Le bonsaï, un art millénaire, nous connecte à la nature en miniature. Pourtant, même ces arbres délicatement cultivés ne sont pas exempts des influences naturelles, y compris la présence de champignons dans leur terreau. Ce phénomène, bien que parfois surprenant pour l'œil non averti, fait partie intégrante de l'écosystème du pot. Aborder ce sujet avec une compréhension approfondie des causes et des solutions est essentiel pour maintenir la santé et la vitalité de ces œuvres végétales.
La Vie Cachée du Terreau : Champignons Visibles et Invisibles
Le terreau de nos plantes d’intérieur, y compris celui des bonsaïs, est loin d’être stérile. D’ailleurs, si vous pensiez que le terreau de vos plantes d’intérieur était stérile, vous vous trompez : c’est un microcosme vivant, avec des quantités de champignons, de bactéries et d’autres microorganismes. Cette réalité est souvent méconnue, mais fondamentale pour comprendre les dynamiques à l'œuvre dans un pot. La présence de champignons visibles est un phénomène courant, souvent abordé par des experts horticoles. Par exemple, Larry Hodgson, dans un article particulièrement consulté, a su démystifier la présence de champignons dans le terreau des plantes d’intérieur. Il explique les raisons de leur apparition, leur rôle dans l’écosystème du pot et partage des conseils pratiques pour les maîtriser.
Règle générale, les champignons visibles dans les pots ne font aucun mal aux plantes. Ils vivent plutôt du terreau en décomposition, jouant un rôle de décomposeurs essentiels à la vie du sol. Bien que souvent inoffensifs, ces petits organismes peuvent surprendre, mais avec les bons gestes, il est facile d’assurer un environnement sain pour vos plantes. Le regretté Larry Hodgson, journaliste et blogueur horticole, auteur de 65 livres de jardinage, conférencier et vulgarisateur hors pair, a marqué plusieurs générations de jardiniers amateurs et professionnels pendant 40 ans de carrière. Reconnu pour sa grande générosité, sa rigueur et son sens de l'humour, il a laissé un héritage considérable à travers plus de 2800 billets sur le blogue du jardinier paresseux, toujours dans le but de démystifier le jardinage et le rendre plus facile aux participants. Le blogue du Jardinier paresseux, ayant célébré des anniversaires importants, a compilé un palmarès de ses articles les plus populaires, et celui sur les champignons dans les pots s'y est naturellement retrouvé.

Reste que les champignons visibles peuvent surprendre. S’ils vous dérangent, il suffit de les arracher et d’aérer le terreau en surface en le retournant un peu avec une fourchette pour essayer d’éliminer les jeunes en voie de développement. S’ils repoussent, il est toujours possible d'essayer de nouveau. Il est important de rappeler que les champignons qu’on trouve dans nos plantes d’intérieur ne sont presque jamais comestibles et que certains sont toxiques. Bien que la plupart des champignons d’intérieur soient inoffensifs au toucher, certaines espèces peuvent provoquer des irritations cutanées ou des réactions allergiques chez les personnes sensibles. Il est donc prudent de les manipuler avec précaution, surtout en présence d'enfants ou d'animaux domestiques.
Maîtrise de l'Environnement : Humidité et Ventilation, Clés de la Prévention
La prolifération des champignons dans le terreau est intrinsèquement liée aux conditions environnementales. Les champignons dans le terreau apparaissent souvent à cause d’un excès d’humidité combiné à un manque de ventilation. Ces deux facteurs créent un milieu idéal pour leur développement, favorisant non seulement l'apparition de champignons saprophytes (ceux qui se nourrissent de matière organique en décomposition), mais aussi la germination de spores de champignons potentiellement nuisibles.
Pour limiter leur présence, la première étape consiste à réduire l’humidité du terreau. Il est crucial de laisser sécher la surface du terreau entre les arrosages et d’éviter les excès d’eau. Une astuce simple consiste à arroser uniquement lorsque le premier centimètre du terreau est sec au toucher. Cette pratique permet de prévenir l'engorgement et de priver les champignons de l'humidité excessive qu'ils recherchent.
Comment entretenir un bonsaï d'intérieur ? - Truffaut
Assurez-vous également que le pot est bien drainé grâce à des trous au fond, permettant à l’excédent d’eau de s’écouler. Un bon drainage est fondamental pour tout bonsaï, car il évite la stagnation de l'eau qui asphyxie les racines et favorise les maladies fongiques. Un substrat bien drainant, associé à des trous de drainage adéquats, est la première ligne de défense. De plus, une bonne ventilation est essentielle pour empêcher la prolifération des champignons. Une circulation d'air adéquate autour du bonsaï et du terreau aide à assécher la surface et à réduire l'humidité ambiante, rendant l'environnement moins propice à la croissance fongique. Pour limiter toute contamination extérieure, il est également recommandé d'éviter de placer votre bonsaï sous un arbre ou directement posé sur le sol. Retirez les feuilles mortes et les mauvaises herbes du pot, car ces éléments peuvent retenir l'humidité et servir de substrat aux champignons.
Les bonsaïs, comme toutes les plantes, sont également sujets à des maladies, dont certaines peuvent être fatales. Pour cette raison, il importe de connaître les signes afin de pouvoir mieux agir et d’éviter la mort de l'arbre. Malgré leur allure vigoureuse, les bonsaïs sont exposés à de nombreuses maladies qui peuvent nuire à leur forme et leur développement. De nombreux autres facteurs peuvent aussi mettre à mal votre bonsaï. Par conséquent, plus tôt vous interveniez pour y remédier, mieux vous allez pouvoir conserver la santé de votre arbre. Un suivi régulier et un maintien des bonnes conditions de culture vous aideront à limiter les risques.
Les Maladies Fongiques Spécifiques au Bonsaï : Identification et Traitements
De la même manière que les plantes plus courantes, les bonsaïs peuvent être attaqués par des champignons. D’ailleurs, ils sont à l’origine d’un grand nombre de pathologies chez les arbres en pot. Une maladie cryptogamique, aussi appelée maladie fongique, est une maladie causée par des champignons parasitaires filamenteux chez la plante. Comprendre ces affections est crucial pour tout bonsaïka.
L'Oïdium
Plusieurs champignons sont regroupés sous le terme « oïdium », une maladie fongique très répandue. Les symptômes se manifestent par une légère poudre blanche recouvrant les feuilles et les tiges, donnant l'impression que la plante est saupoudrée de farine. Ce champignon se développe surtout avec la chaleur et l'humidité, notamment la nuit. La propagation est favorisée lorsque les arbres bonsaïs sont trop serrés sur les étagères, ce qui limite la circulation de l'air. Évitez les arrosages trop fréquents. Le vent dissémine les spores au printemps pour les premières contaminations, puis la pluie et les arrosages sur l’arbre favorisent sa dissémination. Il atteint son pic de développement en été. L’oïdium n’a pas besoin d’eau libre sur les feuilles pour se développer ; une humidité de l’air de 70 à 80% et/ou des écarts de températures importants entre le jour et la nuit lui suffisent à se développer. Pour le traitement, le soufre est un fongicide totalement biodégradable et connu depuis l’Antiquité. La dose d'emploi doit suivre les indications sur l’emballage, car le dosage de chaque spécialité commerciale peut varier.
Le Botrytis (Pourriture Grise)
Ces champignons ressemblent à des taches brunes sur les feuilles, parfois accompagnées de moisissure grise sur les branches. Le Botrytis est souvent favorisé par des conditions d'humidité élevée et de températures modérées, affectant particulièrement les tissus végétaux affaiblis ou blessés. La prévention passe par une bonne ventilation et l'élimination rapide des parties végétales mortes ou malades.
L'Anthracnose
L'anthracnose se présente comme des taches brun foncé sur les feuilles et les tiges, qui peuvent s’étendre. Ces taches peuvent provoquer le dessèchement des feuilles et, dans les cas graves, le dépérissement des rameaux. Une bonne hygiène et une circulation d'air adéquate sont essentielles pour prévenir cette maladie.
La Fumagine
Ces taches ressemblent à de la suie. Il s'agit de fumagine, un champignon qui se développe sur le miellat produit par les pucerons et les cochenilles. La fumagine en elle-même n'est pas directement parasitaire pour la plante, mais elle recouvre les feuilles, réduisant la photosynthèse et affaiblissant ainsi le bonsaï. Le traitement principal consiste à éradiquer les insectes suceurs qui produisent le miellat.
Le Phytophthora
Il faut agir vite car il s'agit certainement du Phytophthora. Ce champignon se développe sur les racines en cas d'excès d'humidité, provoquant la pourriture des racines. En prévention, utilisez un substrat bien drainant, respectez les fréquences d'arrosage, et rempotez votre bonsaï régulièrement afin d'éviter le tassement du substrat. Lorsque la plante est atteinte, supprimez les parties atteintes et traitez à l'Aliette.

Pour les bonsaïs d'extérieur, notamment, des ravageurs ou des parasites végétaux et bactériens peuvent attaquer l'arbre. Les champignons nuisibles sont rares sur les bonsaïs, il ne faut pas les confondre avec la mycorhize, qui, elle, est utile. La meilleure mesure contre la moisissure, l’oïdium et les champignons nuisibles est également ici la prévention. Voici comment procéder au mieux : choisir un endroit adapté, fertiliser et arroser selon les besoins, éviter l’eau stagnante et le stress dû à la sécheresse. Utilisez toujours des outils propres et désinfectés pour la plantation, les soins et la taille. Cela limite la propagation des maladies. Si un arbre est attaqué par un champignon nuisible et que l'infection est trop avancée, il vous faudra le détruire dans le pire des cas pour éviter toute contamination à d'autres plantes.
La Symbiose Mycorhizienne : Des Alliés Indispensables pour le Bonsaï
Au-delà des champignons nuisibles, il existe une catégorie de champignons dont la présence est non seulement bénéfique, mais souvent vitale pour le bonsaï : les mycorhizes. Mycorhize, traduit littéralement, signifie "racine de champignon" (mykes = champignon, rhiza = racine). Ce terme est très approprié mais aussi trompeur, car la mycorhize est le résultat d’un partenariat étroit entre différents champignons et plantes, en particulier entre les racines des plantes. Un tel partenariat s'appelle une symbiose et vise toujours au profit des deux partenaires.
La présence de mycorhizes est connue depuis longtemps. Déjà en l’an 1885, les rapports de la Société botanique allemande contenaient un article détaillé sur ce sujet. Depuis, de nombreuses recherches ont été effectuées. Par exemple, on sait que les mycorhizes sont un phénomène très commun de la nature. Elle survient très fréquemment et dans de nombreuses variantes, ce qui permet aux deux partenaires de mieux s'affirmer dans la nature. Environ 80% des plantes terrestres sont capables de former une symbiose avec des champignons mycorhiziens. D'autre part, il existe environ 5000 types de champignons mycorhiziens, démontrant la diversité de cette interaction essentielle. Le fait que les plantes qui ont à disposition peu de nutriments, notamment dans les régions froides, développent ces associations souligne également l'importance d'une symbiose mycorhizienne. De nombreuses plantes en sont même dépendantes et ne pourraient survivre sans l'aide de ce champignon.
Comment les Mycorhizes Bénéficient aux Bonsaïs
Les champignons mycorhiziens pour le terreau sont maintenant produits à l'échelle industrielle et sont souvent ajoutés aux substrats de plantation (par exemple, le sol pour bonsaï Cuxin) lorsqu'ils sont emballés. Les bonsaïstes mélangent souvent les mycorhizes au sol pour bonsaï, en particulier dans les substrats minéraux tels que l’Akadama, le Kiryu et la Kanuma, car ces substrats peuvent être pauvres en matière organique naturellement.
Le mycélium fongique mycorhizien s'étend souvent sur de grandes surfaces, bien au-delà de la portée des racines de la plante. Grâce à la connexion avec la racine de l'arbre, l'approvisionnement du sol en eau et en sels nutritifs est beaucoup plus disponible pour la plante. De plus, la surface des racines est considérablement augmentée par le mycélium fongique, ce qui se traduit également par une meilleure absorption de l’eau et des nutriments. Les protons (ions d’hydrogène) sont également libérés dans la terre et, en retour, les ions de phosphore sont absorbés, facilitant ainsi l'accès à des éléments nutritifs essentiels.
Mais cela n'est pas tout. Les champignons mycorhiziens, bien évidemment, n'alimentent pas leur hôte de façon totalement désintéressée. Contrairement aux plantes, les champignons ne peuvent pas effectuer la photosynthèse, c'est-à-dire qu’ils ne gagnent pas d'énergie de la lumière. Ils dépendent toujours de l'approvisionnement en matière organique, qu'elle soit morte (saprophytes, sapros = pourri, pourriture ; phyton = plante) ou vivante (champignons parasites, par = à côté de ; sitos = mixte). Dans le cas des mycorhizes, les champignons reçoivent des sucres produits par la photosynthèse de la plante, en échange des nutriments qu'ils lui apportent.
Diversité des Mycorhizes
Il existe différents types de mycorhizes, chacun ayant des caractéristiques distinctes dans son interaction avec les racines des plantes.
Ectomycorhize (Mycorhize ectotrophique)
Les champignons ectomycorhiziens connus sont par exemple : les bolets, les champignons à feuilles de tubercules, les cèpes ou les truffes. Ils préfèrent les sols acides (pH 4-5). Dans l'ectomycorhize, l'ensemble du système racinaire fin de la plante est entouré d'une gaine mycélienne dense. Les hyphes fongiques pénètrent dans l'écorce de la racine et forment un tissu intercellulaire entre les cellules de l'épiderme racinaire, sans toutefois pénétrer les cellules elles-mêmes. Il est frappant de constater qu'il existe de nombreux champignons ectomycorhiziens différents. De plus, une espèce végétale peut partiellement entrer en symbiose avec de nombreux ectomycorhizes. Au moins 199 symbioses différentes ont été trouvées dans le bouleau, illustrant cette complexité.
Endomycorhize (Mycorhize endotrophique)
Dans l'endomycorhize, l'interaction entre la plante et le champignon est encore plus étroite. Un champignon endomycorhizien pénètre directement dans les cellules racinaires avec ses hyphes. Cela se produit grâce aux enzymes que le champignon libère. Les hyphes qui sont pénétrés dans la cellule sont appelés haustoriums. Le myrtillier est une plante bien connue qui croît toujours en symbiose avec les champignons ectomycorhiziens. Il pousse généralement sur des sols pauvres en nutriments et acides et est absolument dépendant de ses mycorhizes.
Mycorhize VA (Vésiculo-arbusculaire)
La mycorhize VA est la plus courante et elle peut être trouvée dans presque toutes les familles de plantes. Malgré cette grande importance, il n'existe que 30 types différents de mycorhizes VA. Ceux-ci appartiennent principalement au genre Glomus et sont capables d'entrer en symbiose avec un très grand nombre de plantes. Il n'y a presque aucune famille de plantes qui n'est pas associée aux mycorhizes VA. La mycorhize VA est souvent comptée parmi les endomycorhizes en raison de la pénétration intracellulaire des hyphes.

Au-delà des Champignons : Les Autres Menaces et la Prévention Générale
Les bonsaïs sains sont moins sensibles aux ravageurs. Pour ce faire, fertilisez-les de façon conséquente et assurez un arrosage adapté : ni trop, ni trop peu ! Observez régulièrement vos bonsaïs afin d’identifier la présence de ravageurs suffisamment tôt. Souvent, il suffit de les retirer manuellement, de nettoyer la plante et de procéder à une lutte naturelle contre les ravageurs. L'utilisation d'huile d'hiver agit également préventivement, surtout pour les arbres méditerranéens, en les protégeant durant les phases froides. En cas d’urgence, vous pouvez employer des produits chimiques spécifiques (à doser comme les grandes plantes normales), en veillant toutefois à conserver les insectes utiles.
Les Bactéries
Les bactéries peuvent aussi affecter le bonsaï et conduire à des complications graves au niveau du développement de l'arbre miniature. Ces dernières ressemblent beaucoup à des champignons et se développent presque de la même manière, favorisées par des conditions humides. On reconnaît les bactéries sur un bonsaï par des taches qui peuvent s’étendre, mais aussi qui peuvent amaigrir l’arbre. Le feu bactérien a pour symptôme un flétrissement précoce des feuilles et le noircissement. Les taches bactériennes, comme l’indique leur nom, se manifestent par des parties tachetées en noir ou brun avec un contour jauni sur les feuilles.
Les Ravageurs
Cela peut surprendre, mais de nombreux nuisibles et parasites peuvent s’en prendre à votre bonsaï à cause de sa sève. Ces derniers peuvent nuire à la santé de la plante et, dans le pire des cas, conduire à sa mort.
- Pucerons : Ce sont de petits insectes verts ou noirs que vous pouvez souvent remarquer sur les tiges et feuilles enroulées. On remarquera également la présence de fourmis autour du bonsaï, car elles « élèvent » les pucerons pour recueillir leur miellat.
- Cochenilles : Ces nuisibles se présentent comme de petits amas cotonneux ou des carapaces brunes sur les branches et feuilles collantes. On les reconnaît au fait qu'elles forment un bouclier fixé sur les feuilles. Elles sont blanches, marron, grises ou même parfois recouvertes d'un cocon fibreux.
- Araignées rouges : Ces bestioles peuvent jaunir les feuilles de votre arbre. Leur présence se constate par de fines toiles au verso des branches. Les acariens se développent en présence de chaleur et d'une atmosphère sèche. Privilégiez donc une atmosphère humide. En cas d'infestation, mouillez régulièrement le feuillage en insistant sur le revers.
- Mouches blanches : On les appelle également les mouches blanches des serres. Ils se trouvent généralement sur le revers des feuilles et s'envolent au moindre contact. On les trouvera uniquement sur les végétaux en intérieur ou en serre. Traitez votre bonsaï avec un insecticide à base de bifenthrine pour éliminer les adultes, puis du buprofézine pour éliminer les larves.
- Chenilles : Les attaques de chenilles peuvent être spectaculaires, causant des dégâts foliaires importants.
Les Maladies Physiologiques
Les maladies physiologiques des bonsaïs sont généralement imputables à des erreurs d’entretien. On peut notamment citer la chlorose qui se manifeste par un jaunissement des feuilles, signe d’un arrosage excessif, lié à un pot trop étroit ou un manque de fer ou d’azote. Il y a aussi la déshydratation, en raison d’un air trop sec ou d’un manque d’eau. Pour y remédier, il faut adopter un arrosage plus adéquat. Utiliser un plateau d’eau sous le bonsaï permet aussi d’accroître l’humidité ambiante. Enfin, les brûlures de soleil liées à une exposition au soleil direct tout au long de la journée peuvent aussi être fatales au bonsaï. Néanmoins, elles peuvent être atténuées par un placement mi-ombreux, ou un arrosage en heure fraîche.
Lichens, Mousses et Mauvaises Herbes
Après de longues phases pluvieuses, les lichens et les mousses se développent sur les branches et les troncs des arbres et des buissons. Ils ne représentent pas un problème direct pour les bonsaïs, mais sont généralement retirés pour des raisons esthétiques et afin d’éviter qu’ils n’offrent un abri aux champignons nuisibles. Les mauvaises herbes comme la sagine subulée, le trèfle et l’hépatique retirent au bonsaï des nutriments et de l’eau tout en altérant son apparence. Il est donc recommandé de les éliminer régulièrement.
Pour entretenir efficacement un bonsaï, un suivi régulier et un maintien des bonnes conditions de culture sont primordiaux. Nettoyez vos outils avant et après utilisation, mastiquez les grosses plaies et observez votre bonsaï à la loupe régulièrement pour détecter les problèmes dès leur apparition. Si vous avez des doutes sur la marche à suivre pour traiter votre bonsaï, n'hésitez pas à vous renseigner auprès de bonsaïka confirmés via des forums, des expositions, ou dans des clubs proches de chez vous. Une photo du problème sera toujours plus efficace qu'un long discours pour obtenir des conseils précis.
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