Le Code des Usages du Maraîchage Suisse : Un Engagement pour la Durabilité et la Qualité

Maraîchers suisses au travail

La Suisse, avec sa densité de population élevée et ses surfaces agricoles limitées, est un acteur singulier sur la scène agricole et commerciale mondiale. Spécialisée dans les exportations, son économie est intrinsèquement liée au réseau commercial international, ce qui a également un impact significatif sur son secteur agricole et alimentaire. La production indigène, à elle seule, ne peut satisfaire l'intégralité des besoins alimentaires du pays sans risquer une surexploitation de ses ressources naturelles. Cette réalité explique pourquoi la Suisse compte parmi les pays aux importations par habitant les plus élevées au monde. Le prétendu repli sur soi, parfois reproché à la Suisse, s'avère donc infondé, le pays disposant d'un réseau étendu de 35 accords de libre-échange où le commerce agricole joue un rôle non négligeable.

L'agriculture suisse face aux changements climatiques

Cependant, des tensions émergent souvent en raison des différences entre les exigences applicables à la production indigène et celles de la production étrangère. La Suisse se distingue par des normes environnementales, sociales et de bien-être animal souvent beaucoup plus strictes que celles de nombreux pays fournisseurs. Cette disparité engendre une pression constante sur les prix de l'agriculture locale. Dans ce contexte, la protection douanière s'impose comme un instrument fondamental de la politique agricole suisse. Elle joue un rôle crucial dans la stabilisation du marché, le soutien des objectifs constitutionnels de l'agriculture - notamment sa multifonctionnalité - et le renforcement du revenu des familles paysannes. Une étude menée par le professeur Mathias Binswanger confirme d'ailleurs cette approche. Le système des droits de douane et des contingents n'est pas perçu comme un obstacle au commerce transfrontalier, mais plutôt comme un moyen de le réguler en fonction des besoins spécifiques du pays.

Les accords de libre-échange déjà conclus démontrent qu'il est possible de développer des relations commerciales sans compromettre les intérêts de l'agriculture suisse. À titre d'exemple, les récents accords avec l'Inde et la Thaïlande, deux nations agricoles majeures, ont été négociés sans dépasser les limites fixées par le secteur agricole suisse. La situation diffère toutefois avec l'accord de libre-échange avec les États sud-américains du Mercosur. Ces derniers possèdent un secteur agricole très compétitif et fortement orienté vers l'exportation. Dans le cadre de ce nouvel accord, la Suisse a octroyé 25 contingents bilatéraux en dehors des contingents de l'OMC, principalement pour des produits agricoles sensibles tels que le vin, la viande, les fruits ou les céréales, dépassant ainsi les limites dans le domaine défensif. Cela souligne l'impératif de mettre en place des mesures d'accompagnement pour renforcer la compétitivité à long terme de l'agriculture suisse.

Engagement pour la Sécurité Alimentaire et la Durabilité

Il y a six ans, le Parlement suisse a adopté le contre-projet à l'initiative pour la sécurité alimentaire, entraînant le retrait de l'initiative populaire par l'Union suisse des paysans. Cette décision a marqué une confirmation par le Conseil fédéral et le Parlement de la nécessité de renforcer la sécurité alimentaire et la production indigène, tout en rendant les importations de denrées alimentaires plus durables. En effet, près des trois quarts de l'impact environnemental de l'alimentation suisse sont générés à l'étranger. L'Organisation Mondiale des Agriculteurs, lors de sa dernière assemblée générale, a d'ailleurs créé un groupe de travail sur la politique commerciale, où l'Union suisse des paysans (USP) défend les intérêts des familles paysannes suisses. Les jeunes agriculteurs et agricultrices suisses partagent leur expérience dans une chronique de l'Illustré, illustrant leur quotidien et leur engagement.

Graphique sur l'impact environnemental de l'alimentation suisse

Récemment, le peuple suisse a approuvé de justesse (avec 51,6 % des voix) l'accord de libre-échange avec l'Indonésie. Cette approbation s'accompagne d'attentes élevées concernant les exigences de durabilité promises dans le cadre de cet accord. Le comité de l'USP a également abordé divers sujets traités lors de la session de printemps des chambres fédérales, notamment la PA 2022+, le postulat pour une politique agroalimentaire, la trajectoire de réduction des risques et l'aménagement du territoire. La régulation du loup et la situation des marchés ont également été discutées, notamment l'impact problématique de la pandémie sur l'écoulement des vins et de la viande de veau. Lors d'un vote par correspondance, les membres de la Chambre suisse d'agriculture de l'Union suisse des paysans se sont prononcés en faveur de l'accord de libre-échange avec l'Indonésie. Ces dernières semaines, plusieurs détaillants suisses ont dû rappeler des denrées alimentaires contenant de l'oxyde d'éthylène, certains prétendant à tort qu'il s'agissait d'un produit phytosanitaire. Cette désinformation a souligné la nécessité de clarté et de précision dans la communication sur les pratiques agricoles.

Critères de Durabilité et Labels de Qualité dans l'Agriculture Suisse

Pour percevoir des paiements directs, toute exploitation agricole en Suisse doit respecter des prestations écologiques requises (PER). Ces exigences incluent la présentation d'un bilan de fumure équilibré, la mise en place d'une part minimale de surfaces de promotion de la biodiversité (au moins 7 % de la surface agricole utile ou 3,5 % dans les cultures spéciales), la pratique d'un assolement régulier (changement annuel de culture sur les parcelles) et la protection du sol.

Plusieurs labels et certifications témoignent de l'engagement de l'agriculture suisse en faveur de pratiques durables et de qualité :

Bio Suisse et le Bourgeon

Logo Bio Suisse Bourgeon

Le bourgeon Bio Suisse est un label crucial pour l'agriculture suisse. Il repose sur le principe de la globalité, exigeant qu'une exploitation Bourgeon convertisse l'intégralité de sa production en bio. Cela le distingue de la production bio au sein de l'Union européenne, où la conversion de seulement certaines parties de l'exploitation peut suffire. L'agriculture biologique selon Bio Suisse se caractérise, entre autres, par l'absence de produits phytosanitaires chimiques de synthèse et d'engrais minéraux, ainsi que par des normes plus strictes en matière de bien-être animal.

Demeter : Au-delà du Bio

Le cahier des charges des exploitations Demeter va encore plus loin que celui de Bio Suisse, tant pour les cultures que pour la transformation. Pour arborer le label Demeter, les produits doivent satisfaire à des critères étendus dans divers domaines. Par exemple, l'écornage des vaches est interdit, et des règles très strictes s'appliquent à la transformation, interdisant par exemple le lait UHT. Les produits Demeter remplissent les normes de Bio Suisse, y ajoutant une dimension supplémentaire de biodynamie.

IP-Suisse et la Coccinelle

IP-Suisse s'engage pour une agriculture holistique, avec des directives qui dépassent la production standard. La biodiversité, la protection des végétaux et le bien-être animal sont des éléments intégrants de leur approche. La coccinelle est le logo emblématique d'IP-Suisse. Les exploitations voulant arborer certains labels, comme celui des engraisseurs de bœufs, doivent remplir les critères d’IP-Suisse.

Suisse Garantie : La Marque d'Origine

Logo Suisse Garantie

Suisse Garantie est une marque d'origine qui certifie que les produits labellisés proviennent de Suisse et ont été transformés dans le pays.

AOP et IGP : Valorisation des Spécialités Régionales

Les Appellations d'origine protégée (AOP) et les Indications géographiques protégées (IGP) valorisent les spécialités suisses. Sur demande, l'Office fédéral de l'agriculture (OFAG) inscrit un produit au registre des AOP-IGP. Seuls les producteurs respectant le cahier des charges peuvent utiliser ces signes d'excellence. Pour obtenir une AOP, toutes les étapes de la production et de la transformation doivent avoir lieu dans la région d'origine.

KAGfreiland : Engagement pour le Bien-être Animal

KAGfreiland milite activement pour le bien-être animal. Tous les produits arborant le label KAGfreiland sont d'origine suisse. Ce label est exclusivement apposé sur des produits certifiés par Bio Suisse et respectant ainsi des règles encore plus strictes en matière d'élevage. Les animaux doivent bénéficier de sorties quotidiennes, vivre en groupe et leur transport ne doit pas excéder deux heures.

Hautes-tiges Suisse : Pour la Biodiversité et les Paysages

Hautes-tiges Suisse se consacre à la promotion des arbres à haute tige. Ces arbres sont des éléments caractéristiques des paysages cultivés suisses et contribuent de manière significative à la promotion de la biodiversité.

regio.garantie : La Qualité des Produits du Terroir

regio.garantie est un label de qualité destiné aux produits du terroir suisse. Pour l'utiliser, les producteurs doivent respecter les directives établies par l'Association suisse des produits régionaux. Les matières premières d'un produit non composé doivent provenir à 100 % de la région, tandis que celles d'un produit composé doivent en provenir à au moins 80 %.

Le Label V : Pour une Alimentation Végétarienne et Végétalienne

Le label V identifie les produits végétariens et végétaliens. Il indique clairement si le produit est adapté à une alimentation végétarienne ou végétalienne et est utilisé tant en Suisse que dans l'Union européenne.

Contributions aux Systèmes de Production et Soutien à l'Agriculture Durable

La Confédération suisse soutient diverses mesures via des contributions aux systèmes de production, visant à promouvoir une agriculture plus saine et durable.

Agriculture Biologique

La Confédération soutient l'agriculture biologique, une forme de production particulièrement respectueuse des ressources. Les exploitations bio intègrent les cycles et processus naturels, notamment pour la régulation des organismes nuisibles, en privilégiant des plans de mesures incluant le choix d'espèces, de variétés et de rotations appropriées, ainsi que des méthodes de lutte mécanique. Les produits phytosanitaires de synthèse sont proscrits. En élevage, des exigences plus élevées sont appliquées en matière de détention et d'alimentation des animaux, conformément aux dispositions de l'ordonnance sur l'agriculture biologique.

Protection des Végétaux Respectueuse de l'Environnement

L'objectif de ces mesures est de réduire les risques associés à l'utilisation de produits phytosanitaires dans l'agriculture, minimisant ainsi leurs impacts négatifs sur l'environnement.

  • Non-recours aux produits phytosanitaires dans les grandes cultures : Cette contribution rémunère l'absence généralisée de produits phytosanitaires de synthèse pour toutes les surfaces d'une culture de l'exploitation.
  • Non-recours aux insecticides et aux acaricides dans les cultures maraîchères et les cultures de petits fruits : Cette contribution encourage l'absence d'insecticides et d'acaricides dans les cultures annuelles de légumes de plein champ et de petits fruits.
  • Non-recours aux insecticides, aux acaricides et aux fongicides dans les cultures pérennes après la floraison : Cette mesure rémunère le non-recours généralisé aux produits phytosanitaires après la floraison en viticulture, arboriculture et cultures pluriannuelles de petits fruits, réduisant ainsi l'utilisation de ces substances. Les substances actives compatibles avec l'agriculture biologique sont autorisées, avec des restrictions pour le cuivre.
  • Non-recours aux herbicides dans les grandes cultures et les cultures spéciales : Cette contribution soutient le remplacement des herbicides dans les grandes cultures par un désherbage mécanique ou d'autres solutions agronomiques, applicable à toutes les surfaces d'une culture de l'exploitation.
  • Non-recours aux herbicides dans les cultures pérennes : Cette mesure soutient le remplacement des herbicides dans les cultures pérennes par un désherbage mécanique ou d'autres solutions agronomiques. Le traitement ciblé avec un herbicide foliaire directement autour du cep ou du tronc est autorisé.
  • Promotion des organismes utiles : Cette contribution rémunère l'implantation de bandes semées pour organismes utiles, renforçant la protection biologique des végétaux et réduisant l'utilisation de produits phytosanitaires dans les grandes cultures et cultures pérennes en zones de plaine et de collines.
  • Exploitation de cultures pérennes à l'aide d'intrants biologiques (conformément à l'ordonnance sur l'agriculture biologique) : Cette contribution soutient la culture biologique sur une ou plusieurs surfaces en viticulture, arboriculture, cultures pluriannuelles de petits fruits ou permaculture, visant à encourager les exploitations à passer de l'agriculture conventionnelle à l'agriculture biologique.

Fertilité du Sol

Ces contributions encouragent les méthodes de production préservant le sol, telles qu'une couverture du sol aussi complète que possible ou les techniques de culture sans labour, afin de maintenir la fertilité des sols agricoles.

  • Couverture appropriée du sol : Cette contribution soutient une couverture du sol par la végétation aussi longue et continue que possible. Une couverture adéquate améliore la fertilité du sol par la constitution d'humus et réduit les risques d'érosion et de compactage, tout en améliorant la capacité de rétention d'eau du sol.
  • Techniques culturales préservant le sol dans les cultures principales sur terres assolées : Cette contribution soutient les procédés culturaux préservant le sol tels que le semis direct, le semis en bandes et le semis sous litière. Au moins 60 % des terres ouvertes de l'exploitation doivent être cultivées sans labour. La teneur en humus augmente grâce au travail du sol réduit, ce qui a un effet positif sur la structure du sol, le bilan hydrique, le bilan nutritif et l'activité biologique du sol.

Schéma de techniques de couverture du sol

Utilisation Efficiente de l'Azote

Cette contribution encourage l'utilisation efficiente des engrais azotés dans les grandes cultures. Une meilleure répartition au sein de l'exploitation réduit le risque de pertes d'azote dans l'environnement. Pour être éligible, l'apport en azote de l'ensemble de l'exploitation ne doit pas dépasser 90 % des besoins des cultures.

Élevage Respectueux des Animaux

La Confédération encourage un élevage particulièrement respectueux des animaux et proche des conditions naturelles grâce à plusieurs contributions.

  • SST - Systèmes de stabulation particulièrement respectueux des animaux : La contribution au bien-être animal SST soutient les systèmes de stabulation qui vont au-delà des exigences légales minimales, prenant davantage en compte les besoins des animaux de rente. Il s'agit par exemple de systèmes à aires multiples avec des zones de nourrissage et de repos. Les animaux sont détenus en groupes, peuvent se mouvoir librement, s'éloigner du groupe, s'occuper et bénéficient de suffisamment de lumière du jour dans l'étable.
  • SRPA - Sorties régulières en plein air : Cette contribution permet aux animaux de sortir régulièrement en plein air tout au long de l'année. En complément du programme SRPA, la contribution à la mise au pâturage vise à promouvoir des systèmes de pâture intégrale dans l’ensemble de l’exploitation. Les systèmes de pâture intégrale garantissent un élevage extrêmement respectueux de l’espèce et apportent en même temps une contribution importante à la réduction des émissions d’ammoniac, et donc à la réalisation de l’objectif de l'Initiative parlementaire 19.475 dans le domaine de la réduction des pertes d’éléments fertilisants.
  • Contribution à la mise au pâturage : Destinée aux bovins, cette contribution encourage un élevage avec un nombre particulièrement élevé de sorties et de séjours au pâturage. Pendant la période de végétation, les animaux doivent couvrir une grande partie de leur ration quotidienne avec du fourrage herbager.
  • Durée de vie productive plus longue des vaches : Cette contribution vise à prolonger la vie productive des vaches. Les exploitations en bénéficient à partir d'un seuil de trois vêlages en moyenne pour les vaches laitières et de quatre vêlages en moyenne pour les autres vaches.
  • PLVH - Production de lait et de viande basée sur les herbages : Cette contribution encourage une production de lait et de viande adaptée aux conditions locales, visant une utilisation efficiente et locale des herbages pour l'alimentation des bovins. Elle profite aux exploitations qui couvrent les besoins en fourrage principalement par l'herbe, le foin, le regain et l'herbe ensilée. Des fournisseurs de logiciels tels que Suisse-Bilanz, Barto, Agroplus, ISAGRI GEOFOLIA, AGRIDEA Dossier PER et Grangeneuve swissbilanz.ch proposent des outils pour le bilan fourrager PLVH, avec des versions valables pour les années 2024, 2025 et 2026.

Pratiques Spécifiques à l'Élevage et au Maraîchage Durable

Le maraîchage "Côté Jardin", par exemple, s'engage depuis de nombreuses années dans la production de légumes issus d'une agriculture toujours plus saine et durable, proposant une gamme de légumes cultivés sans pesticides de synthèse. Dans le cadre de la démarche « cultivé sans pesticide de synthèse », un audit annuel est réalisé chez le producteur adhérent par un organisme de contrôle indépendant, vérifiant la conformité au cahier des charges. Le producteur doit également réaliser des contrôles internes, et l'UMG effectue des autocontrôles réguliers (au minimum une analyse par saison).

Légumes frais issus du maraîchage durable

En élevage, des critères spécifiques sont appliqués pour des pratiques plus respectueuses :

  • Élevage mère-veau : La vache mère et son veau forment une unité pendant environ dix mois après le vêlage. Les sorties quotidiennes sont obligatoires. Du printemps à l'automne, les animaux peuvent paître chaque jour au pâturage pendant au moins une demi-journée. En hiver, ils profitent de se dégourdir les pattes au parcours. L'utilisation d'additifs favorisant la croissance, de protéines ou de graisses animales, de soja, d'huile et de graisse de palme et d'aliments génétiquement modifiés est proscrite. Au bout de dix mois, le veau devient complètement indépendant, consommant moins de lait mais davantage d'herbe ou de foin. Il existe aussi une variante où la vache mère et son veau forment une unité pendant environ six mois après le vêlage, avec des exigences similaires.
  • Élevage de bovins Angus : Ce label n'est attribué qu'aux bovins de la race Angus qui grandissent allaités par leur mère, n'ont jamais été nourris au soja, n'ont jamais été logés à l'attache et ont toujours vécu dans des étables équipées de logettes confortables, de surfaces de repos dotées de paille et d'une aire d'exercice extérieure, tout en ayant un accès quotidien aux pâturages avec leur mère pendant la période de végétation. Les bovins Angus sont naturellement sans cornes.

L'Évolution des Techniques Agricoles et les Défis

L'initiative parlementaire 19.475 « Réduire le risque de l'utilisation de pesticides » a marqué un tournant, visant à passer de l'expérimentation à l'utilisation généralisée de techniques alternatives. Malgré un recul du nombre d'exploitations inscrites au programme, les surfaces concernées par le non-recours total ou partiel aux produits phytosanitaires ont augmenté. Cette évolution a également conduit à une simplification des procédures pour les agriculteurs et les autorités.

Les machines qui identifient les plantes problématiques via la reconnaissance d'images numériques et les combattent par l'application ciblée de produits phytosanitaires sont reconnues comme équivalentes au traitement plante par plante dans les terres ouvertes. Cependant, les modèles ou types de machines qui effectuent des traitements de manière trop peu précise ne satisfont pas aux exigences du traitement plante par plante.

En ce qui concerne les cultures intercalaires et les engrais verts, si l'intervalle entre la récolte du blé et le semis de l'orge est supérieur à 7 semaines, il est impératif de mettre en place une culture intercalaire ou un engrais vert. Idéalement, la culture intercalaire devrait être semée le plus rapidement possible après la récolte, voire en sous-semis. Le chef d'exploitation dispose d'un maximum de 7 semaines pour réaliser les travaux nécessaires (apport d'engrais de ferme, lutte contre les mauvaises herbes). L'objectif est de maintenir le sol couvert par une végétation vivante le plus longtemps possible. L'obligation actuelle, dans le cadre des PER, de semer une culture d'hiver, une culture intercalaire ou un engrais vert sur les parcelles dont les cultures sont récoltées avant le 31 août, demeure en vigueur. Il est important de noter que l'enherbement naturel par des repousses de colza ou de céréales n'est pas considéré comme une culture intercalaire ou un engrais vert. Toutefois, le colza peut être comptabilisé dans les 20 % de surface moissonnée avant le 1er octobre où les exigences ne sont pas obligatoirement remplies.

Les agriculteurs sont également encouragés à découvrir les magasins de ferme de leur région pour déguster des produits frais et à partager des histoires passionnantes sur leur vie et leur quotidien à la ferme, renforçant ainsi le lien entre producteurs et consommateurs.

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