, voire d'une feuille, selon le pouvoir régénérant de la plante.

Les Différentes Techniques de Bouturage

Bouturage de Tige

Le bouturage d'une tige est l'une des méthodes les plus courantes. Il implique de couper une belle tige et de la laisser une quinzaine de jours dans une bouteille d'eau afin qu'elle forme des racines. Une fois les racines adventives formées, les tiges peuvent être plantées afin de former de nouveaux plants.

Une autre approche consiste à :

  • Couper en biseau sous un œil avec un sécateur afin de prélever un rameau d'une douzaine de centimètres.
  • Ôter les pousses latérales ainsi que les feuilles du bas pour que la partie de tige qui sera enterrée soit complètement lisse.
  • Repiquer la bouture dans un pot ou en terre, l'idéal étant de lui offrir un mélange constitué de tourbe et de sable.
  • Maintenir le substrat toujours humide grâce à des vaporisations quotidiennes.

Bouturage par Fragment de Feuille

Le bouturage par un fragment de feuille est particulièrement adapté à certaines espèces comme le Saintpaulia ou le Kalanchoé. Pour cela :

  • Prélever une belle feuille adulte, parfaitement saine, avec son pétiole.
  • Enterrer le pétiole de sorte que la feuille soit posée sur le substrat, celui-ci devant être composé de terreau, de tourbe, de sable grossier et de perlite.
  • Saupoudrer le substrat de poudre de charbon de bois pour éviter les risques de maladies cryptogamiques.
  • Maintenir la bouture dans un local lumineux, à 18°C au minimum et où l'hygrométrie est suffisante.
  • Après 6 ou 7 semaines, des plantules doivent apparaître.

Bouturage de Racine

Moins courant et nécessitant une bonne connaissance, le bouturage de racine peut être utilisé pour certaines plantes. Il est important de noter que le bouturage s'effectue à partir d'un fragment d'une plante qui s'enracine après sa chute de la plante mère.

Avantages et Limites du Bouturage

Le bouturage est une manière efficace et rapide de multiplier les plantes, vignes, arbres et arbustes. Cette technique permet de garder la génétique d'une plante choisie, ses propriétés, son goût, sa maturité, ses résistances naturelles. Par exemple, l'ADN d'un rameau ayant résisté au gel l'hiver peut retransmettre ce codage à l'ensemble de la plante au printemps, renforçant ainsi sa résistance pour la prochaine saison. Cela s'applique également aux attaques de maladies, à la résistance au vent, aux brûlures UV et à la sécheresse.

Cependant, le bouturage n'a pas que des avantages. Les rejets sont par exemple plus résistants. Pour déterrer un rejet, il faut veiller à le faire avec toute sa motte de terre symbiotique et ce, tout le long de ses racines pour limiter la casse des radicelles. Il faudra sectionner avec soin la racine mère qui le relie à l'arbre, comme un cordon ombilical, et appliquer sur les deux une cire d'abeille naturelle cautérisante et désinfectante pour éviter la fuite des solutés et l'infection par des pathogènes.

Cette méthode de bouturage m'a fait énormément progresser... et pas seulement dans mon jardin.

Le Bouturage des Légumes et Rejets

Il est également possible de faire repousser les têtes des racines de légumes comme la carotte, la betterave, les salades, les choux, les blettes, la pomme de terre, et à peu près tous les légumes vivaces. On peut aussi replanter les excroissances infertiles des tomates, des framboisiers ou des vignes, qui deviendront à leur tour des pieds adultes tout à fait productifs.

Le Marcottage : L'Enracinement Avant la Séparation

Contrairement au bouturage, le marcottage est une technique de multiplication de plantes qui implique que le pied-mère et la marcotte ne soient pas séparés pendant toute la phase de reprise. C'est une reproduction végétative réalisée par une structure de l'appareil végétatif avant de s'être séparée de la plante mère. Le marcottage s'inspire de la multiplication végétative par rejet et est un mode de reproduction asexuée chez les végétaux.

Exemple de marcottage en archet

Quand et Comment Marcoter ?

On peut marcotter quasiment à tout moment de l'année, mais la meilleure période est le printemps, juste avant la remontée de sève du printemps, en février par exemple. Si des feuilles existent déjà, retirez-les délicatement sur un ou deux nœuds. Au-dessus de 10°C, c'est l'idéal, 15°C sont aussi acceptables.

Le marcottage est une technique qu'on utilise lorsqu'on souhaite augmenter la densité des arbustes. C'est un processus de densification où l'on va multiplier les végétaux. Il donne d'excellents résultats et est particulièrement adapté aux plantes ligneuses pour lesquelles le bouturage est peu concluant, ainsi qu'aux arbustes et plantes grimpantes.

Le Marcottage Naturel

Dans la nature, le marcottage se fait spontanément chez certains végétaux. C'est le cas du fraisier avec ses stolons, des tiges qui s'étendent au-dessus du sol. Lorsque ces stolons entrent en contact prolongé avec un sol humide, des racines se développent au niveau du sol, formant alors un nouveau plant. Une fois le plant enraciné, le stolon s'assèche et la nouvelle plante s'individualise.

Les rhizomes, comme celui du sceau de Salomon, des iris ou du gingembre, peuvent également réaliser le marcottage naturel, même si ce n'est pas leur fonction première. Un rhizome est une tige souterraine sur laquelle on peut observer des cicatrices foliaires. Au fur et à mesure de sa croissance, des racines adventives se mettent en place, préparant la plante à la fragmentation.

On peut aussi constater un marcottage naturel des branches basses du Tilleul ou de certains conifères. Une championne de cette propagation végétative est la ronce, qui lorsqu'elle marcotte, sécrète une forte concentration d'hormone de croissance dans les radicelles et la ramification.

Le Marcottage Artificiel : Plusieurs Techniques à Maîtriser

Le marcottage artificiel consiste à forcer la mise en contact d'une partie aérienne d'une plante avec un substrat humide, jusqu'à l'apparition de racines. On peut alors « sevrer la marcotte », c'est-à-dire séparer la partie aérienne portant de nouvelles racines de la plante mère.

Marcottage en Cépée (ou en Butée)

Cette technique est couramment employée pour multiplier les fruitiers et les porte-greffes, car ils produisent très aisément des rejets. Elle consiste à rabattre sévèrement la plante mère au cours de l'hiver afin de favoriser la production de nouveaux rameaux au printemps. Dès qu'ils mesurent 10 à 12 cm, il convient de butter tout autour du plant-mère qui porte les jeunes rameaux, avec un mélange de terre franche et de sable de rivière. Il n'y a plus qu'à patienter jusqu'à l'hiver suivant pour que chaque nouveau rameau forme ses propres racines qui lui permettront d'être séparé du pied-mère au printemps. Chaque rameau issu du marcottage en cépée peut donc être sevré dès qu'il possède ses racines puis repiqué.

Marcottage en Archet (ou par Couchage)

On choisit une branche basse et souple, que l'on maintient en contact avec le sol. Il est crucial que le sol reste humide (mais non détrempé) pendant toute la durée du marcottage, c'est-à-dire jusqu'à la formation de racines. Celles-ci permettront au rameau de se développer de façon autonome une fois qu'il aura été sevré du pied-mère.Cette technique connaît plusieurs variantes :

  • Marcottage à long bois (ou chinois, ou à plat) : Un long rameau est totalement enterré sans être séparé du plant-mère. À chacun de ses rameaux se développera un nouveau plant. Cette technique est généralement utilisée pour cloner un chèvrefeuille.
  • Marcottage en serpenteau ou en serpent : Le rameau est enterré à différents endroits afin de produire plusieurs nouveaux plants.
  • Marcottage des extrémités : Plutôt employé pour la multiplication rapide de pieds de framboisiers. Seule l'extrémité d'un rameau est enterrée afin qu'elle produise des racines. Il est important de planter un tuteur afin de bien maintenir la tige en place.

Marcottage Aérien

Cette technique est utilisée pour cloner certaines plantes d'intérieur ou des arbustes qui ont tendance à s'enraciner avec de grandes difficultés. Elle consiste à effeuiller le milieu d'une branche, à inciser légèrement l'écorce sans casser la branche, et à disposer tout autour de la zone un manchon de terreau et de sable. En maintenant ce manchon humide, des racines se forment et la branche pourra alors être sevrée.

Pour améliorer les chances de réussite, on peut ajouter une hormone de croissance naturelle. Le plus logique est de choisir une branche à l'horizontale. Les plantes étant capables de se repérer dans l'espace et de ressentir la pesanteur, l'information sera plus logique sur un rameau horizontal. L'horizontal favorise la création de racines et la sortie d'un ou de plusieurs rameaux verticaux, tandis que le vertical favorise la montée de sève, l'irrigation du rameau et la production foliaire.

Nous allons peler la peau extérieure de la branche sur un centimètre ou deux, pour mettre à nu une toute petite partie et faciliter la création de racines. Ainsi, en retirant le phloème, la sève descendante ne circule plus; seule la sève ascendante circule encore dans le xylème. Pour cette raison, il est donc essentiel de pratiquer le marcottage sur des extrémités. Il faut rapidement créer un univers de confinement avec de la matière organique stérilisée (pour éviter les pathogènes) avec de la fibre végétale ou organique opacifiante (sciure, fibres de coco, terreau) et arroser immédiatement. Essayez de réaliser l'opération le plus vite possible, quelques secondes sont idéales entre le moment où vous retirez la peau et l'arrosage de la fibre pour éviter la fuite des solutés et le dessèchement. Placez ensuite un film opacifiant, kraft, papier aluminium ou autre ; il doit pouvoir résister plusieurs semaines aux pluies et au soleil.

On peut aussi ne pas pratiquer d'incision. Dans ce cas, choisissez un nœud dans la tige, de préférence avec un œil à bois, et non un œil à fleurs. C'est la partie où se créent les feuilles ou les tiges auxiliaires. Cette fois-ci, en milieu sombre et humide, la plante va créer des racines plutôt qu'une feuille.

Cette méthode de bouturage m'a fait énormément progresser... et pas seulement dans mon jardin.

Distinguer Marcottage et Bouturage : Un Aide-Mémoire

Pour bien différencier le marcottage et le bouturage, voici un truc simple :

  • Marcottage : On enracine la plante, puis il y a séparation de l'organe végétatif.
  • Bouturage : Il y a séparation de l'organe végétatif, puis on enracine la plante.

Le bouturage et le marcottage sont donc des modes de reproduction asexuée chez les végétaux, permettant de multiplier des plantes sans passer par la reproduction sexuée, en utilisant des fragments de la plante mère ou en stimulant l'enracinement de ses parties aériennes avant la séparation.

Multiplication Végétative Naturelle : Rhizomes, Stolons, Drageons, Tubercules et Bulbilles

La nature offre de multiples exemples de multiplication végétative spontanée, qui sont autant d'inspirations pour les techniques de marcottage et de bouturage.

Stolons

Les stolons sont des organes spécialisés dans la multiplication végétative et c'est là leur unique fonction. Le stolon présente une croissance plagiotrope, c'est-à-dire perpendiculaire au champ de pesanteur. Son bourgeon terminal donne un nouvel individu à distance de l'individu d'origine. Cette tige est généralement grêle à feuilles réduites et à entrenœuds longs. Quand le stolon entre en contact prolongé avec un sol humide, des racines s'y développent, formant un nouveau plant. Une fois le plant enraciné, le stolon s'assèche et la nouvelle plante s'individualise. Le fraisier est un exemple classique de plante se multipliant par stolons.

Rhizomes

Les rhizomes sont des tiges souterraines sur lesquelles on peut observer des cicatrices foliaires qui sont en fait des feuilles avortées. Au fur et à mesure de la croissance de ce rhizome, des racines adventives se mettent en place, préparant ainsi la plante à la fragmentation. Si une partie du rhizome se détache, comme elle est pourvue de racines, elle pourra survivre et un nouvel organisme sera individualisé. Le sceau de Salomon, les iris ou le gingembre utilisent cette méthode de propagation.

Drageons

Les drageons sont des tiges à croissance verticale formées à partir de bourgeons de racines à croissance plagiotrope. Ces bourgeons sont formés à partir des cellules du péricycle, une couche de cellules situées sous l'endoderme, et sont à l'origine d'un nouveau système caulinaire et de racines qualifiées d'adventives. Si les drageons sont séparés de la souche mère, ils constituent une nouvelle population de pieds. Ainsi, par la production de drageons, la plante mère envahit progressivement l'espace situé autour d'elle.

Tubercules

Les organes tubérisés, ou tubercules, sont des organes renflés accumulant des réserves organiques. Les tubercules caulinaires souterrains, comme la pomme de terre, présentent des cicatrices foliaires pourvues de bourgeons. Contrairement aux rhizomes (tubercules formés dans une tige souterraine), les tubercules purement racinaires comme la carotte, hypocotylaires (base de la tige) comme le navet, ou mixtes (racine + hypocotyle) comme le radis, participent rarement à la multiplication végétative. Cependant, certains le peuvent, comme le tubercule racinaire de dahlia ou le tubercule de patate douce.

Bulbes et Bulbilles

Les bulbes sont des organes tubérisés de nature foliaire qui n'interviennent pas dans la reproduction asexuée mais permettent le passage de l'hiver et un cycle de vie bisannuel. Certains bulbes présentent des unités bulbeuses multiples possédant chacune un bourgeon terminal, qui sont en réalité des bourgeons axillaires à l'échelle de tout le bulbe : ce sont des bulbilles, comme c'est le cas de l'ail.

Le Rôle des Hormones de Développement dans la Rhizogenèse et la Caulogenèse

La formation de nouvelles racines (rhizogenèse) ou de nouvelles tiges (caulogenèse) est un processus complexe régulé par des phytohormones, notamment les auxines et les cytokinines. En laboratoire, pour former un nouvel individu à partir d'un fragment végétal, il faut d'abord obtenir une masse de cellules indifférenciées appelée « cal ». C'est à partir de ce cal que les techniciens de laboratoire horticole vont provoquer soit la rhizogenèse, soit la caulogenèse, en utilisant ces hormones de développement.

Lorsque la formation des tissus du nouvel individu se fait à partir de tissus déjà différenciés constitués de cellules moyennement différenciées (encore vivantes, sans lignine, sans épaississements cellulosiques excessifs…), ces dernières vont subir un retour à l'état méristématique : c'est la dédifférenciation. Il y a alors néoformation de méristèmes.

Structure des phytohormones (auxine et cytokinine)

Les Enjeux de la Diversité Génétique et les Limites du Clonage Extrême

Bien que le bouturage et le marcottage soient des techniques précieuses pour la multiplication rapide et la conservation des caractéristiques désirées, il est essentiel de considérer les implications à long terme de la diversité génétique. Les grandes épidémies sur les cultures de pomme de terre en Europe, par exemple, sont dues au fait que toutes les cultures provenaient de clones de quelques pommes de terre mères seulement. Lorsqu'une pomme de terre s'est montrée non résistante à une nouvelle maladie, tous les clones ont inévitablement subi le même sort.

Dans une mixité génétique, il existe toujours des souches résistantes et une capacité des plantes d'avertir leurs consœurs pour renforcer leur système de défense (notamment via l'épaississement de leur paroi cellulaire et l'augmentation de leurs tanins) dès la première attaque stressante. Elles peuvent également faire appel au réseau d'entraide des micro-organismes du sol, des échanges symbiotiques avec des champignons, des bactéries, des enzymes de plantes compagnes, et mobiliser les insectes, les oiseaux, les mammifères associés à la plante. Une communauté de clones n'a aucun moyen de défense ni de réseau symbiotique d'entraide à qui faire appel ; elles sont déconnectées de toute vie, comme des zombies fabriqués par l'agriculture industrielle et dépendante de la chimie.

L'histoire doit nous servir de leçon. L'aléatoire doit refaire partie des paramètres de l'agriculture proche de la nature plutôt que de l'hypercontrôle industriel. Le clonage extrême, les OGM et les méthodes agressives sur le végétal frôlent avec les risques de famine à répétition. Il est donc plus intéressant de jouer la carte de la pollinisation croisée pour obtenir des hybridations naturelles, une stratégie que les angiospermes ont développée et perfectionnée pendant des milliers d'années.

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