Dans l'écosystème complexe d'un jardin, la compréhension des interactions entre les différentes composantes est primordiale pour favoriser la biodiversité et la santé des plantes. Le paillage, qu'il soit minéral ou organique, et la présence du lierre, souvent perçue à tort comme nuisible, sont deux aspects qui méritent une attention particulière. Cet article explore les rôles et les avantages de l'écorce de pin comme paillis et du lierre, mettant en lumière leurs contributions à un jardinage plus respectueux de la nature.
Le paillage : une pratique fondamentale pour la santé du sol
Le paillage est une technique de jardinage qui consiste à recouvrir le sol au pied des plantes avec une couche de matériaux protecteurs. Cette pratique, souvent sous-estimée, est pourtant essentielle pour recréer au jardin les conditions observées dans la nature, où la terre n'est jamais à nue. En forêt par exemple, un paillage naturel se forme grâce aux feuilles mortes et aux plantes du sous-bois, protégeant ainsi les racines des arbres et abritant une faune et une microflore riches.

Les multiples bienfaits du paillage
Le paillage est indispensable au jardin pour plusieurs raisons fondamentales :
- Réduction des arrosages : Le paillage permet de conserver l'humidité de la terre en empêchant l'évaporation de l'eau par le soleil. Un sol paillé peut retenir jusqu'à 70% plus d'eau qu'un sol non paillé, ce qui réduit la fréquence des arrosages et protège les cultures de la sécheresse estivale.
- Limitation des mauvaises herbes : La nature a horreur du vide. Si le sol est laissé à nu, les adventices l'envahiront inévitablement. Grâce au paillis, elles sont privées de lumière, ce qui rend leur développement impossible et élimine les corvées de désherbage.
- Favorisation de la biodiversité : Le paillage crée un véritable cercle vertueux. Il attire les insectes auxiliaires et la petite faune qui régulent la présence des insectes nuisibles. Il augmente également l'activité biologique du sol en fournissant de la nourriture aux micro-organismes bénéfiques et aux vers de terre, contribuant ainsi à maintenir un sol vivant et sain pour les plantes.
- Protection des plantes contre les aléas climatiques : Agissant comme une barrière protectrice, le paillage retient les eaux de pluie, prévenant l'érosion du sol et la battance en cas de fortes chutes d'eau. Il isole également le sol de la chaleur, du froid et du gel, régulant la température de la terre et réduisant le stress des plantes.
- Fonction décorative : Au-delà de ses aspects fonctionnels, le paillage peut aussi embellir le jardin. Des paillettes de lin ou de la paille apportent une touche dorée et chaleureuse, tandis que des galets ou de l'ardoise mettent en valeur les graminées et petits arbustes dans un jardin minéral.
Diversité des matériaux de paillage
Le choix des matériaux de paillage est presque infini et doit être guidé par l'objectif visé (éviter les mauvaises herbes, décorer, nourrir le sol) et les besoins spécifiques de la plante.
Paillages organiques
Les paillages organiques se décomposent au fil du temps, enrichissant le sol en matière organique et en nutriments.
- Paillage copeaux de bois : Le paillage au bois est une bonne solution, naturelle, peu coûteuse et facile à mettre en place. Il reproduit le processus de décomposition des résidus végétaux en forêt, apportant des nutriments au sol. Cependant, sa durée de vie est limitée et il faut le renouveler environ tous les deux ans.
- L'écorce de pin : Le plus connu des paillis de bois, il convient particulièrement aux sols calcaires car les écorces de pin sont acidifiantes. Il est idéal pour les plantes de terre de bruyère comme l'azalée, le camélia, l'hortensia ou les fraisiers.
- Copeaux de bois : Les copeaux produits par les coupes et rabotages peuvent être utilisés gratuitement. Il faut veiller à ne pas dépasser 20% de pin dans le mélange, et être conscient que les copeaux ont tendance à s'envoler et nécessitent un renouvellement régulier.
- Cosses de sarrasin : Intéressantes pour leur action répulsive naturelle contre les limaces et escargots, mais difficiles à trouver en jardinerie.
- Granulés de paille : Ces granulés de blé concassés sont une solution économique. Humidifiés, ils quadruplent de volume, évitent la levée des mauvaises herbes pendant 8 à 18 mois, ne s'envolent pas et sont 100% biodégradables, enrichissant le sol en fin de cycle.
- Le broyat (BRF - Bois Raméal Fragmenté) : Composé de branches et de rameaux broyés, le BRF est idéal pour les grands jardins où un broyeur permet de créer son propre paillis. Il est conseillé d'utiliser des branchages d'arbres feuillus et de ne pas dépasser 20% de conifères.
- Paillage chanvre : Très efficace et absorbant, il joue un rôle de thermorégulateur. Idéal pour les tomates, fraisiers, légumes du potager et rosiers. En rouleau, la toile de paillage en chanvre est pratique, accélérant la croissance et l'enracinement des semis tout en réduisant leurs besoins en eau. Il est 100% biodégradable, mais sa durée de vie est limitée.
- Paillage jute : Similaire au chanvre, la toile de jute est 100% naturelle et biodégradable. Elle maximise les chances de reprise des végétaux en conservant chaleur et humidité, et protège les racines du froid en hiver. Elle se décompose en humus après 2 ou 3 ans.
- Paillage végétal (vivant) : Consiste à utiliser des plantes couvre-sol pour empêcher la pousse des adventices. Ces plantes rampantes forment un tapis végétal esthétique et coloré, prenant la place des plantes indésirables. Exemples : sedums, muehlenbeckia, Pachysandre du Japon, lierre d'Irlande, cotonéaster rampant. Idéal pour les bordures et massifs, mais moins adapté au potager.
- Paillage laine de mouton : Un excellent isolant qui protège les plantes du gel et du vent en hiver, et retient l'eau en été. Biodégradable, elle apporte des nutriments au sol en se désintégrant, agissant comme un fertilisant efficace. Elle est dense et ne s'envole pas, mais est moins répandue sur le marché.
- Tonte d'herbe fraîche : Très économique et riche en azote, la tonte de gazon est un paillage rapide et gratuit. Il faut cependant faire attention à ne pas faire de couches trop épaisses pour éviter la pourriture, la fermentation et les mauvaises odeurs. Il est préférable d'étaler l'herbe en petits tas ou de la faire sécher avant de faire un paillage épais.
Bilan du Paillage laine de mouton ( Mulching balance sheep wool )
Paillages minéraux
Les paillages minéraux sont inertes, durables et appréciés pour leur aspect décoratif.
- Ardoise pilée : Idéale pour les massifs, elle apporte un effet décoratif superbe sans acidifier le sol. Elle évite le désherbage, réchauffe le sol et protège du gel. Durable et résistante aux intempéries, elle limite la germination des mauvaises herbes et réduit la fréquence d'arrosage. Une couche d'environ 3cm est suffisante. Son inconvénient est qu'elle ne nourrit pas le sol et ne favorise pas les auxiliaires.
- Autres matériaux minéraux : La pouzzolane (roche volcanique), le gravier et les galets, l'arlite ou perlite (matériau volcanique), les billes d'argile expansée et le verre décoratif sont d'autres options. Ils offrent un entretien réduit, une grande variété de couleurs et de textures, régulent la température et permettent le passage de l'eau. En revanche, ils n'ajoutent pas de matière organique au sol et peuvent retenir trop de chaleur dans les régions très ensoleillées.
Paillage fertilisant
Le paillage fertilisant est une association de paillis organique (écorces de feuillu par exemple) et de compost, créant un mulch en surface. Discret et esthétique, il se décompose progressivement pour enrichir le sol en humus, fournissant des nutriments à libération lente et stimulant la vie microbienne.
Paillage et lutte contre les nuisibles
Certains paillages sont particulièrement efficaces contre les limaces et escargots en rendant leur passage inconfortable. Les coquilles d'œufs broyées, les aiguilles de pin, le sable grossier, la pouzzolane ou la laine de mouton (qui absorbe la mucosité des limaces) sont d'excellents alliés.
Gérer un paillage qui ne s'envole pas
Pour éviter que le paillage ne s'envole, il est conseillé d'opter pour des matériaux plus lourds comme les copeaux de bois, les écorces broyées ou les pierres. Si des matériaux légers sont utilisés, ils doivent être mouillés après la mise en place pour les tasser, appliqués en couches épaisses (au moins 10-15 cm) et maintenus par des bordures ou des retenues. La combinaison de différents types de paillages, comme une couche d'écorces broyées sur des feuilles, peut aussi être une solution.
L'écorce de pin : un paillis aux multiples facettes
L'écorce de pin utilisée comme paillis provient principalement du pin maritime (Pinus pinaster). Considérée comme un déchet de production lors de l'abattage des arbres, elle est recyclée en morceaux lavés et calibrés, disponibles en sacs dans la plupart des jardineries.

Caractéristiques de l'écorce de pin
- Poids et décomposition : C'est un matériau organique plutôt lourd qui se décompose très lentement, surtout le pin maritime. Les paillis de gros calibre peuvent durer 6 à 7 ans, et les tailles moyennes environ 5 ans.
- Capacité d'absorption : Sa structure feuilletée lui confère une très importante capacité d’absorption de l'eau, jusqu'à 80 % de son poids.
- Acidité : Bien que l'écorce de pin soit réputée acide, son pH varie de 4 à 8 en fonction du degré de compostage et son acidité ne perdure pas dans le temps. Les dernières études montrent qu'il n'y a pas d'effet acidifiant notable préjudiciable aux cultures sur sol neutre ou calcaire.
- Esthétique : L'écorce du pin maritime arbore une belle couleur brun-rouge, esthétique et valorisante pour le vert des feuillages. L'effet visuel varie selon le calibre utilisé.
- Certification NF 142 : Cette certification garantit des écorces de pin calibrées, nettoyées et sans liber (écorce interne fibreuse qui se dégrade plus vite).
Utilisations et avantages du paillis d'écorce de pin
Comme tous les paillis, l'écorce de pin prévient l'érosion et le compactage des sols, limite l'évaporation de l'eau et le développement des adventices, et offre une bonne protection contre le froid. À long terme, sa décomposition lente contribue à améliorer le taux d'humus du sol.
Ses avantages spécifiques incluent :
- Maintien de l'humidité : Excellente capacité à garder le sol frais et humide.
- Perméabilité et aération : Sa structure aérée ne bloque pas la pénétration de l'eau et favorise les échanges gazeux.
- Résistance au vent : Son poids lui confère une bonne résistance aux bourrasques.
Inconvénients de l'écorce de pin
L'utilisation d'écorces de pin sur un sol déjà acide (pH entre 4.5 et 5.5) peut accentuer son acidification. Cependant, sur sol neutre ou calcaire, cet effet est minime et non préjudiciable. Sa décomposition lente signifie qu'il n'est pas idéal pour une amélioration rapide de la qualité du sol comme le sont les paillis organiques utilisés au potager.
Où installer un paillis d'écorce de pin ?
En raison de sa longue durée de vie, l'écorce de pin est généralement utilisée dans des zones peu travaillées régulièrement, telles que le jardin d'ornement, au pied des vivaces, dans les jardinières et potées, ou comme élément décoratif dans un aménagement paysager. Longtemps réservée aux massifs de plantes de terre de bruyère (azalées, camélias, érables du Japon, hortensias, rhododendrons), les recherches récentes confirment qu'elle peut être utilisée sans crainte sur tous les massifs, parterres de fleurs, au pied des arbres d'ornement et des rosiers. Un compostage de quelques années de l'écorce de pin permet d'obtenir un matériau souple, idéal pour des sentiers moelleux et silencieux.
Comment installer un paillis d'écorce de pin ?
L'épaisseur du paillage dépend du calibre choisi :
- Calibre 5/10 mm : 3 cm d'épaisseur, principalement pour jardinières et conteneurs. Également utilisé comme substrat de culture pour les orchidées.
- Calibre 10/25 mm : 4 à 6 cm d'épaisseur, pour les massifs de plantes vivaces ou comme sous-couche pour un paillis de plus gros calibre. Utilisé aussi pour les aménagements paysagers.
- Calibre 25/40 (20/40) mm : 4 à 9 cm d'épaisseur.
- Calibre 40/60 mm : 12 cm d'épaisseur.
Le lierre : un allié méconnu de la biodiversité
Le lierre grimpant (Hedera helix), souvent considéré comme un parasite, est en réalité une liane arbustive à feuillage persistant, de la famille des Araliaceae. Il est l'une des rares lianes arborescentes à vivre à l'état naturel sous nos climats tempérés et peut vivre des centaines, voire des milliers d'années. Sa croissance est rapide, jusqu'à un mètre par an, et il s'aide de racines adventives transformées en crampons pour grimper.

Le lierre n'est pas un parasite
Contrairement à une idée reçue tenace, le lierre n'est pas un parasite. Il se sert de l'arbre comme support et ses racines-crampons ne pénètrent pas l'écorce et ne l'endommagent pas. Il tire ses ressources de ses propres racines souterraines et de la photosynthèse réalisée par ses feuilles. Il ne prend rien de la sève des arbres, ne les étouffe pas et ne concurrence pas leur absorption de minéraux par les racines. Ses racines sont superficielles, tandis que celles des arbres poussent en profondeur. Le lierre ne tue pas les arbres, ni ne les blesse, sauf s'ils sont déjà affaiblis ou malades, où son poids pourrait alors favoriser leur chute. Il est ce qu'on appelle un épiphyte.
Le lierre n'abîme pas non plus la maçonnerie de bonne qualité. Dans le cadre de la végétalisation de façades, il peut coloniser les fenêtres ou les façades voisines, nécessitant une taille régulière ou l'installation de cornières.
Le lierre : un havre de biodiversité
Le lierre est une espèce bénéfique pour la faune locale et la biodiversité en général.
- Ressource alimentaire essentielle : Sa floraison tardive, de fin août à fin octobre, en fait une des dernières ressources en nectar et en pollen pour de nombreux insectes, dont les abeilles domestiques, les syrphes, et des papillons comme le Vulcain, le Paon du jour et le Citron. Des centaines d'espèces d'insectes profitent de cette ressource vitale pour préparer l'hiver.
- Plante hôte : Le lierre est la plante hôte de plusieurs espèces d'insectes, comme l'abeille du lierre (Colletes Hederae) ou la dernière génération de l'Azurée des Nerpruns, qui ne peuvent se reproduire sans lui.
- Abri et hibernation : De nombreuses espèces animales passent l'hiver dans ses ramures grâce à son feuillage persistant. C'est un abri pour la Coccinelle à 7 points, le Papillon citron, et d'autres auxiliaires du verger. Les oiseaux, les chauves-souris, et même de petits mammifères comme les lérots, renards et martres, y trouvent refuge.
- Nourriture hivernale pour les oiseaux : Ses baies abondantes parviennent à maturité au cœur de l'hiver, lorsque les autres ressources alimentaires se raréfient. Merles, grives, pigeons ramiers et rouges-gorges s'en nourrissent, participant ainsi à la dissémination des graines. Bien que légèrement toxiques en grande quantité pour les passereaux, la pulpe des fruits est digérée et riche en lipides et protéines.
Les services rendus aux arbres
Le lierre offre une aide précieuse aux arbres en plusieurs points :
- Lutte contre les parasites : Il abrite une multitude de petits organismes, comme des araignées, qui débarrassent l'arbre d'insectes nuisibles. Il accroît ainsi la population d'auxiliaires.
- Régulation thermique : Ses feuilles, en couvrant le tronc, jouent un rôle de régulateur thermique, protégeant l'arbre des variations extrêmes de température, notamment hivernales.
- Protection contre les intempéries : Le lierre peut réduire l'impact des fortes pluies, des vents violents et limiter l'érosion.
- Amélioration du sol : Ses feuilles mortes forment une litière et un humus riche qui favorisent la croissance des arbres.
- Propriétés antifongiques : Il peut débarrasser les troncs d'arbres de champignons invasifs.
Une solution pour le réchauffement climatique et la pollution
Le lierre contribue également à la lutte contre le réchauffement climatique et la pollution atmosphérique :
- Captage de la pollution : Il a une capacité d'absorption des particules équivalente à 6 grammes par an et par mètre carré. 23 mètres carrés de façade végétalisée par du lierre peuvent absorber autant de particules qu'un arbre adulte. Ses feuilles sont particulièrement chargées en plomb et en cadmium, suggérant une propriété d'absorption des métaux lourds.
- Production d'oxygène : 150 mètres carrés de surface foliaire de lierre sont nécessaires pour couvrir les besoins annuels en oxygène d'une personne moyenne.
- Végétalisation peu coûteuse : Le lierre permet de végétaliser des façades entières sans aménagement onéreux, ni à l'installation ni à l'entretien.
Bilan du Paillage laine de mouton ( Mulching balance sheep wool )
Gestion et entretien du lierre
Bien que bénéfique, une croissance excessive du lierre peut, dans certains cas, affaiblir les arbres déjà malades ou âgés en les recouvrant complètement et en augmentant la prise au vent. Il est donc important d'évaluer l'état de santé de l'arbre.
- Contrôle de la croissance : Si le lierre est déjà présent sans risque immédiat, il peut être contrôlé par une taille régulière (90 cm par an) pour éviter une croissance excessive, en laissant sa présence sur le tronc et en ôtant les pousses sur les branches.
- Quand le lierre devient menaçant : Si le lierre atteint une taille excessive et menace l'arbre, il peut être nécessaire de le couper complètement à la base de l'arbre et de le laisser sécher sur place sans l'arracher, en prenant des précautions pour ne pas abîmer l'écorce.
- Surveillance : Il est recommandé de surveiller régulièrement l'arbre pour détecter tout signe de stress, de détérioration ou de développement excessif du lierre.
- Période de taille : La meilleure période pour tailler le lierre est en fin d'hiver ou au début du printemps, avant le début de la saison de croissance active. Il faut éliminer les tiges envahissantes et éclaircir la végétation dense pour laisser passer la lumière et l'air.
Lierre et jeunes arbres
Il est conseillé de ne pas laisser grimper le lierre sur les tout jeunes arbres. Un arbre en bonne santé pousse généralement plus vite que le lierre et celui-ci n'atteint pas la cime. Mais quand un arbre vieillit ou est affaibli, sa croissance ralentit et il peut être rattrapé par le lierre, donnant l'impression que le lierre l'a tué.
Les différentes formes du lierre
Le lierre a une double personnalité et traverse trois phases de vie :
- Phase rampante : Après avoir germé, le lierre rampe sur le sol, formant un excellent couvre-sol qui empêche la pousse des herbes, ronces et autres plantes indésirables. Il émet des marcottes spontanées qui permettent de le multiplier facilement.
- Phase grimpante : Au pied d'un support (mur ou arbre), il commence à grimper verticalement, sans s'enrouler. Même s'il forme un manchon de tiges parallèles autour du tronc, il n'empêche pas ce dernier de grossir.
- Phase adulte et fertile : Après environ 10 ans, le lierre devient adulte. Il développe des branches horizontales qui se couvrent de fleurs en automne. Les feuilles de ces branches fertiles sont différentes (ovales) de celles des tiges stériles (lobées) et ont besoin de plus de lumière. Elles n'ont pas de crampons, ce qui les confine autour du tronc et les empêche de s'étendre le long des branches latérales.
Le lierre est également un symbole de fidélité, s'attachant à son support et lui restant lié même après la mort de ce dernier. C'est une plante capable de coloniser un milieu facilement sans exiger beaucoup d'entretien. Bien que ses fruits soient toxiques pour les animaux et les enfants, et qu'il puisse être un allergisant de contact pour les personnes sensibles, ses nombreux bénéfices pour la biodiversité et l'environnement l'emportent largement sur ces désagréments.
En conclusion, l'écorce de pin comme paillis et le lierre, loin d'être des éléments à proscrire, sont des acteurs précieux d'un jardinage écologique et durable. En comprenant leurs spécificités et en les gérant de manière appropriée, il est possible de créer des espaces verts plus résilients, riches en vie et esthétiques.