L'Hibiscus et les Moucherons : Comprendre et Éliminer ces Petits Envahisseurs

Moucherons volant autour d'un hibiscus

Vous avez repéré des moucherons tournant en rond au-dessus de vos plantes, en particulier votre hibiscus rose de Chine ? Avant qu’ils ne prolifèrent dans tout le salon, il est temps d’agir. Ces petits insectes volants, souvent confondus avec des mouches des fruits, sont un problème fréquent pour les amateurs d'hibiscus. Bien qu'ils semblent inoffensifs, leurs larves peuvent nuire aux racines fragiles de votre plante. Heureusement, pas besoin de produits chimiques. Il existe des remèdes de grand-mère pour tuer les moucherons dans les plantes, simples, naturels… et redoutablement efficaces.

Envahi par les mouches de terreau ? Voici comment t’en débarrasser POUR DE BON

Identification et cycle de vie des moucherons de terreau

Les moucherons du terreau, également appelés sciarides ou mouches du terreau, sont de petits insectes noirs ou gris, mesurant quelques millimètres et ayant de longues pattes. Ils sont attirés par l'humidité et la matière organique en décomposition présente dans le terreau. Les adultes ne vivent que 1 à 2 jours, mais une femelle peut pondre plus de 200 œufs en une seule fois. Ces œufs éclosent en larves blanches et translucides, munies d'une tête noire. Ces larves vivent dans les premiers centimètres du terreau où elles se nourrissent de champignons et, parfois, des jeunes racines de votre hibiscus. C'est à ce stade qu'elles causent le plus de dégâts, affaiblissant la plante. Une larve qui atteint l'âge adulte pond immédiatement de nouveaux œufs dans le sol humide de votre plante adorée. Le cycle de vie des moucherons étant court, il est crucial de briser ce cycle en traitant à la fois les insectes volants et les larves dans le sol. En agissant de manière combinée (pièges pour les adultes, traitement du terreau pour les larves), vous pouvez observer une nette amélioration en 2 à 3 semaines.

Pourquoi faut-il agir vite contre les moucherons dans les plantes ?

Hibiscus avec des feuilles jaunies à cause des moucherons

On les voit voler, on pense que ce n’est qu’un petit désagrément… jusqu’à ce que la plante commence à dépérir. Les moucherons ne sont pas seulement agaçants : ils peuvent faire de vrais dégâts, surtout si on les laisse s’installer.

  • Des plantes qui faiblissent : Les larves de moucherons, bien planquées dans le terreau, se nourrissent des racines. Résultat ? La plante absorbe moins bien l’eau et les nutriments. Elle jaunit, se flétrit, ne pousse plus. Une plante qui pousse moins bien, dont les feuilles jaunissent, sèchent ou tombent sans raison ? Cela peut être dû à des larves qui abîment les racines, empêchant la plante de se nourrir correctement.

  • Une infestation rapide : Chaque femelle peut pondre jusqu’à 200 œufs en quelques jours. En moins d’une semaine, c’est tout le coin plantes qui peut être infesté. En peu de temps, il y a surnatalité et les nouvelles générations devront s’installer ailleurs.

  • Un terreau asphyxié : Les larves favorisent l’humidité stagnante. Le sol devient mouillé en permanence, et les racines risquent la pourriture.

  • Un miellat collant et des champignons : Certains moucherons laissent derrière eux des résidus sucrés, qui peuvent attirer d’autres nuisibles ou provoquer l’apparition de moisissures. Le miellat favorise le développement d’un champignon qui formera un dépôt noir sur les feuilles. C’est la fumagine. Elle n’est pas vraiment grave pour la plante si elle ne s’est formée que sur quelques feuilles.

  • Un inconfort au quotidien : Ils tournent autour du visage, collent aux vitres, et s’invitent parfois jusque dans la cuisine. Pas franchement l’ambiance zen qu’on attend d’un intérieur végétal…

Quels sont les signes d’une infestation ?

Gros plan sur le terreau avec de minuscules moucherons

Pas besoin de loupe pour savoir si vos plantes sont infestées. Les moucherons laissent des indices très visibles… encore faut-il savoir les reconnaître à temps pour éviter que la situation ne dégénère.

  • Des moucherons qui volent près du terreau : Vous arrosez une plante et… une nuée de petits insectes noirs s’échappe ? Il y a de fortes chances que des larves se soient développées dans le terreau humide. Ces moucherons sont souvent visibles en journée, notamment en vol rasant près des pots.

  • Des feuilles abîmées ou flétries : Une plante qui pousse moins bien, dont les feuilles jaunissent, sèchent ou tombent sans raison ? Cela peut être dû à des larves qui abîment les racines, empêchant la plante de se nourrir correctement.

  • La présence de fourmis : Certaines fourmis sont attirées par les sécrétions sucrées des moucherons, un peu comme avec les pucerons. Si vous observez des allées de fourmis autour d’un pot, c’est souvent un signe d’infestation indirecte.

  • Un sol toujours humide : Un terreau qui reste mouillé en surface plusieurs jours après arrosage favorise la ponte des œufs et la survie des larves. Ce n’est pas un signe en soi, mais un facteur aggravant à surveiller de près.

  • Une croissance qui stagne : Vous avez tout bien fait : lumière, arrosage, rempotage… mais la plante ne pousse pas. Cela peut indiquer que ses racines sont affaiblies, notamment à cause de la présence continue de larves de moucherons.

D’où viennent les moucherons et pourquoi ils s’invitent chez vous ?

Diagramme des facteurs favorisant les moucherons de terreau

On croit souvent que les moucherons apparaissent "comme par magie". En réalité, leur arrivée n’est jamais un hasard. Ils profitent d’un environnement propice pour s’installer, se nourrir… et se multiplier.

  • Chaleur et humidité : un combo gagnant : Les moucherons raffolent des intérieurs bien chauffés et des terreaux humides. Un peu trop d’arrosage + une température douce = un cocon parfait pour pondre et faire éclore leurs larves. Plusieurs facteurs favorisent l'apparition des moucherons du terreau sur votre hibiscus. Un arrosage excessif est la cause principale, car un terreau constamment détrempé offre un environnement idéal pour la ponte et le développement des larves.

  • Jeunes plantes ou terreau trop riche : Ils sont particulièrement attirés par les substrats gorgés de matière organique, comme le terreau universel neuf. Les plantes récemment rempotées, les jeunes pousses ou les semis en pot font souvent partie des premières victimes. Les moucherons du terreau aiment aussi le matériel végétal en décomposition, comme les racines et les feuilles.

  • Un excès d’eau qui stagne : Des soucoupes remplies, des pots mal drainés ou un arrosage trop généreux favorisent l’humidité permanente. Et c’est précisément ce que recherchent les femelles pour pondre leurs œufs. Un mauvais drainage, un pot sans trou d'évacuation ou une soucoupe pleine d'eau stagnante aggravent le problème.

  • Manque de prédateurs naturels : En intérieur, les plantes ne bénéficient pas du même écosystème que dans un jardin. Pas de coccinelles, pas de carabes, pas de prédateurs naturels… Les moucherons sont alors libres de proliférer sans obstacle.

  • Une plante déjà contaminée à l’achat : Enfin, certains moucherons arrivent tout simplement avec la plante. Un terreau déjà infesté, acheté en jardinerie ou en grande surface, peut contenir des œufs invisibles à l’œil nu. D’où l’importance de bien inspecter les nouvelles plantes avant de les introduire chez soi.

10 remèdes de grand-mère testés et approuvés contre les moucherons

Variété de remèdes naturels pour les plantes

Les moucherons dans les plantes, ça commence par un ou deux… et en quelques jours, on a l'impression que tout le salon bourdonne. Bonne nouvelle : inutile de sortir un insecticide. Ces petits envahisseurs détestent certaines odeurs, certains mélanges… et on a justement ce qu’il vous faut dans les placards. Pour tuer les moucherons dans la terre des plantes, il suffit de : laisser sécher la terre 5 à 7 jours, déposer du sable ou du gravier en surface, arroser avec un mélange d’eau et de savon noir, ou ajouter un peu de terre de diatomée en prévention. Cette méthode élimine efficacement les larves présentes dans le terreau.

  1. Vinaigre de cidre + savon liquide : C’est le classique qui marche à tous les coups. Le vinaigre attire les moucherons, le savon les piège.

    • Mode d’emploi : Mélangez une demi-tasse de vinaigre de cidre avec quelques gouttes de savon liquide dans une coupelle. Posez-la à côté du pot. Les moucherons sont attirés, se posent… et coulent. Renouvelez tous les 2 jours. Un remède de grand-mère pour tuer les moucherons est de mélanger du vinaigre de cidre, quelques gouttes de liquide vaisselle et un peu de sucre dans un petit bol. Ce piège attire et noie les moucherons efficacement. C’est une astuce naturelle, économique et écologique très utilisée en intérieur. Le piège vinaigre de cidre + sucre + liquide vaisselle est le plus efficace pour capturer les moucherons. Ils sont attirés par l’odeur sucrée, et le savon casse la tension de l’eau, ce qui les piège. C’est une solution maison redoutable pour se débarrasser des petites mouches noires.
  2. Bicarbonate de soude : Une fine couche de bicarbonate à la surface du terreau modifie le pH du sol et empêche les larves de se développer.

    • Astuce en plus : Évitez de l’utiliser avec des plantes acidophiles (comme les hortensias).
  3. Infusion d’ail : Les moucherons n’aiment pas l’odeur forte de l’ail, et les larves encore moins.

    • Recette : Faites infuser 3 gousses dans un litre d’eau bouillante pendant 20 minutes. Laissez refroidir, filtrez, puis arrosez le terreau. En bonus : cette infusion fait aussi office de fongicide naturel.
  4. Huiles essentielles répulsives : Quelques gouttes suffisent pour éloigner les adultes. Citronnelle, lavande, géranium ou eucalyptus citronné font l’affaire.

    • À savoir : Diluez 4 gouttes dans un verre d’eau avec un peu de savon, puis vaporisez autour des pots. Évitez le contact direct avec les feuilles des plantes sensibles. Les moucherons détestent l’odeur des clous de girofle, du basilic, de la citronnelle ou encore de la lavande. Placer ces plantes près des zones infestées permet de repousser naturellement les moucherons. Ces odeurs puissantes agissent comme des répulsifs très efficaces en intérieur.
  5. Marc de café : Le marc de café assèche légèrement la surface du terreau tout en gênant les larves.

    • Bon à savoir : Utilisez-le avec parcimonie, et seulement si la plante n’est pas acidophile. Le marc de café, lorsqu’il est humide, peut attirer les moucherons car il fermente vite. Mais une fois sec, il devient un répulsif naturel contre les insectes. Il faut donc bien le sécher avant de l’utiliser comme engrais dans les plantes d’intérieur pour éviter d’attirer les mouches du terreau.
  6. Sable ou gravier en paillage : Une astuce simple mais redoutable : couvrez la terre avec 2 cm de sable sec ou de petits cailloux.

    • Pourquoi ça marche ? : Les femelles ne peuvent plus pondre dans le terreau. Et la surface reste sèche. Répartissez une couche de sable au-dessus du terreau du pot. Cela rend plus difficile la ponte des œufs pour les moucherons de terreau. La meilleure prévention repose sur un arrosage raisonné. Laissez toujours le terreau sécher en surface avant d'arroser votre hibiscus. Utilisez un substrat de qualité, bien drainant, et évitez les matières organiques non compostées. Une couche de sable ou de billes d'argile à la surface du pot constitue une excellente barrière physique contre la ponte.
  7. Cannelle en poudre : Connue pour ses propriétés antifongiques, la cannelle a aussi une action répulsive contre les moucherons.

    • Utilisation : Saupoudrez légèrement la surface du pot. En plus, ça sent bon dans la pièce. Saupoudrer de la cannelle en poudre sur la surface du terreau est un antifongique naturel. Elle perturbe le développement des champignons dont se nourrissent les larves, les affamant indirectement. Faites bouillir un litre d'eau et y dissoudre deux cuillères à soupe de cannelle. Laissez la préparation refroidir puis utilisez-la pour arroser vos plantes.
  8. Écorces d’agrumes : Citron, orange ou pamplemousse, les moucherons détestent ces odeurs.

    • Comment faire : Placez quelques écorces sur le terreau, côté peau vers le haut. Changez-les tous les deux jours.
  9. Pommes de terre crues : Oui, c’est étonnant, mais ça fonctionne. Les larves de moucherons raffolent de l’amidon contenu dans les pommes de terre crues.

    • Mode d’emploi : Découpez une rondelle de pomme de terre crue, posez-la à plat sur la terre, côté chair contre le terreau. Attendez 24 heures, puis jetez-la (avec les larves accrochées). Recommencez 2 à 3 jours de suite.
  10. Charbon actif en poudre : Le charbon actif a un pouvoir absorbant redoutable. Il assèche la surface du terreau et neutralise certaines matières organiques qui attirent les larves.

    • Conseil : Saupoudrez une fine couche de charbon en poudre sur la terre. C’est aussi un bon moyen de désodoriser la pièce naturellement.

Astuce bonus : le piège ultra simple à faire soi-même

Piège à moucherons DIY

Pas besoin d’acheter un piège tout fait en jardinerie. Avec trois fois rien, vous pouvez fabriquer un piège à moucherons redoutablement efficace, à poser discrètement sur le rebord d’une fenêtre ou au pied de vos plantes d’intérieur.

Ce qu’il vous faut :

  • Un petit pot de yaourt vide ou un ramequin
  • Du vinaigre de cidre ou du jus de fruit bien sucré (banane écrasée, sirop…)
  • Quelques gouttes de liquide vaisselle
  • Du film alimentaire
  • Un cure-dent ou une fourchette

Mode d’emploi :

  1. Versez le liquide sucré dans le pot (2 à 3 cm suffisent).
  2. Ajoutez 2 gouttes de liquide vaisselle.
  3. Recouvrez le pot de film alimentaire bien tendu.
  4. Percez quelques petits trous à la surface avec une fourchette.

Les moucherons sont attirés par l’odeur sucrée, entrent par les trous, mais ne ressortent plus. Simple, économique… et ça marche.

Le remède de pro : le sable de Loire

Sable de Loire en paillage sur le terreau

Un vrai truc de pro, que vous verrez nulle part ailleurs, c’est d’utiliser du sable de Loire, mais pas n’importe comment : vous en mettez une couche de 1 à 2 cm bien sèche sur toute la surface de votre terre en pot. Les moucherons pondent dans les 2-3 premiers centimètres de terre humide, alors avec ça, c’est comme si vous mettiez une barrière sèche et stérile. Ils ne peuvent plus pondre, les larves déjà dans la terre crèvent en une semaine faute d’humidité constante, et fini les envolées dès que vous touchez au pot. Un client dans une maison bourrée de plantes tropicales avait tout essayé, vinaigre, savon noir, cannelle… rien n’y faisait. Je lui ai fait ça un vendredi, le mardi suivant il m’envoie une photo : plus un seul moucheron. Depuis, il le fait systématiquement en prévention. Et c’est aussi super propre visuellement, ça donne un cachet naturel à vos pots. Mais attention, il faut bien choisir un sable non calcaire, sinon vous risquez de flinguer l’équilibre du terreau sur le long terme.

Mesures de prévention et bonnes pratiques

Jardinier arrosant un hibiscus avec modération

La prévention est toujours préférable au traitement. Adoptez un programme d'arrosage adapté à votre hibiscus rose de Chine : laissez toujours les premiers centimètres de terreau sécher avant d'arroser à nouveau. La première étape consiste à laisser sécher le terreau en surface entre deux arrosages. Les larves ont besoin d'humidité pour survivre. Ces moucherons adorent les sols humides. Ne pas trop arroser vos plantes aide à prévenir l'infestation. Ce n’est pas amusant de pondre des œufs dans un sol sec. Pour éliminer les moucherons des plantes d’intérieur, aussi appelés mouches du terreau, il faut assécher le substrat, retirer les feuilles mortes et utiliser un piège vinaigre-sucre. Ces petites mouches aiment l’humidité, donc réduire les arrosages aide à faire fuir les moucherons naturellement et durablement. Pour faire fuir les moucherons rapidement, il faut stopper l’arrosage quelques jours, nettoyer les feuilles et les rebords, placer un bol de vinaigre avec du savon et diffuser des huiles essentielles répulsives (citronnelle, lavande). Ces gestes simples permettent de chasser les moucherons en quelques heures seulement.

  • Bons pots et drainage : Achetez des pots qui ont un trou dans leur fond et placez-les sur des soucoupes. Vous éviterez ainsi que le sol humide n’endommage les racines et les fasse pourrir.

  • Hygiène du pot : Gardez vos pots propres, notamment en enlevant régulièrement les feuilles mortes et les brindilles des pots. Les moucherons adultes sont aussi attirés par les débris végétaux à la surface du pot, comme les feuilles mortes.

  • Isolation des plantes infectées : Si vous constatez que des sciarides ont envahi une de vos plantes, placez-la dans un endroit séparé pendant 1 à 2 semaines afin que les autres plantes ne soient pas infectées. Pensez également à le faire avec de nouvelles plantes avant de les placer avec le reste de vos plantes.

  • Rempotage : Le rempotage est un moyen efficace de se débarrasser des larves. Nettoyez soigneusement le pot et placez la plante dans un nouveau terreau propre. Les racines en décomposition, les restes de plantes et le sol humide que les moucherons de terreau adorent tant auront ne seront plus qu’histoire ancienne.

  • Plantes répulsives naturelles : Certaines plantes comme la citronnelle, le romarin ou la lavande dégagent naturellement des huiles essentielles qui repoussent les moucherons. Placées dans le même pot ou à proximité de vos plantes sensibles, elles agissent comme barrière naturelle, sans produits chimiques.

  • Inspection régulière : Inspectez régulièrement les nouvelles plantes que vous introduisez chez vous et évitez les terreaux bon marché qui peuvent déjà être contaminés. Inspectez chacune des plantes que vous achetez et placez-les en quarantaine.

Autres nuisibles courants pouvant affecter l'hibiscus

Il est important de ne pas confondre les moucherons de terreau avec d'autres nuisibles qui peuvent également attaquer votre hibiscus. Une plante stressée devient une cible pour les insectes. Elle se défend moins efficacement trop occupée à survivre.

L'Aleurode ou mouche blanche

Aleurodes sous une feuille d'hibiscus

C’est un minuscule insecte blanc comme neige se déplaçant en volant. Il vit en groupe et se concentre au sommet de la plante en se cachant sous le feuillage. Il s’envole lorsque vous touchez ou approchez votre hibiscus. Vous découvrirez les adultes et leurs œufs en regardant le revers des feuilles. Les œufs sont jaune clair s’ils sont récents et bruns si l’insecte est sur le point d’émerger. Vérifiez également le long de la nervure centrale des feuilles, car les œufs s’y trouvent souvent en grand nombre.

La mouche blanche se nourrit en piquant les nervures des feuilles pour y pomper la sève. Ces brisures multiples des vaisseaux affaiblissent la plante qui a du mal à faire sa photosynthèse. À savoir : les hibiscus à fleurs jaunes attirent davantage la mouche blanche que ceux dont les fleurs sont d’une autre couleur. Inspectez également le dessus des feuilles à la recherche de celles qui seraient collantes. En effet, la sève est sucrée et les excréments des insectes finissent par dégoutter sur les feuilles plus basses. Le miellat favorise le développement d’un champignon qui formera un dépôt noir sur les feuilles. C’est la fumagine. Elle n’est pas vraiment grave pour la plante si elle ne s’est formée que sur quelques feuilles.

Les aleurodes, ou mouches blanches, sont de minuscules insectes de la famille des Homoptères, comme les pucerons. Comme eux, les aleurodes sont des insectes piqueurs-suceurs, et se nourrissent de la sève de la plante. Les espèces d’aleurodes sont nombreuses, mais trois d’entre elles sont particulièrement redoutées des jardiniers : l’aleurode des serres (Trialeurode vaporarium), l’aleurode du tabac (Bemisia tabaci) et l’aleurode du chou (Aleyrodes proletella). Les deux premières se plaisent particulièrement bien sous serre, sous châssis ou sur les plantes d’intérieur ou de véranda. L’aleurode du chou, quant à elle, menace les plantes d’extérieur (au potager comme au jardin d’ornement). D’une manière générale, les aleurodes aiment la chaleur (ces insectes viennent d’Amérique du Sud).

Les adultes mesurent à peine plus de 3 mm et sont reconnaissables à leurs ailes blanches. Ils vivent sur la face inférieure des feuilles, et s’envolent lorsqu’on les dérange, formant un fin nuage blanc : la présence d’aleurodes sur une plante est ainsi facile à repérer. Œufs (0,2 mm) et larves (plusieurs stades larvaires) sont fixés sur le revers des feuilles, et sont généralement recouverts d’une pellicule cireuse. L’incubation dure de 6 à 20 jours pour les œufs (selon la température), les différents stades larvaires s’étalent sur 18 à 70 jours, et les adultes ont une durée de vie de 20 à 30 jours. Lorsque la température est favorable, leur multiplication est très rapide, chaque femelle pouvant pondre jusqu’à 600 œufs.

Les aleurodes peuvent toucher de nombreuses espèces végétales, en intérieur comme en extérieur. Elles ont une prédilection pour les solanacées (tomate, aubergine…), les cucurbitacées, les choux, le fraisier, certaines plantes aromatiques (menthe, verveine), le fuchsia, l’azalée, le rhododendron, les pélargonium… L’aleurode affaiblit la plante par ses prélèvements de sève. En cas d’infestation massive, le végétal peut dépérir. Autres dommages indirects : les larves sécrètent du miellat et de la cire, qui s’accumulent sous les feuilles (à la face inférieure) et favorisent le développement de champignons (fumagine) et de bactéries pathogènes. Les aleurodes peuvent aussi être le vecteur de virus.

Traitements des aleurodes :Commencez par enlever les feuilles portant le plus d’œufs. La mouche blanche est surtout active le jour. Les insectes développent rapidement une résistance aux produits utilisés. Ayez sous la main du savon insecticide biologique, du savon noir, de l’huile de Neem et des pièges collants. Inspectez vos plantes en vous aidant avec une petite loupe.

  • Lutte biologique intégrée : Elle est généralement efficace, à condition que les plantes soient sous serre (l’introduction de prédateurs naturels sur la plante atteinte est hasardeuse en plein air, et elle présente quelques inconvénients en intérieur). Deux prédateurs peuvent être utilisés : Encarsia formosa, une micro-guêpe qui pond ses œufs sur les larves d’aleurodes, à utiliser d’avril à octobre car cette guêpe a besoin de chaleur pour se reproduire ; et Macrolophus caliginosus, une petite punaise verte qui se nourrit des adultes et des œufs d’aleurodes.

  • Pièges : cartons jaunes collants : Disposez à proximité de la plante atteinte de petites plaques de carton jaune, collantes (enduites de glu ou de miel), ou encore des rubans jaunes adhésifs. Les aleurodes adultes, attirés par la couleur jaune, abandonneront les feuilles et viendront se coller sur ces pièges. Deux inconvénients à cette méthode : d’une part, elle n’est envisageable qu’en début d’infestation, et elle sera sans doute insuffisante si les mouches blanches sont très nombreuses. D’autre part, elle n’est pas sélective et vous risquez de voir des coccinelles, des abeilles et autres insectes auxiliaires se coller sur les pièges. Après vos traitements, installez quelques pièges collants. Si des insectes s’y collent, vous devrez recommencer.

  • Traitements simples et écologiques : Contre les aleurodes et de nombreux autres insectes, il est possible de vaporiser les plantes (en insistant sur la face inférieure des feuilles) d’eau savonneuse, éventuellement additionnée d’un peu d’huile végétale. Utilisez de préférence du savon noir pour préparer votre solution savonneuse. Le rôle de l’huile est d’enrober et d'étouffer les œufs et les larves (comme pour les cochenilles). Il est également possible d’appliquer une petite quantité d’huile pure sur les feuilles colonisées par les aleurodes, en badigeonnant la face inférieure. Les vaporisations de purin d’ortie peuvent aussi donner de bons résultats. Vous pouvez aussi essayer un traitement à base d'huiles essentielles.

  • Insecticide maison : Dans un litre d’eau, ajouter 1 cas (15 ml) le savon noir et 1 cat (5 ml) d’huile canola ou autre. Recette avec l’huile de Neem : mélangez 2 cat (10 ml) d’huile, 1 cat (5 ml) de savon noir dans 250 ml (1 tasse) d’eau. Voici un produit grandement efficace. Il est utilisé en culture biologique et en permaculture. Le Neem traite un très grand nombre d’insectes. Voici quelques-uns des effets. Agissant sur les œufs, les larves meurent étouffées. L’huile paralyse le tube digestif de l’insecte. Ne pouvant plus s’alimenter, il meurt. L’huile de Neem inhibe l’appareil reproducteur et l’insecte ne peut plus s’accoupler. Parce que ce produit est naturel, vous ne verrez les résultats qu’après quelques jours. Cependant, au Canada, il est interdit de commercialiser l’huile de Neem comme insecticide.

  • Aération et humidité : Les mouches blanches qui s’installent sur les plantes de serre ou d’intérieur n’aiment pas l’humidité ni la fraîcheur : vous pouvez décourager les premiers insectes menaçant d’élire domicile sur vos plantes en sortant les pots à l’extérieur, notamment par temps humide et frais.

Pucerons

Pucerons sur un bouton floral d'hibiscus

Il y en a de plusieurs couleurs et ce sont les pucerons noirs qui sont les plus tenaces. Ils forment des colonies composées uniquement de femelles. Elles naissent déjà enceintes. En peu de temps, il y a surnatalité et les nouvelles générations devront s’installer ailleurs. C’est à ce moment que naîtront quelques mâles et femelles ailées qui s’accoupleront.

La quantité d’insectes et leur présence uniquement sur les fleurs me fait croire davantage à une infestation de pucerons que de cochenilles, qui sont un peu plus lentes à se multiplier et qui préfèrent l’aisselle des feuilles. Les pucerons préfèrent les tissus tendres et prolifèrent d’une façon incroyable, leur nombre pouvant plus de décupler dans une semaine. Ainsi, si un seul insecte survit au traitement, l’infestation reprend rapidement. Le secret dans leur contrôle est donc d’être aussi méthodique que possible.

Traitements des pucerons :Commencez d’abord par supprimer les fleurs et les bourgeons atteints. Ensuite, douchez les plantes avec un jet très fort, les tournant dans tous les sens pour que l’eau puisse atteindre le moindre recoin. Maintenant, vaporisez avec un savon insecticide, un savon noir ou de l’huile de neem. Répétez la semaine suivante même si vous ne voyez aucun insecte et encore 2 autres fois, toujours hebdomadairement. Afin d’utiliser moins de produits traitants, avec des gants en latex, vous pouvez en écraser une grosse partie ou passer votre plante sous un jet d’eau. Dès que la plante est asséchée, commencez les traitements en utilisant les produits mentionnés pour la mouche blanche. À savoir : les pucerons apparaissent souvent à la suite d’un surdosage de l’engrais ou parce que la formulation est trop azotée. Le chrysophe est un insecte bénéfique qui aide à contrôler les pucerons.

Tétranyque (araignée rouge)

Toiles d'araignée rouge sur une feuille d'hibiscus

Disons en commençant que le tétranyque n’est pas une araignée, mais une mite. Son surnom d’araignée rouge est dû à sa capacité à tisser des toiles. Il est presque invisible à l’œil nu. Autres indices de leur présence : Si vous voyez de nombreux petits points jaunes ou blancs sur les feuilles, passez-les entre vos doigts. Si vous avez l’impression de toucher un papier sablé très fin, votre petite loupe vous confirmera leur présence.

Traitements et prévention des tétranyques :C’est l’insecte qui développe le plus rapidement une résistance aux traitements. L’araignée rouge adore l’air chaud et sec de nos maisons. Éloignez vos plantes des différentes sorties d’air chaud et déposez vos pots dans des soucoupes remplies de billes d’argile. Évitez d’installer vos plantes trop près des fenêtres très ensoleillées. À savoir : le tétranyque n’aime pas l’eau. En douchant régulièrement le feuillage, vous pourrez éliminer l’insecte s’il y en a très peu.

Cochenilles farineuses

Cochenilles farineuses sur une tige d'hibiscus

Il n’est pas facile de se débarrasser de cet insecte. Elles vivent en colonie de femelles qui se nourrissent de la sève des plantes. La surpopulation fera naître des mâles ailés qui, suite à l’accouplement, mourront. Ce qui les distingue, c’est qu’elles ne se concentrent pas au sommet de la plante, mais s’installent à la fois sur les feuilles, les branches et le tronc.

Traitements des cochenilles farineuses :Utilisez l’huile de Neem qui sera très efficace. Respectez le dosage recommandé. Alternez avec vos autres produits. Toutefois, retenez qu’il est difficile d’éliminer la cochenille.

Conseils généraux pour la gestion des nuisibles

  • Quarantaine des nouvelles plantes : Inspectez chacune des plantes que vous achetez et placez-les en quarantaine.
  • Hydratation avant traitement : Aucun traitement ne doit se faire sur une plante qui a soif.
  • Pas d'engrais pendant les traitements : Ne donnez aucun engrais durant les traitements.
  • Conscience des insecticides : À l’extérieur, il faut être conscient qu’un insecticide ne fait aucune différence entre un insecte bénéfique ou un insecte nuisible.

Envahi par les mouches de terreau ? Voici comment t’en débarrasser POUR DE BON

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