La pose d’un bardage en bois est une intervention essentielle lorsque vous souhaitez entamer des travaux de revêtement chez vous en donnant un tout nouveau style à votre mur ou tout autre type d’extérieur. Que cela soit pour vos clôtures, vos façades, votre cabane ou toute autre construction, le bardage couvre-joint en bois vertical ou horizontal est un excellent choix de revêtement. Ce dernier, à la fois durable et unique en son genre, sera idéal pour donner du charme à vos extérieurs, comme à vos intérieurs. En optant pour la tendance du bardage en bois couvre-joint, vous misez donc sur une valeur sûre au niveau esthétique comme pratique.

Les fondements du bardage : choix des essences et préparation
Dans le cas d’une pose de bardage couvre-joint en bois, il est d’abord important de définir l’essence du bois que vous souhaitez choisir, de manière à ce que ce dernier soit assez durable et pérenne pour vos installations. Poser un bardage en bois naturel extérieur peut sembler complexe, mais avec une préparation minutieuse et une bonne compréhension des étapes nécessaires, ce projet devient accessible même aux bricoleurs amateurs.
- L’épicéa : n’étant pas naturellement résistant aux changements climatiques, l’épicéa doit être traité chimiquement par autoclave afin d’être utilisé en tant que bardage qualitatif. Si vous souhaitez vous diriger vers la solution la plus économique, ce bois s'avère être un bon choix.
- Le douglas : plus résistant et donc plus coûteux que l’épicéa, le douglas, produit en France, est un bois idéal pour l’élaboration de votre bardage couvre-joint.
- Le mélèze : très résistant, notamment à l’humidité, le mélèze est cependant un bois à traiter avec précaution, surtout si ce dernier est exposé au soleil (sujet à des fissures et déformations).
La règle à retenir : pour un bardage extérieur, il faut un bois classé au minimum en classe d’emploi 3 selon la norme EN 335. Le Douglas naturel (classe 3 sans traitement), le mélèze, le red cedar ou le pin traité autoclave classe 3 sont les options fiables.
Importance de l’ossature et de la ventilation
Une question qu’on reçoit souvent : “Est-ce que je peux visser les lames directement sur le mur ?” La réponse est non. Jamais. Parce que le bois a besoin de respirer. Sans circulation d’air derrière les lames, l’humidité se condense entre le mur et le bardage. En quelques mois, vous avez un nid à moisissures. Le bois pourrit de l’intérieur, là où vous ne pouvez pas le voir. L’indépendance du bardage est garantie par un espace libre d’au moins 2 cm d’épaisseur entre la face arrière du bardage et le nu extérieur du mur. Cet espace permet la circulation de l’air et fonctionne comme un climatiseur.
Pour bien poser votre bardage couvre-joint en bois, il vous faudra utiliser des liteaux de 22 x 45 ou 27 x 45 millimètres en guise de support. Le DTU 41.2 prescrit de ménager une lame d’air de ventilation, derrière les lames de bardage, de minimum 10 mm d’épaisseur, et de prévoir des entrées et sorties de ventilation. De plus, il faut les protéger par des grilles anti-rongeurs au pied et en tête de façade.
Pose du Pare-Pluie sur Maison Ossature Bois : Montage Étape par Étape
Techniques de pose : horizontale, verticale et claire-voie
Vous pourrez poser votre bardage en bois de plusieurs manières différentes ; à l’horizontale comme à la verticale et à la longueur et hauteur de votre choix.
- Pose horizontale (à l’américaine) : C’est la plus répandue, elle est à privilégier sur les petites surfaces de mur car elle donne plus d’ampleur à la façade, grâce aux lignes de fuites. Le tasseautage est simple (tasseaux verticaux).
- Pose verticale (à la scandinave) : Pose traditionnelle, elle allonge les façades et donne une allure élancée aux bâtiments. Elle exige un double tasseautage croisé (première couche horizontale + deuxième couche verticale), ce qui augmente l’épaisseur totale de l’ossature et le nombre de points de fixation.
- Bardage à claire-voie : Esthétique moderne très demandée, mais les lames espacées exposent davantage le pare-pluie aux UV. Dans ce cas, il faut poser un écran d’étanchéité résistant aux UV.
Il est désormais obligatoire de couvrir le mur ou toute autre surface sous le bardage d'un pare-pluie. Dans le cas du bardage à claire-voie, on le choisit noir pour donner de la profondeur visuelle.
Maîtrise de la fixation et prévention des risques
Deux problèmes classiques sont à éviter. D’abord, la rouille : une vis en acier galvanisé standard va commencer à rouiller au bout de deux à trois ans en extérieur. La solution : des vis en inox A2 (usage courant) ou A4 (bord de mer, atmosphère agressive). La longueur doit permettre une pénétration d’au moins 22 mm dans le tasseau - idéalement 30 mm comme le recommande le DTU 41.2.
Le bois est un matériau “vivant”. En réalité, ça veut dire qu’il bouge. En permanence. Si vous posez vos lames bord à bord, sans aucun jeu, voici ce qui se passe au premier épisode de pluie prolongé : le bois gonfle, les lames n’ont nulle part où aller, elles poussent les unes contre les autres et finissent par gondoler. La règle : laissez systématiquement 3 à 5 mm de jeu en bout de lame et 2 à 3 mm entre les lames sur un bardage à claire-voie.
À chaque fois que vous coupez une lame, vous exposez le cœur du bois - la partie la moins protégée. L’eau s’infiltre par capillarité dans les fibres ouvertes. La solution : appliquez un produit de traitement sur chaque coupe fraîche, dans les minutes qui suivent. Un saturateur bois fait l’affaire, ou un produit fongicide spécifique pour les bouts de lames.
Précision de l’alignement et finitions
Si votre première lame part avec un décalage d’un degré, après 15 lames vous avez un écart visible de plusieurs centimètres. C’est l’effet domino. L’alignement de la première lame est le moment le plus critique de toute la pose. La méthode fiable : utilisez un niveau laser pour tracer une ligne de référence parfaitement horizontale ou verticale.

La réglementation demande un espace de 20 cm entre la première lame et le sol fini afin d’éviter les remontées capillaires et les éclaboussures d’eau et de terre. Avant de procéder à la pose de vos clins, vous devrez réaliser la pose de la structure support. Une fois la pose de la structure support terminée, les dispositifs de ventilation en place et la grille anti-rongeurs fixée, vous pourrez procéder à la pose des clins.
Entretien et pérennité des installations
Côté entretien, si vous souhaitez conserver la teinte de votre bois, il ne vous restera plus qu’à appliquer une couche de saturateur sur votre bardage quelques jours après la pose. “Le Douglas est naturellement résistant, pas besoin de le traiter.” On entend souvent cette phrase. Et techniquement, c’est vrai : le Douglas classe 3 peut durer des décennies sans aucun traitement. Mais il va griser. Uniformément d’abord, puis de manière irrégulière selon l’exposition aux UV et à la pluie.
Un bardage en Douglas correctement posé et entretenu dure 25 à 30 ans en moyenne, et certaines réalisations dépassent les 40 ans. Sans entretien, le bois grise mais conserve ses propriétés mécaniques pendant 15 à 20 ans. L’entretien régulier (saturateur tous les 12-18 mois) prolonge la durée de vie et préserve l’esthétique. Si vous devez retenir une seule chose : ne faites jamais d’économies sur les vis, et assurez-vous que la ventilation derrière le bardage est conforme aux normes de mise en œuvre.