La gestion durable des biodéchets et du paillage au sein de Golfe du Morbihan – Vannes Agglomération

Pour que nos déchets alimentaires retournent à la terre, évitant ainsi la poubelle et nourrissant le sol, l’agglomération déploie différentes solutions de compostage. En logement individuel ou collectif, il y en aura pour tout le monde ! Golfe du Morbihan - Vannes agglomération (GMVA) engage une démarche pour proposer une solution de compostage à chaque habitant au 1ᵉʳ janvier 2024. Épluchures de légumes, marcs de café, œufs et peaux de bananes devront désormais être compostés. En effet, dès le 1ᵉʳ janvier 2024, en conformité avec la loi anti-gaspillage de 2020, chaque collectivité devra obligatoirement proposer une solution de compostage aux habitants. Même dans les aires urbaines. À Golfe du Morbihan - Vannes agglomération (GMVA), on planche sur le sujet depuis des mois.

Schéma explicatif du cycle du compostage domestique et collectif

Les solutions de compostage en maison individuelle

L’agglomération propose à l’ensemble des habitants en maison avec jardin des composteurs pour leur permettre de trier et valoriser leurs déchets alimentaires chez eux. Dans le cadre du déploiement du tri à la source des biodéchets, Vannes agglomération (GMVA) offre gratuitement un composteur et un bio-seau pour faire son propre compost. Mercredi 5 février 2025, trente familles de Plœren (Morbihan) ont reçu un composteur individuel. Cette nouvelle opération du mercredi 5 février, pilotée par Golfe du Morbihan Vannes Agglomération (GMVA) s’inscrit dans le cadre de la loi AGEC de 2020 - loi antigaspillage pour une économie circulaire. « Son objectif est d’offrir aux particuliers - possédant une maison avec un jardin de plus de 100 m², une solution concrète pour la gestion de tri des déchets alimentaires », précisait Noël Adam, adjoint à l’environnement, présent à ce rendez-vous des bénéficiaires.

Golfe du Morbihan - Vannes agglomération a fait le choix de proposer à ses habitants un composteur de 390L en plastique recyclé (à partir d’anciens bacs poubelles et caissettes) et recyclable. Il est fabriqué en France, en Gironde. Sa durée de vie est supérieure à 10 ans. Le composteur de 390 L distribué par l’agglomération est prévu pour un foyer de 2 à 4 personnes en moyenne. Cependant une personne seule peut très bien s’en servir : selon la quantité de ses apports, elle mettra plus de temps à obtenir un compost mûr, mais elle aura nettement réduit la quantité de ses ordures ménagères. Pour faciliter l’utilisation des composteurs par tous, l’agglo met à disposition des personnes à mobilité réduite, des sacs kraft.

Pour obtenir le bio-seau et le composteur, il faut suivre une formation obligatoire d’une heure sur le compostage et sur le recyclage des végétaux. Les distributions des composteurs s’accompagnent d’un temps de formation obligatoire sur le compostage et sur le recyclage sur place des végétaux. L’intérêt du compostage, c’est aussi moins de camions sur les routes. Le composteur, c’est le bac qui nous coûte le moins cher car c’est le seul qui n’est pas collecté, souligne l’agent de GMVA.

Stratégies pour l’habitat collectif et les zones denses

Pour s’adapter à l’habitat collectif, l’agglomération propose différentes solutions selon la configuration des résidences. Ainsi, des composteurs partagés peuvent être installés au sein des résidences disposant d’espaces verts suffisants, ou bien prendre place sur l’espace public. Si vous vivez dans un logement collectif, le syndic de copropriété/bailleur en concertation avec les résidents aura sans doute mis en place un composteur. La copropriété peut installer 2 ou 3 bacs (1 bac pour les apports, 1 pour le stockage de la matière sèche/structurante et éventuellement 1 pour le compost en maturation) dans un espace vert de la résidence. « Les résidents alimentent régulièrement le composteur avec leurs déchets de cuisine (épluchures de fruits et légumes, coquilles d’œufs, marc de café…) grâce au « bioseau » qui fait le lien entre la cuisine et le composteur. Le compost produit est réservé à l’usage des habitants ou utilisé sur les espaces verts de la résidence », précise la collectivité.

Pour les zones denses et urbaines, sans espaces verts adéquats à proximité pour réutiliser le compost, l’agglomération procède à l’installation de composteurs grutables sur l’espace public. Les composteurs grutables sont installés dans les centres-villes les plus urbanisés permettant aux habitants d’y déposer leurs biodéchets. Mais que deviennent ces déchets ? La suite de l’histoire se poursuit avec les agents de l’agglo qui collectent ces équipements toutes les deux semaines. Après un contrôle de routine pour retirer les déchets indésirables, les agents grimpent sur le camion grue et activent un immense bras articulé muni d’un crochet. Comme lors de la collecte des conteneurs d’apport volontaire, le crochet se positionne, descend et récupère le composteur pour le vider dans le caisson. Une fois le composteur parfaitement repositionné, l’agent poursuit sa tournée d’une trentaine de points de collecte.

Bewo : société spécialisée dans le compostage en milieu urbain

Puis, direction l’unité de valorisation énergétique et organique (Uvéor) du centre de tri VENESYS de Vannes où le camion, après s’être fait peser, à plein, se rend sur un quai de déchargement pour y déposer la collecte du jour. Preuve du déploiement des composteurs grutables, la quantité de biodéchets collectés ne cesse d’augmenter. À l’orée de cet été, la quantité récupérée durant les six premiers mois de 2025 atteint déjà la quantité collectée en un an en 2024. Mélangés avec des déchets végétaux du territoire, les biodéchets sont mis en compostage. Le compost qui en résulte est ensuite criblé.

Idées reçues et gestion technique du compostage

Le compostage est une action simple, écologique et accessible à tous. Le composteur, seul, n’attire pas les rongeurs : si vous les apercevez, c’est qu’ils étaient déjà présents dans l’environnement. Les rongeurs n’apprécient pas être à découvert, ou dérangés par la présence humaine. Les rongeurs sont omnivores, comme nous, ils mangent de tout ! La présence de quelques moucherons dans votre composteur n’est pas anormale, ils font partie des organismes décomposeurs de la matière organique. Cela ne doit cependant pas devenir une nuisance. S’ils sont trop nombreux, votre compost est peut-être trop humide. Non. Les taupes ne sont pas attirées par les biodéchets du composteur, mais peuvent l’être par les vers si celles-ci sont déjà présentes dans votre jardin.

Le compostage bien aéré ne doit pas provoquer de mauvaises odeurs. Les biodéchets à odeur forte comme les restes de repas sont à mettre en petite quantité et à enfouir. La présence d’oxygène induite par un brassage régulier évite la fermentation des matières. S’il y a des mauvaises odeurs, il est possible que le compost soit trop humide et tassé. Les « gros vers blancs » qu’il est courant de voir enfouis dans le compost sont en réalité des larves d’insectes. Ces larves de cétoine dorée sont à ne pas confondre avec celles du hanneton : elles se ressemblent beaucoup mais n’ont pas la même alimentation. Si la larve de hanneton est désaimée des jardiniers car elle se nourrit des racines des plantes au jardin, la larve de cétoine dorée se nourrit quant à elle de la matière en décomposition dans le composteur.

Normalement, il n’est pas nécessaire d’arroser le compost. Le couvercle du composteur évite que le compost soit détrempé en période pluvieuse et trop sec en période sèche. Si le compost glisse entre les doigts et que de l’eau ruisselle, alors il est trop humide. Si le compost s’effrite dans la main, alors il est trop sec. Ouvrez le couvercle du composteur pour profiter d’une averse, apportez davantage de matières humides ou réduisez l’apport de matières sèches. En période de restriction d’eau, arroser son compost n’est pas une priorité, le processus de compostage peut ralentir ou s’arrêter. Non, il n’y a aucune distance minimale réglementaire à respecter entre votre composteur et vos fenêtres ou celles du voisin.

Valorisation des déchets verts : Le paillage comme ressource

Pratique. Et si tailler des haies ou tondre sa pelouse devenaient le meilleur moyen d’entretenir son jardin ? Plutôt que de jeter les déchets végétaux liés à l’entretien de vos espaces verts, il est désormais possible de s’en servir pour protéger et améliorer la qualité de vos sols. Le broyage des petits branchages et résidus de coupes de haies peuvent aussi vous fournir un paillis efficace. Fini le réflexe de partir en déchèterie pour évacuer les déchets liés à l’entretien de votre jardin. Grâce à la technique du paillage, la tonte de pelouse peut désormais être utilisée pour protéger votre sol. Après quelques heures de séchage, il vous suffit de la déposer au pied de vos plantations. Cela permet de limiter les arrosages, d’éviter la pousse de mauvaises herbes et d’enrichir le sol.

Grâce notamment au service de broyage à domicile proposé par l’agglomération, il est aussi possible de valoriser branchages et feuilles mortes et de les transformer en paillis pour vos plantations. L’agglomération propose un service de broyage à domicile. Après avoir rempli un formulaire en ligne, le prestataire en charge du broyage à domicile prend contact avec vous et planifie une visite à votre domicile. Branches, brindilles, feuilles mortes ou encore restes de haies taillées deviendra un précieux broyat pour votre jardin. Le coût de l’intervention est fixé à 50 € et inclut le forfait déplacement et une heure de prestation (installation, broyage et nettoyage).

Illustration des différentes méthodes de paillage au jardin

Les tailles de haies ne dépassant pas 1cm peuvent être broyées à la tondeuse, au-delà, on utilise un broyeur de végétaux. Pailler avec sa tonte : Tondre avec un bac permet de collecter l’herbe facilement afin de la réutiliser en paillage. On peut pailler avec de la tonte fraîche en couche de 2 cm et avec de la tonte sèche jusqu’à 10 cm sur les massifs, le potager, aux pieds des haies, autour des arbres. Le paillage évite l’évaporation de l’eau et en se dégradant nourrit le sol. S’il n’y a pas de végétaux à pailler, on peut étaler la tonte sur une petite surface dans un coin du jardin afin de la faire sécher.

Techniques d’entretien des sols et biodiversité

Laisser sa tonte sur place : L’herbicylage ou « mulching » est une technique de tonte qui consiste à couper et broyer l’herbe finement sans la collecter pour la restituer directement au sol. En se décomposant, la tonte agit comme un fertilisant naturel et nourrit le sol. On peut tondre sans bac avec une tondeuse classique ou utiliser la fonction « mulching » de la tondeuse. Un gazon c’est beaucoup d’entretien. Plantes tapissantes piétinables : Elles consomment moins d’eau et nécessitent moins d’entretien qu’un gazon. Espace fleuri : Valorisez un espace dans votre jardin avec des fleurs ! La zone fleurie est esthétique, excellente pour la biodiversité et nécessite peu d’entretien (1 à 2 fauches par an). Pour des raisons environnementales : favoriser la biodiversité au jardin, protéger et enrichir les sols, réduire les besoins en arrosage, etc. Les végétaux ne sont pas des déchets mais des ressources pour le jardin : apprenez à les valoriser plutôt que de les jeter.

Tondre à une hauteur de 6 à 15 cm présente beaucoup d’avantages : l’herbe repousse deux fois moins vite car les racines se développent en profondeur. Cet enracinement permet également à l’herbe de mieux capter l’humidité du sol, donc d’être plus verte et résistante à la sécheresse. Cela permet la floraison de plantes variées, augmente la biodiversité et favorise la pollinisation. Permet de couper l’herbe finement et de la disperser sur la pelouse pour ne pas avoir à la ramasser. Sur 5 cm d’épaisseur si elle est fraîche, jusqu’à 10cm si elle est sèche.

Le changement climatique nous pousse à revoir nos pratiques au jardin et à faire évoluer notre regard : accepter de voir l’herbe jaunir, de laisser un peu de flore spontanée, etc. J’ai un petit jardin : si vous souhaitez végétaliser votre jardin sans trop impacter l’espace au sol, les plantes grimpantes peuvent être la solution idéale sur un mur ou une cloison par exemple. Il existe aussi des arbustes à croissance lente, au format adapté pour les petits espaces : azalée, camélia, nandina, oranger du Mexique par exemple. J’ai un grand jardin : vous pouvez tester la gestion différenciée : bien définir les espaces selon les usages.

Accompagnement des usagers et logistique territoriale

Pour les Plœrinois qui souhaitent bénéficier d’un composteur individuel, une prochaine distribution est fixée au 19 mai. L’inscription est à faire en ligne sur le site de l’agglomération. Les personnes intéressées sont invitées à consulter régulièrement le site pour plus d’information. Le Syndicat de traitement des déchets ménagers du Sud-Est Morbihan (Sysem) a déjà dédié une ligne aux biodéchets. Si les espaces verts le permettent, des aires de compostage partagé (en pied d’immeuble ou sur espace public) sont progressivement installées par l’agglomération en lien étroit avec les communes et les gestionnaires d’immeubles. Chaque site fonctionne grâce à vous et à des habitants bénévoles nommés « référents ».

Le compostage individuel ou partagé n’est pas possible ? Des composteurs grutables en point d’apport volontaires sont en cours d’installation. Si vous produisez plus de 7 kg de biodéchets par jour, il est nécessaire de faire appel à un prestataire de collecte ou de compostage. Golfe du Morbihan Vannes agglomération (GMVA) doit généraliser le tri des biodéchets et proposer une solution de compostage à chaque habitant au 1ᵉʳ janvier 2024. Le 1er janvier 2024, l’obligation de tri des biodéchets à la source entrera en vigueur. En tant que collectivité, Golfe du Morbihan Vannes agglomération (GMVA) doit proposer une solution pour les particuliers et le collectif afin de séparer les biodéchets des ordures ménagères. La solution proposée est le compostage avec la distribution de composteurs individuels.

Pour les points d’apports, deux solutions s’offrent à eux. Où mettre le compost de votre composteur individuel ? Où mettre son compost quand on vit dans un appartement ou en centre-ville ? Un compostage collectif sera déployé près de chez vous. GMVA ajoutera un nouveau bac à côté des bacs à poubelles classiques. « Ces bacs seront relevés une fois par semaine ou une fois toutes les deux semaines. On s’adaptera », explique Morgan Suzineau, directeur déchets à GMVA. Dans les lieux urbains, 150 points d’apports volontaires seront posés en 2024. Abris-bacs collectés chaque semaine et composteurs grutables collectés chaque mois. Les deux solutions ont leurs avantages et inconvénients. « On attend la fin de l’expérimentation lancée en octobre à Saint-Avé pour trancher. » L’objectif avancé est d’avoir un point d’apport à moins de 3 minutes de son logement.

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