La Densité de Plantation de la Betterave : Clés pour une Implantation Réussie et des Rendements Optimaux

La culture de la betterave, qu'il s'agisse de la betterave sucrière ou de la betterave fourragère, est un processus qui exige une attention méticuleuse à chaque étape, depuis la préparation du sol jusqu'à la récolte. Au cœur de cette réussite se trouve une implantation irréprochable, dont la densité de semis est un facteur déterminant. Une bonne implantation de la betterave va lui permettre d’émerger vite et de façon homogène, posant les bases d'une culture saine et productive. Cet article explore les stratégies essentielles pour optimiser la densité de plantation et garantir des rendements élevés, en abordant les aspects cruciaux du travail du sol, du semis, de la fertilisation, de la protection des cultures et de la gestion des maladies.

Schéma des étapes clés de la culture de la betterave

Préparation du Sol : Le Fondement d'une Implantation Efficace

Avant le semis, il est crucial de préparer le sol au mieux. Cette phase permet non seulement d’accueillir les graines de betteraves et de garantir une productivité optimale, mais également d’éviter des interventions trop chronophages avant la récolte. La réussite de l’implantation des betteraves passe avant tout par la préparation d’un sol propice à l’émergence homogène des graines. Pour les betteraves fourragères, le choix de la parcelle est également primordial ; il est recommandé de choisir une parcelle avec un pH d’au moins 6,5 pour assurer une croissance optimale. Les betteraves fourragères poussent bien sur tous types de sols.

Travail Profond et Structure du Sol

La première étape est le labour, ou tout autre travail profond, qui a lieu avant l’hiver. En donnant une structure meuble à la terre et en enfouissant les résidus végétaux des cultures précédentes, il permet d’obtenir un sol favorable au développement des racines de betteraves. Leur partie terminale, appelée pivot, peut ainsi grandir vers l’eau et les éléments minéraux sans rencontrer d’obstacle. Sur l’ensemble du profil, la structure doit être poreuse, continue et sans obstacle pour favoriser la progression rapide et régulière du système racinaire. Le sol doit être suffisamment drainé pour accueillir le semis.

Il est important de noter qu'un sol pas assez tassé est propice à la remontée du parasitisme. Il est donc crucial de trouver un bon compromis entre une terre meuble et une compaction suffisante pour éviter ce risque. De plus, pour les betteraves fourragères, une bonne structure du sol, sans couche de terre compactée, favorise le développement racinaire et permet la circulation d’eau.

Préparation du Lit de Semence

À l’approche de la période des semis, on travaille l’horizon superficiel. Il est recommandé de travailler ce lit de semence avec une profondeur de 5 à 7 centimètres, à l’aide d’outils combinés. Il est conseillé de privilégier des dents droites à l’avant et des rouleaux ou croskillettes à l’arrière. Ces derniers ont pour rôle de tasser suffisamment la terre pour maintenir un sol ferme et assurer un bon contact avec les graines. Toutefois, il faut faire attention : plusieurs passages (à profondeur identique) peuvent être nécessaires, mais il est crucial de veiller à ne pas exagérer ! Pour garantir la régularité de la parcelle, il est essentiel de répartir le poids du tracteur sur une large surface. Différentes méthodes peuvent être utilisées, telles que les tasses-avants, les pneus jumelés, ou les pneus larges. Cependant, il est crucial d’ajuster judicieusement la pression et de rouler à allure modérée.

La structure du sol doit favoriser la levée au démarrage. Il faut donc viser une terre fine, « mais pas trop pour éviter le risque de battance », tempère Ghislain Malatesta, expert de l'ITB. La battance se produit lorsque la pluie désagrège le sol et forme une croûte imperméable à la surface, ce qui peut pénaliser l'émergence. Pour les betteraves fourragères, il est également essentiel de travailler le sol de manière à obtenir un lit fin et homogène. Il est recommandé de rouler après le semis pour garantir un bon contact entre graine et sol. Un lit de semences bien plan facilitera également la récolte.

Gestion de l'Enherbement

En vue de maîtriser l’enherbement et de détruire les adventices, il est judicieux de prévoir deux à cinq faux semis entre février et mars. Cette technique permet de réduire la pression des mauvaises herbes avant l'implantation, facilitant ainsi la concurrence pour la jeune plantule de betterave.

Période et Profondeur de Semis : Des Facteurs Clés pour le Développement Initial

Le succès du semis dépend grandement du respect des conditions climatiques et des caractéristiques du sol. La période des semis de betteraves s’étale en général du 15 mars au 15 avril.

Date de Semis et Température du Sol

Il faut savoir attendre suffisamment pour obtenir de bonnes conditions de ressuyage et de préparation du sol, et rester attentif aux prévisions météo d'après semis. L'annonce de pluies dans les 2 à 3 jours qui suivent les semis, surtout dans les sols fragiles, expose au risque de battance.

Les graines de betteraves ont un zéro de germination de 0 degré. Toutefois, par des températures trop faibles, en dessous de 5°C, la montée à graines peut être déclenchée. C’est pourquoi il est toujours préférable de semer dès que les conditions climatiques affichent une moyenne de 6 à 10°C. Il est rarement conseillé de semer des betteraves avant le 10 mars. Il convient parfois de faire preuve de patience et d’attendre davantage pour réunir les conditions de ressuyage et de préparation du sol idéales. Cela permet notamment d’éviter le risque de battance, mais aussi le risque de montée à graine.

Semer de la betterave

La montée à graine est déclenchée par une période froide (sous les 5°C) longue d’au moins 17 jours (consécutifs ou non) dans les 90 jours suivant le semis. C’est le phénomène de vernalisation. Un semis précoce permet à la betterave d’atteindre un stade végétatif suffisamment robuste pour être plus résilient face aux attaques de pucerons. Mais un semis précoce expose la culture aux risques de gel et de montées à graine. Le risque de montée à graine doit être pris en compte en fonction de la situation géographique et de la sensibilité variétale. Dans tous les cas, il est conseillé de ne pas semer avant le 10 mars pour minimiser ce risque.

Pour les betteraves fourragères, il est conseillé de semer entre le 1er et le 20 avril, dès que la température du sol atteint 5 °C. Un semis trop précoce expose les plantes à un risque de gel ou de montaison. Un semis tardif réduit le rendement.

Profondeur de Semis

Les graines doivent être positionnées à 2,5 cm de profondeur. Un semis à moins de 2 cm placera les graines dans la terre sèche, elles devront attendre la pluie pour s’humecter. De plus, semer à faible profondeur favorise les attaques de mulots. Au contraire, si la graine est placée trop en profondeur, le germe risque de s’épuiser avant de pouvoir émerger. Le semoir doit aussi ramener une hauteur régulière de terre sur la graine, pour avoir une émergence régulière. La profondeur de semis est à contrôler dès le début de la parcelle, le réglage doit ensuite être adapté.

La graine doit être enfouie entre 2 et 3 centimètres sous la surface. Si elle est trop proche du sol, elle risque de manquer d’humidité et elle attendra la pluie pour se développer. Elle pourrait aussi être sujette aux attaques de mulots. Pour le semis de betteraves fourragères, il est recommandé de semer à une profondeur de 2 à 3 cm maximum. Il est essentiel de contrôler cette profondeur avec précision : un semis trop profond risque de ralentir la germination.

Type de Semoir et Vitesse de Semis

Le choix du semoir est également important. Semoir mécanique ou pneumatique ? « Les deux conviennent, cela dépend du contexte de l’exploitation », répond Ghislain Malatesta. Pour s’assurer d’un bon contact graine terre humide, la roulette étroite va assurer le plombage. Toutefois, il faut veiller à ce qu’elle ne tasse pas trop la terre au-dessus de la graine pour ne pas pénaliser l’émergence. Les roues de recouvrement peuvent être utiles aussi pour refermer le sillon tout en plombant la graine. L’ITB précise qu’il faut s’en servir aussi pour densifier la terre sous la graine pour en favoriser l’humectation.

La vitesse de semis dépend du type de semoir et de la préparation de sol réalisée avant le semis. Pour les semoirs pneumatiques, la vitesse optimale se situe entre 5 et 7 km/h. Pour les semoirs mécaniques, elle peut varier entre 7 et 9 km/h, voire jusqu'à 12 km/h pour les semoirs mécaniques équipés de ressorts de pression et dans de bonnes conditions de préparation de sol.

Densité de Semis : Atteindre la Population Optimale

La densité de semis est un facteur déterminant pour le rendement final. Pour un rendement optimal, l’objectif est d’atteindre une densité de population finale de 90 000 à 100 000 plantes par hectare pour les betteraves sucrières. Les essais menés à l'ITB ont montré que la population optimale pour le rendement en sucre était atteinte entre 95 000 et 100 000 plantes/ha, quels que soient le type de sol et la date de semis.

Infographie sur l'impact de la densité de semis sur le rendement

Calcul de la Densité de Semis

La densité de semis dépend de la population finale souhaitée et du taux de levée moyen constaté. Dans les essais menés depuis 10 ans, le taux de levée moyen est de 92.8% (le minimum étant de 87.4% et le maximum étant de 94%).

Pour un stock de 80 000 à 100 000 plantes par ha à l'arrachage, il est nécessaire de calculer une densité de semis de 100 000 graines minimum à 125 000 graines maximum par ha, en supposant la levée des betteraves de 80 à 90 % (100 000 graines = 1 unité). Gardons cependant à l'esprit que ce chiffre ne tient pas compte des pertes potentielles dues aux nuisibles, aux maladies ou au gel. Il est donc recommandé de semer entre 110 000 et 120 000 graines par hectare (soit entre 1,1 et 1,2 unités par hectare) pour les betteraves sucrières afin d'arriver à un peuplement de l’ordre de 100 000 plantes/ha. La densité de semis optimale se situe donc entre 110 000 et 115 000 graines/ha (soit 1,1 à 1,15 unités/ha).

Pour les betteraves fourragères, il est recommandé de viser environ 120 000 graines par hectare. Les densités de semis plus faibles sont plus adaptées pour les régions plus sèches.

Espacement sur le Rang et entre les Rangs

La densité de semis optimale correspond à un espacement sur le rang de :

  • 19 et 20 cm pour un écartement de 45 cm entre les rangs.
  • 17 et 18 cm pour un écartement de 50 cm entre les rangs.

Pour un écartement entre les rangs de 45 centimètres, cela correspond à un espacement de 19 à 20 centimètres entre les plants. Une distance de 18 à 22 cm entre les plants et une distance de 45 à 50 cm entre les rangs sont recommandées pour les betteraves sucrières.

Semis en Simple, Double ou Triple Rang

Il est possible de semer en simple, double ou triple rang. En simple rang, le désherbage doit être plus fréquent et plus précis. Le double rang facilitera quant à lui le désherbage mécanique. Pour un bon développement des graines, il est également précisé de prévoir un semis à une profondeur de 1 à 2 cm pour ce type de semis.

Selon la période à laquelle vous semez vos graines de betteraves, la densité peut varier :

  • De 400 000 à 600 000 plantes/ha pour les semis précoces.
  • De 500 000 à 700 000 plantes/ha pour les semis de mai/juin.

Il est important de se rappeler que les graines de betteraves sont formées de glomérules et sont donc polygermes. Une graine peut ainsi donner plusieurs plantules. Cette caractéristique est à prendre en compte lors du calcul de la densité de semis.

Choix Variétal et Homogénéité des Semis

Le choix de la variété et l'homogénéité du semis sont des éléments cruciaux pour la gestion de la culture et la qualité de la récolte.

Sélection des Variétés

Les variétés sélectionnées doivent faire face aux ravageurs et virus connus pour développer un bon rendement. Pour les betteraves fourragères, il est important de sélectionner une variété adaptée à votre sol et à vos objectifs. Il faut veiller à choisir des variétés tolérantes au rhizoctone et résistantes à la rhizomanie. Pour l’affouragement de betteraves fourragères fraîches, il est préférable de privilégier des variétés à faible teneur en matière sèche. Pour l’ensilage, il est plus judicieux d'opter pour des variétés à matière sèche plus élevée. Le niveau de tolérance à la cercosporiose de notre gamme s’améliore continuellement. Des variétés comme FD Equipe et FD Médaille sont des exemples de cette amélioration.

Proscrire les Mélanges de Variétés

Il est fortement recommandé de proscrire les semis de mélanges de variétés. Semer le même lot de la même variété dans tous les éléments du semoir assure la même vitesse de levée, la même émergence, le même port foliaire de la population de betteraves. Il est plus facile de travailler avec des betteraves homogènes pour la protection de la culture et pour la qualité de la récolte.

Entretien de la Culture : Fertilisation, Irrigation et Désherbage

Une fois la betterave implantée, son entretien régulier est essentiel pour garantir son développement optimal et prévenir les maladies. La betterave est une plante bisannuelle cultivée comme une annuelle pour sa partie racinaire. La seconde année de son développement, la plante monte à graines. Pour assurer une culture de qualité, la betterave demande un désherbage régulier, une irrigation équilibrée et un sol qui puisse laisser respirer les racines lors de leur développement.

Fertilisation

La fertilisation dépend bien sûr du type de sol, de la zone de culture et des apports précédents. Néanmoins, pour une variété de betterave de conservation traditionnelle, les quantités suivantes sont conseillées :

  • Azote (N) : 150 - 200 u/ha
  • Phosphore (P) : 80 - 100 u/ha
  • Potassium (K) : 250 - 300 u/ha

Les besoins en azote sont assez importants pendant la phase de développement du feuillage et en début de grossissement. Une fertilisation azotée raisonnée est nécessaire à la bonne conduite de la culture. La betterave a, en moyenne, besoin d’un apport maximum de 160 kg/ha. La culture de la betterave sucrière est très exigeante en phosphore et en potassium.

Afin de prévenir les carences, il est utile d’ajouter également un apport en bore et en magnésium (respectivement 3 u/ha et 45 u/ha). Avant d’apporter tout type d’engrais à la culture, il est crucial de réaliser des analyses de sol. Ces analyses, effectuées en sortie d’hiver, permettent d’évaluer précisément la teneur en éléments nutritifs du sol. En fonction des résultats, les doses d’intrants peuvent être adaptées.

Pour les betteraves fourragères, l'adaptation de la fertilisation selon l’analyse de sol et les besoins de la culture est recommandée :

  • 150-170 kg d’azote (N) par hectare
  • 65 kg de phosphate (P₂O₅)
  • 250-300 kg de potassium (K₂O)
  • 200 kg de sodium (Na₂O)

Il est également important de surveiller les oligo-éléments comme le bore, le magnésium et le manganèse. Un pH entre 5,5 et 6 est recommandé pour une ingestion optimale des éléments nutritifs.

Irrigation

Il faut irriguer, mais pas trop ! La betterave demande un sol qui ne soit pas trop humide mais qui ait tout de même de bonnes réserves d’eau afin d’éviter un arrosage trop fréquent. Toutefois, sur un sol sableux et en cas de faibles précipitations, il est essentiel de maintenir un apport régulier en eau. Celui-ci doit se faire surtout lors de la phase de levée, afin qu’elle soit homogène, rapide et aussi durant le développement de la plante. Une trop faible irrigation peut nuire à la qualité gustative de la betterave et au rendement de la récolte.

Lutte contre les Mauvaises Herbes

Le désherbage des adventices à l'intérieur du rang est le plus important pour atteindre la densité de semis requise. Les betteraves fourragères sont sensibles à la concurrence des adventices, surtout en début de cycle. Le désherbage mécanique, comme le binage ou le hersage, est souvent efficace. La création d’un faux-semis peut également réduire la pression des mauvaises herbes avant l’implantation. En simple rang, le désherbage doit être plus fréquent et plus précis.

Protection des Cultures : Maladies et Ravageurs

La betterave est une plante plutôt résistante. Toutefois, elle doit faire face à des périodes estivales de plus en plus chaudes ou des phases de fortes pluies. Ces conditions météorologiques extrêmes sont le terrain idéal pour le développement de différentes maladies, champignons ou virus. Les risques sanitaires sur la parcelle représentent le premier critère à prendre en compte car la pression maladie varie selon les régions. La cercosporiose par exemple, fait des ravages en Champagne mais s’étend à tout le territoire, comme l’oïdium et la jaunisse. La forte pression rhizomanie est très répandue au sud de Paris.

Illustration des symptômes de la rhizomanie sur la betterave

La Rhizomanie (BNYVV)

Actuellement, le virus de la rhizomanie, connu aussi sous le nom de Beet Necrotic Yellow Vein Virus (BNYVV), sévit en France et en Europe. Ce virus est véhiculé par les spores mobiles du Polymyxa betæ, un champignon présent dans le sol. Celui-ci forme des organes de conservation appelés cystosores, qui restent actifs dans la terre pendant plus de 15 années. Les excès d’eau (ou la présence de cuvettes), un mauvais drainage, des températures élevées ou une mauvaise structure du sol sont autant de facteurs qui favorisent le développement du champignon et la propagation du virus.

Le BNYVV provoque des ports anormalement dressés, des feuilles flétries virant au jaune ou encore un chevelu racinaire surdéveloppé. Le légume peut présenter des vaisseaux blancs et leur racine devient dure et filandreuse. La betterave est alors impropre à la consommation. Une vigilance accrue est de mise pour éviter la propagation du BNYVV. Toutefois, l’idéal est de privilégier des variétés résistantes à la rhizomanie. Chez VOLTZ Maraîchage, Manzu F1 et Aurora F1 offrent une résistance intermédiaire à ce virus. Pour les betteraves fourragères, il est également recommandé de choisir des variétés résistantes à la rhizomanie.

Autres Ravageurs et Maladies à Surveiller

D’autres ravageurs sont à surveiller. La cercosporiose est une maladie fréquente de la betterave, reconnaissable par ses petites taches rondes bordées de rouge. Elle est causée par le champignon Cercospora beticola. L’Oïdium, causé par Erysiphe betae, peut aussi faire de sérieux dégâts sur une culture. L’alternance de périodes humides et chaudes, au-dessus de 20°, peut ainsi provoquer l’apparition d’un feutrage blanc sur les feuilles.

De plus, quelques altises et mouches créent des dégâts sur les plantes. L'altise de la betterave, connue aussi sous le nom de Chaetocnema tibialis, s’attaque aux cotylédons.

Pour la protection des betteraves fourragères, il est conseillé de traiter contre les maladies foliaires avec deux applications fongicides : une à la mi-juillet et une autre fin août. Contre les insectes piqueurs et broyeurs, il est important de prévoir une à deux interventions après la levée.

Récolte et Conservation : Finaliser le Cycle de Production

Le cycle de la betterave est d’environ 120 à 160 jours. Ainsi, pour les variétés précoces avec un semis entre février et mars, la récolte se fera en été. Pour les variétés traditionnelles semées en avril, les betteraves se récolteront entre août et septembre. Les betteraves de conservation, quant à elles, se plantent généralement au mois de mai pour une récolte entre septembre et novembre.

Récolte

3 mois après le semis, la récolte des betteraves peut commencer. Réalisée manuellement, elle s’avère très pratique pour le bottelage, en vue de la vente en frais. Cette méthode demande une main-d’œuvre très importante. La récolte peut aussi se faire mécaniquement pour ne garder que le légume, sans la tige et les feuilles.

Pour les betteraves fourragères, la récolte est idéalement effectuée entre fin octobre et début novembre, quand les betteraves fourragères sont bien matures. Il est crucial de défeuiller sans décapiter, afin d'éviter les blessures qui favorisent la pourriture pendant le stockage.

Stockage

Après la récolte, le silo reste la meilleure solution pour stocker la betterave. En garantissant une bonne ventilation du silo, les betteraves peuvent se garder ainsi entre 6 à 8 mois.

Pour les betteraves fourragères, différentes méthodes de conservation sont possibles :

  • À l’air libre sur la cour de ferme : stocker les betteraves sur sol dur, couvertes de bâche plastique contre le gel. Cette méthode convient à l’affouragement jusqu’en avril.
  • En ensilage avec du maïs ou de l’herbe : ensiler les betteraves hachées (25%) en couches alternes en mélange avec du maïs (75%).

Avantages de la Betterave Fourragère

La betterave fourragère est un choix de culture efficace et tourné vers l’avenir. En effet, une ration contenant des betteraves fourragères stimule la production laitière grâce à l’appétence améliorée de la ration totale. Cela se traduit par plus de lait, avec une teneur plus élevée en matière grasse et en protéines. De plus, elles sont la source de VEM la moins chère par hectare, avec un rendement stable d’année en année qui est par ailleurs moins exposé aux fluctuations du marché que la pulpe surpressée. Les vraies variétés fourragères se caractérisent par leur forme lisse et homogène, ce qui réduit la tare terre, facilite la récolte et garantit une excellente conservation.

Semer de la betterave

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