Le compost est un amendement idéal pour le jardinage. 100% gratuit et 100% naturel, il constitue une ressource inestimable pour tout jardinier soucieux de la santé de son sol. Pour que votre compost soit un véritable coup de pep’s pour vos plantations, vous devez tout simplement attendre. Attendre que le compost soit mûr. Le compostage est une des bases du jardinage biologique, il permet à la fois de recycler une grande partie des déchets organiques et de produire une nourriture de qualité pour le jardin. Celui-ci est une matière fertilisante et améliorante de la structure de la terre des jardins et des potagers. Le compostage est malheureusement trop souvent négligé dans sa phase d’élaboration, souvent par simple méconnaissance. Pourtant, le compost est une mine d’or pour améliorer la terre de son jardin.

Comprendre le processus de décomposition
Le compostage est un processus de décomposition de matière organique par l’action de l’air, des bactéries et des organismes vivants. Tout comme dans la nature, les matières organiques du compost sont transformées par de nombreux organismes, des animaux et des milliers d’espèces de micro-organismes. Un bon compostage se fait en conditions aérobies, les déchets ne doivent pas être entassés et uniquement « humides ».
Le compostage va devenir obligatoire à partir du 1er janvier 2024. Alors si vous ne vous y êtes pas encore mis, c’est le moment car en compostant, vous réduisez la quantité de vos déchets, obtenez un amendement gratuit pour vos plantes et c’est bon pour la planète ! Les chiffres sont parlants et les arguments nombreux : en triant vos biodéchets dans le bac à compost, vous réduisez de 30% par an la quantité d’ordures ménagères résiduelles que l’on estime à 18 millions de tonnes et qu’il faut donc traiter.
Les différentes méthodes de compostage
En maison individuelle, vous pouvez composter de gros volumes de déchets en tas dans votre jardin ou dans un composteur en bois dont vous pouvez choisir la contenance. L’essentiel, c’est que les déchets soient en contact avec le sol. En appartement, vous pouvez vous rapprocher de votre gestionnaire de copropriété pour pratiquer le compostage collectif en installant des bacs aux pieds de votre immeuble ou résidence.
Le composteur ou silo à compost est le procédé le plus commun et idéal pour les petits jardins de ville. Le compostage en tas est idéal si vous avez un jardin relativement grand, c’est-à-dire à partir de 100 m² environ. Le compostage en tas se fait en deux temps : une période de pré-compostage dont le but est d’accumuler les différentes ressources à composter, puis le montage final du tas qui se fait par ajout de couches successives.
Le compostage de surface consiste à composter directement à même le sol. On utilise cette technique dans les plates-bandes cultivées et paillées. Le lombricompostage ou vermicompostage est une méthode qui utilise des vers rouges de fumier pour composter certains déchets de cuisine. Le bokashi est un procédé de compostage urbain, originaire du Japon, qui permet de composter les déchets de cuisine selon un procédé de fermentation lactique.
Gestion et entretien du tas de compost
Il est nécessaire de brasser le compost à l’apport de nouveau déchets pour les mêler aux anciens et ainsi favoriser l’oxygénation de l’ensemble. Les matériaux ligneux (brindilles, petits branchages) permettent de créer des poches d’aération pour que le compost ne soit pas trop tassé. Il existe des outils brasseurs et aérateurs de compost, mais nous recommandons la gamme combisystem GARDENA équipés d’une griffe piocheuse ou d’une serfouette pour désherber le sol, et d’un émietteur pour aérer.
Comment faire du compost - La méthode la plus simple et la plus facile pour composter des tas !
Si votre composteur est trop exposé au soleil ou manque de déchets humides, ouvrez le couvercle lorsqu’il pleut ou humidifiez le compost avec l’eau de pluie récupérée. Si le compost est déséquilibré, ajoutez des matières sèches épaisses (carton) et carbonées, remuez pour oxygéner. Pour composter plus rapidement, il faut retourner la matière tous les mois environ et n’y déposer que des matières fines, prédécoupées ou prétaillées.
Compost jeune : Caractéristiques et usages
Le compost demi-mûr, appelé également compost jeune, est obtenu en 3 mois environ après la mise en tas. Le compost jeune est partiellement décomposé. Il est idéal en paillis pour protéger le sol nu et limiter la croissance des mauvaises herbes. L’utilisation de compost jeune s’utilise avec précaution car l’activité des micro-organismes décomposeurs est encore vive. Ces derniers produisent encore des acides organiques qui peuvent bloquer la croissance des jeunes plantes et la germination des graines.
Il est donc à proscrire sur les semis et les repiquages de légumes. De même certaines plantes comme les aromatiques, les choux, épinards, betteraves, carottes, salades, les Apiacées, pois et rhubarbes ne supportent pas l’apport de compost jeune. Néanmoins, il a son utilité : il est fortement recommandé pour améliorer la structure de votre terre rapidement et durablement. Dès la fin de l’été, il est possible de l’épandre à la surface des plates-bandes libérées des cultures estivales ou des plates-bandes cultivées dont les plantes potagères sont bien développées. Le compost jeune est soit simplement déposé sur la terre, soit incorporé aux premiers centimètres en griffant la surface avec un croc. Il est ensuite recouvert d’un paillis pour éviter qu’il ne se dessèche.
Compost mûr : Reconnaître la maturité
On parle de compost “mûr” lorsque les matières organiques initiales ont été totalement décomposées par les micro-organismes. À ce stade, la matière organique ne consomme plus d’azote pour sa dégradation. Un compost abouti se reconnaît à plusieurs critères :
- Aspect homogène : on ne distingue plus les éléments d’origine.
- Couleur sombre : le signe d'une transformation complète.
- Odeur de terre forestière : ni acide, ni pourrie, ni ammoniaquée.
- Température ambiante : le tas ne chauffe plus.
- Présence de vers, cloportes, mille-pattes : ces auxiliaires terminent le travail.
Un test simple consiste à semer quelques graines de cresson dans un pot rempli de compost pur. Si les plantules lèvent bien en quelques jours, c’est que le compost est stable. Vouloir aller trop vite, c’est risquer de compromettre tout le travail fourni en amont. Gardez en tête qu’un compost bien mûr n’est pas seulement un engrais : c’est une nourriture vivante pour votre sol, un allié sur le long terme.
Utilisation optimale du compost mûr
Le compost mûr s’utilise surtout en tant que fertilisant des plantes. On va surtout l’utiliser au printemps, dans le trou de plantation des plantes exigeantes (aubergines, tomates, courges). De manière générale, n’utilisez pas le compost comme support de culture. Apportez plutôt le compost en petites quantités régulières pour maintenir l’activité du sol.

L'utilisation du compost est essentielle pour améliorer la fertilité du sol tout en valorisant les déchets biodégradables. Riche en humus, il agit comme un fertilisant naturel et favorise la rétention d’eau. Vous prélèverez les couches inférieures du compost transformées en humus à l’aide d’un râteau pelle par exemple. L’erreur la plus fréquente est d’utiliser un compost en cours de décomposition directement au pied des plantes. Évitez absolument de semer ou de planter directement dans un compost non mûr.
En paillage de surface, utilisez-le en couche mince (2 à 3 cm) au pied des légumes, fruitiers ou fleurs. Un bon compost demande du temps, parfois entre 6 mois et 1 an selon les conditions. Le compost est devenu un incontournable dans nos conseils, car il améliore la structure du sol, nourrit les plantes et soutient la vie du jardin. Pourtant, malgré ses nombreux atouts, il n’est pas toujours adapté à toutes les situations. Mal utilisé ou choisi sans discernement, il peut parfois provoquer des effets inattendus. Considérez plutôt le compost comme un amendement à apporter en petites quantités régulières pour maintenir l’activité du sol. Apportez aussi… du discernement ! Dans la qualité du compost, d’abord. Le compost mal décomposé peut s’avérer nocif notamment pour les jeunes plants. La transformation des matières organiques libère des composés qui, s’ils ne sont pas dégradés, entravent la croissance des racines. Des semis réalisés avec du compost immature lèvent mal. Un compost est considéré comme mûr lorsqu’il a terminé sa décomposition et qu’il s’est transformé en une matière sombre, homogène et stable.