Le figuier (Ficus carica), un arbre originaire du Moyen-Orient et plus précisément des abords de la Méditerranée, est apprécié pour ses fruits savoureux qui rythment l’été. Bien qu'il soit surtout connu pour sa production agricole dans le sud de la France, l'Italie, la Grèce et l'Espagne en produisent bien plus. De culture facile, il mesure en moyenne 4 à 8 mètres de hauteur et ne demande que quelques gestes pour produire de délicieuses figues. Sa multiplication est particulièrement aisée, offrant une multitude de méthodes adaptées à diverses conditions climatiques et préférences.

Le Marcottage Aérien du Figuier : Une Technique de Multiplication Efficace
Le marcottage aérien est une méthode de multiplication du figuier qui consiste à provoquer la formation de racines directement sur une branche de l'arbre, sans que celle-ci ne soit en contact direct avec le sol. Cette technique demande de la patience, mais elle est gratifiante, car elle permet d'obtenir un nouveau figuier génétiquement identique à la plante mère. Le jeune plant continue d'être alimenté par la plante mère jusqu'à sa séparation, garantissant ainsi de meilleures chances de survie et une fructification plus rapide que les plants issus de boutures.
Pourquoi choisir le marcottage aérien ?
Le jeune plant obtenu par marcottage est une véritable « photocopie » de la plante mère, possédant toutes ses caractéristiques (taille, qualité et goût des figues, tolérance au froid, etc.). Le marcottage du figuier réussit à tous les coups (ou presque !). De plus, les jeunes plants obtenus sont plus rapides à produire des fruits que les jeunes plants obtenus à partir de boutures. Cette méthode est simple et nécessite peu d’outils et de matériel : du terreau fin, de la mousse, un greffoir ou un couteau bien aiguisé, une capsule de marcottage et un pulvérisateur rempli d’eau de pluie. Il ne faut pas plus d’un quart d’heure pour mettre en place la marcotte, même si l’apparition des racines nécessite environ 2 à 6 mois.
La meilleure période pour marcotter un figuier
Le début du printemps, au mois de mars ou d’avril, est la meilleure période pour marcotter un figuier, avant que la sève ne recommence à monter et à circuler dans l’arbre. Si votre jardin est situé dans une région de climat froid, il est conseillé d'attendre que les risques de gelées tardives soient passés.
Les étapes du marcottage aérien
Voici les cinq étapes à suivre pour effectuer un marcottage aérien :
- Choisir une branche saine : Sélectionnez une branche du figuier saine, sans maladie ni blessure, et fidèle aux caractéristiques de la plante mère. Cette branche doit être âgée d’au moins un an, et au maximum deux à trois ans. Au-delà, l’écorce risque d’être trop dure et le diamètre de la branche trop important.
- Retirer l'écorce : À l’aide d’un greffoir propre et désinfecté, retirez l’écorce superficielle autour d’un morceau de tige de 2 ou 3 cm de long. Cette étape est cruciale car elle permet d’éliminer les parties dures au travers desquelles les jeunes racines ont du mal à percer, et la blessure au contact d’un substrat encourage l’enracinement. Une fois l’incision réalisée, faites une boule de terreau de la taille d’une boule de pétanque ou plus autour de l’incision. Vous la ferez tenir avec un manchon en plastique quelconque.
- Préparer le substrat : Remplissez la capsule de marcottage aérien avec un substrat adapté : un mélange de mousse et de terreau fin est idéal. Le substrat doit être préalablement humidifié.
- Positionner la capsule : Positionnez la capsule autour de la zone préparée sur la branche du figuier. Ce type de capsule est généralement pourvu d’un clip qui permet de maintenir le dispositif fermé et en place sur la branche. Pour assurer un maintien optimal, vous pouvez fixer la capsule à la branche grâce à un lien métallique plastifié, de la ficelle ou du ruban adhésif. L’emballage réalisé doit être suffisamment serré pour éviter tout mouvement mais permettre une certaine aération.
- Arroser généreusement : Terminez par un arrosage généreux (au pulvérisateur) afin de bien humidifier le substrat.
Soin et séparation de la marcotte
Après la mise en place, vérifiez régulièrement l’humidité du substrat et arrosez si nécessaire pour le maintenir humide. Laissez le marcottage en place pendant plusieurs mois, le temps que les racines se développent suffisamment. Ce type de multiplication est long : il peut prendre entre 3 à 6 mois, selon les conditions climatiques et la vigueur de la plante mère.
Une fois que les racines sont bien formées et visibles à travers les parois translucides de la capsule, il est temps de séparer le nouveau plant de la plante mère. Pour cela, utilisez un sécateur pour couper la branche juste au-dessous des nouvelles racines et retirez le dispositif avec précaution. Patientez six mois avant d’ouvrir pour constater que des racines se sont formées.
Marcotage aérien d'un figuier
Le Bouturage du Figuier : Diverses Méthodes pour Tous les Climats
Le bouturage est la méthode la plus simple pour multiplier un figuier et est également très facile à réussir. Il n’y a pas de date précise pour bouturer un figuier, les rameaux pouvant développer des racines presque tout au long de l’année. Cependant, les méthodes varient selon que la bouture est prélevée en plein hiver, au printemps ou en été. Il est de toute façon rare que 100% des boutures réalisées donnent un plant, il est donc préférable d'en faire plusieurs.
La bouture simple
Cette méthode se pratique à différentes périodes de l'année :
- En février : Sélectionnez, sur des rameaux de l’année, de jeunes pousses portant entre 3 et 5 yeux. Ôtez le bourgeon terminal. Enterrez ces boutures à mi-hauteur en terre ou en pot après les avoir trempées dans de l’hormone de bouturage.
- Au printemps (entre avril et juin) : Prélevez un rameau de l’année, comportant plusieurs paires de feuilles, et taillez juste au-dessous d’un œil. Supprimez les feuilles et coupez les feuilles restantes du rameau soit entièrement soit de moitié pour limiter l’évaporation. Trempez la base dans de l’hormone de bouturage. Placez les boutures dans un contenant profond, rempli d’un substrat composé de terreau, de compost et de sable. Tassez bien et arrosez. Faites un trou avec un morceau de bois dans le substrat de chaque pot et insérez-y une bouture. Tassez autour et arrosez. Gardez les boutures à l’abri du soleil et du vent, et veillez à ce que le substrat reste humide. Vous pouvez placer un sac plastique à l'envers sur le pot, en prenant soin de percer des petits trous permettant une aération qui évitera le développement de maladies cryptogamiques. Au bout d'un mois, vous devriez voir apparaître des racines, mais elles sont très fragiles, ne soyez pas trop pressé pour rempoter. Les jeunes plants de figuier seront installés à l’automne, ou bien seulement rempotés en attendant le printemps, à condition de les abriter du gel durant l’hiver.
- En septembre : Taillez des rameaux de l’année de 5 mm de diamètre et d’une vingtaine de centimètres de long. Coupez en biais sous une feuille, puis étêtez en faisant une coupe droite (pour reconnaître haut et bas).
- En pleine terre (climats doux) : Enterrez-les de ⅔, un peu penchées (pour obtenir plus de racines), dans une petite tranchée, dans un endroit assez protégé, et recouvrez de terre. Dans le cas d’une terre lourde, mélangez un peu de sable et de terreau pour l’alléger. Tassez et humidifiez légèrement. À l’automne suivant, il sera temps de les installer en pot pour qu’ils se développent durant 1 à 3 ans avant leur plantation définitive. Cette méthode convient aux régions à climat océanique ou en tout cas où les hivers sont doux.
- En pot sous serre (régions plus froides) : Dans du compost très décomposé ou dans un mélange de sable + compost.
La bouture à crossette
Cette méthode se pratique à l’automne, dès novembre, ou en hiver, après la chute des feuilles qui signale la descente de la sève.
- Prélever les rameaux : Sélectionnez dans votre figuier des branches âgées de 2 ans et récupérez sur ces branches des rameaux de l’année d’au moins une vingtaine de centimètres. Veillez à conserver une crosse de la branche porteuse, 1 cm de chaque côté du rameau. Réalisez une coupe très nette, sans abîmer l’écorce.
- Préparer les boutures : Supprimez le bourgeon terminal et ne conservez que 3 bourgeons latéraux.
- Stratification : Il sera nécessaire de faire stratifier ces boutures afin qu’elles développent des racines : installez-les dans un récipient plein de sable, avec une extrémité exposée à l’air. Arrosez légèrement et installez le récipient à l’extérieur, durant tout l’hiver. Ce traitement va permettre au bois de se ramollir pour laisser percer les racines. Enfoncez le rameau dans un pot rempli de sable, avec la partie en T dans le fond et en laissant deux yeux sortis maximum. Arrosez puis disposez les pots ainsi préparés dehors pour qu'ils soient bien exposés au froid mais pas aux fortes gelées ni aux gelées tardives.
- Plantation au printemps : Au printemps, plantez vos boutures (à ce moment-là on ne peut pas voir encore si la bouture a fonctionné) en pépinière ou en pot individuel, dans un mélange de sable et de terreau à part égale. Vous arroserez régulièrement afin que le substrat reste légèrement humide jusqu’à la plantation définitive, l’hiver suivant.
La bouture dans un verre d’eau
Cette méthode est simple et permet de suivre le développement des racines.
- Prélever et immerger : Prélevez durant l’hiver des pousses sur des rameaux du printemps et placez-les dans un verre d’eau. Renouvelez celle-ci dès qu’elle devient moins claire. Pour garder l’eau propre plus longtemps, mettez-y un morceau de charbon de bois.
- Mise en pot : Lorsque les boutures mesurent 5 cm, placez-les dans leur pot individuel, dans un mélange léger.
- Acclimatation : Quand le temps se radoucit (au moins 13° la nuit), il est temps de sortir les pots, que vous installerez à l’abri du vent et du soleil. Les plants de figuiers seront plantés à leur emplacement définitif à l’automne, ou au printemps suivant. Pensez à les protéger du froid leur premier hiver, surtout s’ils sont toujours en pot.
La bouture à l’étouffée
Cette méthode est particulièrement adaptée aux régions froides.
- Période et prélèvement : Cette méthode de bouture du figuier se réalise en mars pour éviter les rigueurs de l’hiver dans les régions froides. Repérez les pousses de l’année précédente et prélevez des rameaux qui en sont issus en réalisant une coupe en biseau. Ces rameaux d’une vingtaine de centimètres portent au moins 3 yeux, vous en garderez jusqu’à 5.
- Préparation et plantation : Pour de meilleures chances de reprise, trempez le bas de vos boutures dans de l’hormone de bouturage. Vous placerez vos boutures de figuier en pot, enterrées à mi-hauteur (au moins la moitié des yeux doit être enterrée), dans un mélange de terreau de semis et de sable. Choisissez un pot large et profond, pour y placer toutes vos boutures, ou bien de petits pots individuels. Tassez et arrosez. Si vous n’avez pas de pot disponible, installez vos boutures de figuier dans une bouteille en plastique, dont vous aurez gardé le fond et les ⅔ de la hauteur. Percez la bouteille pour le drainage et utilisez-en une par bouture.
- Création de l'atmosphère humide : Plantez au milieu de votre contenant un petit tuteur plus long que les boutures. Placez tout autour du pot ou de la bouteille un sac en plastique transparent que vous maintiendrez en place grâce à un élastique. Le tuteur empêchera le plastique de toucher les boutures. Vous pourrez utiliser le haut de la bouteille, maintenu par du scotch, pour enfermer les boutures. Installez l’ensemble dans une zone lumineuse, à une température d’au moins 16°.
- Adaptation : Dès que vous voyez apparaître le feuillage, percez quelques trous dans le sac, celui-ci pourra être enlevé quand le système racinaire sera bien développé. Il est possible que, durant le confinement, des racines aériennes se développent. Dès que la bouteille sera ouverte, il faudra recouvrir ces racines de terre. Il faudra ensuite acclimater le jeune figuier à l’extérieur : sortez-le lorsque les températures dépassent 13° durant la nuit, et installez-le à l’abri du soleil, et protégé du vent. Il pourra y rester jusqu'au printemps suivant, où il sera mis en terre, s’il est protégé durant l’hiver sous un châssis. Mais mis à part dans les régions aux hivers rigoureux, ou en altitude, il pourra être planté durant l’hiver.

La bouture longue
Cette méthode n'est pas réalisable dans les régions aux hivers trop froids.
- Prélèvement du rameau : Il est possible de prélever des boutures de figuier en août. Il s’agit ici de tailler un long rameau, au moins 1m, dont l’extrémité est encore verte.
- Immersion : Une fois effeuillé, excepté la paire de feuilles terminale, installez-le dans un contenant rempli d’eau de pluie. Il est nécessaire qu’au moins 50 cm du rameau soit immergé.
- Mise en pot : Quelques semaines plus tard, des radicelles blanches commencent à se développer. Placez votre bouture en pot (ou en jauge) au mois de novembre dans un endroit protégé du froid.
- Plantation définitive : Réalisez la plantation définitive au printemps.
Le bonsaï à partir d’une bouture de figuier
Il est possible de créer un bonsaï à partir d’une bouture de figuier. Une fois la bouture bien racinée et pourvue de plusieurs feuilles, au printemps ou en fin d’été début d’automne, installez-la dans un petit contenant empli d’un substrat pour bonsaï, léger et bien drainant. Le processus de formation consiste en un pincement annuel, au printemps, de tous les bourgeons apicaux afin de provoquer la densification et de ligatures progressives.
La Plantation du Figuier
La plantation du figuier se fait à l’automne ou au début du printemps dans un endroit des plus ensoleillés. Au moment de la plantation, apportez une fumure organique en évitant les trop gros apports d’azote. Arrosez abondamment à la plantation et pendant les deux mois qui suivent sans excès pour autant. L’arrosage du figuier ne se fait qu’au moment de la plantation, car son système racinaire est très sensible au pourrissement. Le figuier craint le froid, surtout quand il est implanté dans un sol humide qui va être bien plus sujet à garder le froid.
La Taille du Figuier : Une Pratique Essentielle pour la Fructification
Le figuier n’est pas forcément un arbre que l’on taille, mais cela peut être fort utile dans certains cas pour une meilleure production et un arbre aéré, en bonne santé. Cette taille sera pratiquée à différents moments selon le climat. Elle est assez simple, ne concernant que des gestes de formation d’un bel arbre fruitier les premières années. Par la suite, il s’agira uniquement d’une taille d’entretien, à réaliser régulièrement.

Quand tailler un figuier ?
Quel que soit le type de taille que vous souhaitez réaliser, certaines périodes sont à privilégier. En effet, il est important de tailler soit au début du printemps, lors de la montée de sève, votre arbre repartira plus rapidement. C’est dans les régions froides que la taille du figuier est nécessaire, afin d’améliorer sa fructification en concentrant la sève dans des zones choisies. Cette taille s’y réalise en hiver, idéalement vers les mois de février mars. Dans les régions méridionales, il est possible de tailler en automne lorsque les fruits auront été ramassés, mais cette taille n’y est pas indispensable.
Les types de taille du figuier
- La taille de formation : Elle s’effectue lors des premières années de votre figuier. Elle permet d’équilibrer la ramure et de donner une forme à votre arbre afin que celui-ci se développe vers l’extérieur en formant un bel arc de cercle et non vers l’intérieur. Plus précisément, l’arbre doit être taillé de manière à libérer le centre. Il convient donc au cours des premières années de supprimer les branches internes pour ne garder que les charpentières qui sont dirigées vers l’extérieur, c’est la taille de formation. Le figuier va alors se développer en formant une belle couronne.
- La taille d’entretien : Celle-ci permet à votre figuier de garder une forme élégante et harmonieuse en raccourcissant les branches. Ce type de taille permet de développer la floraison et donc les fruits ! La taille d’hiver consiste à supprimer les branches qui ont porté des fruits durant l’année précédente. Les arbres en cépée autant que ceux à tronc unique sont concernés. Les premiers seront taillés au plus près de la souche, les seconds près du tronc, mais toujours en biseau pour ne pas que l’eau puisse y stagner. On profitera également de cette taille pour supprimer les rameaux mal placés ou orientés. Le centre de l’arbre doit être aéré pour que les fruits bénéficient du maximum de soleil. Une fois atteinte sa taille “adulte”, la taille sera une taille d’entretien dont le principe est de rabattre toutes les branches de l’année à 4 voire 5 yeux au-dessus de la coupe de l’année précédente. Vous pouvez alterner en rabattant plus loin un tiers des nouvelles branches, mais il est important de laisser suffisamment de bourgeons pour le printemps, faute de quoi le figuier va compenser en produisant de très nombreux rejets qui vont beaucoup le fatiguer. En laissant quelques uns de ces bourgeons, un appel de sève important se fera vers leur sommet au printemps, qui nourrira les futures figues-fleurs. Pour y voir plus clair dans la structure de votre arbre, commencez par émonder toutes les fins petits rameaux qui ont poussé sur le tronc et les branches principales. Vous verrez au printemps de nombreux rejets naître à la base de l'arbre. La taille d’entretien peut ne se faire qu’une fois tous les 2 ou 3 ans, réalisez tout de même un émondage au moins une fois par an. Pour conserver le flux de sève aux bons endroits, n’hésitez pas à supprimer tous les rejets qui apparaissent au cours de l’été.
- La taille de rajeunissement : Ce type de taille s’effectue sur de vieux figuiers. En effet, ils sont généralement « déséquilibrés » au niveau de leur branchage et avec l’âge, la production de fruits ralentie. Celle-ci va le restructurer d’un point de vue esthétique, mais va également lui permettre de recommencer à produire de façon abondante. Un figuier très âgé peut être rajeuni par une taille judicieuse. Vous pourrez le rabattre :
- au sol pour voir repartir de nombreux rejets vigoureux à partir de la souche.
- à 50 cm du tronc pour que les rejets partent de l’extrémité des branches. Vous supprimerez la moitié de ces nouvelles branches pour soulager l’arbre, les autres seront juste rabattues. Les années suivantes, vous reprendrez le principe de la taille de formation.Cette taille ne se pratique cependant que rarement, tous les 20 à 30 ans, pour ne pas fatiguer inutilement votre fruitier.
Fructification du figuier
Les figuiers peuvent être :
- Unifères : ils ne produisent de fruits qu’une seule fois, en septembre, ce sont des figues d’automne qui se développent sur les rameaux de l’année.
- Bifères : ils fructifient une première fois au mois de juillet, produisant ce que l’on nomme des figues-fleurs ou figues d’été. Elles apparaissent sur le bois de l’année précédente, car c’est à ce moment-là qu’elles ont commencé à se former, en sommeil durant tout l’hiver pour terminer leur maturation l’été suivant. Les figues d’automne se forment au printemps et seront récoltées vers le mois de septembre.De ce fait, un figuier bifère se verra privé de ses figues fleurs à la taille des rameaux de l’année précédente, il est donc conseillé de ne pas tous les supprimer et de rabattre les restants.
Les outils de taille
Un sécateur sera suffisant pour tailler les rameaux les plus fins, mais il faudra vous équiper d’une scie pour les autres branches. Veillez à réaliser des coupes bien nettes.
Les soins après la taille
Il est recommandé de mastiquer les plaies, car des chancres peuvent s’y développer, causés par des parasites qui s’installent dans les blessures. En effet, une taille blesse profondément l’arbre et peut l’affaiblir. Il risque de ce fait d’être plus vulnérable aux attaques de parasites ou aux maladies. Le produit cicatrisant permettra de protéger les parties atteintes. Vous pouvez utiliser à cet effet de l’argile verte, que vous badigeonnerez en bonne couche (à renouveler en période humide), il existe sinon des mastics prêts à l’emploi en jardinerie. Le mastic s’applique rapidement après la taille. La plaie doit d’abord être brossée, puis le mastic appliqué en couche épaisse. Si votre figuier a bien poussé après sa fructification, vous pouvez couper les pousses ayant donné des fruits. Pensez à bien recouvrir les plaies de votre figuier avec une pommade cicatrisante comme de l’argile verte.
Marcotage aérien d'un figuier
Le Figuier de Barbarie : Multiplication Facile et Rustique
Le figuier de Barbarie (Opuntia ficus-indica), également appelé figuier d'Inde, est une plante grasse typique des régions du pourtour de la Méditerranée. Devenu très répandu dans les paysages méditerranéens dont il orne les pentes rocheuses, il est de culture facile, ne requiert qu'un entretien restreint et produit de délicieux fruits à la fin de l'automne. La multiplication du figuier de Barbarie est très simple et consiste à récupérer quelques jeunes “raquettes” (leur vrai nom est “cladodes”) et à les planter dans un substrat très drainant pour que des racines apparaissent, environ 2 mois plus tard.
Comment bouturer un figuier de Barbarie ?
- Prélèvement des raquettes : Coupez des jeunes pousses à la jointure en vous protégeant des épines.
- Cicatrisation : Laissez cicatriser la plaie durant quelques jours en la plaçant dans un endroit aéré et bien sec. Ces “raquettes” sont particulièrement résistantes, une fois détachées du pied-mère elles peuvent rester en sommeil pendant plusieurs mois, à condition d’être dans un environnement bien sec.
- Plantation : Placez-les dans des petits pots individuels emplis d’un mélange de pouzzolane de substrat pour cactées. Positionnez chaque raquette contre la paroi, enterrée de quelques centimètres. Dans les régions du Sud de la France, elles peuvent être installées en pleine terre. Si besoin, allégez celle-ci avec du terreau.
- Arrosage : Arrosez un mois plus tard puis tous les 15 jours en vidant systématiquement la coupelle. Installés à l’extérieur, les figuiers de Barbarie n’auront pas besoin d’arrosage.
Bouturage à partir des fruits verts
Il est aussi possible de bouturer un figuier de Barbarie à partir de fruits encore verts. En effet, tout comme les raquettes, les fruits portent des aréoles à partir desquelles ils peuvent émettre feuilles et racines. Ils seront à moitié enterrés à plat dans un substrat léger et arrosés peu mais régulièrement.
Les Ennemis du Figuier
Le figuier, comme tout végétal, peut être sujet à des attaques de parasites et à des maladies.
- La mosaïque du figuier : C’est un virus qui peut faire de gros dégâts sur vos figuiers. Des tâches « sèches » apparaissent sur les feuilles de votre fruitier et atteindront également les fruits. Il vous faudra alors enlever systématiquement toutes les parties atteintes, car l’attaque résulte d’un acarien qui transporte le virus avec lui. D’où l’intérêt de favoriser tout ce qui les mange pour en limiter autant l’impact que la présence.
- La Teigne du figuier : C'est un ennemi à prendre en compte dans la culture de ce fruitier. Les feuilles qui dessécheront sous son action sont à éliminer.
