Le secteur agricole constitue l'un des piliers économiques fondamentaux du département du Loir-et-Cher. Que vous soyez un jeune souhaitant vous orienter vers les métiers de l’agriculture et de la viticulture, ou un salarié en reconversion professionnelle, le Loir-et-Cher offre un large choix de professions pour tous les niveaux de qualification. L'agriculture traditionnelle propose en Loir-et-Cher un éventail varié de métiers salariés permanents, compte tenu de la diversité des spécificités agricoles du territoire.

Les facettes du métier de maraîcher
Le métier de maraîcher est passionnant et complexe. Le maraîcher produit des légumes, des fruits, des fines herbes et des fleurs à usage alimentaire, sous serre ou en plein champ. Les tâches varient suivant les légumes cultivés, la région, le matériel utilisé et les saisons. Il prépare d’abord les sols ou les supports de culture dans les serres. Ensuite, il sème des graines, repique de jeunes plants. Le maraîcher arrose ou irrigue à l’aide de moyens mécaniques importants lorsqu’il s’agit de grandes étendues ou à l’aide d’outils spécialisés pour les cultures sous abris.
Il nourrit les plantes avec des engrais en veillant à un bon équilibre et les protège contre les agresseurs. Sous abris, il utilise le plus souvent des auxiliaires naturels comme certains insectes capables de détruire les parasites. Le maraîcher observe chaque jour la croissance des plantes et veille à leur bon état. Lorsqu’il travaille sous serre, le maraîcher peut contrôler par ordinateur la température, l’arrosage et l’alimentation des plants. Enfin, il récolte les légumes, les prépare et les conditionne pour la vente. Il les transporte jusqu’au marché ou chez ses clients.
Le maraîcher travaille à la campagne ou aux abords des villes, le plus souvent en équipe, dehors ou sous abri. Il est soumis aux conditions climatiques de la saison ou à la chaleur et à l’humidité des serres. Le maraîcher aime la terre et le travail manuel. Il adapte ses pratiques en fonction des cultures et de son environnement.
Des serres photovoltaïques font le bonheur d'un maraîcher à Pamproux
L'emploi salarié : une porte d'entrée vers l'agriculture
Le tissu agricole local recrute activement. Les cultures céréalières, le maraîchage, l’élevage, les forêts et l’horticulture recrutent d’une part des collaborateurs pour aider à la tenue des exploitations. Dans ce contexte, les salariés saisonniers sont également les bienvenus, majoritairement dans des tâches moins qualifiées : le territoire en recrute pas moins de 6 000 chaque année !
En Loir-et-Cher, les professionnels parlent de boucle saisonnière. On commence ainsi par exemple par la récolte des asperges vertes ou des fraises au printemps pour poursuivre les mois suivants par le ramassage des fruits et légumes d’été. Notre client situé à Blois recherche pour le mois de juillet ses futurs ouvriers agricoles ! Vos missions incluent notamment la castration de maïs. Par ailleurs, des postes sont ouverts aux personnes en situation de handicap, témoignant de l'ouverture du secteur. Pour les débutants, ce poste est idéal pour découvrir ou approfondir le secteur agricole dans un cadre structuré, sans expérience préalable exigée, grâce à une formation interne.
La mécanique agricole : un pilier indispensable
La maintenance est au cœur de la productivité des exploitations. Des opportunités existent pour des profils techniques. Par exemple, une entreprise recrute pour l'un de ses clients un·e Mécanicien Agricole en intérim, temps plein, sur MONTHOU SUR CHER. Dans le même temps, des offres sont publiées pour des postes à Talcy. Les missions consistent à réaliser la maintenance et la réparation de matériels de transport et de manutention.
Le profil recherché comprend généralement une formation Bac Pro à BTS en maintenance (TP, agricole, industriel) avec un minimum de 3 ans d'expérience en dépannage. Ces postes en intérim sont souvent évolutifs. Nettoyer et entretenir le matériel agricole est une tâche quotidienne essentielle pour assurer la pérennité des investissements des fermes.

La viticulture : un secteur en plein essor
Les possibilités d’emplois au sein des domaines viticoles sont aussi très diversifiées en raison du fort développement de ce créneau bien particulier de l’agriculture, selon La Fédération des associations viticoles du Loir-et-Cher (FAV41). Les exploitations proposent en premier lieu des emplois permanents pour l’entretien des sols, ainsi que le rognage mécanisé des vignes. Dans certains cas, la polyvalence requise offre également la possibilité de travailler à la cave. Les moyennes et grandes structures viticoles proposent par ailleurs des métiers commerciaux et de logistique. En haut de la pyramide de compétences, elles recherchent enfin des chefs d’équipe et des responsables de vignobles.
Le Loir-et-Cher compte pas moins de huit AOC viticoles : AOC Touraine, AOC Cheverny et Cour Cheverny, AOC Touraine Chenonceaux, AOC Touraine Mesland, AOC Touraine Oisly, AOC Valençay et enfin l’AOC Coteaux du Vendômois. Les cépages Gamay, Cabernet franc, Cot et Pinot permettent de produire des vins rouges à la fois ronds et complexes. Le Loir-et-Cher propose enfin des gammes de rosé et de vins pétillants qui le consacrent comme un terroir viticole complet et attrayant.
La diversité géographique des productions
En Loir-et-Cher, vous exercerez votre futur métier d’agriculteur sur un territoire d’une exceptionnelle diversité. Dans le Perche vendômois, c’est ainsi l’élevage laitier et les cultures classiques qui prédominent. Le Blésois se caractérise lui par la présence marquée de cultures de spécialités comme les asperges, les semences potagères et le lin. Le maraîchage avec poireaux, courgettes, concombres et fraises prospère aussi autour de Blois. Il est également répandu dans le Romorantinais voisin où la fraise de Sologne assure une partie de la renommée de ce magnifique territoire.
Chaque projet d’installation est unique. Vous n’avez pas à choisir exclusivement une seule production. Vous pouvez être seulement maraicher ou céréalier et arboriculteur ou encore viticulteur, éleveur porcin et ovin. L’agriculteur, qu’il soit céréalier, éleveur ou maraîcher, ne travaille jamais seul. L’agriculteur vend sa production - céréales, fruits, légumes, animaux, lait, viande, fleurs - à sa coopérative, un intermédiaire, aux GMS ou directement aux consommateurs.

Devenir chef d'entreprise agricole
Reste enfin la possibilité pour des jeunes entrants mais aussi des salariés d’autres secteurs d’activité de se mettre à leur compte. Là encore, les opportunités sont nombreuses. Un agriculteur Loir-et-Chérien sur quatre atteindra l’âge de la retraite entre 2025 et 2028. Et la moitié n’a pas trouvé de repreneur à ce jour, toujours d’après l’Observatoire de l’Economie et des Territoires.
L’agriculteur est aussi et surtout un chef d’entreprise qui assure, en plus de sa production, la commercialisation de ses produits, le management de ses salariés et ainsi la gestion financière et administrative de son exploitation. Il se tient également informé des changements constants de son secteur et fait, par conséquent, évoluer ses pratiques. Pour ceux qui souhaitent se lancer, des formations adaptées existent : le certificat de qualification professionnelle agent viticole (CQP) est enseigné au lycée agricole d’Amboise. Les postulants au brevet professionnel de responsable d’exploitation agricole (BPREA) trouveront eux chaussure à leur pied au Lycée d’Enseignement Général et Technologique Agricole (LEGTA) d’Areines près de Vendôme ainsi qu’au lycée agricole d’Amboise pour la partie viticole. Enfin, l’IUT de Tours offre la possibilité de sortir diplômé d’un BUT de commerce du vin. Si vous aimez la vie au grand air, le contact avec la nature et que vous ne craignez pas l’effort, l’agriculture-viticulture sont une voie professionnelle à explorer.