Éliminer un Prunier Indésirable : Guide Complet pour un Contrôle Végétal Efficace

Avoir un arbre qui menace les fondations de votre maison ou qui s’immisce dangereusement dans les lignes électriques est une source de stress majeure pour tout propriétaire. En tant qu’ingénieur, des structures sont souvent compromises par un système racinaire devenu incontrôlable. Vous cherchez probablement une solution définitive pour neutraliser ce végétal sans nécessairement faire appel immédiatement à une entreprise d’abattage coûteuse. Ce guide explore diverses méthodes pour se débarrasser d'un prunier, de l'approche la plus douce à l'intervention la plus drastique, en tenant compte des aspects écologiques, sécuritaires et réglementaires.

Comprendre le Fonctionnement de l'Arbre pour Mieux Intervenir

Avant d’intervenir, il est impératif de comprendre comment fonctionne votre « adversaire ». Un arbre est une pompe hydraulique géante. Si vous coupez simplement le tronc sans traiter la souche, le système racinaire, gorgé de réserves, va réagir par un instinct de survie agressif : le drageonnement. Pour réussir un contrôle végétal total, nous devons cibler les flux vitaux. La sève brute monte par le centre (le bois) et la sève élaborée redescend par la périphérie (sous l’écorce).

Schéma simplifié de la circulation de la sève dans un arbre

Si l’arbre est situé à moins de deux mètres d’une habitation, ses racines peuvent assécher le sol argileux et provoquer des mouvements de terrain sous vos fondations. Dans ce contexte précis, faire crever un arbre rapidement devient une mesure de sauvegarde du bâti. Attention toutefois : un arbre mort perd sa stabilité mécanique en quelques mois ou années, ce qui peut représenter un risque supplémentaire.

La Dévitalisation des Souches : Empêcher la Repousse

L’élimination d’un arbre ne se fait pas dans un vide juridique. Même sur votre terrain privé, vous devez respecter certaines règles. En matière de produits, la législation a évolué. L’accès aux désherbants sélectifs puissants est de plus en plus restreint pour les particuliers. Enfin, si l’arbre est mitoyen, le Code civil impose des règles strictes. La gestion de votre patrimoine arboré demande du discernement. Parfois, la suppression est la seule issue pour préserver la sécurité de la maison.

De nombreux arbres sont prompts à la formation de rejets lorsqu’ils ont été coupés, il peut donc être nécessaire pour s’en débarrasser de dévitaliser la souche. Les érables, les frênes, les acacias, les peupliers, les lauriers, les lilas, les prunus, les figuiers… sont des arbres vigoureux et très repoussants, au contraire des résineux qui n’émettent aucun rejet. Mais la plupart du temps cependant, rabattre l’arbre à ras le rend très faible. Certes vont pousser des rejets, plus ou moins nombreux, qu’il faudra couper systématiquement, mais cela ne durera que quelques années.

Comment dévitaliser NATURELLEMENT des souches d'arbre et le résultat en photos.

Méthodes Naturelles et Écologiques

Pour un jardinier soucieux de son sol, l’utilisation de produits phytosanitaires n’est pas toujours souhaitable. Il existe plusieurs manières « naturelles » de dévitaliser une souche. Ces méthodes, bien que plus longues, sont respectueuses de l’environnement.

1. Annélation de l'écorce (ceinturage) : Cette méthode consiste à retirer une bande d’écorce tout autour du tronc sur une largeur de 5 à 10 centimètres. En faisant cela, vous coupez les vaisseaux du phloème. La sève élaborée, qui nourrit les racines, ne peut plus descendre, tandis que la sève brute continue de monter. Les racines finissent par mourir de faim. C’est efficace pour assécher un arbre sur pied, mais cela peut prendre une à deux saisons complètes selon la vigueur de l’espèce.

2. Utilisation du sel : L’utilisation du sel est une vieille méthode, mais elle doit être appliquée avec rigueur chirurgicale pour ne pas stériliser la terre environnante. Percez des trous profonds (10-15 cm) avec un foret de gros diamètre dans la souche ou à la base du tronc. Remplissez ces trous avec du gros sel ou du sel d’Epsom, puis scellez impérativement avec de la cire de bougie ou un bouchon en liège. Cela empêche le sel d'être lessivé par la pluie et de se propager dans le sol environnant. Si la méthode est bien appliquée (trous scellés, concentration élevée), un arbre moyen commence à montrer des signes de dépérissement en 2 à 4 semaines. Le sel de gemme est également utilisé à la place du salpêtre, de la même façon. L'ail est également censé accélérer la décomposition.

Illustration de l'application de sel dans une souche

3. Privation de lumière et humidité : C’est l’option la plus écologique. Vous avez abattu dans votre jardin un arbre gênant et mal placé. Malgré tout, sa souche continue d’émettre des drageons qui envahissent les alentours, les massifs de fleurs et concurrencent les plantes voisines, ou bien elle vous empêche de faire d’autres plantations ou de mener à bien un autre projet. Pour l’esthétique de votre jardin, et la survie de vos nouvelles plantations, il vous faut supprimer complètement l’arbre, jusqu’à l’extrémité de ses racines.

La solution biologique, naturelle et respectueuse de l’environnement est l’eau, accompagnée par le gel en hiver et voici comment procéder en 4 étapes (et de la patience !) :

  • Coupez à ras le tronc.
  • Percez de trous verticaux et bien profonds dans la coupe fraîche, à la chignole ou la perceuse pour un travail plus rapide et sans effort, au plus près de l’écorce (le centre de la souche est constituée de bois mort, où ne circule plus aucune sève). La hache peut également être utilisée pour blesser la surface à de multiples endroits.
  • Privation de lumière : Pour accélérer un peu les choses, privez la souche de lumière en posant une bâche sombre dessus. L’humidité stagnante et l’absence de luminosité vont faire pourrir la souche au fil du temps.
  • Patientez plusieurs mois. Une fois que le bois sera bien dégradé, vous pourrez attaquer ce qui reste de la souche à la hache pour la réduire en pièces.

4. Les clous en cuivre : C’est une légende tenace. Si le cuivre est effectivement toxique pour les arbres à haute dose, planter quelques clous ne suffit généralement pas à tuer un arbre adulte et vigoureux. Techniquement, cela fonctionne, mais c’est fortement déconseillé par les professionnels, car son efficacité est souvent limitée et le risque de contamination du sol existe.

Méthodes Chimiques Ciblées

Lorsque la situation l’exige, ou face à des essences envahissantes comme le robinier ou l’ailante, les méthodes douces montrent leurs limites. L’utilisation de produits chimiques doit être faite avec une grande prudence et dans le respect de la législation.

1. Herbicides systémiques : Les produits à base de glyphosate ou de triclopyr (souvent vendus comme destructeurs de souches) sont des herbicides systémiques. Cela signifie qu’ils circulent dans la sève pour atteindre l’intégralité de l’organisme végétal. Privilégiez l’injection d’herbicide ou l’application au pinceau sur une coupe fraîche. Juste après l’abattage arbre, badigeonnez immédiatement la coupe fraîche (dans les 30 minutes).

Technique d'application d'herbicide sur une souche coupée

Voici une astuce de terrain que peu de guides mentionnent, mais qui change tout sur l’efficacité du traitement. La plupart des gens percent des trous horizontalement dans le tronc. Vous devez percer vos trous avec un angle de 45 degrés vers le bas. Pourquoi ? Cette inclinaison permet au produit de mieux pénétrer et de rester dans les cavités, même en cas de pluie. De plus, concentrez vos perçages sur l’aubier (la partie juste sous l’écorce), car c’est là que la sève circule activement.

2. Azote et humidité : Un produit riche en azote peut être utilisé, l’azote ayant un effet stimulant sur les bactéries qui décomposent le bois. Farine de sang ou autre engrais azoté peuvent être employés. Il vous faut percer des trous et mettre le produit à l’intérieur puis garder le bois humide, par exemple en mettant de l’eau dessus et en le recouvrant avec une bâche. Le bois va se ramollir, plus ou moins rapidement en fonction de l’essence. Vous pourrez ensuite facilement dépecer la souche à la hache.

3. Nitrate de potassium (Salpêtre) : Le nitrate de potassium est le nom chimique du salpêtre. Il a la propriété d’être un accélérateur de combustion et est de ce fait utilisé par certains jardiniers pour détruire les souches. Celles-ci sont percées de trous profonds et de gros diamètre, trous qui sont ensuite remplis de nitrate de potassium. Au bout de plusieurs mois, le feu sera mis aux souches ainsi traitées. Ce produit est néanmoins très irritant pour les yeux et les voies respiratoires, et très réactif. Son emploi n’est donc pas plus conseillé que les autres produits.

4. Chlorate de soude et sulfamate d'ammonium : Deux produits chimiques simples, de faible toxicité, en vente en jardinerie, sont utilisables : le chlorate de soude (à raison d’1 g par centimètre de diamètre de souche) ou le sulfamate d’ammonium (3 g par centimètre). On préférera le chlorate de soude, nettement moins cher, qui agit à plus faible dose, et se dégrade en chlorure de sodium (sel). Toutefois, le chlorate de soude, longtemps utilisé comme désherbant total et comme destructeur de souche, est un produit chimique très dangereux pour l’homme et son environnement. Il est interdit à la vente depuis 2010.

Attention : L’utilisation de l’acide chlorhydrique ou de l’eau de Javel, bien que souvent citée sur les forums, est vivement déconseillée. Il est conseillé de n’utiliser un produit destructeur de souche qu’en dernier recours. Non seulement l’utilisation de ces produits est, pour nombre d’entre eux, très réglementée, mais en plus ce sont des produits dangereux pour l’environnement, pour vous et pour vos animaux domestiques. L’utilisation de pétrole ou d’autres produits inflammables permettant de brûler la souche n’est pas plus écologique : les émanations qui en découlent sont toxiques, autant pour les humains que pour l’environnement. C’est surtout une technique difficile à maîtriser, et donc dangereuse.

L'Élimination Physique de la Souche : Le Dessouchage

Pour l'esthétique de votre jardin, et la survie de vos nouvelles plantations, il vous faut supprimer complètement l’arbre, jusqu’à l’extrémité de ses racines. La destruction d'une souche d'arbre par arrachage se nomme dessouchage. Cela consiste à extraire du sol la souche d’un arbre qui a été abattu, la souche comprenant également toute la partie racinaire. Le dessouchage peut aussi bien être réalisé sur un arbre mort depuis longtemps que sur un arbre encore vivant qui vient d’être coupé. Dessoucher un arbre signifie retirer la souche, c’est-à-dire la base du tronc avec ses parties souterraines (racines). Le dessouchage d’un arbre permet de regagner de l’espace, de pouvoir à nouveau cultiver sur la zone et de circuler plus librement. Surtout, l’opération évitera toute reprise de végétation, tels que des rejets au niveau des racines.

Infographie sur les méthodes de dessouchage

Pour un Petit Arbre (ou arbuste comme le prunier)

C’est une méthode qui peut fonctionner pour des arbustes ou des arbres de taille modeste, ayant plutôt un système racinaire traçant.

1. Préparation de la souche : Tout d’abord, veillez à ne pas couper le tronc trop près du sol, il vous sera plus facile d’ôter la souche si vous avez une prise. Laissez donc une hauteur de 60 cm à 1 m.

2. Dégagement des racines : Creusez ensuite tout autour de la souche une tranchée large (jusqu’au tronc) qui vous permettra d’accéder aux racines principales. La profondeur de la tranchée dépendra de l’arbre en question. Dégagez autant de terre que vous le pouvez en-dessous de ces racines.

3. Section des racines : Vous pourrez alors trancher ces grosses racines, soit à l’aide d’un taille-haie, soit à la main avec une scie ou une hache. Les tronçonneuses ne sont pas adaptées pour ce travail, il y a trop d'obstacles qui pourraient causer des dégâts sur la chaîne de l’outil. Une fois les racines dégagées, sectionnez-les à l’aide d’une hache ou d’une tronçonneuse (pour les racines les plus grosses), ou bien d’une scie sabre (pour les racines auxquelles il est plus difficile d’accéder). Une fois que la partie haute des racines a été sectionnée, creusez à nouveau sur une vingtaine de centimètres de profondeur.

4. Extraction de la souche : Ensuite, à l’aide d’une barre à mine, faites le tour de la souche en faisant levier sur tout le tour, en vous appuyant sur une grosse pierre. L’objectif étant de progressivement dégager la souche du sol. Grâce à une paire de mains supplémentaire, le tronc sera remué en même temps pour plus d’efficacité. Étant dissociée des racines qui la retiennent en terre, la souche va pouvoir se détacher plus facilement pour être retirée. Si la souche n’est pas trop lourde, vous pourrez la sortir de cette manière, sinon vous devrez utiliser un treuil ou un palan manuel installé sur un support bien résistant. Vous accrocherez la chaîne autour de la souche, en veillant à prendre les racines, avant de manœuvrer lentement. Si la souche est encore trop bien maintenue, utilisez un tire-fort. Pour cela, attachez l’outil à un arbre solide, dont la circonférence correspond environ à celle de la souche (il doit en effet pouvoir supporter la traction). Actionnez l’engrenage qui va permettre de tendre le câble et de sortir la souche.

Pour un Gros Arbre : Faire Appel à des Moyens Lourds ou des Professionnels

La souche d’un arbre âgé va être vraiment volumineuse et lourde, impossible de faire ce travail d’extraction à la main. Certaines espèces disposent d’un système racinaire trop imposant ou pivotant, ce qui empêche le dessouchage manuel. C’est par exemple le cas des chênes.

1. Mini-pelle : Vous pouvez par contre faire appel à un professionnel équipé d’une pelle mécanique. C'est la solution la plus rapide, mais aussi la plus onéreuse pour enlever une souche d’arbre. Quelques poussées et tractions de la pelle sur la souche émergeant du sol suffisent à déstabiliser le pivot de racines. La souche est ensuite extraite facilement. Mais en sus du coût important d’un tel moyen, l’engin va laisser des traces importantes dans votre jardin si la souche se trouve au milieu de votre gazon ! Récupérez le plus possible de terre et de mottes de gazon avant l’évacuation de la souche pour reboucher le trou béant. Au besoin, demandez un nivellement soigné du terrain avec la pelle. Pensez à vérifier au préalable que l’emplacement de la souche est accessible à l’engin.

2. Dessoucheuse (Rogneuse de souche) : Vous pouvez pour la destruction d'une souche d'arbre opter pour l’utilisation d’une dessoucheuse, un matériel qui se trouve facilement à la location et qui est utilisable par tout un chacun. Bien que lourde (150 à 200 kg) et volumineuse, elle peut vous être livrée par le service de location. Également appelée rogneuse de souche, cette machine, comme ce nom l’indique, rabote la souche à l’aide d’un disque à dents. Vous choisirez le modèle selon la profondeur de rabotage désirée. Une fois la souche rabotée, vous pourrez mélanger les copeaux obtenus avec de la terre du jardin ou du terreau pour combler le trou. Même si ce tas est imposant au début, il aura vite fait de se réduire sous l’effet des décomposeurs. Plutôt qu’envisager l’arrachage d’une souche trop imposante, des entrepreneurs paysagistes rognent la souche jusque sous la surface du sol. Les copeaux iront rejoindre le tas de compost ou le paillis des allées.

Accélérer la Putréfaction Naturelle

À moins qu’elle ne soit vraiment gênante, il peut être préférable de laisser la souche se décomposer, en lui donnant un petit coup de pouce pour que cela soit un peu plus rapide. Certaines essences se décomposent rapidement, c’est notamment le cas des résineux, du peuplier ou du tilleul. Les feuillus ont pour la plupart d’entre eux beaucoup plus de mal, notamment les érables, chênes, hêtres.

1. Creuser et couper les racines : Creusez au pic et à la pioche pour dégager la souche sur au moins 30 à 40 cm. Coupez à la scie ou à la tronçonneuse les racines principales près de la souche pour la priver d’eau et de nourriture.

2. Reterrer la souche : Retaillez le plus possible le billot à la tronçonneuse et recouvrez la souche de terre. La souche ne sera plus gênante ainsi enterrée et la privation de lumière combinée à l’humidité de la terre va hâter la putréfaction du bois. Quelques trous profonds forés à la mèche à bois sur le haut de la souche accéléreront encore le processus. Si des rejets apparaissent, éliminez-les aussitôt ou envisagez une méthode plus drastique.

3. Le feu contrôlé : Au préalable, vérifiez auprès de la mairie de votre commune que l’écobuage y est autorisé. Agissez en dehors des pics de pollution atmosphérique et, encore plus important, des périodes de sécheresse. Prévoyez une alimentation en eau à proximité immédiate du feu. Nettoyez tout le contour de la souche des éventuels végétaux secs, feuilles et autres débris qui pourraient s’enflammer. Tondez l’herbe ras et ramassez ces déchets de tonte. Attendez un jour sans vent. Une fois toutes ces précautions prises, couvrez la souche de feuilles sèches, de bouts de bois… et mettez le feu. Lorsqu’il sera bien démarré, posez sur le tas des végétaux humides, le but étant que le feu couve en profondeur. Restez à proximité le temps que la souche se consume. Une fois ce résultat atteint, arrosez copieusement l’emplacement dégagé et les contours immédiats. Après plusieurs jours de combustion souterraine, les principales racines seront réduites en cendres. Attention toutefois aux risques de propagation du feu avec les sécheresses qui se succèdent ces dernières années !

La Gestion des Rejets et Drageons

Les rejets ou drageons sont des pousses de l’arbre qui peuvent partir du pied de l’arbre, ce sont les rejets de souche, ou des racines, ils sont alors appelés rejets de racines. Ces derniers peuvent alors apparaître loin de l’arbre mère. Dans les deux cas, on dit que l’arbre drageonne. Il faut savoir qu’au moment de leur apparition, les rejets n’ont pas de racines propres, ils puisent dans la sève de l’arbre mère ce dont ils ont besoin pour se développer et, éventuellement, devenir un arbre indépendant. Ces rejets sont courants chez les arbustes et certains arbres, et ils peuvent également apparaître sur les arbres fruitiers au niveau du porte-greffe. Comme évoqué au tout début, certains arbres et de nombreux arbustes ont tendance à drageonner naturellement, mais dans d’autres cas, il peut s’agir d’un signe de stress ou de mal-être de l’arbre concerné. Au-delà de ces événements, il peut également s’agir d’un signe de vieillesse de l’arbre, qui dans un dernier effort avant de mourir tente de perpétuer son espèce.

Schéma des différents types de rejets (de souche et de racine)

Pourquoi les Supprimer ?

  • Esthétique : Ce peut être pour des questions esthétiques. En effet, ces repousses, parfois vigoureuses, donneront un aspect négligé à votre arbre. De plus, si vous laissez le rejet se développer, vous risquez de vous retrouver avec un arbre associé à une sorte d’arbuste peu esthétique et loin d’avoir le port d’un arbre à son pied.
  • Santé de l'arbre : Ce peut être pour protéger la santé de votre arbre. Les rejets peuvent affaiblir l'arbre principal en puisant une partie de sa sève.

Comment S'en Débarrasser ?

Qu’il s’agisse de rejets de souche ou de rejets de racines, la technique pour s’en débarrasser est simple dans les deux cas et sera d’autant plus rapide si vous agissez sans tarder.

1. Rejets sur le tronc : Pour éliminer des rejets apparus sur le tronc, rien de plus simple ! À l’aide d’un sécateur ou d’une scie, il suffit de couper le rejet à sa base, au plus près du tronc, mais tout en laissant le collet, c’est-à-dire l’endroit où le drageon et le tronc de l’arbre mère se rejoignent. En effet, plus le rejet est gros, plus la plaie laissée par sa suppression est grande et plus le risque d’infection par des champignons est grand.

2. Rejets sur la pelouse : S'ils sont apparus sur votre pelouse, le passage de la tondeuse va automatiquement éliminer la partie aérienne, mais pas les racines qui seront plus susceptibles de former de nouveaux rejets. La meilleure solution consiste à repousser la terre et à couper le rejet au plus près des racines.

3. Privation de lumière pour épuiser la souche : Certains jardiniers préconisent, par exemple pour les plus vivaces, de couper les rejets à 30 cm du sol et de les priver de lumière, par exemple en leur mettant dessus un seau. Patientez 2 mois avant de couper à nouveau 10 cm, et recommencez ainsi jusqu’à ce que l’arbre dépérisse. C'est la technique d'Alain Pontoppidan : « Pour épuiser les souches, couper à 30 cm du sol, et les coiffer d’un pot opaque ou d’un seau. Deux mois plus tard, couper 10 cm plus bas et recommencez, toujours en couvrant avec un seau renversé. Renouveler l’opération ainsi de suite, jusqu’à épuisement total de la souche. Selon les espèces, et malgré ces traitements, les rejets peuvent s’exprimer pendant plusieurs années. »

Préventions des Rejets

Certaines précautions vous permettront de limiter l’apparition de drageons sur votre arbre. Pour le protéger des épisodes de canicule, recouvrez le sol d’un paillage ou plantez des fleurs à son pied. Soyez vigilant quant aux attaques de nuisibles.

Réfléchir Avant d'Agir : Une Alternative à l'Élimination

L’abattage d’un arbre n’est pas une partie de plaisir, de par le travail que cela demande et parce que cela peut être un crève-cœur si cela est fait dans un but de sécurité. De plus, le travail ne s’arrête pas là, car il faut également s’occuper de la souche de l’arbre en question. Et ce n’est pas non plus une mince affaire, car la plupart des méthodes de destruction de la souche d’un arbre ne montrent leur résultat qu’au bout d’un long, voire très long délai.

Étant donné les efforts que la destruction d’une souche d’arbre demande, peut-être que la laisser en place et l’utiliser comme objet ornemental est envisageable. C’est un excellent support pour toute la biodiversité, qui va favoriser de nombreuses formes de vie : insectes, petits mammifères, batraciens, etc. La souche va en effet leur offrir aussi bien le gîte que le couvert.

Exemple d'une souche transformée en élément décoratif

La souche peut aussi être détournée, par exemple en étant transformée en assise confortable. Pour cela, vous pouvez raboter une partie pour créer un dossier naturel. Au fil du temps, la souche va naturellement être recouverte par de nombreux autres végétaux : lichens, mousses, lierres, fougères. Cela va participer à l’intégrer parfaitement dans le paysage. Vous pourrez même creuser l’intérieur de la souche, y ajouter de la terre et cultiver directement dedans des plantes à racines peu profondes : joubarbes, sedums, etc. Elle peut tout simplement être recouverte de terre et semée de fleurs ou bien entourée de végétaux qui la dissimuleront également. Gaël Lemaire, ingénieur devenu essayiste, partage sur La Maison des Énergies une réflexion apaisée sur notre rapport à l’énergie et au vivant.

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