L’utilisation de fumier de cheval comme amendement organique au potager et dans les champs est une pratique traditionnelle qui remonte à des siècles. Riche en éléments nutritifs essentiels, le fumier de cheval améliore la qualité du sol et favorise la croissance des plantes. Il est considéré comme un bon amendement pour le sol, composé à la fois de déjections animales, d’urines et de matières végétales (paille ou déchets). Il est donc constitué comme un parfait compost : un mélange de matières sèches, ligneuses et donc riches en carbone et de matières humides et riches en azote. Cependant, son utilisation comporte des risques potentiels que tout jardinier devrait prendre en compte. Cet article examinera ces risques et discutera des mesures à prendre pour les minimiser, tout en explorant les bénéfices de cet amendement naturel.

Les dangers inhérents à une mauvaise gestion du fumier de cheval
Si le fumier de cheval est une ressource précieuse, sa manipulation et son application inappropriées peuvent engendrer divers problèmes, allant de la contamination des cultures à la pollution environnementale.
Risque de maladies et de parasites : une menace invisible
L’une des préoccupations majeures liées à l’utilisation de fumier au potager est la propagation de maladies et de parasites. Le fumier peut contenir des pathogènes dangereux tels que des bactéries, des virus et des parasites. Salmonelles, Escherichia coli, Listeria… tout un petit monde plus ou moins sympathique peut être abrité par le fumier frais ! Lorsque du fumier non composté est incorporé dans le sol, le risque de contaminer les cultures est réel. Pour minimiser ce risque, il est recommandé d’utiliser uniquement du fumier composté, chauffé à des températures élevées pour tuer les agents pathogènes. Ce processus de compostage à chaud permet de réduire considérablement le risque de contamination.
Présence de médicaments vétérinaires : des résidus indésirables
Les chevaux peuvent être traités avec des médicaments tels que les vermifuges et les antibiotiques, qui peuvent se retrouver dans le fumier. Ces résidus médicinaux peuvent potentiellement nuire aux microorganismes du sol et à la croissance des plantes. Un animal vermifugé rejette non seulement des vers morts (qui seraient indispensables de leur vivant dans la terre) mais il rejette aussi et surtout les molécules chimiques dans le sol. Cela peut malmener voire tuer une bonne partie du biotope du sol et peut, suivant la dose, rendre le sol peu ou très malade et donc sujet à de nombreux problèmes. Pour éviter ce problème, il est conseillé de s’informer sur les traitements administrés aux chevaux dont on récupère le fumier et de préférer des sources exemptes de médicaments ou d’attendre suffisamment longtemps pour que les résidus se dégradent. Par exemple, si des traitements chimiques sont administrés, le fumier des 6 prochains mois peut être mis à part et ne pas être utilisé. Les grosses exploitations et élevages ont souvent recours à des antibiotiques ou des vermifuges, il faut donc faire preuve de méfiance.
Immaturité du fumier : attention aux brûlures et déséquilibres
Le fumier frais ou non composté peut contenir de l’urée et de l’ammoniac, substances pouvant brûler les racines des plantes, entraînant une inhibition de la croissance, un jaunissement des feuilles, et dans les cas extrêmes, la mort des plantes. L’urée et l’ammoniac peuvent également provoquer un déséquilibre du pH du sol, rendant ce dernier trop alcalin. Un pH déséquilibré peut affecter la disponibilité des nutriments essentiels dans le sol, limitant l’absorption de ces nutriments par les plantes. Il peut également inhiber la germination des graines. Les semis et les jeunes plants sont particulièrement vulnérables à des concentrations élevées d’ammoniac. En outre, le fumier frais utilisé au printemps génère souvent la fameuse "faim d'azote" car les micro-organismes ont bien du mal à transformer toute cette matière organique fraîche rapidement. Pour cela, ils ont besoin de puiser l'azote présent dans le sol, qui n'est donc plus disponible à ce moment-là pour les plantes déjà en place. Pour éviter ce risque, il est crucial de bien composter le fumier avant de l’utiliser, en s’assurant qu’il est bien décomposé et mature. Il est également important de noter que le fumier de cheval est très acide, il faut donc attendre qu'il soit devenu compost pour l'utiliser, sinon les plantes risquent de brûler.
Jardin de Louis fumier de cheval (conservation et utilisation LC VIDEO
Risque de sur-fertilisation : l'excès nuit
L’utilisation excessive de fumier peut entraîner une sur-fertilisation du sol. Bien que les nutriments contenus dans le fumier soient bénéfiques pour la croissance des plantes, un excès peut provoquer des déséquilibres nutritifs, affaiblissant les cultures et favorisant la croissance de mauvaises herbes. Il est recommandé de faire analyser son sol régulièrement pour ajuster les pratiques d’application de fumier en conséquence. Une application modérée et bien répartie est essentielle pour éviter ces problèmes.
Risque de pollution de l’eau : un impact environnemental
Le fumier contient des nutriments tels que l’azote et le phosphore. Lorsqu’il est utilisé en excès, ces nutriments peuvent s’écouler dans les eaux souterraines et les cours d’eau, provoquant une pollution de l’eau. Cette pollution peut favoriser la croissance excessive d’algues et d’autres plantes aquatiques, entraînant une dégradation de la qualité de l’eau et nuisant à la vie aquatique. Pour éviter cela, il est essentiel de suivre des recommandations d’application appropriées et de ne pas surcharger son sol en fumier.
Combustion spontanée des tas de fumier : un phénomène à surveiller
Un tas de fumier, en particulier lorsqu'il est volumineux et mal aéré, peut être le siège d'une intense activité microbienne. Cette décomposition génère de la chaleur, et il n'est pas rare de constater une chaleur intense et même de la fumée (invisible avant une intervention) à une profondeur de 40 à 50 cm sous la surface d'un tas. Les boules de crottin peuvent être grises, recouvertes d'une fine pellicule blanche (cendre ?), ainsi que les copeaux. Ce phénomène est lié à la production de biogaz par les bactéries anaérobies (qui se développent en l'absence d'oxygène) qui dégradent les matières organiques en méthane et dioxyde de carbone. Bien que la température d'un tas de fumier puisse monter jusqu'à 50 degrés, cette chaleur est nécessaire pour tuer les organismes pathogènes et favoriser la décomposition. Le risque d'incendie par combustion spontanée est faible pour un tas de fumier relativement humide et bien aéré, contrairement au foin qui peut être plus sec et présenter un risque plus élevé. Cependant, il est important de surveiller les tas de fumier très compacts et de les retourner occasionnellement pour favoriser l'aération et prévenir une surchauffe excessive.

Les bénéfices du fumier de cheval et son utilisation optimale
Malgré les risques potentiels, le fumier de cheval reste un amendement organique très prisé pour ses nombreuses qualités. Une utilisation judicieuse permet de maximiser ses avantages tout en minimisant les inconvénients.
Pourquoi choisir le fumier de cheval ?
Parmi les différents fumiers, l’utilisation du fumier de cheval pour le potager est un bon choix. Il est bien équilibré, grâce à sa teneur en paille, et est particulièrement apprécié pour les terres lourdes, argileuses, qu’il contribue réellement à améliorer. Il est particulièrement riche en potasse et en azote. Lors de sa décomposition, il offre au sol tous les nutriments dont il est composé : minéraux et oligoéléments. Ses matières organiques favorisent également la formation d’une couche d’humus. La structure comme la composition du sol en sont améliorées, quelle que soit la qualité du sol au départ (argileux ou sablonneux), un grand bénéfice pour tous les organismes vivant dans le sol. Il est plus aéré, donc l’air et l’eau y circulent mieux, l’eau y est plus facilement retenue. Tout ceci est bien sûr extrêmement profitable aux plantes cultivées dans le potager.
Les différentes formes de fumier de cheval et leurs usages
Le fumier de cheval est utilisable soit en butte (donc en pré-décomposition), soit en terreau pour l'épandage, soit comme engrais naturel. Il est crucial de distinguer le fumier frais, le fumier vieilli et le fumier composté pour une utilisation adéquate.
Le fumier frais : à manier avec précaution
Le fumier frais présente quelques inconvénients : il est assez riche en ammoniaque à cause des urines, donc une quantité importante peut être polluante ; il peut contenir des restes de traitements médicamenteux, vermifuges par exemple ; il peut contenir des pathogènes (bactéries ou autres), cependant sa rapide montée en température et la présence d’oxygène vont assez rapidement les détruire ; il est conseillé de ne pas l’épandre juste avant de faire des plantations, il est préférable de le faire au moins 3 à 4 mois avant ; la quantité d’azote qu’il contient est un peu importante pour certaines plantations et risque de brûler leurs racines. Le fumier de cheval est néanmoins assez fibreux, et moins chargé en azote que d’autres fumiers. L’utiliser frais a par contre l’avantage de doper l’activité biologique du sol. Et après 1 mois environ, le fumier de cheval pourra tout à fait être utilisé comme lit de culture pour certains légumes (tomates et courges). Par contre, ne l’utilisez pas frais en cours de culture, lorsque les plants ont déjà poussé, les éventuels agents pathogènes qui pourraient s’y trouver seraient encore actifs et pourraient contaminer la production. Le fumier frais peut être épandu sans risque sous la forme d'un paillage au potager en automne sur les parcelles nues. Il aura le temps de se décomposer, de se décharger de ses agents pathogènes et de fertiliser le sol pour une plantation printanière sans risque.
Le fumier vieilli : une étape intermédiaire
Le fumier vieilli est un type de fumier n'ayant pas subi de transformation complète mais dont les agents pathogènes et les risques de brûlures ne sont plus actifs. Pour faire vieillir du fumier, il faut placer le tas durant environ 6 mois sur des palettes ou tout autre élément aéré dont l'eau pourra s'écouler librement et le laisser tel quel sans le retourner.
Le fumier composté : la forme idéale
Le fumier composté est quant à lui, un fumier ayant subi un processus de décomposition. La température est alors montée au-delà de 50°C dans le tas de fumier composté et ce, durant plusieurs semaines. La majorité des agents pathogènes n’y auront pas résisté. Il faut environ 6 mois pour composter correctement un fumier. Le fumier de cheval, qui monte très haut en température, peut ainsi se débarrasser des éventuelles bactéries ou parasites qu’il peut contenir. Ce compostage permet également d’équilibrer les ratios NPK (N pour azote, P pour phosphore, K pour potasse). Un fumier de cheval bien décomposé présente ainsi un NPK de 0,6 % d’azote, 0,4 % de phosphore et 0,7 % de potassium. Il ne fait donc courir aucun risque aux racines de jeunes végétaux qu’une forte quantité d’azote peut brûler, et les quantités de minéraux apportés au sol restent raisonnables. Vous pouvez donc l’épandre en quantité sans crainte, les doses conseillées étant de 1 à 3 kg par m2 par an.
Pour réussir le compostage du fumier, ajoutez une part carbonée comme de la paille ou des résidus de branches ou de feuilles coriaces broyées et veillez à ce qu'il ne sèche pas. Il est possible de l’arroser au purin d'ortie qui constitue un très bon accélérateur de compost ou tout simplement le maintenir humide avec de l'eau. N'oubliez pas de retourner le tas au bout d'un mois pour que le processus de décomposition s'active bien de partout, l'apport en air relance souvent l'élévation de la température. Il faudra tout de même plusieurs mois pour transformer le fumier en compost, soyez patients ! Pour un compost de qualité, il est recommandé de séparer le vieux fumier du nouveau.

Utilisation spécifique du fumier de cheval au potager
Le fumier de cheval est bon pour tout au potager, enfin presque ! Il sera utilisé frais, à demi-mûr ou totalement composté selon les cas.
Pour quelles cultures ?
Il faut l’apporter aux légumes et autres plantes potagères qui en ont le plus besoin : toutes les courges, les tomates et autres solanacées (poivrons, aubergines…). Ces légumes gourmands supportent bien le fumier à demi-mûr, voire à peine composté. Les pommes de terre en sont également friandes, car le fumier de cheval est riche en potasse. Les salades peuvent aussi en profiter, mais ne leur donnez que du fumier bien décomposé. Évitez par contre de planter des alliacées comme les oignons, l’ail, l’échalote, à des endroits que vous avez enrichi avec du fumier (ou autres matières organiques d’ailleurs), elles ont horreur de ça ! À savoir : le fumier de cheval en sac pour potager est du fumier déjà composté, que vous pouvez donc utiliser dès l’achat.
Sur les planches de culture : une intégration douce
Le meilleur moyen pour bien intégrer le fumier dans le sol, c’est de ne pas l’intégrer ! Il convient en effet de l’étaler sur le sol et de le laisser se décomposer jusqu'au moment des plantations, environ 3 à 4 mois. En effet, sa décomposition doit se faire en milieu aérobie, c’est-à-dire exposé à l’air.
À quel moment appliquer le fumier ?
C’est à l’automne qu’il est conseillé de réaliser cet épandage, une fois le printemps venu, le gel et les pluies étant passées sur le fumier, aidées par les microorganismes vivants dans le sol, le fumier sera parfait pour les plantes potagères. Les vers de terre et autres vont faire leur travail et l'incorporer progressivement dans le sol, en douceur et déjà décomposé. Vous le grifferez légèrement avant d’y faire vos plantations. Cette méthode permet de nourrir le sol, de l’enrichir, sans pour autant nuire à la vie indispensable qui s’y cache. Et non seulement vos légumes y trouveront les nutriments dont ils ont besoin pour une bonne croissance, mais en plus votre terre sera améliorée. La couche de fumier de cheval doit être épaisse, et il est judicieux de couvrir cet amendement avec par exemple toutes les feuilles mortes ramassées dans votre jardin. Astuce : si vous êtes dans une zone ventée, fixez un filet sur les feuilles pour être sûr qu’elles ne risquent pas de s’envoler !
Alternative printanière : une application plus rapide
Autre possibilité : utiliser le fumier de cheval pour le potager au printemps. Lorsqu’il est bien décomposé, cette matière organique peut tout à fait être apportée sur les planches un peu avant les plantations. Au début du mois de mars, il faut faire une couche de 6 cm environ et patienter une quinzaine de jours. Vous aurez juste ensuite à l’enfouir superficiellement et planter ou semer comme vous le faites habituellement. À savoir : le fumier frais peut être apporté sur des cultures, mais veillez à n’en mettre qu’une très petite quantité.
Une approche permaculturelle : sans travail du sol
Plutôt que vouloir enfouir, ne serait-ce que superficiellement, le fumier de cheval épandu, celui-ci peut tout simplement être recouvert de matières ligneuses, entendez par là de matières composées de lignine (substance organique qui, associée à la cellulose, compose le bois), par exemple de la paille, des feuilles, du BRF. Vous formerez ainsi, progressivement, des buttes sur lesquelles vous pourrez planter vos légumes sans avoir à travailler le sol.
Le fumier comme couche chaude : pour des semis précoces
Il est très simple de faire une couche chaude au potager, où elle servira pour les semis et jeunes plants frileux à planter plus tard. Le fumier de cheval est tout à fait approprié à la confection de ces couches chaudes, car il monte rapidement en température. Vous pouvez la construire directement sur le sol mais il est plus judicieux de creuser une fosse d’une cinquantaine de centimètres, cela permettra de conserver la chaleur émise par la décomposition des matières organiques qui la composent. Faites une couche de 30 à 40 cm de fumier de cheval et arrosez copieusement. Le fumier peut être mélangé à des déchets verts variés, type tontes de gazon ou encore du BRF et recouvert d’une couche de compost. Sans fosse, fabriquez un cadre en bois de 30 cm environ de hauteur qui sera posé sur le tas, le cadre doit être un peu plus petit que le tas de fumier. Étalez du terreau par-dessus et attendez une semaine. Passé ce délai, la température sera plus douce, environ 20°, et vous pourrez y installer vos semis et jeunes plantes potagères.
Le fumier déshydraté : une alternative pratique
Très simple à utiliser de par sa présentation en granulés, le fumier déshydraté est idéal pour tous ceux qui n’ont pas accès à du vrai fumier. Le fumier déshydraté a de plus l'avantage de pouvoir être employé à tout moment et pour de nombreuses plantes potagères : pommes de terre, tomates, salades, petits fruits… Vous l’emploierez aussi bien pour fertiliser le sol avant une plantation que pour apporter des nutriments en cours de croissance de vos plantes potagères. Il se mélange très simplement à la terre ou au terreau et s’incorpore par griffage ou ratissage. En entretien, il sera apporté 1 fois par an, à l’automne ou au printemps, à raison d’1 kg/m2.
Quelle quantité et quelle fréquence d'application ?
Quel est le dosage de fumier de cheval pour le potager ? En règle générale, les plantes les plus gourmandes du potager nécessitent entre 15 et 20 g d’azote, entre 8 et 10 g de phosphore et entre 20 et 30 g de potassium, par an et par m2. Cependant, ces besoins sont en partie apportés par d’autres biais : la décomposition du paillage lorsqu’il est organique, le compost, l’utilisation d’engrais verts. Alors quelle quantité de fumier de cheval apporter au m2 ? La première année, 3 kg de fumier de cheval décomposé est une bonne dose, puis 1 kg par m2 la deuxième année. En entretien, l’épandage de fumier décomposé ne sera pas fait tous les ans. Vous pourrez apporter ce fumier tous les 2 ou 3 ans, à raison d’1 kg par m2.

Les nuisances olfactives et la perception du voisinage
Au-delà des dangers agronomiques et environnementaux, l'utilisation et le stockage du fumier de cheval peuvent également engendrer des nuisances pour le voisinage, principalement olfactives.
La perception des odeurs : une question subjective
L'odeur du fumier est souvent un point de discorde, en particulier dans les zones où cohabitent habitants ruraux et nouveaux arrivants citadins. Ce qui peut être perçu comme une "odeur pestilentielle" par certains, d'autres y voient l'odeur caractéristique de la campagne, voire une odeur agréable associée aux chevaux. La perception des odeurs est très subjective et peut mener à des conflits de voisinage. Il est important de comprendre que "gloubi boulga boue + crottin + pipi ça pue et ça ça met du temps à sécher", et que cette odeur peut être forte, surtout à l'endroit où le foin est donné et où les chevaux crottinent et urinent beaucoup. Même si certains sont habitués à l'odeur des chevaux et la trouvent agréable, cela ne signifie pas que tout le monde partage ce sentiment.
Gestion des nuisances et conciliation avec le voisinage
Dans le cas de nuisances olfactives, il est primordial de trouver des solutions pour maintenir de bonnes relations avec le voisinage. Ramasser régulièrement les crottins dans les prés est une pratique courante, non seulement pour éviter les zones de refus (où les chevaux ne paissent pas) mais aussi pour limiter les odeurs. Pour deux chevaux sur un demi-hectare, les crottins peuvent rapidement joncher le sol. Si une rotation de pâture est pratiquée, il est également possible d'étaler un peu les crottins pour qu'ils ne forment pas des tas et agissent comme engrais. Une solution naturelle et efficace pour étaler le crottin est d'avoir des poules qui "hersent" le crottin à la patte, le désagrégeant rapidement et consommant les parasites. Cependant, il faut être vigilant car les poules peuvent également aimer les salades du jardin.
Lorsque le dialogue est engagé avec un voisin se plaignant d'odeurs, il est important de jouer la carte de la conciliation et de la recherche de solutions. Cela peut impliquer d'interdire aux chevaux l'accès à la partie du pré la plus proche de la maison du voisin, ou de demander une parcelle supplémentaire à l'opposé de leur habitation. Il existe des lois et règlements concernant le stockage du fumier qui doivent être respectés. Des situations extrêmes peuvent conduire à des plaintes et même au retrait des chevaux, surtout dans des zones où l'urbanisation progresse dans des espaces ruraux. Il est donc préférable d'anticiper et de gérer les nuisances avant qu'elles ne deviennent des problèmes majeurs.