Composter ses déchets représente une démarche écologique fondamentale, permettant de produire son propre amendement et de nourrir efficacement son jardin. Ce processus naturel transforme nos résidus organiques en une ressource précieuse, réduisant ainsi la quantité de déchets à gérer par les communes. Le compostage est une pratique d'une grande valeur, tant pour les jardiniers expérimentés que pour ceux qui débutent, y compris ceux qui vivent en appartement. Il s'agit d'une imitation par l'homme de ce qu'il se passe naturellement en forêt lors de la formation de l'humus. Pour autant, organiser son propre compost soulève souvent de nombreuses questions, notamment concernant les types de déchets à y incorporer. Parmi les éléments couramment rencontrés dans nos cuisines, le chou, et en particulier le chou rouge, constitue un excellent candidat pour le compostage. Ce guide détaillé explorera comment intégrer au mieux ce légume dans votre composteur, tout en abordant les principes fondamentaux pour réussir votre compost.
Le Chou dans le Compost : Un Acteur Essentiel de la Biodégradation
Oui, vous pouvez tout à fait composter le chou rouge ! Que ce soit les feuilles, les épluchures ou même le trognon, ce légume est entièrement biodégradable et constitue un excellent apport pour votre bac à compost. Le chou rouge appartient à la famille des brassicacées (ou crucifères), aux côtés du brocoli, du chou-fleur et du chou vert. En matière de compostage des crucifères, le chou rouge est classé comme une matière verte, c’est-à-dire riche en azote. L’azote est un élément essentiel pour nourrir les bactéries responsables de la décomposition de la matière organique.
Une bonne nouvelle supplémentaire est que les pigments qui donnent sa couleur violacée au chou rouge, appelés anthocyanes, ne présentent aucun risque de toxicité pour le compost. Ils se dégradent naturellement au fil du processus de décomposition. Ainsi, la question de savoir si les pigments du chou rouge peuvent être toxiques pour le compost est clairement résolue par la négative : les anthocyanes, responsables de la couleur violacée du chou rouge, se dégradent naturellement au cours de la décomposition. Toutes les parties du chou rouge peuvent rejoindre votre composteur, ce qui en fait un déchet de cuisine particulièrement valorisable.

Préparer le Chou pour un Compostage Efficace
La préparation du chou est une étape cruciale pour accélérer sa décomposition et optimiser le processus de compostage. C’est le conseil numéro un pour composter les feuilles de chou comme le trognon. Plus les morceaux sont petits, plus la décomposition est rapide.
Les feuilles de chou rouge et les épluchures de chou rouge sont les parties les plus faciles à composter. Pour accélérer le processus, il est recommandé de découper les feuilles en morceaux de 5 à 10 cm. Cette simple action augmente considérablement la surface de contact avec les micro-organismes et les lombrics, ce qui favorise une décomposition plus rapide et plus homogène de la matière organique.
Le trognon de chou, en revanche, est la partie la plus récalcitrante au compostage. Dense et ligneux, il peut mettre plusieurs mois à se décomposer entièrement s’il est ajouté en entier dans le composteur. La solution pour faciliter sa dégradation consiste à couper le trognon en petits morceaux de 2 à 3 cm. Encore mieux, le broyer à l’aide d’un broyeur de jardin avant de l’intégrer au compost permet une décomposition encore plus rapide et complète. Cette fragmentation est essentielle pour les éléments plus coriaces.
En ce qui concerne le chou cuit, le chou rouge cuit à l’eau ou à la vapeur, sans ajout de matière grasse, peut être composté sans problème. Il est important de noter que le chou cru se décompose plus rapidement que le chou cuit, mais les deux peuvent être compostés. En revanche, il est impératif d’éviter d’ajouter dans un composteur domestique classique des restes de chou rouge assaisonnés, gras ou vinaigrés. Les matières grasses ralentissent la décomposition, peuvent générer des odeurs désagréables et risquent d’attirer des nuisibles. Cela s'applique également aux restes de nourriture cuisinée (crudités en sauce, légumes cuits à l’huile ou au beurre), qui sont à proscrire, surtout dans un lombricomposteur.
Optimiser le Compostage du Chou : Techniques et Précautions
Pour que le chou rouge se composte très bien, il est essentiel de respecter quelques règles simples qui garantissent l'efficacité du processus et préviennent les désagréments. Le premier de ces principes est, comme mentionné, la taille des morceaux : plus les morceaux sont petits, plus la décomposition est rapide.
Une autre pratique fondamentale est de ne jamais laisser vos déchets de chou rouge en surface. Il convient de les enfouir au cœur du tas ou sous une couche de matière brune. Cette action permet non seulement d'éviter les odeurs et d'attirer les nuisibles, mais aussi de favoriser une décomposition plus efficace en maintenant l'humidité et la chaleur nécessaires.
Le chou rouge est une matière azotée, c’est-à-dire une matière verte. Pour maintenir un bon ratio carbone/azote dans votre composteur, il est crucial de compenser chaque apport de chou par une quantité équivalente de matière brune. Les matières brunes comprennent le carton non imprimé, les feuilles mortes, la paille, la sciure de bois ou les brindilles sèches. Cet équilibre est vital pour le bon fonctionnement du compost.
Même s’il est tout à fait légitime de composter du chou rouge, il est conseillé d’éviter d’en ajouter de grandes quantités d’un coup. Un excès de matière verte azotée peut provoquer une fermentation anaérobie, générant des odeurs désagréables. Le chou, surtout lorsqu’il est humide et compact, peut créer des zones privées d’oxygène dans le compost, ce qui entrave l'activité des micro-organismes aérobies bénéfiques. Brasser régulièrement le compost permet d’améliorer son aération, ce qui est particulièrement important après l'ajout de matières humides comme le chou. Si vous avez une grosse quantité de tonte de gazon, ne la mettez pas en une fois dans votre composteur, ce même principe s'applique au chou.
Même en suivant les bonnes pratiques, quelques désagréments peuvent parfois survenir, soulignant l'importance d'une surveillance continue. La durée de décomposition des feuilles et épluchures de chou est relativement rapide, se situant entre deux et quatre semaines dans un composteur bien aéré. Le chou ne génère pas davantage de mauvaises odeurs qu'un autre déchet de cuisine s'il est correctement intégré et équilibré.
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Le Chou dans le Lombricomposteur : Spécificités et Bonnes Pratiques
Le lombricompostage est une méthode de compostage particulière, idéale pour les espaces restreints comme les appartements, et qui permet d’obtenir un bon substrat pour les plantes du balcon. Oui, le chou rouge peut être ajouté dans un lombricomposteur, mais avec davantage de précautions que dans un composteur classique.
La première précaution consiste à hacher le chou rouge très finement avant de l’introduire dans le bac à vers. Cette fragmentation facilite le travail des vers et accélère le processus de décomposition. Ensuite, il est crucial de doser les quantités avec parcimonie : un excès de chou dans un lombricomposteur d’intérieur peut rapidement générer des odeurs désagréables, qui sont plus difficiles à gérer que dans un composteur extérieur. La prudence est donc de mise pour éviter un déséquilibre de la litière.
Les anthocyanes, responsables de la couleur violacée du chou rouge, se dégradent naturellement au cours de la décomposition et ne posent aucun problème dans un lombricomposteur. Quant aux différences entre le chou cru et cuit, les deux se compostent. Cependant, le chou cru se décompose plus rapidement, ce qui est souvent préférable pour le lombricompostage où les vers apprécient une matière plus tendre et facile à digérer.
Il est important de noter que le lombricomposteur demande juste une chaleur ambiante douce pour fonctionner de manière optimale. Certains produits qui se décomposent trop lentement risquent de s’accumuler dans le lombricomposteur, c’est pourquoi nous vous conseillons de n’en mettre que de temps en temps. De façon générale, aucun apport d’origine animale n’est accepté par le lombricomposteur qui risque alors de dégager une forte odeur de pourriture. Les restes de nourriture cuisinée (crudités en sauce, légumes cuits à l’huile ou au beurre) sont également à proscrire de ce type de système, car les matières grasses et les assaisonnements peuvent perturber l'équilibre de la litière et attirer des indésirables.
Au-Delà du Chou : Les Fondamentaux du Compostage
Le compostage est un processus naturel de dégradation de la matière organique pour obtenir un “terreau” stable et riche en éléments nutritifs, plus ou moins semblable à l’humus selon la manière dont il a été conduit. C'est l'imitation par l'homme de ce qu'il se passe naturellement en forêt lors de la formation de cet humus. Ce sont des organismes vivants qui décomposent cette matière organique : vers de terre et autres insectes (c’est ce que l’on appelle la faune épigée), bactéries, champignons.
Au cours de ce processus, la matière présente va passer par plusieurs stades de réchauffement puis de refroidissement. Pour que les macro et micro-organismes puissent bien faire leur travail, il est indispensable qu’il y ait de l’air et de l’eau. C’est pourquoi il est recommandé de fréquemment aérer le tas et de l’arroser quand le temps est sec. Varier les déchets de façon à mélanger les déchets humides et secs est également une pratique essentielle pour maintenir cet équilibre hydrique et l'aération.
Composter ses déchets permet de produire son propre amendement et nourrir son jardin. En paillage, le compost peut être utilisé au pied des arbres et arbustes, couvrant le sol pour le protéger de l’érosion et garder l’humidité. En amendement organique, il peut être incorporé dans les pots ou jardinières, ainsi que dans le potager, peu importe le lieu, pour enrichir la terre.

Diversité des Systèmes de Compostage
Plusieurs types de composts existent, chacun adapté à des besoins et des contraintes d'espace différents.
Le plus simple et courant est le compost en tas. De surface étendue, il est facile à aérer et à retourner, ce qui est un avantage majeur pour la décomposition. Par contre, il prend de la place et n’est pas très esthétique dans un petit jardin. Idéalement, il mesure 3 mètres de large sur 1,50 mètre de haut (au début), des dimensions adaptées pour assurer une bonne présence d’air.
Le compost en silo est le plus courant dans les milieux urbains, où les déchets sont dissimulés par le silo lui-même. Lorsque le contenant est en plastique, il est important d’humidifier régulièrement, car l’eau n’y pénètre pas aussi facilement que dans un tas ouvert. Les silos offrent une solution plus esthétique et compacte.
Le lombricompost est idéal en appartement, comme mentionné précédemment. Il demande juste une chaleur ambiante douce et il permet d’avoir un bon substrat pour les plantes du balcon, sans nécessiter de jardin.
Enfin, le compost en surface est tout aussi simple que le compost en tas. Il suffit de déposer les déchets directement au sol sur les planches potagères et autres. Il sera judicieux de les recouvrir par un peu de paille pour le côté esthétique et pour favoriser la décomposition par la faune du sol.
Les Composants du Compost : Matières Brunes et Matières Vertes
Pour un compostage réussi, il est crucial de comprendre la distinction et l'équilibre entre deux grandes catégories de déchets : les matières brunes et les matières vertes. Ces deux types de matériaux fournissent le carbone et l'azote nécessaires aux micro-organismes pour leur travail de décomposition.
Les matières brunes sont des déchets riches en carbone, que l’on appelle communément “le brun”. Elles apportent la structure et l'énergie nécessaire aux décomposeurs. Parmi ces matières, on trouve :
- La paille et les feuilles sèches
- Les branches et brindilles
- L'écorce et les copeaux de bois (le bois exotique peut être ajouté en petite quantité)
- Les coquilles d’œufs, préalablement écrasées
- Les coquilles de fruits secs
- Le marc de café et les sachets de thé (sans agrafe)
- Le papier et le carton (non traités, non imprimés)
- L'essuie-tout et autres serviettes en papier si non blanchis.
Les matières vertes sont des déchets riches en azote, essentielles pour la croissance et la reproduction des bactéries. Elles sont souvent plus humides. On y inclut :
- La tonte du gazon (avec parcimonie pour éviter l'excès d'humidité et d'azote d'un coup)
- Les fleurs coupées ou fanées
- Les épluchures, les restes de fruits et légumes si non traités (attention aux fruits et légumes vendus en supermarchés qui peuvent être recouverts par divers conservateurs)
- Les épluchures de pommes de terre, en petites quantités
- L'ail et autres oignons et échalotes, en petites quantités
- Les agrumes, également en petites quantités
- Les restes de repas préparés, en petites quantités, en respectant les consignes d'évitement des graisses et assaisonnements
- Le résultat de vos désherbages, les plantes que vous arrachez une fois la saison terminée comme les pieds de tomates et de courgettes. Dans le cas d’un compost en surface, vous laisserez les adventices et autres végétaux supprimés directement au sol
- Les excréments d’animaux domestiques herbivores ou granivores. Les fientes de poules et le fumier de cheval, par exemple, sont très riches en azote et peuvent rejoindre le compost.
Absolument, vous pouvez y ajouter la plupart de vos déchets de cuisine : épluchures de légumes et de fruits, marc de café, sachets de thé, coquilles d’œufs écrasées, ainsi que des déchets de jardin comme les feuilles mortes, la tonte de gazon ou les petites branches.

D'autres déchets peuvent également être intégrés :
- Viandes et poissons peuvent être intégrés dans le compost, ils se décomposent aussi bien que les autres déchets. Cependant, ils sont souvent déconseillés pour les composteurs de particuliers afin d'éviter d'attirer des animaux.
- Produits laitiers, en petites quantités.
- Cendre de bois non traité, en petite quantité.
Dans un jardin et un potager bio, on va faire encore plus attention au compost car il va influer sur le caractère bio de nos productions. Alors que mettre dans le compost bio ? Eh bien les mêmes éléments, mais en évitant tout ce qui a pu être traité : produits de la grande distribution ou d’exploitations non bio, déchets de végétaux traités.
Gestion et Entretien du Composteur : Assurer un Processus Optimal
Une fois les éléments à composter identifiés, leur intégration et l'entretien régulier du composteur sont primordiaux pour garantir un processus de décomposition sain et efficace.
La première règle est de ne pas mettre de gros éléments dans le compost. Il est essentiel de découper tout ce que vous pouvez, car vous accélérerez ainsi la décomposition en facilitant le travail des organismes décomposeurs. Cette action prépare la matière organique à être plus facilement accessible pour les bactéries et les champignons.
Il est également conseillé de ne pas mettre tous vos éléments dans le compost immédiatement. Vous pourrez ainsi trier et préparer les bonnes quantités et équilibrer les apports. Vous pourrez également humidifier les éléments qui ont séché avant de les ajouter, ce qui est crucial pour maintenir l'humidité nécessaire à l'activité microbienne.
Respectez un certain équilibre entre matières carbonées et matières azotées. Plus vous apporterez de matière verte à votre compost, plus sa décomposition sera rapide, mais moins il sera stable et riche en humus mature. Et inversement, plus vous apporterez de matières carbonées, plus la transformation sera lente, mais le résultat sera très stable et formera un véritable amendement pour votre sol. Pour un compost en tas, il est préférable d’apporter plus de la moitié de matière brune, car il s’agit d’une configuration plus proche de ce qu’il se passe dans la nature, où feuilles et branchages constituent la plus grande partie de la matière organique qui forme ensuite l’humus.
L'aération est un autre pilier de la réussite du compostage. Il est recommandé d'aérer le compost en tas ou en silo une fois par mois. Profitez de cette occasion pour vérifier en même temps s’il est assez humide et équilibré. L'humidité doit être comparable à celle d'une éponge essorée : ni trop sèche, ni détrempée. Le brassage permet non seulement d'introduire de l'oxygène, mais aussi de mélanger les différentes couches de matériaux, favorisant ainsi une décomposition homogène.
Compost et Semis : Une Application Particulière
Au-delà de son rôle d'amendement pour le jardin, le compost, une fois bien mature et affiné, peut également servir de support pour les semis, bien que cela nécessite une compréhension de ses propriétés spécifiques. Une expérience a montré l'utilisation d'un compost de déchet vert vieux de 9 mois comme support pour un semis de choux. Ce compost a été tamisé pour n'en utiliser que la fraction la plus fine, et en surface, sur un centimètre, il a été complété avec du terreau universel lui aussi tamisé. Les premiers choux (à feuille et choux-fleurs) ont rapidement germé et grandi à l'état de petites plantules.
Cependant, il est important de noter que le compost est pauvre en nutriments immédiatement assimilables. Les plants, même s'ils ont germé, peuvent avoir "faim" et même "soif" par la suite si le compost est leur seul support. La graine est autonome pour germer et envoyer sa racine, peu importe que le compost soit pauvre en nutriments directement disponibles à ce stade initial. Sa capacité de germination ne dépend pas des apports nutritifs immédiats du substrat, mais plutôt de l'humidité et de la chaleur. Pour des semis réalisés entièrement dans un support à base de compost, comme une caissette remplie de compost sur toute la profondeur sans terre de jardin dessous, il est crucial de maintenir la caissette constamment humide. Cela confirme que la gestion de l'humidité est un facteur clé, surtout avec un substrat potentiellement hydrophobe comme le compost pur.
Ces observations soulignent que si le compost mature offre un excellent milieu structurant et permet une bonne germination, son rôle en tant que source de nutriments solubles pour les jeunes plantules est limité. Pour une croissance soutenue, un apport complémentaire en terreau ou en nutriments devient nécessaire une fois que les plantules ont développé leurs premières vraies feuilles.
Les Indésirables du Compost : Ce Qu'il Faut Absolument Éviter
Pour maintenir l'efficacité de votre composteur et éviter les problèmes, il est tout aussi important de savoir ce qu'il ne faut pas y mettre. Certains déchets peuvent perturber le processus de décomposition, attirer des nuisibles, ou même contaminer votre compost et, par extension, votre jardin.
Voici une liste des déchets à ne pas intégrer dans votre compost :
- Les déchets de coupe de résineux d’ifs et de thuyas, car ils se décomposent très lentement et peuvent acidifier le compost.
- Le bois traité (peint, verni, imprégné), qui contient des substances chimiques toxiques.
- Les déchets de plantes malades, qui pourraient contaminer le compost en lui-même et les végétaux par la suite. En effet, un compost de particulier ne monte pas forcément ou suffisamment longtemps à une température susceptible de détruire les organismes pathogènes présents.
- Les déchets de viande ou poisson ne seront pas intégrés si vous craignez d’attirer des animaux (rongeurs, insectes). Bien qu'ils se décomposent, leur présence peut générer des odeurs et des nuisibles.
- Le charbon du barbecue, qui n'est pas biodégradable et n'apporte rien au compost.
- La poussière de l’aspirateur, souvent mélangée à des fibres synthétiques et des particules non organiques.
- Les mégots de cigarettes, qui contiennent des substances chimiques nocives.
- Les excréments des animaux domestiques carnivores (chiens, chats), qui peuvent contenir des agents pathogènes dangereux.
- Les graines et les noyaux de fruits qui germent difficilement ou se décomposent très lentement, et risquent de repousser dans le jardin.
- Les feuilles des végétaux qui sont vernissées comme celles du lierre ou du laurier, car elles sont coriaces et se décomposent très lentement.
- La terre et le sable en grande quantité, car ils ne se décomposent pas et alourdissent le compost.
- Les matières non organiques : plastique, verre, tissus synthétiques, métaux, etc., qui ne se décomposent pas et pollueraient le compost.
Pour le lombricomposteur en particulier, il faut être encore plus sélectif. Attention, certaines plantes insecticides ne doivent pas aller dans le lombricomposteur comme : basilic, valériane, hysope, mélisse, aster, capucine, cosmos, chrysanthème, œillet d’Inde, souci, chanvre, menthe, romarin, sauge, tanaisie, lavande, thym. De façon générale, aucun apport d’origine animale n’est accepté par le lombricomposteur qui risque alors de dégager une forte odeur de pourriture. Les restes de nourriture cuisinée (crudités en sauce, légumes cuits à l’huile ou au beurre) sont également à proscrire de ce type de système, car ils peuvent attirer des mouches et créer des odeurs nauséabondes.
L'Art de Composter : Une Surveillance Constante pour un Amendement de Qualité
Faire son compost est somme toute assez intuitif ; il s’agit d’y laisser se décomposer tout ce qui est “propre” et organique. À partir de là, plus que ce qu’il faut mettre dans son compost, il est important de le surveiller dans ses différentes phases pour le rééquilibrer lorsqu’il y en a besoin. Il est donc essentiel de connaître le processus en cours pour repérer lorsqu’il y a un problème et d'intervenir en conséquence.
Le compostage est un art qui s'acquiert avec la pratique et l'observation. Le chou rouge est un excellent candidat pour le compost. Feuilles, épluchures et même trognon : tout est valorisable. En découpant les morceaux, en équilibrant les apports de matières brunes et vertes, et en aérant régulièrement, vous transformez ces déchets en un amendement riche et naturel pour votre jardin. Le processus de compostage devient une habitude répandue parmi les possesseurs d’un jardin, mais aussi parmi ceux qui vivent en appartement, et c’est heureux car cela diminue d’autant les déchets à gérer par les communes. Ce petit guide est à l'usage des composteurs en herbe, leur offrant les bases pour commencer à lombricomposter sans prendre le risque de déséquilibrer leur litière, et pour produire un amendement de qualité qui contribuera à la vitalité de leurs plantes et de leur sol.