Compost et Agriculture Biologique : Une Synergie Essentielle pour des Sols Durables

Schéma du processus de compostage

L'agriculture biologique, soucieuse du respect des écosystèmes et de la santé humaine, repose fondamentalement sur des pratiques de fertilisation naturelle et durable. Au cœur de cette démarche se trouve le compost, un amendement organique précieux, issu de la décomposition maîtrisée de matières organiques. Son rôle est non seulement d'enrichir le sol, mais aussi de s'inscrire dans une vision globale de gestion des biodéchets et de préservation de l'environnement.

Le Compost : Un Acteur Clé de la Fertilisation Biologique

Le compost joue un rôle fondamental en agriculture biologique, contribuant à une fertilisation naturelle et durable des sols. Dans le contexte de l'agriculture biologique, toute utilisation de fertilisants doit impérativement respecter les principes de la certification bio. Le compost, s'il est issu de déchets organiques conformes, est ainsi privilégié pour nourrir le sol sans recourir aux engrais chimiques. C'est un engrais de recyclage résultant de la décomposition dans des conditions aérobies de matières végétales, animales ou microbiennes. En réalité, il n’existe pas un compost, mais divers composts avec des caractéristiques différentes suivant les intrants utilisés, la gestion du processus de compostage et son degré de maturation. Comme tout être vivant, les composts doivent être traités avec soin si l’on veut qu’ils soient en bonne santé, c’est-à-dire de bonne qualité, et qu’ils influencent ainsi positivement les plantes et les sols. Les effets des composts de qualité varient suivant leurs caractéristiques.

Un compost produit avec une quantité importante d’intrants riches en azote aura par exemple un effet fertilisant plus important qu’un compost dont le mélange de départ est principalement ligneux. Par contre, l’effet de ce dernier sur l’amélioration de la teneur en humus stable du sol sera plus important. Pour les cultures maraîchères, on recherchera des composts riches en éléments fertilisants, assez mûrs pour éviter tout risque de blocage d’azote, mais pas trop mûrs pour avoir encore une activité microbiologique assez intense et protéger les plantes contre les maladies telluriques. En arboriculture, un facteur limitant pour l’emploi de composts est leur teneur en éléments fertilisants. En effet, seuls 20 kg de phosphate par an et par hectare sont nécessaires dans une plantation de pommiers ; un surplus de potasse peut influencer négativement la qualité des fruits produits. On choisira donc plutôt des composts ligneux, plus pauvres en éléments fertilisants mais avec un meilleur effet sur le taux d’humus du sol et sur sa structure à moyen et long terme. Pour concentrer l’effet du compost sur les arbres, on appliquera la quantité correspondant aux besoins de fumure dans le trou de plantation ou sous le rang, en répétant les apports tous les trois ans. L’opération de compostage vise à améliorer le taux d’humus. Les fientes mises en tas ou le stockage de déjections liquides sans support carboné ne constituent pas une opération de compostage.

La Réglementation des Biodéchets et le Compostage en Agriculture Biologique

Sur le plan réglementaire, la gestion des biodéchets, dont ceux utilisés pour fabriquer du compost, est soumise à des obligations strictes. Respecter ces obligations garantit une fertilisation saine et conforme, garante d’une production agricole biologique durable. Les biodéchets, au cœur de cette révolution agricole, sont définis par l’article L. 541-1-1 du code de l’environnement. La valorisation de ces biodéchets en agriculture biologique sert à réduire l’émission de gaz à effet de serre, notamment le méthane, gaz à fort pouvoir de réchauffement. Le choix technique du compostage ou de la méthanisation dépendra des volumes, des contraintes locales et des objectifs agronomiques. Dans l’esprit de la certification bio, la réglementation agricole impose des méthodes précises et durables pour la gestion du compost issu des biodéchets.

Depuis 2024, le tri à la source est devenu une obligation réglementaire pour tout producteur de biodéchets. Depuis le début de 2024, le tri à la source des biodéchets est étendu à tous, soutenu par la loi anti-gaspillage. Les particuliers ne sont toutefois pas soumis à une obligation directe de compostage individuel, ce qui laisse une certaine flexibilité. En 2024, les particuliers doivent trier leurs biodéchets, mais ne sont pas soumis à une obligation de compostage individuel. La réussite d’un projet de compostage conforme aux obligations légales en agriculture biologique repose sur la maîtrise conjuguée des exigences réglementaires et des meilleures pratiques agronomiques.

Infographie sur la gestion des biodéchets

Le Potentiel des Biodéchets pour l'Agriculture Biologique

Alors que la collecte en masse des biodéchets agricoles se généralise dans les grandes villes françaises, leur utilisation sous forme de compost dans les champs représente l’un des principaux débouchés. Si les volumes sont très loin d’atteindre ceux de fumier ou de lisier utilisés en France, il représente néanmoins une solution d’appoint à ne pas négliger, notamment en agriculture biologique.

Depuis le 1ᵉʳ janvier 2024, la loi Agec impose aux collectivités de mettre en place une solution de tri séparée pour les biodéchets des ménages. Si cette disposition réglementaire peut sembler loin des préoccupations du monde agricole, elle représente en réalité une opportunité à ne pas laisser passer. En effet, la plupart des métropoles françaises optent pour une collecte des déchets alimentaires en point d’apport volontaire. Les professionnels, incluant restaurants, cantines ou commerces alimentaires, doivent également trier cette matière organique qui finissait auparavant enfouie ou incinérée avec les ordures ménagères. Une fois collectés, les biodéchets sont dirigés soit vers des unités de méthanisation, soit vers des plateformes de compostage. Or, le digestat ou le compost produit représente une matière fertilisante non négligeable à l’heure où le prix des engrais minéraux et la décapitalisation du cheptel bovin français entraînent des tensions sur l’approvisionnement en matière organique des fermes françaises, notamment bio.

le rôle du compost dans le sol

Collecte en point d’apport volontaire

Si les communes rurales et peu denses ont simplement à pousser l’installation des composteurs dans les jardins pour se mettre en conformité avec la loi, la tâche est plus rude pour les villes aux densités de population plus importantes. La plupart de ces collectivités ont opté pour des abri-bacs en métal étanche dans lequel est placé une benne à ordure de 120 à 240 litres. Ces dispositifs, équipés d’une pédale pour ouvrir le couvercle de la boîte métallique, sont disposés à intervalles réguliers sur la voie publique. Charge aux habitants de s’y déplacer pour déposer leurs déchets alimentaires, comme c’est déjà le cas pour le verre.

Un potentiel de 1 à 2 millions de tonnes

Le réseau Compost In Situ prône un compostage de territoire et un retour au sol, dans un rayon de 30 à 40 kilomètres, en lien avec les agriculteurs. Il compte une vingtaine d’adhérents à travers la France qui produisent annuellement 5000 tonnes de fertilisants sous forme de compost issu de biodéchets. Caroline Thieffry, qui assure l’animation du réseau, évalue à 10 millions de tonnes le potentiel de biodéchets à collecter en France. « À ce jour, seul un million de tonnes est collecté. Il y a une marge de progression », chiffre-t-elle. Du côté de la Fédération nationale d’agriculture biologique (Fnab), qui travaille sur le sujet à travers le projet Mona (valorisation des Matières Organiques Non-Agricoles en agriculture biologique), on estime entre 1 et 2 millions de tonnes le potentiel de compost qui pourrait être produit à partir de biodéchets alimentaires mélangés à des déchets verts. « À raison d’un épandage de 10 t/ha de compost une année sur deux, pour des fermes de 65 ha de moyenne, le compost de biodéchet représente les besoins de 7% des fermes bio en France. Ce n’est pas une solution à l’échelle des besoins nationaux, mais ça reste une option non négligeable », souligne Felix Lepers, chargé de mission réglementation et politiques publiques à la Fnab.

Des filières se mettent en place

Dans les faits, certains ont déjà franchi le pas. En Mayenne, la société Agrologic qui commercialise des graines bio et sans gluten, produites sur ses propres terres ou chez des agriculteurs partenaires, s’est impliquée dans un projet local de compostage de biodéchets. « Nous achetons 400 tonnes par an de compost à notre partenaire Les Pieds sur Terre, qui collecte les biodéchets et les composte en local. En contrepartie, nous lui fournissons des cosses de céréales, une matière sèche qu’il intègre au biodéchet lors du processus de compostage », témoigne Mylène Seyeux, responsable communication chez Agrologic.

Au nord de Nantes, l’entreprise Terra Compost va plus loin en compostant directement les biodéchets des restaurateurs et des cantines dans les champs des agriculteurs. « C’est une solution possible en deçà du seuil des 750 tonnes de compost produit chaque année. Au-delà, il est nécessaire de s’équiper d’une plateforme de compostage étanche. Cette dernière peut également être réalisée chez un agriculteur car nous sommes confrontés à l’enjeu de la disponibilité du foncier pour ce type d’infrastructure », analyse Caroline Thieffry.

Des filières longues se mettent par ailleurs en place. Les biodéchets de la métropole nantaise sont compostés en partie par Suez, qui les expédie ensuite à sa filiale Terrial spécialisée dans les amendements agricoles. C’est cette dernière qui se charge ensuite de commercialiser le compost aux agriculteurs.

Quid du plastique

Qu’ils soient redirigés en méthanisation ou en compostage, le plus gros inconvénient du compost de biodéchet repose sur les erreurs de tri. Même si les normes imposent un taux de plastique inférieur à 1% dans les amendements ou fertilisants épandus aux champs, même un taux inférieur à 0,1% représente plusieurs kilos de micro-pollution sur des volumes de milliers de tonnes de compost. « Tant que les biodéchets collectés contiennent encore du plastique, ils doivent être dirigés vers l’incinération. Dans le cas contraire, la pollution des terres agricoles est irréversible », assène Felix Lepers. Sur le terrain, un constat émerge. Les biodéchets en provenance des professionnels sont souvent mieux triés que les points d’apports volontaires accessibles à tous dans la rue. « Notre réseau reçoit des biodéchets en très grande majorité issus des professionnels de l’alimentation. Il y a une sensibilisation importante au tri en amont et chaque arrivage est noté visuellement sur sa qualité et la note est remontée jusqu’à l’entreprise chez qui ont été collectés les biodéchets », évoque Caroline Thieffry. À Nantes, l’antenne des Alchimistes, un autre réseau national de compostage, réalise un tarif dégressif auprès des entreprises chez qui elle collecte les biodéchets en fonction de la qualité du tri.

S’emparer de la réglementation

L’agrément sanitaire pour composter des produits animaux peut représenter un frein au compostage à la ferme. « Si le prestataire ne fait pas le suivi des températures, ce n’est pas l’agriculteur qui le fera », constate Felix Lepers. À Perpignan, dans les Pyrénées Orientales, la Fnab a soutenu un projet de compostage sur une exploitation voisine des biodéchets d’un marché de plein vent où sont vendus uniquement des fruits et légumes.

Nous publions aujourd’hui le Guide pratique : le compost de déchets alimentaires - Utilisation en agriculture biologique : pourquoi et comment ? rédigé par AGRIBIO et la Métropole de Lyon, pour mieux connaître ce nouveau produit, le process de compostage, et son utilisation en bio. Ce projet MONA (matière organique non agricole) a bénéficié de l’appui d’Anaïs Labrosse et de la participation de partenaires comme la FNAB et la Métropole de Lyon.

La Gestion Naturelle des Espaces Verts et l'Autonomie Alimentaire

La gestion naturelle de ses espaces verts a pour principe de respecter au mieux les rythmes, les logiques et les lois de la nature. Ainsi, elle favorise l’utilisation de produits issus de la nature (engrais verts, pesticides naturels…) et la pratique de connaissances ancestrales (cycles lunaires, jachère, alternance de culture, association de légumes et/ou de fleurs…). Elle exclut donc l’usage de produits chimiques nuisibles à la santé de l’homme et de son environnement. Par ailleurs, un soin particulier est apporté à l’approvisionnement en eau afin d’en limiter la consommation (paillage, goutte à goutte, récupérateur d’eau de pluie…).

Exemple de potager bio

Qu'est-ce qu'un potager bio ?

Aujourd’hui, dans le monde entier et plus encore dans notre société occidentale, chacun de nous est largement dépendant de l’industrie agro-alimentaire et du commerce mondial pour s’alimenter. Cultiver ses aliments, au moins en partie, cela signifie s’autonomiser d’un système qui repose aujourd’hui sur l’injustice sociale et la dégradation accélérée des ressources naturelles. C’est aussi garder le contrôle sur la production et s’assurer de la qualité de ce que l’on mange. Et puis, à condition d’y mettre un peu d’énergie (humaine !), cela peut engendrer des économies substantielles dans un budget un peu trop serré ! Pour prendre la responsabilité de ce que l'on mange, la première idée est de produire soi-même. 200 m² doivent permettre d’obtenir une production adaptée pour 4 personnes. On peut au minimum commencer par quelques pots, des herbes aromatiques, comme le thym, la ciboulette, le persil, etc. N.B. : à l’heure actuelle, en France, environ 10 % des pesticides pulvérisés le sont dans les jardins amateurs.

Créer son potager bio comporte de nombreux avantages

  • Contribuer à se nourrir par soi-même et sainement ; gagner en autonomie ;
  • Se reconnecter à la terre, au vivant, à la nature ;
  • Apprendre et comprendre comment poussent les fruits, les légumes, les céréales, découvrir les spécificités du sol, des semences, etc. ;
  • Participer à la sauvegarde des terres nourricières, de la biodiversité, des variétés anciennes de semences.

Comment créer son potager bio ?

Le mois de mai est le bon moment pour commencer un potager car c’est la grande époque des semis et des plantations. Voici les étapes à suivre :

Avant de préparer le terrain, il convient de définir sa taille idéale. Commencer petit, il sera temps, l’année prochaine, d’agrandir la surface cultivable. L'idéal est de choisir un endroit ensoleillé, plat et proche de la maison afin d’y accéder facilement.

Votre potager peut être en ligne, en planche, en carré ou surélevé, à vous de choisir. Mais sachez que rectiligne, le potager conventionnel a l’avantage d’être simple à dessiner et fonctionnel, surtout si on trace deux grandes allées, en croix, permettant le passage d’une brouette, et des petits chemins menant à chaque planche. Matérialiser les voies avec des matériaux de récupération comme des briques pilées ou de l’ardoise concassée, des plaquettes de chêne, des bandes de pelouse ou tout simplement des planches ou dalles de bois. Les potagers en hauteur, très décoratifs et faciles à travailler par tous, peuvent être bordés de bois tressés, de planches ou de pierres. Les mauvaises herbes s’y ressèment moins et la terre est plus chaude. Il vous faudra ensuite connaître la terre. Pour bien démarrer, retirer toutes les herbes, les racines, les cailloux, ensuite, crocheter puis ratisser. Pour les cultures suivantes, on utilisera une bêche écologique qui permet de bêcher la terre sans la retourner pour ne pas perturber la vie du sol.

Vous pouvez maintenant commencer à planter. Nous vous conseillons de commencer par des légumes faciles à cultiver, comme des radis, des navets, des tomates, des salades à repiquer. Sachez aussi que cultiver des plantes aromatiques et des fleurs dans son potager est primordial, car plus il y a de diversité au jardin moins il y a de maladies et d’invasion d'indésirables.

Le Compostage Individuel et ses Avantages

Le compostage individuel permet de conjuguer jardinage et écologie. En effet, les déchets organiques biodégradables (alimentation, jardin) constituent un excellent apport organique pour le sol. Ils représentent 1/3 de nos poubelles. Cinq millions de Français ont déjà adopté le composteur individuel. En effet, dans le cadre de l’Agenda 21, de nombreuses communes en proposent à moindre coût. Le compostage est un procédé de dégradation biologique maîtrisée de matière organique en présence d’air. Après quelques mois, la fermentation produit un mélange comparable au terreau : le compost. Le compostage en tas se pratique depuis longtemps déjà. L’utilisation d’un composteur individuel présente toutefois certains avantages : esthétique, propreté, gain de place, protection contre les animaux indésirables… Plusieurs formes existent : en fût, en silo ainsi que le vermicompost ou lombricompost. Grâce à ces méthodes, le compostage en milieu urbain est également possible.

Types de composteurs individuels

3 étapes clés pour un bon fonctionnement :

  1. Respecter le rapport carbone/azote en mélangeant bien déchets azotés (épluchures, pelouse) et carbonés (paille, petites branches).
  2. Aérer périodiquement : en brassant durant 10 mn avec une fourche tous les 3 mois.
  3. Humidifier régulièrement avec épluchures et herbes. Attention trop d’humidité peut engendrer de mauvaises odeurs, penser à ajouter branches, paille, papiers, carton. Pour plus de détails techniques voir aussi Composteurs collectifs.

Les sources de déchets verts pour le compost sont nombreuses :

Les feuilles mortes, les tontes de gazon, les tailles de haies et d’arbustes, les résidus d’élagage, les déchets d’entretien de massifs, les déchets de jardin des particuliers collectés séparément ou par le biais des déchetteries. En Provence-Alpes-Côte d’Azur, la composition des composts de déchets verts est variable, néanmoins, ils sont constitués en majorité de branches et de feuilles (50 à 90 %), de résidus de tonte (5 à 30 %), de résineux (5 à 20 %), et plus rarement d’écarts de tri de fruits et légumes (< 1 %).

Des exemples concrets : la Ville de Paris et les espaces verts

« Le projet d’appliquer la gestion différenciée et des méthodes d’entretien respectueuses de l’environnement qui lui sont associées, vient d’une volonté politique de moins polluer, de consommer moins d’eau… Des textes de lois sur la protection de l’eau notamment ont incité cette évolution. La prise de conscience des jardiniers sur l’impact de leurs gestes au quotidien associée à la prise de conscience de tous les niveaux de décision concernant leurs responsabilités pour assurer des espaces verts plus sains s’est développée progressivement mais constamment depuis le plan climat, l’agenda 21.

L’enjeu des espaces verts dans une Ville aussi dense que Paris est multiple :

  • Social. Ce sont les seuls espaces gratuits ouverts à tous. Ce sont des lieux de détente, de loisirs, de jeux, de rencontre. Les jardins font partie de la culture française. Ils embellissent la ville à l’avantage du bien-être des citadins.
  • Environnemental. Les espaces verts sont des lieux plantés de végétaux qui rendent des services aux citadins. Ils permettent un contact de l’homme avec la « nature » dans un milieu artificiel. Ils absorbent le CO2, les poussières, abaissent la température ambiante. Mais l’entretien de ces espaces verts génère des consommations en eau, l’utilisation de matériel mécanique, l’utilisation de fertilisant, d’amendements… Les espaces verts sont des lieux de vie qui peuvent se révéler tout ou partie favorable à la biodiversité ; son émergence et sa préservation.
  • Économique. Les espaces verts sont sources d’emplois directs et indirects. Ils ne sont pas la source de beaucoup de recettes mais représentent un certain nombre de postes de dépenses ; eau, achats de matériaux et matériel…

Ainsi, la Ville de Paris applique des modes de gestion qui s’inscrivent dans le développement durable et applique de ce fait des pratiques dites environnementales à l’entretien de ses espaces verts. Les choix et méthodes d’entretien sont définis selon les trois piliers du développement durable (le social, l’économie et l’environnement) et sont le reflet de compromis entre l’histoire des jardins, les usages et la nécessité de favoriser la biodiversité en préservant l’environnement. C’est l’application de la gestion différenciée qui permet de créer des espaces verts avec un peu plus de « naturel ». »

Barbara Lefort, Direction des Espaces Verts et de l'Environnement de la Ville de Paris.

Structures et ressources pour le compostage et le jardinage bio

Plusieurs structures et publications peuvent vous aider dans vos démarches de compostage et de création de potager bio :

Structures d'accompagnement :

  • Terre Vivante : Centre écologique Terre Vivante à Mens (38) : édition livres, revue « Quatre saisons du jardinage ». Stages, ateliers.
  • FNAB (Fédération Nationale d'Agriculture Biologique) : Impliquée dans des projets comme MONA.

Ouvrages de référence :

  • Editions La vie en vert/Rustica : "Les bonnes associations au potager", de Noémie Vialard.
  • Editions Terre Vivante : "Le poireau préfère les fraises", de Hans Wagner ; "Une bonne terre pour un beau jardin", de Rémy Bacher.
  • Editions Eyrolles : "Jardin écologique sans pesticides ni engrais", d'Eric Masson ; "Le compost", de Pascal Facy.
  • Editions Nature et Progrès : "Soigner le jardin par les plantes", de Philippe Delwiche.
  • Editions Dangles : "Votre potager biologique", de Vincent Gerbe.
  • Editions Larousse : "Le petit livre du compost", d’Allan Shepherd.
  • Editions Planète Jardin/Rustica : "Composts, engrais et traitements bio", de Victor Renaud.
  • Editions Rustica : "Comment faire son compost et ses engrais", de Noémie Violard.
  • Editions Artémis : "Les engrais naturels" (Collectif).
  • Editions Ulmer : "Faire son compost", de Jean-Michel Groult.

Précisions techniques (hors sujet initial)

The idea is that at individual scales the additional load is ignorable, but at mass scraper levels it adds up and makes scraping much more expensive. Ultimately, this is a placeholder solution so that more time can be spent on fingerprinting and identifying headless browsers (EG: via how they do font rendering) so that the challenge proof of work page doesn't need to be presented to users that are much more likely to be legitimate. Please note that Anubis requires the use of modern JavaScript features that plugins like JShelter will disable.

tags: #compost #plus #agriculture #biologique