Désherbage à l'Eau Chaude et Autres Alternatives Naturelles : Mythes et Réalités

Illustration des différentes méthodes de désherbage naturel

Avec l'essor du jardinage écoresponsable et l'interdiction des pesticides de synthèse aux particuliers depuis le 1er janvier 2019, de nombreux jardiniers se tournent vers des alternatives naturelles pour contrôler les "mauvaises herbes". Parmi ces méthodes, l'utilisation de l'eau chaude et des sels est souvent évoquée, mais il est crucial de comprendre leurs mécanismes et leurs conséquences réelles sur l'environnement. Si nos grands-parents utilisaient parfois le sel pour désherber, c'était souvent en dernier recours, sur des surfaces limitées, et à une époque où l'on parlait peu de sol vivant ou de biodiversité. Aujourd'hui, on sait mieux. On sait que chaque poignée de sel tue plus que quelques herbes folles.

L'Eau Bouillante : Une Solution Simple et Ciblée

L'utilisation de l'eau bouillante est la solution de désherbage naturel la plus simple à mettre en place. Il suffit de récupérer l'eau de cuisson des pommes de terre, du riz, des pâtes, des légumes, ou n'importe quelle autre eau chaude à plus de 70°C, et de la verser sur les plantes à éradiquer. Cela brûlera instantanément le feuillage et détruira les plantes annuelles et les toutes jeunes vivaces. Les racines et les feuilles des herbes sauvages sont endommagées et finissent par mourir.

Cette méthode convient plus particulièrement aux petites surfaces à désherber proches de votre cuisine et minéralisées, comme entre les pavés ou sur les gravillons d'une allée. Elle ne convient pas pour un désherbage minutieux, comme par exemple dans un massif de fleurs ou au désherbage du jardin en général, car l'eau bouillante aurait des effets néfastes sur les insectes auxiliaires à l'abri dans votre sol et peut également endommager le matériel végétal sain. Il faut donc être prudent et diriger l'eau chaude de manière ciblée sur les mauvaises herbes. Il est également conseillé de traiter les mauvaises herbes un jour ensoleillé, afin que l'eau s'évapore rapidement et que les plantes saines situées à proximité ne soient pas endommagées.

Un avantage notable est qu'il n'y a pas de risque que des produits chimiques toxiques s'infiltrent dans le sol ou dans la nappe phréatique, comme cela peut être le cas avec les désherbants chimiques traditionnels. Le chauffage tue les bactéries et les champignons pathogènes, ce qui améliore la santé du sol. En résumé, le désherbage biologique à l'eau chaude est une méthode sûre, simple et rentable pour lutter contre les mauvaises herbes, bien qu'il faille veiller à son application ciblée.

Le Vinaigre Blanc : Un Actif à Utiliser avec Prudence

Comparaison entre le vinaigre et le sel pour le désherbage

Bon marché et facile d'utilisation, le vinaigre blanc agit en détruisant la membrane superficielle des parties aériennes des mauvaises herbes qui les protègent des rayons UV. Biodégradable et volatile, il ne pénètre que très peu dans le sol, d'où des effets négatifs très limités sur la micro-faune et la nature du sol, d'autant plus que de petites quantités suffisent à son efficacité. L'effet sur le feuillage est quasi instantané. En revanche, le système racinaire n’est que peu affecté, bien que fragilisé. Pour plus d'efficacité, il est recommandé d'effectuer plusieurs pulvérisations dans l'année.

Toutefois, une utilisation trop fréquente ou en trop grande quantité peut acidifier le sol et détruire les micro-organismes. Pour une utilisation en grande quantité, il est possible de diluer le vinaigre avec de l'eau (jusqu'à 50%) sans trop diminuer son efficacité. Dans ce cas-là, il est conseillé d'ajouter un peu de savon noir ou de liquide vaisselle pour améliorer l’adhérence du traitement au feuillage. Il est important de pulvériser par temps ensoleillé du vinaigre blanc pur sur les feuilles des indésirables, puis de rincer votre pulvérisateur. A noter que le vinaigre n’est pas un produit autorisé en tant que désherbant.

Le Sel : Un Faux Ami du Jardinier

Le sel est un puissant herbicide, mais justement, il l'est peut-être un peu trop ! Derrière ce geste en apparence anodin, se cache une bombe à retardement pour vos sols, vos plantations… et même l’environnement. Utilisé pur ou dilué dans de l'eau chaude, le sel agit vite : les herbes jaunissent, fanent, disparaissent… et l'on se félicite du résultat. Mais, ce qu’on ne voit pas, c’est ce qu’il laisse derrière lui. Car le sel, au jardin, ce n’est pas un remède. C’est un poison. Il déshydrate les racines en modifiant la pression osmotique, empêche les plantes de capter l’eau, bloque l’absorption des minéraux essentiels comme le calcium ou le magnésium… et provoque à terme la mort du végétal. Problème : il ne fait pas le tri entre le chiendent et la lavande. Tout y passe. Pire encore, le sol traité devient toxique pour les prochaines plantations.

Enfin des graviers sans herbe. Désherbant simple et efficace 👍

La recette qui consiste à saupoudrer du sel au pied des mauvaises herbes durant plusieurs jours de suite conduit à leur fanaison et disparition car elles sont intoxiquées et déshydratées du fait de la dégradation des cristaux de chlorure de sodium et de la libération de ses ions. Cependant, ce ne sera pas sans conséquences. Le sel détruit les micro-organismes, modifie la nature et la qualité du sol et, en grande quantité, intoxique les sols, les nappes phréatiques, les végétaux et les insectes et animaux sensibles qui s'en nourrissent. Le sel n’agit pas que d’une seule manière sur les végétaux. Il les déshydrate en provoquant une augmentation de la pression osmotique dans le sol, avec pour résultat une rétention d’eau dans le sol. Les végétaux n’ont alors plus de possibilité de s’hydrater et finissent par mourir. Il perturbe leur absorption des minéraux contenus dans le sol : les ions libérés par le sel ont tendance à remplacer les autres ions contenus dans le sol, y compris les ions indispensables aux végétaux tels que le potassium, le calcium ou le magnésium. Ceux-ci seront lessivés par les pluies car plus fixés par les plantes. Il provoque l’accumulation d’ions toxiques et entraîne un stress oxydatif important. Les symptômes possibles sur les végétaux d’une intoxication au sel incluent le jaunissement des feuilles, la chlorose, les brûlures, les nécroses, le dessèchement du feuillage, l'enroulement des feuilles, et la mort des jeunes tiges.

En conditions normales, l’organisme des végétaux est un milieu hypertonique, dont la concentration en sels minéraux est plus importante que dans le sol, milieu hypotonique. La pression osmotique est alors plus forte dans le végétal, l’eau sera donc attirée vers les racines de ce végétal. Cette situation s’inverse en cas d’ajout de sel. La teneur en sels minéraux augmente dans le sol qui devient hypertonique, l’eau est alors attirée vers le sol car la pression osmotique y est plus forte. De ce fait, il est prudent de n’utiliser ce désherbant au sel que sur les parties non cultivées de votre jardin : allées, cour, terrasse. En effet, il va “stériliser” le sol et vous ne pourrez plus y faire aucune plantation, excepté de plantes halophiles ! Le problème est que même utilisé ainsi, une fois dans la terre, le sel va se disséminer et être capté par d’autres végétaux. Le sel a une influence nocive sur les végétaux, et il a également une influence nocive sur le sol : non seulement il détruit les micro-organismes qui y vivent, mais il modifie également sa structure : le sol se tasse et perd en perméabilité.

Autre point négatif : il ne se dégrade pas. Il peut donc être absorbé par des végétaux situés à proximité et les affecter. Les arbres notamment ont des systèmes racinaires qui mesurent plusieurs kilomètres. Lorsque le chevelu racinaire capte du sel, il va le stocker. Au-delà d’une certaine quantité, l’arbre va mourir. Le sel peut également s’infiltrer dans les nappes phréatiques et y provoquer des perturbations. Le vrai danger, c’est que le sel ne disparaît pas. Il ne s’évapore pas. Il reste là, à se faufiler avec les pluies dans les couches du sol, jusqu’aux nappes phréatiques. Et même si vous n’en mettez que « sur les dalles » ou « en petite quantité », le résultat est le même à long terme.

Les substances qui ne disposent pas d’une Autorisation de Mise sur le marché (AMM) ou qui ne font pas partie de la liste des substances de base des produits autorisés au jardin ne doivent pas être utilisées comme désherbant. Le chlorure de sodium fait partie de cette liste, mais uniquement comme fongicide et insecticide. Dans les recommandations le concernant, il est dit ceci : « Précautions : Prendre en compte la salinité préexistante du sol, afin d’éviter tout effet négatif sur la fertilité et la structure du sol. Application : Ne pas pulvériser chaque année, uniquement dans les cas d’urgence. »

Quel type de sel pour le désherbage ?

Même si nos grands-parents utilisaient le sel pour désherber, aujourd'hui nous savons que celui-ci n'est pas sans effet sur l'environnement. Il n'est pas seulement mauvais pour les plantes dont il nuit à l'hydratation et au développement, il est aussi nocif pour la vie du sol. De ce fait, nous vous déconseillons vivement d'utiliser le sel pour désherber.

  • Sel de cuisine : Désherber à l’aide de sel fin est très simple : il vous suffit de saupoudrer les herbes indésirables dont vous voulez vous débarrasser avec votre sel de cuisine. Soit vous agissez un jour où il va pleuvoir, soit vous arrosez après le saupoudrage. Autre méthode, tout aussi simple : faites bouillir de l’eau salée, à raison de 200 g de sel pour 1 litre d’eau et versez-la sur les adventices. Si elle est tiède ou froide, c’est uniquement le sel qui va agir, sinon il sera combiné avec l’action déjà agressive de l’eau bouillante. Pour bien justifier cette dépense d’énergie (et d’eau !), préférez utiliser de l’eau de cuisson salée de vos légumes, pâtes, riz, pommes de terre. L’amidon contenu dans ces derniers apportera lui aussi ses propriétés désherbantes. Pour un désherbage “à sec”, la quantité dépendra de la surface à désherber.
  • Sel de déneigement : Désherber avec du sel de déneigement est tout à fait possible car il ne diffère pas du sel fin. Le sel de déneigement a l'avantage de se trouver en gros conditionnements, de 25 kg généralement. Comme le sel de cuisine, il est constitué de chlorure de sodium, mais on en trouve également à base de chlorure de magnésium ou de calcium qui sont moins agressifs, et donc ne pourront pas servir pour le désherbage.
  • Gros sel : Utiliser le gros sel pour désherber est plus judicieux qu’utiliser le sel fin, car il est vendu en plus gros conditionnements et rend l’opération encore moins coûteuse. Vous pouvez, comme avec le sel fin, en disperser au pied des indésirables, ou bien le diluer dans de l’eau pour pulvériser de plus grandes surfaces. Le dosage d’eau et gros sel pour désherber est le suivant : pour 1 litre d’eau, vous aurez besoin de 200 g de gros sel.
  • Sel d’Epsom : Désherber avec du sel d'Epsom n’est pas possible, celui-ci est plutôt utilisé comme un engrais pour les cultures ! Le sel d’Epsom est composé de sulfate de magnésium, et le magnésium est un nutriment absolument nécessaire pour les végétaux.

Mélange Sel et Vinaigre : Une Combinaison à Proscrire

Désherber avec du sel et du vinaigre est une “recette de grand-mère” très employée mais très radicale car elle combine deux substances nocives pour les végétaux. Les mélanges à base de sel + vinaigre sont souvent présentés comme « écologiques » sur les réseaux. En réalité, ils cumulent les effets négatifs : le vinaigre modifie l’acidité du sol et détruit la microfaune, et le sel, lui, reste et sature le sol à long terme. Résultat : vous obtenez un désherbant ultra-agressif… pour la plante visée et tout l’écosystème autour. Et rappelons-le : ces mélanges ne sont pas autorisés par les réglementations environnementales françaises pour l’usage comme désherbant.

Le Bicarbonate de Sodium : Un Usage Limité

On utilise généralement le bicarbonate de sodium pour ses propriétés bactériostatiques et fongistatiques (qui bloquent le développement des bactéries et des champignons), et ses propriétés insectifuges. Contrairement au sel (chlorure de sodium), il a une bonne biodégradabilité et ne présente pas de danger pour les auxiliaires et leur environnement. Toutefois, utilisé à des concentrations élevées (variables selon les espèces), il devient phytotoxique (à des degrés moindre que le sel). C'est cette caractéristique qui le rend intéressant pour désherber quelques touffes par-ci par-là sur des espaces non végétalisés, car évidemment, il n'est pas sélectif !

Pour l'utiliser, saupoudrez du bicarbonate de sodium (maximum 20 g/m²) au pied des mauvaises herbes (hors pelouses et massifs, au risque de tout brûler) et attendez que la rosée le dissolve (trop d'eau apportée par un arrosage ou une averse le rendrait totalement inefficace). Il est conseillé de renouveler l'application une à deux fois dans l’année. Le saupoudrage de bicarbonate de soude peut brûler les feuilles des adventices mais il va, comme le sel, se retrouver dans les nappes phréatiques, sans respect pour la faune du sol.

Les Purins de Plantes : Un Choix Délicat

Image d'un purin d'ortie fait maison

Les purins de plantes (ortie, angélique…) sont parfois utilisés pour désherber, pulvérisés sans dilution préalable sur les mauvaises herbes, qui vont assurément périr. Toutefois, étant non sélectif, il est nécessaire de bien cibler les végétaux à détruire. De plus, hormis l'odeur détestable qui va se répandre durant quelques jours, leur forte concentration en minéraux (l'azote en ce qui concerne l'ortie), peut entraîner un déséquilibre, voire une pollution de la zone pulvérisée (l'azote non absorbé par les plantes se transforme en nitrates qui partiront dans les nappes phréatiques ou les ruisseaux). Un purin d’orties pur pourrait faire office de désherbant mais ce n'est pas conseillé : cela peut paraitre surprenant puisqu'on le connait surtout pour ses vertus insecticides et fertilisantes. En réalité, comme il est riche en azote, il devient toxique pour les plantes et gorge les sols de nitrates, finissant par les polluer en intoxiquant les plantes.

L'Eau de Javel : À Proscrire Absolument

L'eau de Javel détruira sans nul doute vos mauvaises herbes, mais pas seulement. Puissant désinfectant, il supprimera également la vie souterraine (microorganismes, vers de terre…) tout en libérant du chlore toxique pour l’environnement (sol et eau). C'est donc une solution à proscrire, même pour désherber entre les dalles de l'allée, d'autant plus que l'odeur dégagée serait une invitation à uriner pour les chats du voisinage.

Le Désherbage Manuel : L'Approche la Plus Sûre

Outils de désherbage manuel

Certes contraignant et fatiguant, le désherbage manuel reste très efficace, et s’il est réalisé avec beaucoup de régularité il devient de moins en moins nécessaire. On dit d’ailleurs que plus on désherbe moins on désherbe ! Pour être vraiment efficace il faut respecter quelques règles :

  • Désherber à la bonne saison : Le printemps est l’un des moments les plus judicieux pour désherber. Les adventices sont alors à peine levées et faciles à arracher d’une terre humide. Plus vous en supprimerez à ce moment là plus le reste de l’année sera tranquille. L’automne est également une bonne période. Le sol est chaud et humide, ce qui favorise la levée de nombreuses indésirables. Les ôter à ce moment là vous facilitera le travail au printemps.
  • Désherber au bon moment : Vous travaillerez de préférence le matin de bonne heure, lors d’une journée ensoleillée.
  • Le bon geste pour désherber : Pour réellement supprimer les indésirables vivaces, il est important d’arracher leur racine en même temps que les parties aériennes, et en totalité. En effet, elles ont la fâcheuse propriété de pouvoir se développer à partir d’un petit bout de racine. Pour les adventices à stolons comme le trèfle et les orties, il est important de tirer doucement ces tiges enracinées pour en supprimer le plus grand nombre. Les adventices annuelles, elles, doivent être supprimées avant la floraison pour éviter les semis spontanés toujours très nombreux.
  • Le bon outil pour désherber : Le chiendent nécessite l’utilisation d’une fourche-bêche qui permettra d’ôter la totalité de la souche. Le trèfle, l’ortie, les pissenlits, les chardons sont arrachés à l’aide d’un couteau à désherber.
  • Le faux-semis : C'est une méthode souvent employée pour la création d’un massif ou au potager. Il consiste à préparer une surface (par temps doux) puis à l’arroser et à patienter quelques jours. Toutes les adventices présentes à l’état latent dans le sol vont alors lever et seront faciles à éliminer à l’aide d’un râteau ou d’un sarcloir.

Couvrir le Sol : Une Stratégie Préventive Efficace

Si vous avez une surface entière à désherber, couvrir les adventices pour stopper leur accès à la lumière est un bon moyen pour s’en débarrasser. Tapis en fibres naturelles, cartons, nattes de paillage… peuvent être utilisés. Cette méthode très efficace demande par contre du temps, il est conseillé de laisser en place le couvert 6 mois pour une destruction totale des indésirables.

Lors de la création d’une allée ou d’une terrasse, pensez au feutre géotextile à placer sous votre revêtement : il formera une couverture invisible qui stoppera la repousse des indésirables.

Dans le gazon : évitez de tondre à ras, privilégiez une tonte haute qui va défavoriser les adventices. Elles seront obligées de lutter pour accéder à la lumière et pour leur espace et seront moins robustes, donc plus faciles à supprimer.

Les plantes couvre-sol sont souvent vigoureuses et peuvent étouffer toute adventice qui désirerait s’implanter à leur place. Pensez-y pour combler les espaces vides dans les massifs ou entre les dalles d’une allée.

Le paillage, qu’il soit organique ou minéral, permet de bien limiter le développement des adventices. De plus, comme il maintient le sol plus souple, elles s’arrachent plus facilement.

Entre deux cultures au potager, pensez aux engrais verts. Ils occuperont le sol, empêchant qu’il soit envahi, et le nourriront de nutriments précieux pour vos plantes potagères.

Astuce : ne travaillez pas trop le sol de vos massifs ou du potager, ce travail de la terre fait remonter des graines d’adventices, leur permettant ainsi de germer. Le paillage est une bonne alternative qui empêche les herbes de pousser.

Les Produits de Biocontrôle : La Nouvelle Vague

Remplaçant les désherbants chimiques désormais interdits, les produits de biocontrôle utilisent les relations déjà existantes dans la nature pour limiter la présence d’un ennemi des cultures. Pour le désherbage, on utilise pour le moment trois substances naturelles : l’acide pélargonique, l’acide acétique et les acides caprique et caprylique. Ils agissent en détruisant l’épiderme des végétaux, cette couche superficielle qui les protègent des rayons UV. Leurs effets sont visibles très rapidement, bien qu’un peu moins rapides pour les acides caprique et capryliques qui demandent 24 heures, et il est possible de replanter tout de suite. Une fois secs, au bout de 6 heures environ, ils ne présentent plus aucune toxicité pour les animaux. Ils s’utilisent par temps sec et assez doux, au moins 15°C et sont plus efficaces sur des végétaux en état de stress hydrique, donc après un petit moment de sécheresse. L'acide pélargonique est d'origine synthétique bien qu'il tire son nom du célèbre Pelargonium.

Le Désherbage Thermique : Une Option Ciblée

Sorte de chalumeau fixé au bout d’un long bras, le désherbeur thermique permet de détruire une plante en lui infligeant une très haute température durant quelques secondes. Les cellules explosent et la plante meurt très rapidement. On trouve des désherbeurs thermiques électriques ou à gaz, chacun présentant ses avantages et ses inconvénients :

  • Le désherbeur à gaz est puissant et permet un passage très rapide de plante à plante. Par contre, le jardinier doit faire suivre la bouteille de gaz qui l’alimente soit sur un petit chariot soit dans un sac à dos.
  • Le désherbeur électrique est plus confortable à l’utilisation, par contre il est moins puissant et demande un peu plus de temps pour une plante. Cela reste quand même rapide puisqu’il ne s’agit toujours que de secondes.

Même s’il n’est pas totalement propre puisqu’il utilise du gaz ou de l’électricité, le désherbage thermique a l’avantage de cibler uniquement les plantes “indésirées”, sans provoquer de dégâts au niveau du sol ou de la végétation alentour.

La Diversité au Jardin : Une Nouvelle Approche des "Mauvaises Herbes"

Jardin avec des

Dès que l’on manque un peu d’attention, les mauvaises herbes envahissent sans crier gare nos jardins potagers et nos plates-bandes décoratives, surtout durant les saisons intermédiaires comme le printemps qui alterne des épisodes de pluie et des journées plus chaudes : tout ce dont les adventices ont besoin pour se développer. Bien souvent, malgré nos efforts pour les arracher, rien n’y fait, elles reviennent. En premier lieu, il convient de bien distinguer les mauvaises herbes…des mauvaise herbes ! Non, il ne s'agit pas d'une erreur de frappe, vous avez bien lu : toutes celles que nous appelons "mauvaises herbes" ne sont pas forcément à éradiquer car cet arrachage laisse la terre nue, ce qui est néfaste pour le sol qui va être soumis à l'érosion, au lessivage des nutriments qu'il contient, à la diminution de la vie des micro-organismes qu'elle héberge et à la création d'une "croûte de battance" qui empêche l'eau de s'infiltrer.

Les "mauvaises herbes" ne donnent plus aujourd'hui l'image d'un jardin mal entretenu, heureusement, les regards et les mentalités changent et évoluent. En réalité, il n'y a pas le choix puisque depuis le 1er janvier 2019, la vente de pesticides de synthèse, produits phytopharmaceutiques, aux particuliers est interdite, donc exit le glyphosate. Sans doute que des plantes s'invitent dans des endroits qui ne plaisent pas au jardinier, mais si elles pointent leur nez, c'est que ces plantes bio-indicatrices sont adaptées au lieu, elles vont vous fournir des informations sur la nature de votre sol.

À savoir : les plantes indésirables le sont-elles vraiment ? Elles attirent et nourrissent nombre d’auxiliaires du jardin et on peut même en consommer certaines, tandis que d’autres offrent une très jolie floraison. La variété au jardin est garante d’une biodiversité importante et on préconise aujourd’hui de certes limiter ces adventices mais sans pour autant les éradiquer des jardins. Les mauvaises herbes peuvent envahir les plantes et l'herbe, ce qui entraîne une réduction de la productivité de la terre. Elles absorbent les nutriments du sol et peuvent également introduire des parasites et des maladies dans le jardin. Cela peut entraîner une diminution de la qualité du sol et une baisse de sa productivité. Pour éviter les dégâts causés par les mauvettes herbes, il est important de les enlever régulièrement. Il est important de s'assurer que l'on choisit la bonne méthode pour son jardin afin d'éviter d'endommager les autres plantes et l'environnement.

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