Francis Honoré : Le Fada du Figuier et l'Héritage des Figuières

Au cœur du paisible village de Graveson, un trésor est cultivé avec passion depuis plus de cinq décennies : Les Figuières. Cette histoire, empreinte de respect pour la nature et de valeurs authentiques, débute en 1968, lorsque Francis et Jacqueline Honoré ont planté leurs premiers figuiers. Ce qui rend Les Figuières véritablement unique, ce sont les centaines de variétés de figues qui y prospèrent, résultat d'une vie de dévouement à cette passion, menant Francis et Jacqueline à travers le monde pour découvrir et ramener de nouvelles espèces.

Verger de figuiers à Graveson

Un conservatoire vivant de saveurs et de variétés

Francis Honoré, surnommé lui-même « le fada de la figue », incarne la philosophie des Figuières. Non seulement il se consacre depuis cinquante ans à la culture de ce fruit dodu et trop souvent méconnu, mais toutes ses vacances en famille ont eu pour objectif d'aller à la découverte de cet arbre pour lequel il nourrit une passion dévorante. Que ce soit en Namibie, au Japon ou encore au Chili, il a fait le tour du monde pour ses fruits. « Vous vous rendez compte que même dans le désert namibien, un figuier arrive à pousser ! » nous explique-t-il, alors que la douce odeur de ses milliers d'arbres caresse les narines des visiteurs.

Partout, Francis et sa famille se sont déplacés en sac à dos, « à l'aventure ». « On discute au bord de la route, on va chez les gens. Il faut forcer les portes. Pas besoin d'être dans un quatre-étoiles pour faire des rencontres humaines », estime-t-il. Et, bien sûr, il échange des plants ou rencontre des pépiniéristes qui lui en donnent. Il a ainsi créé, au cœur de son verger de 12 hectares, un conservatoire de 150 variétés différentes. « Mais il y en a bien plus », précise-t-il, soulignant la diversité des textures et des goûts qu'il aime tant dans la figue.

Francis aime dire qu'il est tombé dans le chaudron à confitures de sa mère, lui, le fils d'horticulteurs. Mais il a aussi eu envie de ne pas faire comme tout le monde. Alors, il a acheté des vergers en sortant de l'armée à 21 ans, arrachant les pommiers, les poiriers, les pêchers. Être spécialisé permet d'être performant. Peu importent les risques d'une monoculture et les pesanteurs de l'administration, Francis Honoré se « régale chaque matin à aller toucher et parler à [s]es arbres ». « Je crois en la figothérapie », ironise-t-il.

Pourtant, il doit faire face à beaucoup d'a priori. « Même à un âge avancé, beaucoup ne connaissent que la figue séchée », déplore-t-il. Alors, il les mène au verger, leur choisit une figue, la coupe en deux et, quand ils mordent dedans, ils sont ravis.

LA FIGUE EST-ELLE VRAIMENT VÉGANE ? L'histoire du mutualisme guêpe / figue | UCAC #4

L'innovation face aux défis de la mondialisation

La mondialisation des échanges a failli avoir raison de la passion de Francis. Dans les années 2000, les figues turques ont envahi le marché français. « Avec un prix cinq fois moins cher, je ne pouvais pas m'aligner, soupire le natif d'Alger. J'ai de la main-d'œuvre pour récolter. On nous dit de vendre nos produits localement, mais qui va écouler des tonnes de figues au bord de la route ? Vraiment, on ne peut pas lutter. Les agriculteurs sont les parents pauvres de la mondialisation. »

Face à cette situation, Francis, aidé de sa femme Jacqueline, a fait preuve d'inventivité. Il a décidé de créer de la valeur ajoutée avec sa production, en la transformant en délicieuses confitures ou chutneys, en mariant ses fruits à la fève tonka, à l'orange ou à l'olive. De cette récolte exceptionnelle naissent des trésors gastronomiques, tels que des confitures qui capturent la richesse des figues noires, blanches, à l’orange, aux noix, aux amandes, au chocolat et fève de tonka. Le chutney aux figues et aux épices ainsi que le condiment à la figue et au vinaigre balsamique ajoutent une touche inimitable à vos plats. Pour l’apéritif, goûtez aux figues blanches aux olives noires, une expérience sensorielle inoubliable.

« Je suis le cobaye qui teste, s'amuse Francis en distribuant des recettes de pintade ou de cake à la figue. Quand on étale une cuillère de confiture sur sa tartine en plein hiver, vous entendez les cigales qui chantent. » Francis n'en démordra jamais : « Le bonheur est dans la figue. »

Le figuier : un arbre ancestral aux multiples facettes

Le genre Ficus (figuier) comprend plus de 850 espèces dans la famille des Moracées et est trouvé sur tous les continents sauf l’Antarctique. Extrêmement varié, le genre comprend de grands arbres de jusqu’à 40 mètres de hauteur, des arbustes, des plantes épiphytes, des grimpantes et les réputés « figuiers étrangleurs », soit des hémiépiphytes qui germent sur une branche de l’arbre-hôte pour finir par l’étrangler et prendre sa place. Le figuier asiatique des pagodes a la fâcheuse habitude de pousser là où ses graines, croquées, digérées et dispersées par les oiseaux, chutent, qu'importe si c'est sur un autre arbre. Une fois celles-ci germées, le squatteur jouit sans entraves de son support. Non seulement ses racines aériennes s’enroulent ici et là, encerclant le tronc et l’empêchant de grandir, mais une fois au sol, elles s’accaparent les nutriments contenus dans la terre. Emprisonné dans cet enchevêtrement, privé de nourriture, le malheureux arbre hôte meurt à petit feu.

Le figuier, en effet, ne semble jamais fleurir. On ne voit qu’un petit fruit qui se forme, grossit et change de couleur pour indiquer sa maturité. Aucune fleur n’est visible. Des fruits sans fleurs ? En fait, oui, le figuier fleurit, mais les fleurs se trouvent à l’intérieur du petit « fruit » en formation. Les fruits de tous les figuiers s’appellent figues, que ce soit les fruits relativement gros du figuier commun (Ficus carica), que nous trouvons frais ou séchés au marché, ou les petits fruits des figuiers pleureurs (Ficus benjamina) de nos salons.

Coupe transversale d'une figue montrant les fleurs internes

Vous remarquerez qu’il y a un minuscule trou à l’extrémité de chaque fruit. C’est par ce trou (appelé ostiole) que le pollinisateur accède au fruit. C’est un exemple de mutualisme extrême, car la plupart des figuiers ont leur propre espèce de guêpe, la seule qui peut les polliniser, et la guêpe vit exclusivement du fruit de ce figuier.

La minuscule guêpe pénètre par l’ostiole, apportant le pollen d’un autre figuier de la même espèce. En se frayant un chemin, la femelle endommage ses antennes et arrache ses ailes. L’ostiole commence alors à se fermer, question d’empêcher des prédateurs de prendre le même chemin, malgré que parfois plus d’une femelle réussisse à le traverser avant qu’il ne se bouche complètement. La femelle visite les fleurs minuscules - il peut y en avoir des dizaines, voire des centaines ! - à l’intérieur du fruit, pondant ses œufs… et pollinisant les fleurs en même temps. Les larves éclosent et consomment une partie des petites graines en formation… mais le figuier a prévu le coup.

Chez la plupart des espèces, les guêpes mâles, sans ailes, fécondent les guêpes femelles à l’intérieur du fruit, puis meurent, n’ayant jamais vu la lumière du jour. La femelle, désormais enceinte, quitte le fruit, devant passer par les fleurs mâles en sortant et ramassant ainsi du pollen, puis vole jusqu’à une jeune figue. Chez certaines espèces, le mâle quitte le fruit avant de féconder la femelle, en creusant un tunnel que la femelle utilisera par la suite pour sortir. Pour ceux qui sont dédaigneux, sachez que, quand vous mangez une figue, vous ne consommez pas les corps morts des guêpes qui y sont décédées.

Le figuier est dioïque, mais pas vraiment. Il est très bizarre. Le plus étrange est que le figuier a besoin d’une minuscule guêpe pour assurer sa reproduction… pas de guêpe, pas de graines ! La guêpe s’appelle et chaque espèce de figuier a sa propre guêpe. Et c’est un jeu de dupe pour le blastophage, il va entrer dans les figues femelles pour y pondre dans les fleurs femelles, mais les fleurs ont un style long et il ne peut pas pondre, il doit donc ressortir, mais assurera au passage la pollinisation qui induira le grossissement et rendra la figue comestible… en plus cela nous évitera de manger des asticots.

Parthénocarpie et cycles de fructification

Chez le figuier comestible, le cycle est similaire… dans le cas des variétés fertiles, du moins. Mais beaucoup de cultivars sont parthénocarpiques, c’est-à-dire qu’ils sont capables de produire des fruits sans pollinisation. Des plantes parthénocarpiques apparaissent à l’occasion dans la nature, généralement par mutation. Chez les plantes cultivées, par contre, la parthénocarpie est souvent considérée comme désirable et est maintenue précieusement par les humains au moyen de multiplication asexuée (bouturage, greffage, etc.). Pas de pépins à cracher chez la banane et l’orange Navel. Pas besoin d’avoir un arbre mâle à la portée pour polliniser les fleurs de l’arbre femelle chez le kaki.

Variétés de figues parthénocarpiques

En effet, la guêpe qui pollinise le figuier commun (Ficus carica), Blastophaga psenes, n’est pas trouvée partout où les figuiers sont cultivés aujourd’hui. Le figuier et sa guêpe sont originaires du pourtour de la Méditerranée, mais s’il a été relativement facile d’acclimater le figuier ailleurs, la guêpe s’est montrée moins commode. Dans les régions plutôt froides, notamment, on arrive souvent à cultiver des figuiers (quitte à devoir les enterrer dans des tranchées l’hiver dans certains cas), mais la guêpe n’y survit pas. Et ce n’est pas d’hier que l’humain cultive des figuiers parthénocarpiques. Dans le Moyen-Orient, la plante cultivée la plus ancienne connue des archéologues est un figuier parthénocarpique datant d’au moins 11 200 ans !

Il existe différentes catégories de figues selon leur cycle de fructification :

  • Unifères : Ces figuiers fructifient une seule fois en fin d’été. Les figues apparaissent sur le bois de l’année à l’aisselle des feuilles. Seules mûrissent les premières qui se trouvent en partie basse du rameau à maturité.
  • Bifères : Ces variétés donnent deux récoltes par an, une au printemps ou au début de l’été, l’autre en fin d’été ou à l’automne selon la variété et le climat. Les figues apparues tardivement en position apicale sur les rameaux de l’année précédente ne chutent pas et passent l’hiver à l’état de petits bourgeons pour reprendre leur développement dès que la température devient favorable.
  • Trifères (dites aussi cimaruoli) : Les figues apparues en partie haute des rameaux de l’année continuent à se développer normalement en fin d’été pour arriver à maturité très tardivement et parfois seulement au printemps suivant.

La culture et l'entretien du figuier

Le figuier est un arbre robuste qui supporte bien les coupes sévères et est capable de rejeter. Il est recommandé, comme pour les framboisiers, une taille sévère d’une branche sur deux ou trois ans, tous les ans en hiver. Les oiseaux adorent les figues, ce qui peut représenter un défi pour la récolte.

Le problème avec le figuier est qu’il se multiplie trop facilement alors il passe de jardin en jardin sous forme de rejets, de boutures, de marcottes, avec le message : « tu verras, les figues sont excellentes, délicieuses et autres qualificatifs ! »

Les fortes températures ne lui font ni chaud ni froid. Cet arbre naturellement présent dans les régions tropicales et dans le bassin méditerranéen a besoin des rayons du soleil pour s’épanouir. Son feuillage n’en sera que plus dense et ses figues plus savoureuses et gorgées de sucre. Mais point trop n’en faut. Car s’il s’accommode de peu d’arrosage et aime avoir la tête bien au sec, il préfère garder les pieds à l’humidité des sous-sols. Ses racines très fibreuses sont largement plus longues et plus nombreuses que ses branches. Si certaines s’enfoncent à la verticale dans le sol, d’autres poussent à l’horizontale, plus ou moins en surface, et sur de longs mètres. Ce qui n’est pas sans causer des désagréments aux bâtiments alentour. Un peuple du nord-est de l’Inde, les Khasis, a appris à les "apprivoiser", les enfermant encore jeunes dans des tiges de bambou pour orienter le sens de leur croissance.

Fin juin, pincer les pousses à 5 ou 6 feuilles, cela favorise la formation de branches et la formation des figues embryonnaires pour la récolte de l’année prochaine. Le figuier de Roscoff, planté en 1610 par les moines Capucins, abattu en 1987, est un exemple emblématique. Son tronc atteignait 2,40 m de diamètre et ses branches, soutenues par 79 colonnes de bois, fer ou granit, s’étalaient sur 700 m². Il produisait 500 kg de figues par an.

Bien que le figuier soit un arbre "robuste" qui sait puiser l'eau efficacement grâce à ses racines très étendues, il n'est toutefois pas épargné par les maladies - la mouche du figuier (Silba adipata) peut ainsi provoquer de graves dégâts.

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Les vertus de la figue et son symbolisme millénaire

Les qualités gustatives et nutritionnelles de la figue en font un fruit d’exception. Elle est riche en calcium, potasse, phosphore et fer. Il existe environ 250 variétés de figuier commun aux noms évocateurs : La Blanquette, ou marseillaise, la figue d’Argenteuil, ou Versaillaise Blanche, l’Abondance, ou Franque paillarde, la Dauphine, la Barnissotte, ou Boursajotte… réparties en 3 groupes de couleurs de figues (blanches ou vertes, grises ou rouges, noires ou violets foncés). Quelle que soit sa couleur, même verte, la figue mûre est riche en vitamines B, en fibres, en minéraux et en antioxydants. À noter : la figue, une fois récoltée, ne mûrit plus !

Dès l’Antiquité, le figuier est un arbre sacré qui rend les plus grands services aux villageois : son fruit peut se sécher et se conserver longtemps. Il peut remplacer les céréales en cas de disette. Si les Dieux, au premier rang desquels Dionysos, s’intéressent à la figue, c’est que sa sève est un latex qui évoque le liquide séminal et son chapelet de fruits, les bourses. N’est-ce pas la feuille du figuier qui, sur les sarcophages, recouvrait les sexes, bien avant la feuille de vigne ?

La feuille de figuier et son symbolisme

Le figuier est à la fois l’ornement, le symbole de vie et l’arbre nourricier des mas du Sud, des fermes aux pierres sèches de Corse ou des Causses, des mas ou des ermitages de Provence comme des bastides du Sud-Ouest. Le figuier isolé est le plus souvent à l’origine de micro-toponymes comme le Bois du Figuier (à Félines-Minervois), Notre-Dame de la Figuière (à St-Saturnin, notée mansum de Figueira en 1134), le Gour du Figuier (à Cabrerolles, avec l’occitan gour, « gouffre, mare »), tous dans l’Hérault, mais il en existe d’autres dans tout le pourtour méditerranéen comme le col du Figuier (à Belesta, Ariège). Les noms de ferme le Figuier et la Figuière, forme féminine courante en occitan, sont bien plus nombreux et, là aussi, présents dans tous les départements de langue d’oc, exceptés ceux du Massif-Central.

Des suffixes toponymiques liés au figuier incluent :

  • -aria : d’où l’occitan -ièra comme pour Figuières (Ficheria en 1110, Figueira en 1134, à la Vacquerie, Hérault), La Figuière (à St-Roman-de-Cordières, Ardèche), Sainte-Marguerite-Lafigère (Ardèche), etc. Le domaine gascon élargi au Roussillon a Figuère (s) (Hautes-Pyrénées, Pyrénées-Orientales et aussi Aude) avec non-diphtongaison du e issu du a de ficarium, phénomène qui a aussi abouti à Higuères-Souye (Figueras en 1030, Pyrénées-Atlantiques) avec l’évolution habituelle en gascon du f en h. Labatut-Figuières (Pyrénées-Atlantiques), qui était notée Labatut-Figuera en 1536 a vu son nom francisé par l’apparition du second i et la mise au pluriel. Notons la particularité du hameau La Figaïrarié (à Mandagout, Gard) qui bénéficie d’un double suffixe.
  • -OLUM : d’où l’occitan -airòl comme pour Figarol (une commune et quatre lieux-dits de Haute-Garonne et un lieu-dit du Gers) ou Figairols (lieu-dit du Gers).
  • -ETUM : d’où l’occitan -aret (dont le t final se prononce) comme pour Le Figaret (Alpes-Maritimes, Bouches-du-Rhône, Gard, etc.) ou Le Figueiret (Var), tandis que la Corse a trois Figareto. Notons toutefois que le figaret a pu désigner, en occitan, « un châtaigner hâtif dont les châtaignes se détachent du hérisson par le seul effet de la maturité », la figareto en étant le fruit. Le diminutif collectif se retrouve à Las Figueirettes (Hérault) et aux Figairettes (id.).

Selon une légende, au « début du douzième siècle, Bernard de Clairvaux, abbé de Clairvaux en guerre sainte contre les cathares, jeta l’anathème sur la commune : « Verfeil, cité de la verte feuille, que Dieu te dessèche ! ». Mais c’est finalement à Guillaume de Puylaurens que revient la légende selon laquelle les effets de l’anathème, à l’occasion d’une longue sécheresse, auraient duré sept ans. À l’issue de la sécheresse, le premier arbre à reverdir fut un figuier. C’est pourquoi, depuis, les armoiries de la commune sont ornées de cet arbre unique, capable de se développer sur un sol aride.

Le figuier est connu pour être l’un des arbres les plus anciens de l'humanité. Ses larges feuilles auraient servi à couvrir les nudités d'Adam et Ève. Quant à ses figues charnues, péchés mignons de Cléopâtre et aliments nutritifs des athlètes grecs lors des premiers jeux olympiques, ils figureraient parmi les plus anciens domestiqués selon une étude des sols de la vallée du Jourdain, au Proche-Orient. Sous nos latitudes, le vénérable végétal est cultivé par les Francs dès le VIIIe siècle notamment dans les vergers de Charlemagne. Là, il est question du figuier commun (Ficus carica), l’une des quelque 700 variétés recensées sur ses terres natales, de l’Asie au pourtour méditerranéen. Il faut dire que l’arbre se bouture facilement et se contente de peu, à l’aise en plaine comme en altitude, dans de la bonne terre comme entre des fissures de roches. Avec ses 4 à 12 mètres de hauteur, quasi autant en largeur, il est en plus apprécié pour son ombre rafraîchissante.

La sève blanche qui s’écoule des branches du figuier et des tiges de la figue est indiquée pour venir à bout des verrues, mais aussi des cors au pied. Il suffit d’appliquer chaque jour une goutte sur les lésions, de les couvrir (d’un pansement ou d’une gaze), et de renouveler l’opération jusqu’à disparition.

La complexité botanique et l'étymologie du "foie"

En cuisine, la figue est un fruit, mais en botanique, elle est une infrutescence ou sycone. Les fruits étant le résultat du développement de la 'fleur' des ovaires et péricarpe. Certains figuiers sont capables de faire des figues comestibles sans pollinisation, ces figuiers sont dits parthénocarpiques. Mais pas toujours. D’autres ont besoin de fécondation, sinon les figues tombent. On ignore toujours beaucoup de choses sur la biologie très complexe du figuier. « Il faut savoir qu’encore aujourd’hui, il y a énormément de botanistes qui continuent de travailler sur la figue », remarque Alexandre Vannereux, guide conférencier pour l'agglomération d'Alès.

Pourquoi le viscère le plus volumineux du corps humain, réalisant à la fois des fonctions d’épuration, de synthèse et de stockage (chuv.ch), s’appelle-t-il le "foie" ? Ici encore, il faut chercher du côté de la figue. « Si (le) nom grec (de l’organe), hêpar, n’entre que dans la composition de nombreux termes savants : hépatite, héparine, hépatologie, etc., et si son nom latin, jecur, n’a pas laissé de trace, la faute en revient à une recette que les Romains empruntèrent aux Grecs, l’hêpar sukôton, « le foie farci aux figues » qu’ils transformèrent en jecur ficatum », complète l'Académie française.

Les Figuières à Graveson sont bien plus qu’une simple exploitation de figues. C’est un lieu où la passion et le respect de la nature sont palpables à chaque instant. Que vous soyez un amateur de figues, un voyageur curieux ou simplement à la recherche d’une expérience authentique, Les Figuières vous ouvrent leurs portes pour une aventure gustative exceptionnelle. Venez rencontrer Francis, le gardien de cette passion, et peut-être vous détendre sous un "figuier-tonnelle" pittoresque.

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