Le paillage est une technique fondamentale qui consiste à recouvrir le sol avec de la matière organique pour le protéger et améliorer sa structure. Si vous disposez de la quantité de consoude nécessaire vous pouvez l’utiliser pour faire le paillage de votre potager ou de vos fruitiers. Ce paillis organique va se décomposer et devenir un engrais riche en nutriments pour tout votre potager. Il régule la température de votre sol : il garde la fraîcheur pendant les journées chaudes et évite le dessèchement de la terre, tout en maintenant la chaleur pendant la nuit et les saisons moins ensoleillées. Idéalement, il se prépare au début de la saison de votre potager, et si besoin, vous pouvez le renouveler au bout de quelques mois. Fauchez votre consoude, laissez-la sécher une journée, puis étalez-la au pied de vos plants, arbres et arbustes. Comptez au moins 15 centimètres d’épaisseur pour que votre paillis remplisse pleinement ses fonctions.

Comprendre la nature des conifères et du genévrier
Les conifères sont des plantes tempérées dont certaines espèces sont très rustiques, se distinguant par leurs écailles serrées ou leurs aiguilles. Ils apprécient généralement les sols argileux et bien drainés, bien que certains poussent très bien en pots. Leur port varie du conique à l'arbuste étalé. Le genévrier, par exemple, possède des caractéristiques assez variables : il peut être un arbre droit atteignant 10 mètres ou un arbuste étalé. Son feuillage persistant, fait en écailles ou en aiguilles, est souvent odorant. Le genévrier commun pousse spontanément dans des sols sableux ou calcaires, en plein soleil et même en montagne. Il est reconnaissable au toucher, car ses aiguilles sont très piquantes. Il donne des galbules bleu-noir, petits fruits charnus qui mûrissent la deuxième année.
Valoriser les déchets de taille des résineux
Les conifères comme les sapins, ifs, thuyas, pins, cyprès ou mélèzes sont très présents dans les jardins, surtout dans l'aménagement de ceux des années 70/80. En très grande quantité, les tailles de résineux sont souvent exportées en déchetterie. Pourtant, il est possible de valoriser ces « déchets ». Pour les haies de résineux taillées, mieux vaut tailler très souvent afin que le jardinier ait moins de déchets et que ces derniers soient plus facilement valorisés. Ils peuvent d'ailleurs être laissés sur place en les repoussant vers la haie. Ce mélange peut servir de paillis de 3 à 5 cm d’épaisseur aux pieds des haies libres, des petits fruits ou des arbres isolés, ou de 1 à 2 cm dans ou entre les rangs des légumes.
Le mythe de l'acidité et de la faim d'azote
Plusieurs sites Web accusent les paillis de conifères d’acidifier le sol. En fait, cependant, les paillis, peu importe leur composition, ne modifient pas sérieusement le pH du sol, même après de longues années d’utilisation. Donc, une acidification potentielle du sol n’est pas un facteur important. La deuxième prétention est que les copeaux de conifères vont voler l’azote aux plantes, car il leur faut beaucoup d’azote pour la décomposition. On appelle ce phénomène la « faim d’azote ». Mais comme le paillis reste normalement à la surface du sol et qu'il se décompose sur une très longue période, cela ne modifie pas beaucoup les échanges d’azote. D’ailleurs, même mélangés au sol, les copeaux de conifère ont plus tendance à attirer les microbes qui assimilent l’azote atmosphérique et finissent par enrichir le sol en azote à un certain degré.
Le Cycle de l'Azote - Expliqué en 3 minutes !
Utilisation pratique des copeaux de conifères
On peut utiliser tout bois réduit en copeaux comme paillis, mélèze inclus. Les copeaux de conifères deviennent de plus en plus bruns avec le temps. Surtout, ne vous inquiétez pas de la coloration presque blanche des copeaux de mélèze fraîchement produits, elle n’est que temporaire. Les copeaux de conifères persisteront très longtemps, souvent une décennie ou plus. Une longue durée est bien quand on veut les utiliser comme paillis décoratif. Par contre, les copeaux qui se mélangent accidentellement au sol et qui y restent pendant des années compliquent la vie du jardinier. Pour cette raison, il vaut mieux utiliser les copeaux de conifères comme paillis ornemental, autour des arbres, arbustes et grosses vivaces, ou encore dans les sentiers. Si vous les utilisez dans une platebande de vivaces robustes (hostas, pivoines), il faudrait peut-être y mélanger un quart de compost, de fumier bien décomposé, de rognures de gazon ou de feuilles déchiquetées pour lui rendre sa richesse.
Les alternatives : BRF et feuilles mortes
Le BRF, ou Bois Raméal Fragmenté, est une technique qui consiste à broyer des rameaux d’arbres en tout petits bouts pour stimuler le développement du mycélium et de l’humus. La molécule de lignine contenue dans le bois des rameaux incite les champignons à investir le paillis. Les arbres pionniers (chêne, frêne, érable, acacia) sont idéaux, contrairement aux résineux qui ne doivent pas être utilisés en trop grande quantité pour cette technique spécifique. Par ailleurs, les feuilles mortes constituent le paillis idéal pour votre balcon ou votre jardin. Pour le verger et les arbustes, les feuilles épaisses (hêtre, chêne, platane, laurier, châtaignier) sont parfaites car elles se décomposent lentement. Pour les plantations saisonnières, privilégiez les feuilles tendres (bouleau, charme, noisetier, tilleul, saule).
Pailler sur son balcon : une nécessité
Pailler son balcon est tout aussi nécessaire que de pailler son jardin. Lorsque l’on cultive hors du sol, les besoins en eau sont jusqu’à quatre fois moins importants car le paillis retient l’humidité et la redistribue progressivement. Vos pots ne seront plus aussi secs qu’avant. Cela permet de nourrir les petits êtres vivants qui entretiennent la terre et de rendre cette dernière plus fertile, tout en évitant la pousse de mauvaises herbes. On peut utiliser presque tout « déchet » naturel comme paillis, même sur son potager de balcon.

Les avantages globaux du paillage
Il y a plusieurs avantages à pailler le sol. D’abord, cela réduit l’évaporation et permet d’arroser moins souvent, environ une fois sur quatre. Ensuite, cela limite la prolifération des mauvaises herbes tout en protégeant le sol. Mais surtout, le fait de pailler aide la faune du sol et tous