L'Ascension Technologique des Drones : Entre Innovation 360°, Suivi Intelligent et Résistance Extrême

DJI Avata 360 et Antigravity A1 côte à côte

L'univers des drones ne cesse d'évoluer, repoussant les frontières de ce qui est possible en matière de captation, de mobilité et de résilience. Des machines volantes capables de filmer à 360 degrés aux systèmes de suivi autonomes sophistiqués, en passant par des drones ignifuges et ceux qui s'accrochent aux parois, la technologie des drones est en pleine effervescence. Cette exploration détaillée met en lumière les avancées récentes, avec un focus particulier sur les innovations qui redéfinissent l'expérience de vol et de capture d'images.

La Révolution de la Capture 360° : Le DJI Avata 360

La capture 360° n'est pas nouvelle dans l'univers des drones, mais son arrivée dans un Avata change immédiatement la donne. DJI n'en est pas à son premier pas dans le monde du 360°. Avant même cet Avata 360, la marque avait déjà commencé à prendre ses repères sur ce terrain avec l'Osmo 360, une caméra qui lui a permis de poser un premier pied dans cet univers, aussi bien sur la captation que sur tout l'écosystème logiciel qui va avec. L'idée de voir arriver un drone capable de filmer à 360 degrés n'avait donc rien de vraiment surprenant. Ce qui l'était davantage, en revanche, c'était de comprendre sur quelle machine DJI allait choisir d'installer cette technologie.

Pendant un temps, beaucoup ont imaginé un drone 360 plus classique, quelque chose de plus proche d'un Mini survitaminé, avec une logique de captation aérienne panoramique assez sage, à mi-chemin entre le drone caméra et l'outil créatif. Dit autrement, beaucoup s'attendaient à voir DJI aller marcher assez frontalement sur les plates-bandes de l'Antigravity A1. Pourtant, le DJI Avata 360 adopte une approche résolument différente.

Spécifications Techniques Détaillées du DJI Avata 360

Le DJI Avata 360 est un drone FPV avec capture 360°. Il est équipé de deux capteurs 1/1.1-inch square CMOS. Ses modes de prise de vue incluent le 360° ou le Single Lens, avec un repositionnement physique du module optique selon le mode choisi. La définition vidéo en 360° peut atteindre 8K à 60 i/s en HDR, tandis qu'en mode Single Lens, elle va jusqu'à 4K à 60 i/s en HDR. Pour la photo, il est capable de prendre des clichés panoramiques sphériques jusqu'à 120 MP. Son ouverture est de f/1.9, avec un champ de vision de 200°, une focale équivalente de 7,8 mm et une focale réelle de 2,5 mm.

La transmission vidéo s'effectue via DJI O4+, offrant un retour vidéo en 1080p à 60 i/s. La portée maximale annoncée est de 20 km (FCC). Il dispose d'un évitement d'obstacles omnidirectionnel, avec une détection basse lumière annoncée jusqu'à 1 lux. Le stockage interne est de 42 Go, et le transfert sans fil se fait via Wi-Fi 6, jusqu'à 100 Mo/s annoncés. Le temps de vol maximal annoncé est de 23 minutes. Le drone pèse environ 455 g au décollage et ses dimensions sont de 246 x 199 x 55,5 mm. Sa vitesse horizontale maximale est de 6 m/s en mode Cine, 16 m/s en Normal et 18 m/s en Sport. Il peut fonctionner à des températures allant de -10 à 40 °C. Il est compatible avec les radiocommandes DJI RC 2, DJI RC-N2, DJI RC-N3 et DJI FPV Remote Controller 3, ainsi qu'avec les lunettes d'immersion DJI Goggles 3 et DJI Goggles N3 et le DJI RC Motion 3. Il est classé C1 selon la norme européenne.

Une Approche Stratégique Différente : Avata 360 vs. Antigravity A1

Comparaison entre le DJI Avata 360 et l'Avata 2

À première vue, le DJI Avata 360 pourrait passer pour une réponse assez directe à l'Antigravity A1, l'autre nom qui revient systématiquement dès que l'on parle de drone 360. Pourtant, une fois le produit en main, le rapprochement montre vite ses limites. Le A1 joue la carte du drone 360 léger, compact et plus classique, avec un format qui évoque assez facilement un Mini 5 Pro revisité à la sauce 360. Il reste sous les 250 grammes et mise avant tout sur la compacité. Le DJI Avata 360, lui, ne cherche pas du tout ce terrain. DJI a injecté cette logique 360 dans un Avata, donc dans une machine plus lourde, plus large, plus protégée et pensée pour évoluer beaucoup plus près du décor.

C'est d'ailleurs là que DJI se montre plutôt malin. Oui, l'Antigravity A1 et l'Avata 360 partagent une promesse 360°. Oui, les deux permettent de revenir sur les images pour choisir ensuite le bon angle. Mais leur manière de l'aborder n'a pas grand-chose à voir. Là où l'un reste plus proche d'un drone caméra classique, l'autre conserve une vraie base Avata, plus immersive, plus protégée et plus baroudeuse.

Design, Protections et Mode Single Lens : La Polyvalence Selon DJI

Sur le papier, l'Avata 360 avait de quoi faire naître un doute simple. En ajoutant deux optiques fisheye, un module rotatif et toute une logique de captation panoramique à une machine connue pour son côté joueur et très direct, DJI prenait le risque de compliquer un drone qui n'en avait pas forcément besoin. Or, l'intérêt d'un Avata n'a jamais été de faire joli sur une fiche produit. Son intérêt, c'est ce qu'il autorise sur le terrain, au plus près de l'herbe, des branches et du relief.

De ce point de vue, le DJI Avata 360 reste bel et bien un Avata. Le format reste trapu, les protections d'hélices sont toujours là, et le drone conserve cette silhouette de machine prête à aller se frotter au décor. Dès les premiers vols, on retrouve cette logique de drone FPV accessible, capable d'évoluer dans des environnements moins propres et moins rassurants qu'un drone caméra plus traditionnel. Il encaisse bien, il avance bien, et ne donne jamais l'impression d'avoir été transformé en objet fragile qu'il faudrait désormais ménager en permanence. Les hélices sont carénées, comme sur les précédents Avata.

Hélices carénées du DJI Avata 360

L'autre élément clé, c'est évidemment le mode Single Lens. Ce mode n'est pas une sorte de demi-360 avec une grande marge cachée sur les côtés. En pratique, le module pivote physiquement, une seule optique vient se placer en façade, et le drone repasse sur une lecture beaucoup plus classique de l'image. Le rendu reste propre, assez naturel, sans effet fisheye caricatural, et les fichiers sont bien plus simples à gérer. En contrepartie, ce mode reste limité à la vidéo en 4K et ne prend pas en charge la photo. On évite la jonction entre les deux sphères, on gagne en légèreté, mais on perd cette grande liberté de recadrage qui permet ensuite d'aller chercher une vue arrière, latérale ou un angle plus original après le vol. Ce Single Lens montre bien que DJI n'a pas voulu enfermer l'Avata 360 dans une logique 100% panoramique. Il sert à garder un usage plus direct et plus léger au quotidien, preuve que ce drone n'a pas vocation à remplacer un Avata 2, mais à proposer une approche plus large et plus hybride.

Filmer en 360° puis Recadrer : Liberté Créative ou Contrainte ?

DJI AVATA 360 : La VÉRITÉ avant de l'acheter ! (Test Complet)

C'est évidemment le cœur du produit, et aussi ce qui change le plus la manière d'utiliser un drone Avata. Avec un modèle plus classique, tout se joue au moment du vol. On cadre devant, on choisit son axe, et si l'on se trompe, il est souvent trop tard. Avec l'Avata 360, la logique n'est plus la même. Le drone capture beaucoup plus large, puis laisse la possibilité de décider ensuite du bon cadrage. Dit autrement, on ne vole plus seulement pour ramener un plan déjà construit. On vole aussi pour ramener une matière que l'on pourra retravailler après.

Au départ, on pourrait être tenté de réduire cet intérêt à quelques effets très démonstratifs, du genre "petite planète" ou des retournements rapides que l'on voit déjà partout sur les réseaux. L'effet fonctionne, mais il risque aussi de lasser très vite tant il devient déjà un réflexe. En revanche, là où l'Avata 360 convainc davantage, c'est sur une utilisation beaucoup plus sage du 360. Non pas pour faire des plans loufoques, mais pour aller chercher ensuite une vue avant stable, un trois-quarts, une vue latérale ou même arrière, sans avoir été prisonnier du seul axe frontal pendant le vol. Le drone permet de filmer dans toutes les directions.

Si l'on ne garde que les plans très spectaculaires, ceux qui déforment l'image ou retournent la scène de manière évidente, leur usage réel reste très ponctuel. Cela représente sans doute autour de 5% de ce que l'on pourrait exploiter dans un montage final. En revanche, si l'on intègre tous les plans plus sages, plus propres et plus utiles au récit, alors la part du 360 grimpe très vite. Là, on peut sans problème parler de 50 à 60% de rushs où cette liberté supplémentaire devient réellement intéressante.

Évidemment, cette liberté a un prix. Les fichiers 360 sont plus lourds, et toute la promesse du produit repose ensuite sur ce que l'on est prêt à faire avant l'étape du montage. Même si le téléchargement des plans sur le smartphone n'est pas indispensable, il reste vivement conseillé pour gagner en confort pendant l'édition et le choix des angles 360. Cela implique en revanche d'avoir assez d'espace de stockage pour manipuler des fichiers de départ assez lourds. L'astuce, ici comme ailleurs, consiste à privilégier des séquences courtes, rapidement exploitables. L'ordinateur garde un vrai confort supplémentaire, mais l'édition mobile permet tout de même de réaliser rapidement des vidéos plutôt sympas, notamment pour les réseaux sociaux. Pour des projets plus ambitieux après le choix des séquences, on préférera un logiciel comme DaVinci Resolve, Final Cut Pro, Premiere Pro ou tout autre outil de montage plus complet. Passer sur ordinateur devient presque indispensable.

Le Plaisir du Vol et l'Expérience Utilisateur

Les Avata ont toujours été des drones à sensations, avec ce petit effet "waouh" immédiat que n'ont pas forcément les drones plus classiques. L'Avata 360 conserve bien cette base. Il reste joueur, immersif, protégé et clairement taillé pour aller chercher ce plaisir de vol au plus près du décor.

Avec la RC 2, les goggles ou la Motion Controller, l'expérience reste très DJI. Tout est simple, rassurant et cohérent, avec une transmission solide et une prise en main rapide. C'est aussi là que la différence avec l’Avata 2 apparaît. Ce dernier reste plus instinctif, plus immédiat, plus facile à aimer. L'Avata 360 conserve une bonne partie de ce plaisir, mais avec une couche de possibilités en plus qui rend l'expérience plus riche, et forcément un peu moins légère.

Sur le terrain, il reste pourtant très capable. Il a été testé dans l'herbe, sous les arbres et dans des passages plus serrés, et il s'en sort bien. Il avance, il encaisse, et garde clairement ce côté baroudeur que l'on attend d'un Avata. En revanche, il ne procure pas tout à fait le même sentiment d'insouciance qu'un Avata 2. Non pas parce qu'il serait fragile, mais parce que ses lentilles 360 paraissent forcément plus exposées. Là où l'Avata 2 protège mieux sa caméra avec une sorte de carénage, l'Avata 360 impose un peu plus de retenue dès qu'on pense à une chute mal placée ou à un appui sur un sol moins accueillant.

C'est aussi ce qui explique pourquoi ce drone n'autorise pas un pilotage manuel à l'ancienne comme sur les Avata 1 et 2, avec tout ce que cela implique en prise de risque. Le mode manuel existe bien, mais il n'a clairement pas la même philosophie. Le stick de droite, par exemple, ne permet pas de gérer l'axe du tangage comme attendu. Un vrai regret pour ceux qui aiment jouer avec ce type de vol. Dans le même esprit, l'Avata 360 ne semble pas proposer de mode tortue pour se remettre droit après une chute et redécoller.

Attention, cela n'en fait pas un drone fragile. Mais ce n'est pas non plus celui que l'on balance avec la même désinvolture qu'un Avata 2. Et c'est aussi pour cela que, si l'on devait voler juste pour le plaisir, sans objectif particulier, on prendrait encore l'Avata 2. En revanche, dès qu'un spot devient rare, compliqué ou difficile à refaire, l'Avata 360 prend beaucoup plus de sens. Ce qu'il perd un peu en évidence immédiate, il le récupère dans la marge de sécurité créative qu'il apporte ensuite.

Goggles, Motion Controller, RC 2 : L'Écosystème DJI

Les DJI Goggles 3 en utilisation

Sur ce point, DJI reste clairement dans son élément. Une fois l'Avata 360 allumé, on retrouve immédiatement cette sensation d'écosystème bien huilé que la marque maîtrise depuis longtemps. Que ce soit avec la RC 2, les goggles ou la Motion Controller, l'ensemble inspire confiance, se met en route sans mauvaise surprise et donne vite le sentiment d'un produit cohérent. Les DJI Goggles 3 offrent un grand confort.

Avec la DJI RC 2, l'Avata 360 se montre particulièrement simple à prendre en main. On est sur quelque chose de très classique dans le bon sens du terme. Le drone se pilote facilement, la transmission est stable, l'interface reste lisible, et le passage entre le mode 360 et le mode Single Lens se fait sans difficulté dans les réglages photo/vidéo. Avec les goggles, on retrouve ce qui fait le sel de la gamme Avata. L'immersion fonctionne, la sensation de proximité avec le terrain est bien là, et l'Avata 360 garde ce côté "petit drone qui vous emmène avec lui” que l'on aime déjà sur l'Avata 2. Le point important, c'est que le mode Single Lens est lui aussi accessible depuis le casque. Là encore, DJI a eu l'intelligence de ne pas enfermer le produit dans une seule manière de voler. En quelques manipulations, on peut basculer entre une approche plus classique et la logique 360 sans devoir ressortir de l'expérience immersive.

La Motion Controller du DJI Avata 360

La Motion Controller reste fidèle à elle-même. Simple, intuitive, très accessible, elle permet de retrouver immédiatement le côté fun et spectaculaire du vol immersif sans demander un apprentissage lourd. Comme sur l'Avata 2, on est sur quelque chose de très rassurant, presque ludique, qui donne vite de bons résultats. En revanche, cela reste aussi une manière assez douce et assez molle de piloter dès qu'on aime les trajectoires plus engagées. Ceux qui l'adorent retrouveront ici exactement ce qu'ils viennent chercher. Ceux qui la tolèrent sans jamais vraiment l'aimer ne changeront sans doute pas d'avis avec cet Avata 360. Le Motion Controller permet un pilotage fluide, naturel et accessible aux débutants.

L'un des vrais points forts du produit, au fond, c'est justement cette capacité à laisser plusieurs portes ouvertes. RC 2 pour un usage plus direct, goggles pour l'immersion, Motion Controller pour la simplicité. Même si tout n'est pas parfait ailleurs, notamment avec la FPV Remote Controller 3 trop sage, l'Avata 360 conserve cette grande qualité très DJI. Celle de proposer un environnement simple à comprendre, cohérent et immédiatement fonctionnel pour la majorité des utilisateurs.

Radiocommande DJI RC 2

Les Drones Suiveurs : La Capture Mains Libres

Drone suiveur en action suivant un skieur

Que vous soyez skieur, randonneur, motard ou créateur de contenu, les drones dotés de la fonction Follow Me vous permettent de capturer des vidéos spectaculaires… tout en gardant les mains libres. Grâce aux dernières avancées en intelligence artificielle, ces drones sont capables de vous reconnaître, de vous suivre avec fluidité et même d’éviter les obstacles. Le mode Follow Me permet à un drone de suivre automatiquement un sujet - souvent une personne ou un véhicule - sans intervention manuelle sur la radiocommande. Grâce à cette fonction, les créateurs de contenu, sportifs ou voyageurs peuvent obtenir des prises de vue dynamiques sans pilote. Imaginez un drone capable de vous suivre automatiquement, d’anticiper vos mouvements, de contourner les obstacles… et tout cela, sans même toucher aux commandes. Grâce à la technologie ActiveTrack 360°, déjà présente sur le DJI Mini 4 Pro, le DJI Neo vous suit de manière fluide, intelligente et personnalisable.

DJI AVATA 360 : La VÉRITÉ avant de l'acheter ! (Test Complet)

Les Mécanismes de Suivi Automatique

Le suivi GPS est une technique où le drone repère la cible à partir d'un signal GPS émis par un émetteur (GSC ou Ground Station Controller) ou un simple téléphone portable (Smartphone) que le sujet transporte avec lui. La reconnaissance visuelle, quant à elle, implique que le drone suive une cible préalablement identifiée avant de le faire voler. Les deux techniques peuvent être combinées pour un suivi de haute précision. Certains programmes de pilotage peuvent également utiliser l'altimétrie pour un suivi vertical, par exemple pour l'escalade. Le drone se stabilise à votre altitude et évolue à la même vitesse que vous. Le drone peut également être programmé pour vous filmer selon un angle donné.

Caractéristiques Essentielles des Drones Suiveurs

Pour filmer vos sorties, il vous faut évidemment un drone embarquant une caméra (ou ayant un support pour une caméra) et si vous voulez qu'il s'occupe de tout pour vous, sans quelqu'un pour le piloter, il doit être équipé d'une fonction de suivi (drone suiveur). Vérifiez également bien la qualité visée de la vidéo et l'autonomie.

  • L'autonomie : elle peut varier de quelques minutes à 45 minutes tout au plus. Plus elle est grande, plus la batterie est lourde. L'appareil doit donc être plus puissant pour la transporter et le prix est en général proportionnel. Selon votre activité, il vous faudra prévoir des batteries de rechange ou une personne qui les recharge pendant votre sortie. Certains fabricants proposent leur produit avec 1 ou 2 batteries supplémentaires. C'est un point à prendre en compte à l'achat. À noter également que la durée de vie de la batterie diminue avec le nombre de charges.
  • La fonction de suivi : c'est d'elle que va dépendre la qualité des prises de vue, le bon suivi et cadrage du sujet cible. Certains drones ont un logiciel qui peut être mis à jour avec une application dédiée, comme la marque Parrot qui propose l'application "FollowMe" (compatible avec les drones Bebop 2 et Skycontroller 2 et installée par défaut sur le Bebop 2 Power).
  • La portée de l'appareil : elle peut aller de quelques dizaines de mètres à plusieurs kilomètres. Pour une activité sportive, il n'est pas nécessaire d'investir dans un appareil ayant une grande portée. Une portée de 50 mètres suffira pour la plupart des sports. Sachez aussi que selon les pays, la portée autorisée peut varier et certains drones peuvent être bridés.
  • L'évitement des obstacles : cette fonction permet au drone d'éviter les obstacles en les détectant pour les contourner.
  • La stabilité : pour des vidéos nettes et stables, il est préférable d'investir dans un appareil équipé d'une fonction de stabilisation d'image en temps réel (système mécanique venant compenser les mouvements de la caméra ou numérique avec correction en direct de l'image).
  • La vitesse : plus elle est grande, plus le drone sera capable de vous suivre vite ou réagir à un changement rapide de position. Pour une descente à VTT ou à ski, mieux vaut éviter un drone lent à se déplacer ! Une bonne vitesse ascensionnelle peut également être intéressante pour de meilleurs effets. Cela peut aussi être compensé par la présence d'un zoom. Un autre paramètre intéressant, qui n'est généralement pas indiqué par les constructeurs, est le temps que met le drone à tourner sur lui-même. Certains drones sont très lents dans cette manœuvre.
  • Le poids : plus le drone est léger, moins il est gourmand en énergie. Les constructeurs suppriment parfois certains composants pourtant intéressants juste pour alléger leur drone et augmenter l'autonomie de vol. L'avantage d'un appareil léger est aussi qu'il sera moins lourd à porter dans un sac à dos (si on le transporte en randonnée ou à vélo).
  • Les autres paramètres et options : ils sont nombreux : capteurs embarqués (gyroscope, microphone, accéléromètre, magnétomètre), décollage automatique, retour au point de départ, capacité à suivre un itinéraire de type Google Maps, utilisation ou non du GPS, Wi-Fi ou ultrasons, alertes, indicateurs LED, qualité de l'optique, qualité de la transmission des données pendant le vol, présence d'une télécommande, transport (drone pliable ou non), options du logiciel (détection d'obstacles, détection de gestes pour contrôler le drone avec les mains, effets disponibles, qualité du suivi), nacelle orientable pour des prises de vue en contre-plongée, hélices flexibles pour minimiser les impacts en cas de chocs, etc. Chaque fabriquant apporte sa touche qui peut faire la différence : lisez la description détaillée du drone qui vous intéresse avant de l'acheter.

Limites et Réglementations du Mode Follow Me

Malgré les progrès des drones intelligents, le suivi automatique n’est pas infaillible. La perte de suivi en cas d'obstruction est un risque : si le sujet disparaît momentanément (derrière un arbre, un rocher ou un véhicule), le drone peut perdre sa cible, surtout en forêt ou en ville dense. Il y a également une vitesse maximale à ne pas dépasser : selon le drone, la vitesse de suivi se limite à 10-20 m/s. Enfin, le suivi ne dispense pas de la responsabilité du pilotage libre : même en mode Follow Me, vous restez responsable du vol. Le drone ne peut pas toujours anticiper tous les obstacles, surtout latéraux ou très proches.

Même si le drone vous suit automatiquement, vous n’êtes pas dispensé de respecter la réglementation en vigueur. En France comme dans toute l’Union européenne, les vols en mode “Follow Me” entrent dans la catégorie dite “ouverte”, qui impose plusieurs conditions. Par ailleurs, le télépilote doit être enregistré sur la plateforme officielle AlphaTango, même pour un usage de loisir. Autre point important : le vol doit toujours rester à vue, ce qui signifie que vous devez être capable de garder votre drone dans votre champ visuel, même s’il vous suit automatiquement. Enfin, les vols au-dessus de zones habitées ou de rassemblements de personnes restent strictement interdits sans autorisation spécifique, y compris en suivi automatique.

Le mode Follow Me transforme l’expérience de vol en rendant la capture de vos aventures plus simple, plus immersive et plus spectaculaire. Il est désormais possible de bénéficier d’un suivi fluide, intelligent et sécurisé, même dans des environnements complexes. Bien qu’il offre une grande liberté, ce mode demande de connaître ses limites techniques et de respecter les règles en vigueur.

Le DJI Neo 2 : Un Drone Suiveur Ultra-Compact et Intelligent

Le nouveau DJI Neo 2 reprend la formule de son prédécesseur lancé il y a un an. Au premier abord, rien ne semble le différencier de sa première mouture, sinon un prix qui passe brutalement de 199 à 239 euros. Cette différence de tarif se justifie par l'arsenal technologique embarqué dans ce poids plume.

Ce drone est grand comme la paume d'une main, ultra léger avec ses 151 grammes et il se destine aux vidéastes qui ne souhaitent pas s'embarrasser du pilotage. Pour cause, il n'a pas besoin de radiocommande pour être contrôlé, il suffit de faire des gestes de la main ou lui parler pour lui indiquer ce qu'il doit faire. Difficile de faire plus simple ! Pour éviter les collisions avec les obstacles, le DJI Neo 2 intègre un LiDAR et un capteur infrarouge. Associés, les deux éléments renforcent la détection en dessous du drone et devant lui. La caméra s'améliore également avec une stabilisation sur deux axes au lieu d'un. L'optique gagne en qualité avec l'équivalent d'un 16,5 mm f/2,2. Le capteur d'1/2 pouce et 12 mégapixels reste en revanche identique.

Le drone intègre des modes de vol automatiques et peut aussi se piloter à partir d’un smartphone ou d’une radiocommande. Le drone peut vous suivre partout avec son capteur et vous garder dans son cadre avec différents modes de vols prédéfinis (QuickShots), réglables directement sur l'appareil. Il est bien plus rapide que son prédécesseur avec sa vitesse de pointe de 44 km/h. Il pourra donc suivre sans difficultés un vélo dans ses évolutions. DJI annonce une autonomie de 19 minutes. Si le drone peut voler en toute autonomie, il est également possible de le piloter ou de gérer ses fonctionnalités via un smartphone. Au niveau réglementaire, le drone s'inscrit dans la classe C0 et n'est utilisable que dans la catégorie dite « Open A1 ».

Drones Spécialisés : Résistance, Adhérence et Transport Lourd

FAROS : Le Drone Ignifuge et Grimpant

Les drones sont des appareils très pratiques pour aider dans la recherche et les secours… mais se révèlent fragiles, en particulier quand ils doivent intervenir dans le cadre d’un incendie. Leur constitution, qui fait la part belle au plastique, ne résiste pas longtemps aux flammes, ce qui oblige les drones à garder leurs distances. Selon le site Gizmodo, la donne pourrait changer avec le FAROS (Fireproof Aerial RObot System). Conçu par des chercheurs coréens, le FAROS endure une température de 1000 degrés et peut se coller contre les murs comme une araignée.

Comme le montre la vidéo, le FAROS est d’abord capable de se maintenir contre une paroi, ce qui lui permet, telle une araignée, de se déplacer dans des environnements exigus. L’adhérence aux murs est réalisée par les hélices placées sous l’appareil. Mais surtout, il est capable de résister aux flammes (jusqu’à 1000 degrés Celsius) pendant une minute grâce à une armure composée de fibres aramides et d'un système de refroidissement pour protéger les composants mécaniques et électroniques.

DJI AVATA 360 : La VÉRITÉ avant de l'acheter ! (Test Complet)

SCAMP : Le Drone Inspiré des Insectes pour l'Adhérence Murale

Drone SCAMP s'accrochant à un mur

Des étudiants de l'université de Stanford, en Californie, ont élaboré un drone aux capacités inédites, similaires à celles d'un insecte. Le dernier né du projet de l'université californienne de Stanford, SCAMP (Stanford Climbing and Aerial Maneuvering Platform), est un drone à l'apparence curieuse de mante religieuse. Grâce à un train d'atterrissage innovant, il est le premier robot à pouvoir voler, se percher et s'agripper aux murs et aux plafonds. Équipé d'un système embarqué de capteurs et de calculs, le drone peut même redécoller en cas de chute. Avantage non négligeable offrant de nouvelles possibilités : il recueille des données et filme en économisant ses batteries une fois perché. Fonctionnant très bien à l'extérieur sur des surfaces rugueuses comme le béton, les surfaces lisses, en revanche, restent encore un problème pour lui.

Comment expliquer ces prouesses déjouant la loi de la gravité ? La technologie utilisée par les étudiants de Stanford Morgan Pope et son équipe s'inspire du fonctionnement de beaucoup d'insectes. Les fourmis ont beau mesurer quelques centimètres, il n'est pas rare de les voir tracter jusqu'à plus de mille fois leur poids ! Ce n'est donc pas la force, mais bien l'adhérence qui permet à SCAMP de s'agripper aux murs comme aux plafonds. Un système de microspines (des grappins miniatures) qui agit comme des mini-ventouses et permet à l'engin de s'agripper et de résister à la gravité. Le superdrone appréhende ainsi surface aérienne et terrestre de la même manière. De façon concrète, cette technologie - pas si nouvelle que ça - adaptée aux drones, faciliterait… l'espionnage, notamment !

DJI FlyCart 100 : Le Géant du Transport Aérien

DJI FlyCart 100 transportant une charge

Les drones DJI pourraient bientôt faire l’objet d’une interdiction sur le sol américain, mais cela n’a pas empêché la marque de dévoiler un nouveau modèle… et non des moindres. Le géant chinois vient en effet de présenter sa machine volante la plus puissante à ce jour : l’impressionnant FlyCart 100.

Selon un communiqué officiel de DJI, ce drone pourrait bien livrer le prochain colis - même si, sauf à vivre sur les pentes de l’Everest ou au cœur d’un chantier isolé, cela semble peu probable. Car ce modèle a été conçu sur mesure pour gérer des charges lourdes dans des conditions extrêmes. Et à en croire sa fiche technique, peu de choses semblent lui résister. Il pourrait bien s’imposer comme l’un des meilleurs drones du marché, même si son gabarit ne le destine clairement pas à une sortie photo improvisée.

DJI précise que le FlyCart 100 peut transporter jusqu’à 100 kg, ce qui en fait une bête de somme comparée aux drones de livraison classiques. Sur de plus longues distances, il peut acheminer 65 kg sur 12 kilomètres, ou 80 kg sur six kilomètres - des performances impressionnantes pour du transport de charge. Pour accomplir cela, il est équipé d’un treuil et d’un câble de 30 mètres, rétractable à une vitesse de 1,2 mètre par seconde. Ce système propose un mode de descente et de remontée automatique, ou manuel si besoin.

Une telle capacité nécessite évidemment une alimentation solide. DJI indique que le FlyCart 100 prend en charge la charge ultra-rapide et fonctionne avec des batteries interchangeables à chaud, dotées d’un système redondant. Autrement dit, même si une cellule tombe en panne, le drone peut continuer à voler.

Côté résistance, DJI annonce que son nouveau drone peut opérer entre -20 °C et 40 °C, résister à des vents allant jusqu’à 12 mètres par seconde, et voler jusqu’à 6 000 mètres d’altitude - de quoi franchir de nombreux sommets. Il bénéficie d’une certification IP55 contre l’eau et la poussière, d’un système de détection LiDAR pour éviter les obstacles, et même d’un parachute intégré capable de ralentir sa descente à sept mètres par seconde en cas de besoin.

Malgré ces caractéristiques impressionnantes, son apparence ne joue pas vraiment la carte de la discrétion. Grosse carcasse, design anguleux, huit rotors et plusieurs modules apparents : l’engin affiche un style cyberpunk évoquant davantage un tournage de film post-apocalyptique qu’un drone de livraison classique. En cas d’arrivée massive de FlyCart 100 à l’horizon, difficile de ne pas sentir son rythme cardiaque s’accélérer.

Les utilisateurs basés aux États-Unis risquent toutefois de ne jamais le voir de près. Le gouvernement américain se rapproche d’une interdiction totale des produits DJI pour des raisons de sécurité nationale, ce qui pourrait priver le pays de cette machine titanesque. DJI n’a pas encore communiqué de prix officiel pour le FlyCart 100. Des sites spécialisés évoquent cependant un tarif d’environ 12 500 dollars (soit environ 10 700 euros). Une somme conséquente, certes, mais ce drone n’a rien d’un jouet. Vu ses capacités hors norme, il y a fort à parier que les professionnels intéressés par ce type d’engin seront prêts à y mettre le prix.

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