Le Pittosporum : Un Allié de Choix pour Votre Jardin et Comment Valoriser Ses Feuilles Mortes

À l’automne, la nature nous offre une abondance de feuilles mortes, un matériau précieux souvent négligé. Plutôt que de s’en débarrasser, ces feuilles peuvent être transformées en compost ou en terreau, deux éléments indispensables pour le potager, le jardin d’ornement ou les cultures en pot. Cet article explorera l'art de valoriser les feuilles mortes, en se concentrant particulièrement sur celles du Pittosporum, un arbuste élégant et robuste, tout en abordant les bonnes pratiques pour leur compostage.

Le Pittosporum : Un Arbuste Ornemental aux Multiples Facettes

Le genre Pittosporum, également appelé pittospore, regroupe près de 200 espèces d'arbres et d'arbustes à feuillage persistant, originaires d'Asie, d'Australie, de Nouvelle-Zélande et d'Afrique du Sud. Ces plantes se distinguent par leurs feuilles simples, entières, souvent coriaces et brillantes, parfois ondulées, mais toujours élégantes. Leurs fleurs, généralement discrètes mais nombreuses, sont solitaires ou regroupées en grappes, et la plupart des espèces offrent une floraison généreuse et agréablement parfumée, rappelant la fleur d'oranger.

Pittosporum en fleurs

Caractéristiques et Variétés Populaires de Pittosporum

Le pittosporum est un arbuste gracieux dont la hauteur varie entre 1 et 3 m pour un diamètre allant de 0,80 à 2,50 m pour les espèces cultivées sous nos climats. Son port est naturellement dense, prenant une forme arrondie, étalée, en dôme ou en colonne selon l'espèce. Le feuillage persistant est simple, allongé, plutôt coriace, offrant des bords parfois ondulés. Il décline des teintes vert brillant, gris vert panaché de crème ou pourpre. Les feuilles sont aromatiques, dégageant des parfums d'anis ou d'agrume quand on les froisse. La floraison intervient pour plusieurs semaines au cœur du printemps, dès avril. Les petites fleurs tubulaires crème ou pourpre sont discrètes mais elles compensent en diffusant de douces senteurs de fleur d'oranger ou de vanille.

La rusticité du pittosporum est faible à modérée, de -4 à -12°C selon le choix d'espèces. En région froide (climat montagnard ou continental), il est préférable de le cultiver en bac à protéger du gel en hiver. Les pittosporums ont une croissance lente, ce qui limite leur entretien, notamment la taille, et permet leur culture en bac pour les espaces réduits. Ce sont avant tout des plantes de climat doux, notamment de bord de mer, car elles ne craignent pas les embruns, la chaleur et la sécheresse.

Parmi les nombreuses espèces, deux sont particulièrement cultivées :

  • Pittosporum tenuifolium : Originaire de Nouvelle-Zélande, cet arbuste ou petit arbre atteint jusqu'à 6 m de haut pour 3 m de large. Son feuillage est dense et ses feuilles à bords ondulés sont de couleur vert brillant. Il produit de petites fleurs étoilées au pourpre très sombre, parfumées aux délicieuses notes de miel. Cet arbuste résiste jusqu’à -7°C, et même jusqu'à -10°C quand il est bien installé.

    • Pittosporum tenuifolium "Variegatum" : Variété panachée aux feuilles vert clair marginées de blanc crème, qui rosit sous l'effet du froid en hiver. Il peut atteindre jusqu’à 3 m de haut pour 2 m de large et produit de petites fleurs solitaires étoilées de couleur pourpre presque noire avec des étamines jaune d’or.
    • Pittosporum tenuifolium "Mahiii" : De forme conique de 3 m de haut pour 2 m d’envergure, il arbore un feuillage dense, au vert clair brillant et aux bords ondulés.
    • Pittosporum tenuifolium "Elisabeth" : Forme buissonnante, naturellement arrondie, de 2 m de haut maximum, cette variété panachée est vert gris marginée de blanc rosé rougissant en hiver. Elle supporte de brèves gelées jusqu’à -10°C.
    • Pittosporum tenuifolium "Golf Ball" : Une variété naine de 1 m de haut et à la forme arrondie. Son feuillage est vert olive à bords ondulés. Sa floraison est discrète d’un blanc violacé et il peut supporter jusqu'à -10°C.
  • Pittosporum tobira : Grand arbuste originaire d'Asie (Chine, Japon, Corée) de 3 à 5 m de hauteur aux branches robustes et érigées et aux feuilles grandes et ovales, alternes vert foncé brillant et vert clair au revers. Sa floraison est abondante et très parfumée au cœur du printemps sous forme d'ombelles terminales de fleurs blanc crème puis jaune pâle suivies de capsules brun clair contenant des graines rouges. Il résiste jusqu'à -12°C.

    • Pittosporum tobira "Nana" : Le pittosporum nain, au port compact, ne dépassant pas les 1 m de haut avec une croissance lente. Ses feuilles sont persistantes, ovales, vert foncé très brillant. Il produit de petites fleurs blanches en forme d’étoiles qui dégagent un parfum rappelant celui de la fleur d'oranger, suivies de fruits rouge vif en hiver. Il peut supporter jusqu'à -12°C.

Pittosporum tobira

Plantation et Entretien du Pittosporum

La plantation du pittosporum se fait au printemps entre mars et avril. En climat doux, de type méditerranéen, une plantation en début d’automne (septembre-octobre) est également possible.

Pour l'exposition, privilégiez un emplacement ensoleillé ou à mi-ombre légère. Le pittosporum réussit bien en bord de mer car il supporte les embruns. Dans les régions aux hivers rigoureux, il est judicieux d'abriter votre plant des vents froids, par exemple en le plantant contre un mur exposé au Sud, ou de privilégier une culture en pot.

Le pittosporum n’est pas très exigent et s’accommode aisément de tout sol ordinaire, léger, pas trop calcaire et surtout bien drainé.

Plantation en pleine terre :

  1. Mettez la motte à tremper dans un seau d’eau.
  2. Creusez un trou d’au moins 2 fois le volume de la motte et ameublissez la terre en profondeur.
  3. Mélangez la terre d'excavation avec du compost mûr ou un bon terreau de feuilles et des graviers, des cailloux ou des billes d'argile s'il est de nature compacte.
  4. Positionnez la motte de façon que son haut coïncide avec le niveau du sol. Comblez et tassez légèrement pour éviter les poches d'air autour de la motte de racines.
  5. Arrosez abondamment et paillez avec un paillis minéral pour limiter les arrosages et la pousse des mauvaises herbes.

Plantation en pot :

  1. Mettez la motte à tremper.
  2. Choisissez un grand pot troué de 30 à 40 cm de diamètre selon le développement de la variété choisie.
  3. Mettez des billes d’argile dans le fond et recouvrez d’un voile pour éviter que le terreau ne bouche les trous lors des arrosages.
  4. Utilisez un terreau spécial plantes méditerranéennes ou un mélange composé de terre de jardin, de sable grossier et de terreau.
  5. Positionnez la motte et comblez avec le substrat.
  6. Arrosez généreusement et paillez avec un paillis minéral pour limiter les arrosages.

Arrosage :

  • En pleine terre : Arrosez régulièrement les mois qui suivent la plantation afin de favoriser la reprise, surtout le premier été. Par la suite, et même si le pittosporum peut supporter des périodes de sécheresse, arrosez-le une fois par semaine en période estivale.
  • En pot : Arrosez une à deux fois par semaine d'avril à août, puis une à deux fois par mois durant l’hiver.

Fertilisation :

  • En pleine terre : Faites un apport de compost à l’automne ou en fin d'hiver afin d'encourager la végétation.
  • En pot : Réalisez des apports d’engrais liquide une fois par mois entre mars et août. Rempotez tous les 3 ans pour offrir un substrat tout neuf à votre pittosporum en pot.

Taille :La taille de votre Pittosporum n’est pas indispensable, étant donné sa croissance lente et son port naturellement harmonieux. Néanmoins, vous pourrez la réaliser pour rééquilibrer la silhouette de votre arbuste et conserver un port harmonieux. Elle s’effectue durant l’été, à la fin de la floraison, en taillant l’extrémité des rameaux. Supprimez également les branches mortes ou mal orientées. Veillez simplement à ne pas tailler votre Pittosporum à la fin de l’hiver, car cela pourrait compromettre sa floraison au printemps.

Protection hivernale :Le Pittosporum tenuifolium est moyennement résistant au froid, supportant des températures allant jusqu'à -10°C. Si votre région est sujette à des hivers particulièrement rigoureux, quelques précautions sont nécessaires. Si vous le pouvez, déplacez votre plante vers un lieu intérieur lumineux et non chauffé, comme un local doté d’une fenêtre, une véranda ou un jardin d’hiver. Si vous ne disposez pas d’un tel lieu, préférez un emplacement en extérieur exposé au sud et abrité du vent. Couvrez la plante d’un voile d’hivernage et recouvrez son pot d’un matériau isolant tel que du papier bulle ou du papier journal.

Protection hivernale d'un Pittosporum en pot

Problèmes Courants et Solutions pour le Pittosporum

Le Pittosporum est particulièrement résistant aux maladies et autres attaques d’insectes ou champignons. Cependant, dans une atmosphère chaude et humide, il peut être vulnérable aux cochenilles et développer la fumagine, une maladie qui fait apparaître des dépôts noirâtres sur les feuilles, bloquant la photosynthèse et affaiblissant la plante. Pour guérir ou prévenir, vous pouvez pulvériser une solution naturelle à base d’eau mélangée à du savon noir liquide et d’huile végétale.

Les Pittosporums panachés peuvent parfois perdre leurs feuilles en dessous, et cela peut remonter vers le haut de l'arbuste. Si les feuilles tombantes sont molles, cela peut indiquer un excès d'eau. Si elles sont sèches et brunes, cela pourrait être lié à la sécheresse ou aux dégâts du vent, qui atteignent généralement les feuilles terminales plus tendres. Il est important de vérifier l'humidité du substrat avant d'arroser à nouveau et de s'assurer d'un bon drainage. Les plantes achetées en jardinerie sont parfois cultivées dans de la tourbe, un substrat léger sans valeur nutritive qui se dessèche rapidement. Dépoter la plante et mettre les racines à nu ou presque permet d'éliminer un substrat inadéquat et de vérifier la présence de parasites comme les larves d'othiorynques. Replanter dans un mélange de compost ou de bon terreau mélangé à de la terre de jardin, avec un peu de gravier pour améliorer le drainage, est une bonne pratique.

Il est important de noter que les pittosporums, comme la plupart des persistants, perdent périodiquement leurs feuilles, sans qu'ils soient malades pour autant, pour renouveler leur feuillage. L'examen des feuilles permet de déterminer si la plante souffre réellement ou s'il s'agit d'un phénomène naturel. Vérifier aussi les tiges pour voir s'ils n'hébergent pas de cochenilles (petites carapaces brunes sur les tiges). Lorsque le sol ou l'eau d'arrosage est trop calcaire, le pittosporum peut présenter une chlorose, car il ne peut plus fixer le fer.

Le pittosporum - Truffaut

Multiplication du Pittosporum

La multiplication du pittosporum se fait essentiellement par bouturage, mais aussi par semis ou marcottage.

Bouturage (en juillet-août) :

  1. Prélevez des boutures encore souples d’une quinzaine de centimètres.
  2. Retirez les feuilles de la base.
  3. Plantez la bouture dans un pot rempli de terreau de bouturage.
  4. Humidifiez le substrat et placez à « l'étouffée » en couvrant la bouture et son pot avec une bouteille d’eau découpée ou un sac plastique transparent pour stimuler l'enracinement.
  5. Repiquez en godets individuels lorsque de nouvelles feuilles apparaissent.
  6. Maintenez les boutures au frais, mais hors gel durant l’hiver (5 à 10°C).
  7. Installez les plants en pleine terre ou en bac à l’automne suivant.

Semis (à la fin de l’automne) :

  1. Récupérez les capsules éclatées et extrayez-en les graines.
  2. Semez sous châssis froid bien exposé sur un lit de terreau de semis.
  3. Tassez légèrement et humidifiez.
  4. Repiquez en godets au printemps suivant lorsque les plantules sont assez développées.

Marcottage (au printemps) :

  1. Couchez un rameau après avoir incisé une partie de l'écorce.
  2. Enterrez-le et fixez-le au sol avec une pierre ou un grand cavalier. L'enracinement prend entre 2 et 3 mois.

Les Avantages du Compostage des Feuilles Mortes

Les feuilles mortes sont un matériau très intéressant pour le compost. Elles contiennent des nutriments essentiels tels que l’azote, le carbone, le potassium, et d’autres minéraux, ce qui les rend précieuses pour enrichir le sol. De plus, elles contribuent à l’aération du compost en évitant que les matières organiques ne se tassent trop, ce qui permet d’optimiser le processus de décomposition.

Récupérez-les plutôt pour en faire un superbe terreau de feuilles, parfait pour de nombreuses plantations, ou du compost, selon vos besoins. Les feuilles peuvent être mises en couches de 30 cm environ, en alternant avec des matières organiques riches en azote (fientes de volaille, purin d’orties, etc.). En effet, pour réaliser la décomposition du carbone dont sont composées les feuilles, les bactéries ont besoin d’azote, c’est le sucre qui leur donne l’énergie nécessaire.

Un bon terreau de feuilles, noir et légèrement humide, s’obtient en 2 à 3 ans ; il est riche en éléments minéraux qui sont à ce stade totalement assimilables par les racines des végétaux que vous y plantez. Vous pouvez aussi utiliser cette matière après 1 an ; il s’agit alors de compost de feuilles, que vous utiliserez pour pailler les plantes acidophiles.

Compost de feuilles mortes

Le Rôle des Feuilles Mortes comme Paillage

En paillage, les feuilles mortes permettent de protéger le sol durant la période hivernale. Ainsi, au plus profond de l’hiver, votre sol paillé aura quelques degrés supplémentaires par rapport à un sol non paillé, dans les mêmes conditions environnementales. Il sera ainsi aussi davantage protégé du gel. Cela permettra à la vie du sol de conserver un niveau d’activité supérieur. Au printemps suivant, votre sol sera enrichi et sa structure sera améliorée. Il sera friable, fertile, léger et absorbera mieux l’eau de pluie. Vous pourrez ainsi accueillir de nouvelles cultures et plantations dans des conditions optimales.

Les Bonnes Pratiques pour le Compostage des Feuilles

Pour optimiser le processus de compostage, plusieurs conditions sont à respecter :

Ramassage et Préparation des Feuilles

Ramassez les feuilles lors d’une journée où il a plu afin qu’elles soient bien humides. Une astuce pratique est de disposer une bâche sur le sol et d'amener toutes les feuilles en tas à l’aide d’un balai à gazon ou d’un râteau. Il ne vous restera plus qu’à assembler les 4 coins de la bâche pour porter facilement vos feuilles mortes.

Passez le râteau dans le tas de feuilles pour les décompacter. Si le tas est sur le gazon, profitez-en pour passer la tondeuse sur les feuilles. Non seulement cela les broiera mais en plus des herbes tondues vont s’y mêler. Très riches en azote, elles vont favoriser l’activation de la fermentation.

Pourquoi Broyer les Feuilles ?

Que ce soit avec la tondeuse ou avec le broyeur de végétaux, ce geste a plusieurs avantages :

  • Cela réduit le volume de déchets, en l’occurrence de feuilles.
  • Cela rend la décomposition plus rapide, notamment des feuilles les plus épaisses (chalef, photinia, laurier-cerise, mais aussi de hêtre, de frêne, d’érable, de châtaignier…) ou des aiguilles de résineux, également coriaces.Les feuilles de pittosporum, étant plutôt coriaces, bénéficieront également de ce broyage pour accélérer leur décomposition.

Entretien du Compost

Le compost doit être régulièrement aéré, en donnant quelques coups de fourche à l’intérieur, voire même brassé, ceci tous les 6 mois. Le compost doit de plus être humidifié, si du moins il est dans un bac étanche ou lorsque le temps est sec durant une longue période.

Quelles Feuilles Ne Doit-on Pas Mettre au Compost ?

En réalité, il n’y a pas tant de feuilles à éviter absolument, car nombre d’entre elles sont seulement un peu trop épaisses pour se décomposer à la même vitesse que les autres. Cependant, certaines espèces présentent des particularités qui les rendent moins idéales pour le compost.

Les Feuilles à Éviter Absolument

  • Les feuilles malades ou attaquées par des parasites : Ne doivent pas être intégrées dans un compost. Bien que la température élevée due à la fermentation des matières organiques provoque de la chaleur, les composts de particuliers sont menés avec moins de rigueur que ceux des plateformes de compostage où l’on sait exactement à quelle température il faut monter et que les moyens utilisés permettent d’atteindre, et ce de manière garantie. Les maladies fongiques et bactériennes peuvent survivre dans le compost et se propager plus tard dans votre jardin. Méfiez-vous notamment des rosiers et fruitiers, qui sont plus susceptibles d’être infectés.
  • Les feuilles de platane : Très difficiles à décomposer, elles vont plutôt sécher.
  • Les feuilles de noyer : Comme l’arbre en lui-même, les feuilles contiennent de la juglone, une substance qui peut inhiber la croissance de nombreuses plantes. Lorsqu’elles sont compostées, ces feuilles peuvent laisser des résidus de juglone dans le compost, nuisibles aux plantes que vous souhaitez cultiver par la suite.
  • Les feuilles de paulownia : Ont des nervures tellement épaisses et coriaces que même broyées elles ont énormément de mal à se décomposer.
  • Les feuilles de laurier-cerise : Contiennent des composés toxiques qui ne devraient pas être ajoutés au compost. Ces substances peuvent avoir un effet néfaste sur les micro-organismes responsables de la décomposition.
  • Les feuilles de rhododendron et d’azalée : Contiennent des produits chimiques toxiques appelés grayanotoxines. Lorsqu’elles sont compostées, ces feuilles peuvent contaminer le compost et nuire aux plantes que vous souhaitez cultiver.

Feuilles de noyer

Les Feuilles à Mettre au Compost sous Condition

  • Les feuilles de rosier et de fruitiers : Dès qu’elles affichent des taches, même les plus petites, il est préférable de les éviter pour les raisons de maladies mentionnées précédemment.
  • Les feuilles de chêne et de châtaignier, de peuplier, de hêtre et d’érable : Entières, elles sont extrêmement riches en tanins et vont également être très longues à se décomposer. Il est fortement conseillé de les broyer menu, avec un broyeur ou la tondeuse à gazon. Par contre, elles forment une très bonne matière à composter. Les feuilles de chêne peuvent rendre le compost plus acide en raison de leurs tanins, ce qui peut compromettre la croissance des plantes et le développement des micro-organismes bénéfiques si elles sont en trop grande quantité.
  • Les feuilles de rhubarbe : Contiennent de l’acide oxalique, une substance toxique. Pour pouvoir les mettre au compost, découpez-les en petits morceaux (les tiges également) et ajoutez beaucoup de brun (matière carbonée) car elles sont très humides.
  • Les feuilles de figuier : Ne posent pas de problème dans le compost ni une fois compostées. Par contre, elles peuvent causer des brûlures sur les mains et avant-bras des personnes sensibles aux furocoumarines. Il est impératif que celles-ci portent des gants et des manches longues.
  • Les feuilles de lierre : Doivent être broyées et mises en petites quantités avec beaucoup de déchets verts. Comme toutes les feuilles coriaces, elles se décomposent en effet difficilement.
  • Les feuilles de conifères : Comme les pins, les sapins et les épicéas, sont riches en résine et peuvent acidifier le sol. Une petite quantité peut être utilisée comme paillis, mais elles ne devraient pas être la principale source de matière organique pour le compost.

Les feuilles les plus coriaces ou épaisses sont un problème dans le compost car même une fois broyées il en reste des morceaux quasiment imperméables qui risquent de créer des “poches sèches” dans le compost. Ce que vous pouvez faire pour pouvoir quand même les utiliser est de les faire se décomposer ensemble et de ne les incorporer à votre compost que lorsqu’elles seront déjà "pré-digérées".

Compost des Feuilles de Pittosporum

Les feuilles de pittosporum, étant persistantes et plutôt coriaces, peuvent être compostées, mais il est préférable de les broyer pour accélérer leur décomposition. Comme pour toutes les feuilles coriaces, le broyage réduit leur volume et facilite l'action des micro-organismes. Elles peuvent être intégrées dans un compost basique avec des déchets végétaux variés, toujours en alternant des couches de matériaux carbonés (le brun) et des couches de matériaux azotés (le vert).

Le pittosporum - Truffaut

Le compostage et le paillage sont deux pratiques de jardinage au naturel, écologiques et bénéfiques, permettant de réduire les déchets, d’améliorer la qualité du sol et de favoriser la croissance des plantes. À l’automne, les feuilles mortes des végétaux caducs constituent un apport majeur de matières organiques pour votre jardin. Il est essentiel de garder à l’esprit que toutes les feuilles mortes ne conviennent pas au compost ou au paillage, mais en suivant ces conseils, vous pourrez profiter des avantages du compostage et du paillage sans compromettre la santé de vos plantes.

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