Le Château de Montgeron et l'Écrin Verdoyant de la Pelouse : Une Histoire Riche et un Patrimoine Préservé

Montgeron, ville de l'Essonne en région Île-de-France, est une localité limitrophe du Val de Marne, située à 19 km au sud-est de Paris. Nichée entre la vallée de la Seine, le cours de l'Yerres et l'orée de la forêt de Sénart, elle offre un cadre verdoyant et un riche patrimoine historique. De sa première mention au XIIe siècle à son rôle de rendez-vous de chasse royal, en passant par son essor bourgeois et sa préservation contemporaine, l'histoire de Montgeron est étroitement liée à celle de ses châteaux successifs et de son emblématique "Pelouse".

Vue aérienne de Montgeron et de la Pelouse

Les Origines Médiévales et la Famille Budé

Le nom de Montgeron apparaît pour la première fois en 1147, dans un parchemin de l’abbaye de Saint-Maur qui mentionne la possession d’une vigne, au « mons Gisonis ». Ce n’est alors qu’une simple vigne entourant une chapelle sur le Mont de Gison. Sur les terres de Montgeron, plusieurs seigneurs se succéderont au fil des siècles.

La Maison des Budé, une famille de grands bourgeois établie à Paris sous le règne de Charles V, joue un rôle significatif dans l'histoire primitive de Montgeron. Possesseurs d’offices royaux, ils se distinguent dans la magistrature, les sciences et la diplomatie. Guillaume Budé, Ier du nom, est mentionné dans un registre de la chambre des comptes de Paris de l’an 1340, marquant le début de l'ascension sociale de la famille. Le fils de Jean, Dreu Ier, né vers 1399, assuré de la bienveillance de Charles VII, achète, dans les dernières années de la guerre de Cent ans, des terres que leurs possesseurs ruinés par la guerre revendent à bon compte. Guillaume, frère de Dreu II et petit-fils de Dreu Ier, né en 1467, s’illustre dans le domaine des Lettres et devient bibliothécaire de François Ier.

Les Budé, très proches du pouvoir royal pendant pratiquement un siècle, s’efforcent d’asseoir leur position. Dreu Budé fait construire un château sur le domaine de Montgeron au XVIe siècle. Cependant, malgré leurs efforts, les Budé ne parviennent pas à se maintenir durablement parmi les puissants. Le grand nombre d’enfants qu’élève chaque génération et les partages incessants qui en découlent en sont probablement la cause. Jean II, fils de Dreu Ier, est père de huit garçons et de sept filles. Son fils aîné, Dreu II, a dix enfants. Jean III, à la mort de Dreu II, devient seigneur d’Yerres, Bagnaux et Villiers, tandis que Louis L’Aîné, le cinquième fils, reçoit en partage le domaine de Montgeron. Ce premier château des Budé ne laissera que peu de traces, car il sera détruit ultérieurement par la famille des Carré.

Les Grands Commis de l'État : Brûlart et Carré

Au XVIe et XVIIe siècles, Montgeron passe entre les mains de grandes familles de commis de l'État, laissant chacune leur empreinte sur le domaine.

Les Brûlart de Sillery

Issu d’une famille de magistrats originaire de Champagne, Nicolas Brûlart de Sillery, né en 1554, devient conseiller puis Président à mortier au Parlement de Paris à partir de 1597. Il mène en parallèle une carrière diplomatique, occupant la fonction de chancelier du royaume pendant plus de quinze ans. Choisi par Henri IV, gardé par Marie de Médicis, écarté par le maréchal d’Ancre, rappelé par Luynes, il mène une carrière effacée dominée par le favori de Louis XIII. Sillery est décrit comme un homme d’expérience, écrivant bien et beaucoup, doux, facile et insinuant.

Il obtient pour son fils, Pierre, vicomte de Puisieux, né vers 1583, la fonction de secrétaire d’État aux Affaires étrangères, poste qu'il occupe de 1617 à 1626. Occupés par leur carrière politique et toute leur énergie tournée ailleurs, les Sillery, père et fils, se bornent à utiliser le domaine de Montgeron, sans entreprendre de transformations notoires. Bien qu'ils amassent une grande fortune et contractent des alliances utiles, ils ne sont pas de taille à lutter contre l’influence grandissante de Richelieu. Le 3 février 1624, Louis XIII leur demande de se retirer sur leurs terres de Champagne. Nicolas Brûlart ne survit pas longtemps à sa disgrâce, tandis que Pierre rejoint ses terres de Montgeron et prend goût aux charmes de la campagne. Il y meurt en 1640.

La Famille Carré et la Création de la Pelouse

Les Carré, une famille de magistrats parisiens et d’intendants de province, succèdent aux Brûlart en 1642. Sous leur propriété, le domaine de Montgeron connaît des transformations majeures. La famille des Carré détruit l'ancien château des Budé pour édifier un nouveau château à la Mansart.

C'est Guy II Carré, vers 1700, qui entreprend un projet architectural ambitieux, à l’imitation du modèle versaillais. Il fait ouvrir trois grandes avenues à partir de la cour d’honneur du château, en patte d’oie. Aujourd’hui, seule subsiste la « Pelouse », qui formait la branche centrale de ce trident. Elle était alors considérée comme « la plus belle avenue qui se puisse voir dans les environs de Paris ». Cette longue avenue, qui conduisait à la forêt de Sénart, est délimitée par une double rangée d’arbres et s’étend sur environ 1,4 kilomètre, suivant une perspective soignée.

Plan des avenues en patte d'oie du château de Montgeron

Le château, conçu sous les Carré, était un édifice de grès situé à l'emplacement de l'actuel lycée de Montgeron (aujourd’hui le lycée Rosa Parks). La grille de l’entrée d’honneur du château est encore en place, faisant face à l’avenue de la Grange, dite « La Pelouse », allée engazonnée et plantée d’arbres d’alignement que prolonge la route forestière du Château, reliant le château à la forêt. Cette patte d'oie est devenue aujourd'hui la place de l’Europe, mais la grille d’entrée d’honneur, disposée dans l’axe de la façade sud-est de l’ancien château, est toujours présente.

Avec la Révolution française, l'avenue perd son statut royal. Selon certains écrits, elle devint une terre de labours vers 1850. Cependant, vendue par la famille de La Grange à la commune en 1918, elle devait rester un lieu de verdure et de promenade, préservant ainsi son caractère historique et paysager.

Les Chasses Royales et les Financiers du XVIIIe Siècle

Au XVIIIe siècle, le domaine de Montgeron gagne en prestige et devient un point d'intérêt pour la royauté française.

Montgeron, Base des Chasses Royales

Louis XV et Louis XVI décident de faire de ce domaine réputé l’un des points de départs des chasses royales en forêt de Sénart. Ancienne entrée du château de Montgeron, la Pelouse traverse la commune sur 1,3 kilomètre, de la place de l’Europe jusqu’à la forêt de Sénart. Point de départ pour la poursuite du gibier sous Louis XIV, Montgeron devint l’une des bases privilégiées de chasses en forêt de Sénart sous Louis XV. Cet ancien domaine bourgeois devint, en 1775, le siège de la capitainerie royale des chasses de Sénart, et la future ville fut un rendez-vous de chasse du Comte de Provence (frère du roi) à compter de 1775. La décision d’étendre l’avenue revient à Louis XV qui veut en faire une allée de chasse. En 1744, il achète les terrains de religieuses de Saint-Antoine-des-Champs, entre l’avenue et la forêt. Le prolongement de la voie seigneuriale obéit aux critères esthétiques de l’art des jardins mis à l’honneur par Le Nôtre à Versailles et dans plusieurs châteaux d’Île de France. L’avenue s’élargit progressivement et régulièrement jusqu’à la forêt.

Les Propriétaires Financiers et les Aménagements Paysagers

Michel Henry Fabus, « écuyer, conseiller-secrétaire du roi, maison, couronne de France et de ses finances, receveur général des domaines et bois de la généralité de Paris et trésorier général des Invalides », entre en possession de la seigneurie en 1753. Il en reste propriétaire jusqu’en 1768, date à laquelle les Syndics de la direction de ses créanciers l’obligent à vendre pour payer ses dettes. Dans l’intervalle, il installe des bosquets ornés de sculptures, des parterres de gazon, coupés de banquettes de charmilles, le grand canal et les bassins du potager.

À la suite des saisies des biens de Michel Henry Fabus entre 1762 et 1764, Montgeron est adjugé, en 1767-1768, à Anne Gabriel Henry Bernard, marquis de Boulainvilliers. Fils de Gabriel Bernard de Rieux, seigneur de Passy, le marquis de Boulainvilliers est le petit-fils du financier Samuel Bernard. J.A. Dulaure écrit à propos de Montgeron dans sa Nouvelle description des environs de Paris, qu’il dédie au roi de Suède : « Le château, par son heureuse situation, jouit d’une vue très étendue et très agréable. » À la veille de la Révolution française, l’ensemble est réputé pour sa magnificence. Son territoire dépasse la centaine d’hectares. Épousant le tracé du « chemin de Bourgogne », Montgeron fait alors partie de la banlieue aristocratique de Paris.

Le XIXe Siècle : Villégiature Bourgeoise et Transformations

Le XIXe siècle marque une nouvelle ère pour Montgeron, qui devient une destination prisée de la bourgeoisie parisienne et un lieu d'inspiration artistique.

La Pelouse : Un Lieu de Promenade et de Récréation

Au XIXe siècle, Montgeron est appréciée par de nombreuses familles bourgeoises qui y installent leur demeure secondaire, comme en témoignent les quelques belles maisons d’époque qui agrémentent encore aujourd’hui le paysage de la ville. La Pelouse, ancienne entrée du château de Montgeron aujourd’hui disparu, traverse la commune sur 1,3 kilomètre de la place de l’Europe jusqu’à la forêt de Sénart. Site exceptionnel par la longueur et la beauté de sa perspective arborée « à la Le Nôtre », la Pelouse est aussi appelée « avenue de la Grange ».

Après la Révolution, l’avenue demeure la propriété des châtelains. À la fin du XIXe siècle, son propriétaire, le Marquis de la Grange, décide d’en autoriser l’accès au public. La comtesse Gisèle d’Esclaibes d’Hust, née de la Grange, se sépare de ses biens après la perte de son époux, le comte Gérard d’Esclaibes d’Hust, tué au front en 1914, et de son fils Raymond, en 1916. La commune est alors une destination de villégiature privilégiée par la bourgeoisie parisienne et cette allée devient naturellement un lieu de promenade apprécié. Mais elle est également utilisée pour organiser de nombreuses fêtes populaires ! Sous l’impulsion du marquis de la Grange, les rendez-vous se développent : grande kermesse à l’occasion de la fête patronale, remise des prix aux écoliers, concours de musique et fêtes patriotiques, qui se multiplient avec la montée du nationalisme à la veille de la Grande Guerre. Le 16 mai 1912 s’y déroule même une “Fête de l’aviation”, un thème particulièrement populaire à cette époque.

Le 21 janvier 1918, la ville se rend définitivement propriétaire de La Pelouse, rachetée 50 000 francs selon des clauses très précises. Il est à noter qu'en 1759, il ne restait qu'une seule des trois allées en patte d'oie ouvertes par Guy II Carré, comme en atteste l'Atlas des généralités de France.

Le Château de Rottembourg et les Artistes

Au XIXe siècle, le château de Rottembourg, construit au début du XVIIIe siècle, appartenait au Général Henri de Rottembourg, baron d'Empire et propriétaire du château de 1823 à 1856. Ce château est également lié à l'histoire de l'art. De 1868 à 1877, il est la résidence d’Ernest Hoschedé, négociant parisien et grand collectionneur, ami de Claude Monet. Durant l’été 1876, l’artiste y peint quatre toiles pour décorer le salon, dont les célèbres Dindons, exposés au Musée d’Orsay. Jusqu’en 1988, le domaine abrite les carmélites de Saint-Denis. Le site accueille aujourd’hui des prêtres en retraite ainsi que les religieuses de la Charité du Sacré-Cœur de Jésus.

Entre 1879 et 1897, le peintre Carolus-Duran, portraitiste du Tout-Paris, venait y passer ses étés au Pavillon du Moustier, dont le pavillon d’entrée date du début du XVIIe siècle et la demeure en elle-même du XVIIIe.

Tableau

Les Autres Trésors de Montgeron

Montgeron ne se limite pas à son ancien château et à la Pelouse, la ville abrite d'autres édifices et sites d'intérêt qui témoignent de sa riche histoire.

Le Moulin de Senlis

Situé à l’emplacement d’un ancien gué sur la voie romaine entre Paris et Sens, ce moulin à eau fut très actif jusqu’au XIXe siècle. Autrefois, l’Yerres comptait plus d’une vingtaine de moulins sur ses berges, dont les plus calmes étaient occupées par les moulins à farine. À proximité du plateau céréalier de la Brie et du marché parisien, le moulin jouait alors, comme les autres moulins de la vallée, un rôle économique important. L’existence d’un moulin à cet emplacement est attestée dès la fin du XVe siècle.

En 1901, Eugène-Émile Esnault-Pelterie, l’architecte du Musée Grévin à Paris, devient propriétaire et donne au Moulin de Senlis sa silhouette néo-gothique actuelle (ajout de créneaux, arcs-boutants, rosace…). Il en fait un lieu de villégiature mondaine qui accueille des hôtes célèbres. Cette période prend fin après la Première Guerre Mondiale. D’autres propriétaires se succèdent entre 1927 et 1953, date à laquelle Sophie Michaïlovna Zernov, médecin russe, achète le domaine pour le compte d’une association russe. En 1957-1958, une chapelle orthodoxe dédiée à Séraphin de Sarov est construite par l’association. Elle accueille une iconostase remarquable peinte par le père Grégoire Krug. Des litiges internes à l’association apparaissent au milieu des années 2000, entraînant de nombreuses actions en justice. Dans ce contexte, la situation de l’association est fragilisée et les bâtiments souffrent d’un manque d’entretien grave. Des arrêtés d’insalubrité sont pris par l’État dès 2013. Le 10 décembre 2018, le Préfet de Région inscrit le domaine au titre des Monuments Historiques.

Le Château de Chalandray

Le hameau de Chalandray a longtemps été indépendant du village de Montgeron. Ce n’est qu’à partir de la Révolution française qu’il a été rattaché à la commune. Chalandray était un petit hameau excentré. Son périmètre s’étendait de l’actuelle avenue de la République jusqu’à la plaine en bord de l’Yerres. Il était bordé au Nord par la route de Crosne (actuelle rue du Général Leclerc) et s’étendait au Sud jusqu’à l’emplacement où se trouve aujourd’hui le marché Saint-Hubert. L’origine de la construction du château de Chalandray remonte à 1730. À cette époque, Jacques Parat de Vareilles, receveur général des Finances du Royaume, fait l’acquisition du domaine. Il décide d’y faire construire une vaste demeure bourgeoise, désignée de nos jours sous le nom de Château de Chalandray. Le domaine fut cédé à la commune en 1946. Malgré son apparence classique, la façade actuelle est un pastiche réalisé au XIXe siècle. Depuis 1989, le château abrite le conservatoire de musique, de danse et de théâtre Pablo Casals.

À partir de la Révolution et du rattachement de Chalandray à la commune de Montgeron, le domaine fut démantelé peu à peu. L’arrivée du chemin de fer à Montgeron en 1849 a contribué à modifier profondément ce secteur. En 1926, le propriétaire du château, Jean-Baptiste Herrgoot, décide de vendre une grande partie du parc à un promoteur, afin qu’un lotissement y soit construit.

L'Église et le Monument aux Morts

L’ancienne église du XIIe siècle, située face à l’entrée latérale du château seigneurial, a été détruite en 1855. C’est un édifice néo-médiéval dont l’élément le plus remarquable est le décor intérieur, réalisé en 1941. Un monument commémoratif, orné d’un Saint-Jacques sculpté, rappelle l’emplacement de cette ancienne église aujourd’hui disparue. Trois éléments de colonnes provenant de l’ancien sanctuaire ont été réemployés dans le monument, conçu par Christian Henry et assemblé par Constantin Spourdos. La sculpture est l’œuvre de Catherine Perruche. La place de Rottembourg est ainsi nommée en l’honneur du général Henri de Rottembourg.

Environ 750 Montgeronnais ont été mobilisés pendant la Grande Guerre. Le 16 février 1919, le Conseil municipal décide la création d’un monument aux Morts. Contrairement à beaucoup de villes de l’époque qui achètent des monuments « prêts à construire », la commune fait le choix de confier le projet au Montgeronnais Paul-Marcel Dammann. Sculpteur et graveur en médailles, cet artiste de renom est né à Montgeron en 1885. Élève de Jules Chaplain, l’un des plus grands médailleurs de la fin du XIXe siècle, il obtient le Grand Prix de Rome en 1908. Combattant de la Grande Guerre comme ses quatre frères, Paul-Marcel, porté disparu dès les premiers engagements sur la Marne, est en réalité prisonnier et passe tout le temps de la guerre en captivité. Des circonstances qui l’incitent à accepter ce projet en dépit du fait qu’il n’est pas un spécialiste de la sculpture. Le jury montgeronnais retient son projet de Monument aux Morts à l’été 1921. Inaugurée le 3 décembre 1922, l’œuvre frappe par sa qualité artistique et par le style très personnel de son auteur. Au centre d’une travée dorique, une Victoire aux ailes déployées distribue les lauriers glorieux aux héros montgeronnais dont les noms sont gravés sur l’embasement.

Montgeron au XXe et XXIe Siècles : Entre Modernité et Préservation

Au XXe siècle, Montgeron connaît une urbanisation significative, mais s'attache également à préserver son patrimoine et son environnement.

Le Premier Tour de France et les Restaurants d'Enfants

Le café-restaurant du Réveil-Matin est un lieu historique où fut donné le départ en 1903 du premier Tour de France cycliste.

Photo du départ du premier Tour de France à Montgeron en 1903

Le 1er Tour de France en 1903, ils s'en souviennent

En 1947, Raymond Paumier crée à Montgeron les restaurants d'enfants, une figure historique montgeronnaise qui a marqué la vie sociale de la commune.

La Médiathèque Carré d'Art

La Région a attribué 651 576 euros pour la construction de la médiathèque et 6 344 euros pour son informatisation à la ville de Montgeron (91). Avec une superficie de 1645 m², la toute nouvelle médiathèque de Montgeron, dans l'Essonne, n'a rien à envier aux communes voisines. Ce véritable pôle culturel, inauguré le 16 février, est un équipement phare de la ville. Moderne et très complet, ce nouveau lieu appelé « Carré d'art » qui regroupe la médiathèque et le service culturel propose un espace pour chaque tranche d'âge. Avec un fond important de livres, journaux, documentation et disques et vidéos, la médiathèque répond aux besoins des 21 000 habitants de la commune. Ce lieu convivial de rencontres pour toutes les générations est dédié à la lecture publique, mais est également largement ouvert aux nouveaux médias, aux nouvelles technologies de la communication et de l'information. Il est organisé en cinq pôles. L'espace jeunesse s'adresse aux enfants (du tout-petit à 14 ans) avec un coin « heure du conte » pour les plus jeunes et un atelier manuel pour les scolaires. L'espace image et son est dédié aux mélomanes et aux cinéphiles avec des bornes qui donnent la possibilité d'écouter sur place. L'espace public numérique offre 10 postes informatiques en libre accès avec un animateur spécialisé. L'espace adultes dispose de livres, journaux, magazines et BD avec un espace convivial de travail. L'espace expos-conférences accueille expositions, réunions de travail, rencontres avec des artistes et des écrivains, et mini-concerts.

Les Espaces Verts et l'Environnement

Montgeron offre une multitude d'espaces verts propices à la promenade. La Pelouse, ancienne entrée du château de Montgeron aujourd'hui disparu, traverse la ville sur plus d'un kilomètre de la place de l'Europe jusqu'à la forêt de Sénart. La perspective arborée qu'offre le site évoque Le Nôtre.

On doit mentionner également les berges de l'Yerres où des cheminements ont été aménagés, formant une liaison verte entre Varennes-Jarcy et Villeneuve-Saint-Georges incluant évidemment Montgeron. La ville est par ailleurs une belle porte d'entrée de la forêt domaniale de Sénart et de ses 2500 hectares de bois et sentiers où l'on peut pratiquer footing, rando en VTT ou roller… Un cinquième de la superficie appartient au territoire communal.

Reste la Maison de l'Environnement, un espace d'information et de découverte de l'écologie. En travaux depuis la tempête de 2014, le bâtiment est fermé mais l'équipe propose toujours des animations et activités à destination du public dans d'autres lieux de la ville et le parc de 3800 m² est ouvert tous les jours de 9h à 19h.

Dans la nuit du 25 au 26 décembre 1999, la Pelouse fut touchée par la tempête dite Lothar. Face aux dégâts, une action conjointe entre les services de la ville et l’État fut mis en place pour remplacer les arbres abattus. Cet événement resserra les liens d’amitié entre Montgeron et les communes allemandes d’Eschborn et Viernau. Ouverte au public, la Pelouse offre un cadre idéal de promenade pour les Montgeronnais. Au cours de l’année, plusieurs manifestations y sont encore organisées. Cette agréable allée arborée accueille notamment la fête de la ville, la fête du printemps, le ciné plein air, ou des commémorations, comme celle de l’appel du 18 juin 1940. Sans oublier le village vacances sports qui s’y implante tout l’été ou le coach sportif les dimanches aux beaux jours. Près de 1,5 km de longueur, 609 arbres sur ses bordures et un statut protégé à perpétuité. La Pelouse, qui s'étend du lycée Rosa-Parks jusqu'à la lisière de la forêt de Sénart, est assimilée depuis des années par la population à un lieu de promenade bucolique. L'endroit fait actuellement l'objet de tous les soins de la part de la commune qui vient de lancer un plan pluriannuel de travaux. L'objectif est de rendre tout son lustre à cette ancienne allée seigneuriale dont on fêtera en 2017 le centenaire du rachat par la ville.

Le Musée Municipal Josèphe Jacquiot et les Activités Culturelles

Une autre façon d'appréhender l'histoire locale est la visite du musée municipal Josèphe Jacquiot. Cinq fonds y sont conservés et exposés : estampes, médailles, icônes, pièces égyptiennes et asiatiques. Une salle est entièrement dédiée à l'histoire de Montgeron. L'entrée est gratuite.

Pour les amateurs d'art, des expositions sont régulièrement programmées à la Médiathèque du Carré d'Art.

Informations Géographiques et Démographiques

Montgeron, avec un code postal 91230, se situe à une latitude de 48.7038590 (N 48° 42’ 14”) et une longitude de 2.4604529 (E 2° 27’ 38”). Son altitude varie de 31m à 88m sur une superficie de 11.22 km². La population actuelle de Montgeron est d'environ 24 217 habitants, avec une densité de 2158 habitants/km². La préfecture est Evry, située à 19.4 km, soit environ 19 minutes de trajet. Le code Insee est 91421, et la commune fait partie de l'intercommunalité CA Val d'Yerres Val de Seine, du département de l'Essonne et de la région Île-de-France.

L'urbanisation de la moitié du nord du territoire a dopé la démographie durant le XXe siècle, passant de 2300 habitants en 1901 à plus de 23 000 aujourd'hui, via des zones pavillonnaires et grands ensembles. Parallèlement, des zones d'activité (industrie, tertiaire, commerces) ont été implantées. Pour autant, le riche patrimoine historique et son cadre naturel préservé font toujours de Montgeron une ville réputée.

Événements et Festivités

La ville de Montgeron propose un calendrier d'événements et de festivités tout au long de l'année. En mai, se déroule un meeting international d'athlétisme. En juin, la fête de la ville et la fête de l'été animent la commune avec des concerts, spectacles de rue et animations ludiques. En juillet-août, des projections de cinéma en plein air sont organisées sur la Pelouse. Le premier samedi de septembre, le forum des associations se tient au gymnase Picot et au gymnase De Coubertin, proposant animations sportives, ateliers et jeux. À compter de la mi-décembre, un marché de Noël, une fête du jeu, des animations musicales et ludiques sont organisés place de Rottembourg et en forêt. Par ailleurs, le marché couvert, situé à l'angle de la rue Saint-Hubert et de l'avenue de la République, est ouvert le mercredi matin et le samedi matin, offrant une part belle aux produits du terroir d'Île-de-France.

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