Le Noisetier : De la Nature à l'Aménagement des Espaces d'Accueil

Le noisetier est un petit arbre, ou arbuste, généreux, facile au jardin où l’on peut le planter en massif comme en haie champêtre comestible. Cet arbre nourricier est aussi à l’aise en haie champêtre et bocagère qu’en ornement de parc ou en sous-bois de forêts. Si le noisetier est un arbre, sa capacité à drageonner fait qu’il ne se développe que rarement en tronc unique. Il est plutôt composé de nombreux rameaux qui ondulent au gré des vents et des périodes de feuillaison, floraison et de fructification. Le port du noisetier commun est "buissonnant", ce qui lui donne un aspect champêtre, avec une forme souvent irrégulière composée de plusieurs troncs fins.

Illustration du port buissonnant du noisetier commun dans un jardin

Caractéristiques botaniques et rusticité

Le noisetier commun est très rustique. Il peut être cultivé partout en France, de l’Est à l’Ouest, grâce à une rusticité de -15°C au moins. Les feuilles sont à pétioles courts et doublement dentées de grandes et petites dents. Dès la fin de l’hiver, le noisetier commun commence à produire ses fleurs, sur des branches nues. Les chatons attirent de nombreux insectes pollinisateurs. Le noisetier est un arbuste qui pousse naturellement en forêt, généralement en situation protégée du froid par les autres arbres et arbustes avec une lumière possiblement mi-ombre.

Il existe des variétés décoratives de noisetiers à feuilles pourpres ou jaunes flamboyant et d’autres à branches tortueuses. Le noisetier de Byzance, quant à lui, est une espèce différente : à la différence des autres espèces de noisetiers, il pousse en arbre conique puis triangulaire et non en buisson. Il peut atteindre une hauteur de 15 mètres.

Culture, entretien et multiplication

Le noisetier est un arbre ou un arbuste facile au jardin. Il ne nécessite que peu d’entretien en dehors de la taille. Idéalement pour profiter d’une belle fructification, il est utile ou malin de planter au moins deux sujets de variétés différentes pour assurer la pollinisation. En haie champêtre, il convient de le planter tous les deux mètres au moins.

Il existe plusieurs méthodes pour multiplier le noisetier. Mais compte tenu de la capacité de l’arbuste à produire des drageons, c’est naturellement la méthode la plus utilisée, c’est-à-dire un marcottage naturel. Si dans le cadre d’une bouture ou d’un marcottage il est tout à fait possible de conserver un noisetier en pot de 40 à 50 cm, dans la pratique, votre arbuste commencera à se ternir dès que le manque de place pour les racines se fera ressentir. En fait, le noisetier ne se plaît pas vraiment en pot.

La taille de formation a pour but, comme c’est le plus souvent le cas pour les arbres fruitiers, d’aérer l’arbre. La taille de fructification du noisetier intervient lorsque la production de fruits ralentit. C’est une taille importante qui n’est pratiquée que tous les vingt ans : coupez toutes les branches.

La taille du noisetier

Les défis sanitaires : ravageurs et maladies

L’anthracnose est une maladie qui atteint les feuilles du noisetier, comme ses rameaux et ses branches. L’oïdium touche généralement le dessous des feuilles. Des taches jaunes apparaissent sur la face supérieure dans un deuxième temps. Puis, point caractéristique de l’oïdium, les dépôts blancs poudreux s’étendent jusqu’à recouvrir la totalité de la surface de la feuille.

Le Curculio nucum ou balanin du noisetier est un petit coléoptère qui se nourrit et se développe sur toutes les parties du noisetier. La larve éclose se nourrit du fruit, de la noisette, jusqu’à ce qu’elle se décroche de l’arbre et tombe. Le capricorne du noisetier - Oberea linearis - est un petit insecte fin et allongé brun noir. Une fois écloses, les larves se nourrissent du bois.

L’idéal c’est l’anticipation. Il faut observer les arbustes de près. En cas de noisettes trouées sur l’arbre, supprimez les noisettes, elles sont colonisées. Nettoyez le sol de toutes les noisettes déjà tombées pour limiter qu’elles se cachent dans le sol. Attirez les oiseaux et les auxiliaires dans votre jardin (le merle, les grives apprécient les insectes… mais les musaraignes ou le hérisson les larves).

Usages artisanaux et symbolisme

Les branches de noisetier sont particulièrement recherchées pour les travaux d’aménagement au jardin. Leur souplesse et leur légèreté les rendent idéales pour fabriquer des structures naturelles comme des tuteurs, des bordures ou des arches végétales. Elles peuvent aussi être utilisées pour confectionner des plessis, ces clôtures tressées au charme bucolique.

D’après une légende, si un homme dormait sous les branches d’un noisetier, il arrivait qu’il fasse des rêves prophétiques. C’est pour cette raison que les sourciers se servent de ses branches comme baguettes pour découvrir des sources cachées sous la terre. Dans le langage floral, les fleurs du noisetier désignent le désir et la capacité de réconciliation.

Acoustique et aménagement des crèches

Face à l’importance du confort acoustique, qu’en est-il des obligations acoustiques en matière de construction et d’aménagement des crèches ou des espaces d’accueil des enfants de moins de 6 ans ? L’arrêté du 25 avril 2003 qui fixe les modalités d’évaluation et l’isolement acoustique standardisé minimum pour les bâtiments autres que d’habitation exclut les crèches de son champ d'application.

Toutefois, deux exceptions notables sont à souligner. En premier lieu, si la crèche est contiguë à un local d’habitation, alors l’isolement entre les locaux de la crèche et les bâtiments à usage d’habitation sera au minimum de 58 dB. En second lieu, les équipements techniques de la crèche seront soumis au Code de la santé publique pour ce qui relève des troubles de voisinage.

Pour ce qui est des crèches, le guide du CNB (Conseil National du Bruit) propose des valeurs dans sa rubrique « qualité acoustique des établissements d’accueil d’enfants de moins de 6 ans ». Un isolement d’au moins 50 dB est attendu entre une salle de repos et la plupart des autres locaux. Un isolement de 43 dB est requis entre les salles d’éveil, les bureaux ou les salles de réunion et la plupart des autres locaux de la crèche.

Schéma technique illustrant l'isolation acoustique entre une salle d'éveil et un bureau

Optimisation acoustique des espaces d'accueil

Quand un espace de travail est fractionné à l’aide de cloisons, il est très important que ces cloisons aillent jusqu’au plafond plein. Si elles sont limitées au faux-plafond, le son passe par l’espace entre le faux-plafond et le plafond et cela limite drastiquement leur efficacité acoustique. Cette erreur est fréquemment rencontrée.

Dans le cas d’une crèche accueillant des jeunes enfants, la réorganisation peut inclure le déplacement des activités bruyantes loin des bureaux. La rehausse de la cloison partielle par des vitrages jusqu’au faux-plafond et la pose d’une cloison supplémentaire vitrée pour isoler l’espace bureau de la zone d’accueil des enfants permet souvent un gain significatif, parfois jusqu’à 15 dB(A).

Le noisetier, par son aspect naturel et sa capacité à structurer les espaces extérieurs, peut également jouer un rôle de tampon sonore naturel lorsqu'il est planté en haie épaisse autour des jardins de crèches, favorisant ainsi un environnement apaisé pour le développement des jeunes enfants dans ces lieux d'accueil collectif.

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