Alternatives au Chlorate de Soude Désherbant : Vers un Jardinage Écologique et Durable

Le chlorate de soude, autrefois un désherbant largement utilisé, est désormais interdit en France et dans l'ensemble des pays membres de l'Union européenne depuis 2010 en raison de ses dangers avérés pour la santé humaine, animale et l'environnement. Cette interdiction témoigne d'une prise de conscience collective sur l'importance des méthodes naturelles et des alternatives légales et sûres pour le désherbage. Face à cette évolution législative et à un désir croissant de solutions plus respectueuses de la nature, de nombreux jardiniers se tournent vers des pratiques de désherbage innovantes et écologiques.

Interdiction des pesticides

L'utilisation des pesticides chimiques a diminué de 19% en France entre 2018 et 2021, soulignant un engagement grandissant envers la préservation des écosystèmes. Il est d'ailleurs primordial de noter que certaines "mauvaises herbes" jouent un rôle crucial dans la biodiversité et qu'avant de les éliminer systématiquement, il convient de réfléchir à l'équilibre de notre écosystème jardin. Cet article explore les multiples alternatives au chlorate de soude, allant des désherbants naturels faits maison aux techniques mécaniques et préventives, permettant de maintenir un jardin sain et équilibré sans recourir aux produits chimiques nocifs.

Les Dangers du Chlorate de Soude et l'Importance du Changement

Le chlorate de soude, bien que reconnu pour son efficacité passée en tant que désherbant, est aujourd'hui proscrit pour de multiples raisons. Sa propriété hautement oxydante en fait un potentiel facteur d'incendie, ce qui constitue un risque majeur. De plus, sa toxicité est un facteur alarmant, pouvant empoisonner les animaux domestiques si, par exemple, un chien lèche une zone traitée. Verser du chlorate sur une allée a pour conséquence de stopper toute pousse d'herbe sur une longue durée, mais cela a également des répercussions négatives sur la qualité du sol et la biodiversité environnante.

L'interdiction en France et dans l'UE, en vigueur depuis 2010, vise à garantir la sécurité des utilisateurs et à protéger l'environnement. Il est crucial de comprendre que recourir à l'achat de chlorate de soude dans des pays où il est encore commercialisé, comme l'Espagne, puis importer ce produit en France, constitue une infraction légale et expose à des sanctions. Cette rigueur législative a ouvert la voie à un développement significatif d'alternatives plus sûres et tout aussi efficaces, encourageant les jardiniers à adopter des approches plus durables.

Désherbants Naturels Faits Maison : Des Recettes Simples et Efficaces

De nombreuses solutions naturelles et écologiques, souvent issues de "remèdes de grand-mère", permettent de lutter efficacement contre les mauvaises herbes. Ces préparations sont non seulement respectueuses de l'environnement, mais elles sont aussi économiques et faciles à réaliser avec des ingrédients du quotidien.

Enfin des graviers sans herbe. Désherbant simple et efficace 👍

La Solution Vinaigre-Eau

Le vinaigre blanc est un ingrédient phare dans la confection de désherbants naturels. Son acidité permet de dégrader les tissus végétaux. Pour une utilisation optimale et pour éviter qu'il ne nuise à la fertilité du sol, il est recommandé de le combiner avec de l'eau. Une recette simple consiste à mélanger 1 part de vinaigre blanc pour 1 part d'eau. Pour une efficacité renforcée, il est possible de diluer 200 ml de vinaigre blanc dans 5 litres d'eau avec 1 kg de sel iodé. Il est essentiel d'appliquer ces solutions directement sur les racines des mauvaises herbes, de préférence au printemps lorsque les plantes sont jeunes et plus vulnérables. Cependant, comme tout produit actif, il doit être utilisé avec parcimonie pour éviter de stériliser le sol ou de polluer les nappes phréatiques, même s'il est naturel.

Le Mélange Sel-Eau Chaude

Le sel, lorsqu'il est mélangé à de l'eau chaude, peut être utilisé avec précaution. Dissolvez 1 tasse de sel dans 2 litres d'eau chaude. L'eau bouillante est une méthode simple et efficace pour éliminer les mauvaises herbes sur les trottoirs, graviers ou fissures en béton. Le coup de chaud provoqué par l'eau chaude autour de 70°C permet d'anéantir la mauvaise herbe. Attention cependant à ne pas arroser les fleurs et les légumes du jardin, car le sel peut endommager le sol et le bicarbonate de soude peut brûler les feuilles des adventices et, comme le sel, se retrouver dans les nappes phréatiques, sans respect pour la faune du sol.

L'Eau de Cuisson des Pommes de Terre et des Pâtes

L'efficacité de l'eau de cuisson des pommes de terre et de l'eau des pâtes est prouvée depuis longtemps. Grâce à leur richesse en amidon, les pommes de terre permettent d’éliminer naturellement les mauvaises herbes sur votre terrasse, votre allée ou dans votre potager. Il suffit de faire bouillir quelques pommes de terre dans de l'eau et de verser le bouillon encore chaud sur les mauvaises herbes.

Le Bicarbonate de Soude

Le bicarbonate de soude est un allié précieux pour combattre les mauvaises herbes. La recette est simple : ajoutez 70 g de bicarbonate de soude dans un litre d'eau bouillante. Il est efficace pour le désherbage, mais comme mentionné précédemment, il doit être utilisé avec modération.

Le Jus de Citron

Peu connu mais redoutablement efficace, le jus de citron est un désherbant naturel très acide. Il suffit de verser du jus de citron pur (ou légèrement dilué avec de l'eau) dans un pulvérisateur et de l'appliquer directement sur les feuilles par temps sec et ensoleillé.

Le Purin d'Orties

Le purin d'orties peut servir de désherbant, bien que ce ne soit pas sa fonction première et qu'il ne soit pas conseillé en désherbant pur en raison de sa richesse en azote. Pour une utilisation désherbante, faites macérer 1 kg d'orties fraîches dans 10 litres d'eau pendant 10 à 15 jours. Une fois le mélange filtré, pulvérisez-le non dilué sur les zones envahies. Cependant, attention car un purin trop concentré en azote peut devenir toxique pour les plantes et gorger les sols de nitrates, finissant par les polluer. Il est surtout connu pour ses vertus insecticides et fertilisantes.

Les Cristaux de Soude (Carbonate de Sodium)

Le carbonate de sodium, alias cristaux de soude, regorge de qualités indispensables à l'entretien de votre intérieur. Au-delà du nettoyage de la cuisine, de la salle de bain, des toilettes ou encore du linge, les cristaux de soude possèdent une arme secrète pour vous débarrasser des herbes indésirables : leur alcalinité. Concrètement, cela signifie que les membranes cellulaires des plantes se voient rompues et le fonctionnement des enzymes complètement perturbé, altérant même la photosynthèse. Heureusement, le sol environnant n'en souffre pas, à condition de les utiliser quand c'est nécessaire et en quantité raisonnable, en ciblant uniquement les plantes à éliminer.

Pour l'application, mélangez 100 grammes de cristaux de soude pour 1 litre d'eau, tiède de préférence, dans un seau ou un pulvérisateur. Préférez une journée à la météo calme, sans vent fort pour éviter toute dispersion, et sans chaleur extrême. Pulvérisez les feuilles et les tiges des plantes indésirables en prenant soin d'éviter les cultures que vous souhaitez conserver. Pour être sûr de canaliser l'alcalinité des cristaux de soude, vous pouvez arroser vos plantes, fleurs et légumes après l'application. Pour lutter contre la mousse ou le lichen, saupoudrez de cristaux de soude la surface concernée, frottez vivement à l'aide d'une brosse et d'un peu d'eau chaude. Comme pour tous les produits, même naturels, il est conseillé de porter des gants et des lunettes de protection, et de ranger les produits hors de portée des enfants et des animaux.

Le Savon Noir et l'Eau Bouillante

Pour concocter un désherbant naturel polyvalent, utilisez un litre d'eau bouillante, avec deux cuillères à soupe de bicarbonate et une cuillère de savon noir, puis appliquez directement sur les mauvaises herbes. Cette solution est efficace pour cibler les mauvaises herbes sur diverses surfaces.

Les Désherbants de Biocontrôle : Une Alternative Professionnelle Naturelle

Depuis le 1er janvier 2019, avec l'entrée en vigueur de la loi Labbé, les pesticides de synthèse sont interdits à la vente pour les particuliers en France. Ils ont été remplacés par des produits appelés "de biocontrôle", c'est-à-dire des produits composés de substances naturelles. Ils sont repérés par la mention "EAJ" (Emploi Autorisé dans les Jardins) pour les différencier des produits autorisés pour les professionnels.

Produits de biocontrôle

Ces désherbants naturels sont constitués de plusieurs acides gras végétaux et acides :

  • Acide pélargonique : un acide gras végétal issu notamment des géraniums de balcon (pélargoniums), mais aussi du tournesol, du colza ou encore du rosier.
  • Acide caprique : un acide gras que l'on peut trouver notamment dans le lait de chèvre et dans le lait de coco.
  • Acide caprylique : un autre acide gras présent dans l'huile de coco et dans l'huile de palme (ainsi que dans le lait maternel).
  • Acide acétique : un produit issu de la fermentation naturelle de sucres (fruits ou amidon de maïs), qui a une action corrosive due à son pH très bas sur les tissus vivants. Il détruit la membrane protectrice présente sur les feuilles et toutes les parties aériennes, provoquant à court terme la déshydratation des tissus de la plante et l'impossibilité de poursuivre la photosynthèse.

Ces produits peuvent être vendus dans des pulvérisateurs gradués, prêts à l'emploi, ou sous forme concentrée en tubes pré-dosés à diluer dans de l'eau, ces derniers étant plus économiques et pratiques pour les grandes surfaces. Pour une bonne efficacité, ces produits doivent être appliqués tous les printemps, afin que le stock de graines des indésirables diminue. Le moindre manquement met à bas tous les efforts accomplis les années précédentes. Il est recommandé d'interdire l'accès aux zones traitées aux enfants et aux animaux domestiques jusqu'à leur séchage complet (en moyenne 6 heures). Évitez l'application d'acide pélargonique durant la floraison pour éviter d'éventuelles atteintes pour les abeilles.

L'acide acétique, bien que naturel, est corrosif et se dégrade totalement dans le sol, libérant seulement des molécules d'eau et d'oxygène, ce qui le rend inoffensif aux doses indiquées par les fabricants. Cet herbicide de contact est à utiliser de préférence au printemps, voire au début de l'été, lorsque les végétaux visés sont encore jeunes, idéalement moins de 2 semaines, car ils sont moins robustes et moins bien implantés dans le sol. Les adventices annuelles sont plus faciles à éradiquer que les vivaces, celles-ci nécessitant généralement plusieurs passages, tout comme les adventices déjà adultes. Pour les plus résistantes, il est possible d'injecter l'acide acétique dans le sol (qui doit être sec), au milieu du collet des plantes, afin que le produit atteigne les racines.

Appliquez ces produits un jour ensoleillé et sans vent, sur des plantes sèches. La pluie diluerait et disperserait le produit, le rendant moins efficace. La température doit être douce, 15° minimum, et le soleil favorise l'action de l'acide. N'hésitez pas à tremper toutes les parties de la plante. Si d'autres plantes, non indésirables, sont à proximité, attention à bien diriger votre jet, bien qu'il y ait peu de risques pour elles si elles ne reçoivent que des éclaboussures. L'acide acétique vise les plantes à larges feuilles et les graminées, bien que les pissenlits semblent y résister. Il peut être employé sur des surfaces non cultivées, désherber autour des arbres, et sur les allées, ainsi que les zones pavées ou gravillonnées. Pour une grande surface, préparez un pulvérisateur avec de l'acide acétique pur, à raison de 100 ml (à 10 %) pour 1 mètre carré. Attention, ce désherbant n'est pas sélectif et éliminera toute la végétation.

Les acides gras, souvent utilisés ensemble, sont également des désherbants définitifs qui agissent par contact, éliminant la plante grâce au même processus que l'acide pélargonique : destruction de la couche cireuse protectrice, destruction des membranes protectrices des cellules, dessèchement des tissus végétaux. C'est au printemps qu'il est conseillé d'utiliser ces produits, sur des végétaux encore jeunes et plus fragiles. Pour les grandes adventices, ainsi que les vivaces, l'application sera à répéter plusieurs fois. N'utilisez pas ce produit sur une surface imperméable à cause du ruissellement. Il est impératif de suivre les indications du fabricant concernant le dosage et les conditions d'utilisation, notamment par temps doux (10 à 15° au moins), sans vent ni pluie. Plus la température est élevée et le temps sec (ce qui entraîne un stress hydrique de la plante), plus le produit se montre efficace. Il est donné pour éliminer chiendent, prêle, plantain, liserons, orties (bien que ses longues racines traçantes rendent peu efficace à long terme l'utilisation d'un désherbant définitif pour l'ortie), chardons, lorsqu'ils sont jeunes, entre 5 et 10 cm pour le maximum d'efficacité. La période d'utilisation se situe entre le début du printemps et la fin de l'automne, avec généralement 2 applications par an maximum recommandées. Pour appliquer ces produits, un pulvérisateur est nécessaire.

Méthodes Préventives et Mécaniques : Un Jardinage Responsable

L'utilisation de produits désherbants n'est pas la seule méthode pour se débarrasser des plantes indésirables ; elle peut être un complément à un jardinage responsable qui met en œuvre des méthodes douces.

Le Désherbage Thermique

Le désherbage thermique, qu'il soit réalisé avec un désherbeur thermique à gaz ou électrique, fait subir aux herbes adventices une chaleur intense et dirigée qui fait éclater leurs cellules, les faisant mourir en quelques jours. Pour une efficacité optimale, le désherbage thermique est utilisé lorsque la plante est jeune, car des adventices bien installées seront plus difficiles à détruire. Il faut éviter de "brûler" la plante, ce qui risquerait de provoquer un développement important en réaction à l'agression. Un bon coup de chaud suffit à endommager le végétal sans agression brutale. Plusieurs passages peuvent parfois être nécessaires, mais lorsque cette méthode est bien appliquée, le désherbage est définitif. Il est à noter qu'il arrive souvent que la chaleur aux alentours de la plante visée fasse germer des graines d'autres adventices ; il suffit de faire un passage sur ces très jeunes plantes pour les éliminer.

Désherbage thermique

Le Désherbage Manuel

Le désherbage manuel reste une méthode incontournable, surtout pour les petites surfaces. Bien que chronophage, il permet d'éliminer les mauvaises herbes avec précision, sans risquer d'endommager les plantes voisines. Un désherbage efficace est un désherbage effectué au bon moment. Il est important d'éliminer les herbes indésirables avant qu'elles ne montent à graines, car tout le travail serait à refaire, avec un plus grand nombre de plantes. Certaines adventices seront efficacement éliminées si elles sont arrachées au printemps, tels le chiendent, le liseron ou la ronce. De plus, le sol normalement humide et les plantes jeunes rendent la tâche plus facile. Les adventices sont en effet plus faciles à arracher lorsque le sol est humide, cela aide à retirer la totalité de leur système racinaire, faute de quoi nombre d'entre elles repousseront aussitôt. L'automne est cependant une bonne période pour désherber, surtout dans les régions à hivers doux ou en cas de sol compact qui reste tiède plus longtemps. Cela évitera le développement des indésirables tout au long de la mauvaise saison.

Pour les ronces, il n'y a aucun désherbant définitif ; seul le désherbage manuel et régulier peut en venir à bout. Cette plante ligneuse, rapidement pourvue d'épines, se développe très rapidement, possède une profonde racine pivotante et se marcotte seule. Il faut la couper à ras, voire profondément si possible, dès l'apparition d'une pousse, et y revenir très régulièrement afin de permettre aux plantations aux alentours de prendre sa place. L'emploi d'un grattoir ou d'une binette est une technique à la fois éprouvée et durable. Le faux-semis est une méthode couramment employée par les jardiniers : au printemps, travaillez légèrement votre terre. Les graines vont être activées par l'air et la lumière et vont germer rapidement. Il ne restera plus qu'à passer le sarcloir sur la surface pour que celle-ci soit dégagée.

Utilisez les bons outils pour désherber : le couteau à désherber et la gouge se montrent efficaces pour les orties, les pissenlits ou le trèfle, tandis qu'une fourche-bêche sera utile pour venir à bout du chiendent avec ses racines traçantes et cassantes. Adaptez également vos outils à la surface à désherber : au potager ou dans les massifs, attaquez une plante à la fois avec un couteau ou une gouge, tandis que vous préférerez le sarcloir et la binette pour aller plus vite dans les espaces nus. Une astuce consiste, une fois ces indésirables arrachées ou coupées, à les utiliser pour un bon paillage ou pour alimenter le tas de compost, dès lors qu'elles ne sont pas en graines.

Couvrir le Sol

C'est sur un sol laissé nu (même s'il s'agit d'une toute petite surface) que se développent majoritairement les plantes indésirables. Une fois le travail de désherbage réalisé, il est donc crucial de couvrir le sol entre vos plantations.

  • Le paillage : Il est réputé pour empêcher les adventices de pousser, car elles sont alors privées de lumière. Pour que cela soit efficace, le paillis doit être très épais (minimum 15 cm) et suffisamment dense. Cependant, la présence d'un paillis, quel qu'il soit, a toujours son utilité : il garde le sol bien meuble, les indésirables sont donc plus faciles à arracher et elles sont aussi plus visibles. Les matériaux de paillage sont très variés : paille, écorces, coques de cacao, minéraux divers, compost, déchets verts, paillettes de lin. Des toiles biodégradables peuvent également être utilisées dans le potager.
  • Le bâchage du sol : Pour un désherbage total, cette solution est une alternative au paillage. Étalez sur la zone ciblée une bâche, des cartons ou encore des tapis et laissez tel quel durant plusieurs mois. Lorsque la zone sera découverte, elle sera nue, mais aussi bien meuble et pleine de vie.
  • Les plantes couvre-sol : En occupant l'espace, elles privent les mauvaises herbes de lumière et de nutriments. Pour les massifs, utilisez chaque espace vide pour y installer des plantes couvre-sol comme les géraniums vivaces, santoline, lamium, genévrier, saxifrage, sedum, lierre. Elles sont une alternative esthétique et efficace.
  • Les engrais verts : Plantez des engrais verts (moutarde, trèfle, phacélie, luzerne) dès qu'une surface est libre. Ils empêcheront les indésirables de l'envahir. Une fois adultes, ils seront fauchés et fourniront un matériau de paillage nourrissant. Leurs racines, elles aussi, nourriront le sol.
  • La tonte du gazon : Ne tondez pas votre gazon trop court. Une tonte haute entraîne une concurrence importante entre les graminées et les adventices, qui pourront moins facilement se développer.
  • Les plantes allélopathiques : Certaines végétaux émettent des substances qui inhibent la germination, notamment le ciste ou le phlomis. Leur présence empêchera les graines échappées des adventices de germer dans les plates-bandes.

Paillage d'un jardin

Adopter une Approche Écologique Globale

Le désherbage est souvent perçu comme une corvée majeure pour le jardinier. Cependant, l'évolution des mentalités et la prise de conscience environnementale nous poussent à reconsidérer notre rapport aux "mauvaises herbes". Il convient de bien distinguer celles qui sont réellement nuisibles pour nos cultures de celles qui, en réalité, jouent un rôle bénéfique dans la biodiversité de notre jardin. L'arrachage systématique des mauvaises herbes laisse la terre nue, ce qui est néfaste pour le sol, le soumettant à l'érosion, au lessivage des nutriments, à la diminution de la vie des micro-organismes qu'il héberge et à la création d'une "croûte de battance" qui empêche l'eau de s'infiltrer.

Heureusement, les regards et les mentalités changent. Si des plantes s'invitent dans des endroits qui ne plaisent pas au jardinier, c'est souvent parce que ces plantes bio-indicatrices sont adaptées au lieu et peuvent fournir des informations sur la nature du sol. Pour favoriser la biodiversité, gardez une zone de votre jardin garnie de toutes ces plantes spontanées ; elles abritent et nourrissent nombre d'auxiliaires du jardin. Quant à l'ortie, si envahissante, elle compose un précieux purin ou un paillage riche en azote. En combinant ces différentes approches, du désherbant naturel fait maison aux méthodes mécaniques et préventives, nous pouvons maintenir un jardin sain et équilibré, sans recourir aux produits chimiques nocifs et tout en respectant l'environnement.

tags: #desherbant #remplacant #le #chlorate #de #soude