Le Figuier et la Figue dans l'Art et le Symbolisme : Une Exploration Profonde

Illustration d'un figuier avec des figues

Le figuier, avec ses fruits sucrés et son histoire millénaire, transcende son rôle botanique pour s'ériger en figure emblématique au sein de l'art, de la mythologie et des croyances populaires. Cet arbre, dont le nom dérive du latin classique ficus désignant à la fois le fruit et l'arbre, a imprégné diverses cultures de significations profondes, allant de la reconnaissance à la fertilité, en passant par des interprétations plus complexes et parfois contradictoires.

Étymologie et Appellations Variées

Le terme « figuier », subst. masc., trouve ses racines autour de 1200 (God. de Bouillon, 221 ds T.-L.), dérivant de « figue » et du suffixe « -ier ». Il a remplacé l'ancien français « fiier » (première moitié du XIIe siècle, Ps. Oxf. 104, 31 ds T.-L.), lui-même dérivé de l'ancien français « fie » signifiant « figue ». Le mot « figue », subst. fém., est attesté en 1170 sous la forme « fige » (Rois, éd. E. R. Curtius, I, XXV, 18, p. 50) et en 1181-90 comme « figue » (Chr. de Troyes, Perceval, éd. F. Lecoy, 3313). Il est emprunté à l'ancien provençal figa (XIIe siècle ds Rayn.), issu du latin classique ficus fém. « figue, figuier », devenu fica en latin vulgaire.

Plusieurs expressions sont également liées à ce fruit, comme « faire la figue » (1210, Bible Guiot, éd. J. Orr, 207), calque de l'italien far la fica, où fica désignait la vulve, sens lui-même un calque du grec συ ̃κον « id. ». L'expression « moitié figue, moitié raisin » (1487, Lettre au roi sur la redd. de la ville de Coucy, Cabin-Girardot ds Gdf. Compl.) aurait pour origine une fraude dont des marchands vénitiens, qui achetaient du raisin de Corinthe rare et cher, auraient été victimes.

Le figuier est aussi connu sous d'autres noms tels que Ficus carica, Fidzié, Fièro, Figuier comestible, Figuier commun, et Higué, témoignant de sa présence étendue et de sa familiarité dans diverses régions.

Botanique : Une Fleur qui se Cache pour Mieux se Révéler

Simon Klein, dans La Vie sexuelle des Fleurs (Éditions E/P/A Hachette Livres, 2022), illustré par Loan Nguyen Thanh Lan, et Serge Schall, auteur de Histoires extraordinaires de plantes et d'hommes (Éditions La Source Vive, 2016), décrivent les particularités botaniques du figuier. On nous a dit que toute fleur avait pour fonction ultime d'élaborer des graines et donc des fruits. Donc, en théorie, pas de fruits sans fleurs ! Mais alors, sur un figuier, où sont les fleurs ? La fleur de figue est quelque peu timide, choisissant la discrétion plutôt que l'exhibition de ses organes sexuels. Effectivement, la fleur de figue ressemble en tout point à une petite figue pas mûre !

Les figuiers regroupent de nombreuses espèces d'une même grande famille qui ont toutes recours à cette fleur si particulière. On trouve parmi celles-ci aussi bien les figuiers cultivés pour leurs figues sucrées venant du bassin méditerranéen, que les figuiers tropicaux, de grands arbres très abondants dans les forêts tropicales, et arborant de petites figues dont se régalent les singes et les perroquets. Même si les figuiers « modernes » et domestiqués, ceux qui se trouvent dans nos vergers, sont reproduits par bouturage, et donc n'ont pas recours à la fécondation croisée, les figuiers sauvages ou tropicaux ont une méthode bien particulière pour se reproduire.

Diagramme du sycone du figuier et du blastophage

Le stratagème de reproduction du figuier sauvage repose sur une toute petite guêpe, le blastophage. Ces guêpes ne sont ni sensibles aux charmes visuels ou olfactifs d'une quelconque fleur comme nombre de pollinisateurs, mais sont plutôt à la recherche d'un nid, un endroit douillet et protégé des prédateurs où les femelles peuvent déposer leurs œufs et où les larves peuvent se développer tranquillement. La fleur figue est en fait une fleur complexe, comparable en cela à celle du tournesol, qui cache ses petites fleurs bien à l'intérieur, en se refermant sur elle-même. C'est ce qu'on appelle un sycone, un sac renfermant des centaines, voire des milliers de fleurs unisexuées (soit mâles, soit femelles). Le sac n'est pas complètement fermé, il y a une petite ouverture (l'ostiole) à la base de la fleur, que l'on retrouve sur le fruit.

Au fil de l'évolution, il s'est créée une bien étrange relation entre le blastophage et la figue, dans laquelle la guêpe comme la fleur se reproduisent. Pour la guêpe, il y a plusieurs étapes, qui nécessitent deux types de floraison à deux saisons différentes. En hiver, le figuier produit de petites fleurs figues qui contiennent des centaines de fleurs dites neutres (qui sont des fleurs femelles stériles) et des fleurs mâles qui forment un tunnel serré débouchant sur l'ostiole et donc la sortie (on appelle des sycones, les figues mâles ou caprifigues). Des femelles de blastophage entrent dans la fleur, dont l'accès est si étroit que les guêpes perdent leurs ailes. Elles pondent dans les fleurs neutres, puis meurent. Les œufs se développent en larves, qui se nourrissent des fleurs. Les larves se transforment en cocons, puis en adultes : des blastophages mâles et femelles. Les mâles émergent en premier et fécondent les femelles puis meurent. Ils seront restés dans l'inflorescence de figue toute leur courte vie.

Les femelles, en sortant de l'inflorescence, passent par le tunnel de fleurs mâles qui sont devenues matures entre-temps et produisent du pollen à tout va. Ces grains de pollen adhèrent au corps des jeunes blastophages, qui s'envolent pour de nouvelles fleurs. Tout le temps passé dans l'inflorescence, entre les œufs, les larves puis les mâles qui naissent, fécondent les femelles et meurent, représente une bonne saison, et nous voilà au printemps. Le figuier a formé d'autres inflorescences (ressemblant aussi à de petites figues). Celles-ci sont composées cette fois-ci d'un mélange de fleurs neutres et de fleurs femelles. Les blastophages femelles, poudrés de pollen, entrent dans ces fleurs, et pondent dans les fleurs neutres ; mais au passage, elles déposent des grains de pollen sur les fleurs femelles, permettant ainsi la fécondation croisée.

Vertus Médicinales et Usages Traditionnels

Le figuier a depuis longtemps été reconnu pour ses propriétés thérapeutiques. A. B., auteur de Les Vertus des plantes - 918 espèces (Tours, 1906), recense les propriétés médicinales du figuier : « Figuier. Ficus communis. VERTUS : Les figues sont très adoucissantes et pectorales, mais les sèches sont plus digestives que les fraîches, à cause de leur eau visqueuse ; le suc des feuilles, qui est laiteux, est un rongeant pour les cors, les verrues ; délayé dans l'eau il est détersif pour les plaies et ulcères. »

Au-delà de ces applications médicinales, Adolphe de Chesnel, dans son Dictionnaire des superstitions, erreurs, préjugés, et traditions populaires… (J.-P. Migne Éditeur, 1856), ainsi qu'Alfred Chabert, dans Plantes médicinales et plantes comestibles de Savoie (1897, Réédition Curandera, 1986), soulignent des usages traditionnels et des croyances spécifiques. On est convaincu, dans plusieurs localités du Midi, que si l'on brûle du bois de figuier dans une maison où se trouve une nourrice, le lait de celle-ci se tarira immédiatement ou deviendra d'une qualité dangereuse. Quelques-uns disent aussi que, par force de sympathie, un taureau furieux est apaisé sur-le-champ, si on l'attache à un figuier. En Dauphiné, à la fin du siècle dernier, on croyait, et Villars appuie cette tradition de toute son autorité, que le figuier engendre les poux, et que les autres fruits doux et sucrés, tels que la cerise, ont la même fâcheuse propriété, mais que le fait est moins constant que par l'usage des figues !

Croyances Populaires et Médecine Magique

Marie-Charlotte Delmas, dans le Dictionnaire de la France mystérieuse - Croyances populaires, superstitions, sorcellerie, rites magiques (Editions Omnibus, 2016), consacre un article au figuier et à la figue, révélant des traces de propriétés magiques. Il est difficile de savoir si le figuier fut jadis doté de propriétés magiques, car il en reste peu de traces au XIXe siècle. Les Béarnais plantent un figuier devant leur maison pour la protéger, ainsi que ses habitants, et ses branches servent parfois à confectionner les baguettes divinatoires, notamment celles des sourciers dans le Lauraguais. Dans le Gard, pour guérir les animaux ensorcelés, on les frappe avec un bâton de figuier sauvage tandis qu’on leur fait traverser trois portes sur le seuil desquelles sont placées des vestes tournées à l’envers.

Dans le Mentonnais (Alpes-Maritimes), on note quelques croyances liées à la culture du figuier. Il faut le planter le troisième jour de la vieille lune, sinon il se cassera ou restera sans fruits autant d’années que de jours avant cette date. Si l’arbre est malade, on le guérit en faisant brûler sous lui quelques-unes de ses branches. On raconte également que c’est sous cet arbre qu’eut lieu la décollation de saint Jean-Baptiste. C’est pour cela que ses branches se « décollent » et qu’il ne faut pas y grimper. On dit, dans le midi de la France, qu’on peut apaiser un taureau furieux en l’attachant à un figuier, croyance déjà relevée au XVIe siècle.

La médecine magique associe souvent le figuier à l'allaitement, vraisemblablement parce que le suc de la figue ressemble à du lait. Dans le Vaucluse, on enterre le placenta de la femme qui vient d’accoucher sous un figuier pour qu’elle ait beaucoup de lait ; dans le Tarn, le cordon ombilical de l’enfant. Dans la Montagne Noire, il faut éviter de brûler du bois de figuier dans la maison où se trouve une nourrice, sinon son lait ne sera pas de bonne qualité. Le suc blanc des figues est aussi souvent employé pour faire sécher les verrues. Le procédé de guérison par transfert du mal est utilisé pour faire disparaître les dartres. On enfouit une figue dans le sol et on l’y laisse neuf jours ; si elle est pourrie au terme de ce délai, les dartres ont disparu.

Vieilles planches botaniques illustrant le figuier

Symbolisme : De la Reconnaissance au Scandale

Le figuier est porteur d'un symbolisme riche et diversifié, ayant évolué au fil des siècles et des cultures. Madame Goyet, dans Le bouquet du sentiment, ou, Allégorie des plantes et des couleurs (Chez F.B. Goyet, 1816), présente ainsi le message du Figuier : « FIGUIER. - Reconnaissance - Hospitalité. Le figuier, originaire de l'Asie et de l'Europe méridionale, est un arbre des plus intéressants que l'on connaisse, tant par la bonté de ses fruits que par la quantité qu'il rapporte ; il en existe un grand nombre d'espèces qui donnent des fruits deux fois par an. Les Athéniens avaient pour le figuier la plus grande vénération ; ils en plaçaient des branches devant leurs portes pour présage d'un heureux retour lorsqu'ils se disposaient à un voyage : on en offrait en sacrifice d'expiation dans les villes affligées de la peste ou d'autres maladies épidémiques ; il fut consacré à Mercure ; on en couronnait Saturne. Les anciens ont dit que Cérès ayant voulu récompenser un Athénien de ce qu'elle en avait reçu l'hospitalité, lui avait fait présent d'un figuier. »

Cependant, l'abbé Casimir Magnat, dans son Traité du langage symbolique, emblématique et religieux des Fleurs (Paris, 1855), propose une version catholique des équivalences symboliques, associant le figuier au scandale : « FIGUIER - SCANDALE. Celui qui scandalise un petit enfant mériterait qu'on suspendit une meule de moulin à son cou et qu'on le jetât au fond de la mer. Malheur au monde à cause des scandales, car il est nécessaire qu'ils arrivent, cependant malheur à l'homme par qui le scandale arrive. Mathieu. XVIII, 6, 7. »

Le figuier est un arbre qui prend une belle forme et s'élève à la hauteur de 7 à 8 mètres dans les pays méridionaux. Les rameaux lisses et imprégnés d'un suc laiteux se garnissent de feuilles alternes, d'un vert foncé en dessus et plus pâles en dessous. Les fleurs sont réunies dans des réceptacles qui deviennent charnus et sucrés. De tous temps le figuier a excité une si grande admiration, qu'il était devenu, chez les Grecs, une sorte de culte. Les Athéniens le regardaient comme un présent des dieux ; ils l'avaient consacré à Mercure ; les Cyrénéens couronnaient de figues fraîches les statues de Saturne : les Lacédémoniens pensaient que le premier figuier de leur territoire avait été planté par Bacchus. Il ne pouvait croître dans ce beau climat, d'arbre plus propre à procurer l'ombre et la fraîcheur si nécessaires sous un ciel enflammé, aucun n'offrait de fruits plus abondants, plus délicieux.

Les figuiers viennent bien dans toutes les terres, mais ils réussissent mieux et donnent des fruits plus sapides dans un sol léger et de bonne qualité. On les plante près des murs, préférablement dans les angles entre le levant et le midi. Leur culture exige peu de soins, il suffit de donner quelques labours à la terre où ils végètent.

Le figuier est connu et cultivé depuis un si grand nombre de siècles qu'il est impossible de fixer l'époque de sa découverte ; il est très souvent cité dans les livres saints ainsi que par les poètes, les historiens et les agriculteurs. Au rapport de Pline il existait en Italie, bien avant la fondation de Rome, un figuier qu'on voyait à Rome de son temps, sur la place où se tenaient les assemblées du peuple ; il y était venu naturellement et on le cultivait, disait-on, en mémoire de celui sous lequel on avait trouvé Rémus et Romulus avec la louve qui les allaitait. Quand cet arbre mourait on le remplaçait par un autre de sa race. On conservait également un autre figuier venu par hasard à l'endroit où était le gouffre dans lequel Curtius sacrifia sa vie pour le salut de la république.

FAÇONS DE PARLER - Le figuier

Le bois du figuier est tendre, d'un jaune clair, léger et spongieux. Comme il s'imbibe d'une certaine quantité d'huile et d'émeri, les armuriers et les serruriers l'emploient à polir leur ouvrage. On se sert du bois des vieux figuiers à cause de son élasticité pour faire des vis de pressoirs. Le suc laiteux et corrosif de l'écorce détruit les verrues qui viennent sur la peau. Il a aussi la propriété de cailler le lait et de former une encre de sympathie. Les caractères tracés sur du papier avec ce suc ne s'aperçoivent qu'en les exposant au feu. Comme la gomme élastique, ou caoutchouc, est le produit d'un suc laiteux concentré à l'air, Trémolière a soupçonné que le suc du figuier pourrait bien en fournir. Il est résulté de ces expériences qu'on pouvait retirer de ce suc le dixième de son poids de gomme élastique.

La figue avant sa maturité, ainsi que toutes les parties tendres de l'arbre, renferme un suc blanc très âcre et corrosif. À mesure qu'elle mûrit elle éprouve un mouvement interne qui développe une grande quantité de sucre, échange son goût vireux en une saveur douce, extrêmement agréable, et convertit son parenchyme amer en une pulpe succulente d'un excellent goût. La figue était un des aliments les plus ordinaires des anciens peuples, c'est encore aujourd'hui la nourriture la plus ordinaire des habitants de la Grèce, de la Morée et de l'Archipel. Pline nous a conservé un procédé employé par les anciens pour fabriquer avec les figues une sorte de vin qu'ils nommaient sicyte. Il consistait à mettre dans l'eau une certaine quantité de ces fruits et à les y laisser jusqu'à ce que la fermentation vineuse y soit établie : alors on en exprimait la liqueur, qui par l'acidification fournissait aussi du vinaigre. Cet usage existe encore chez les…

Le Figuier dans les Mythologies et Religions

Le figuier (Ficus carica) est un arbre fruitier qui a une longue histoire dans la culture humaine et la mythologie. Le figuier a toujours été associé à l’abondance et à la fertilité dans de nombreuses cultures. Dans la mythologie grecque, il est lié à Dionysos, le dieu du vin et de la vigne, car les figuiers étaient souvent plantés à proximité des vignobles pour améliorer la fertilité du sol. Il est mentionné à plusieurs reprises dans la Bible. Dans la mythologie grecque, le figuier est associé à la nymphe Sycomore, qui était amoureuse du jeune dieu Adonis. Selon la légende, Adonis a été tué par un sanglier lors d’une chasse, et du sang d’Adonis versé sur les racines d’un figuier a teinté ses fruits en rouge, créant ainsi la première figue.

Dans la tradition judéo-chrétienne, le figuier occupe une place importante. Il est le deuxième arbre mentionné dans la Bible, après l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Dans le livre de la Genèse, le figuier est mentionné comme étant utilisé comme cache-sexe, établissant ainsi un lien entre cet arbre et la sexualité.

Dans l’islam, le figuier est mentionné dans le Coran, où il est considéré comme un arbre béni et est souvent associé à des endroits saints. En Inde, le figuier sacré, également connu sous le nom de « peepal » ou « pipal, » est vénéré dans l’hindouisme et le jaïnisme.

Le Figuier dans le Monde Moderne : Entre Gastronomie et Résilience

Le figuier occupe une place significative dans le monde moderne, malgré les changements culturels et technologiques qui ont transformé nos vies. La culture des figuiers est toujours courante dans de nombreuses régions du monde. Les figues fraîches et séchées sont largement consommées pour leur goût sucré et leur polyvalence en cuisine. Depuis l’Antiquité, les fruits du figuier sont un pilier alimentaire pour des mets délicats, en particulier dans la cuisine méditerranéenne, et notamment dans la gastronomie algérienne et à Majorque.

Bien que les croyances religieuses et mythologiques liées au figuier aient perdu de leur importance dans le monde moderne, l’arbre continue de symboliser des valeurs telles que l’abondance, la fertilité et la régénération. La recherche scientifique moderne explore les propriétés chimiques et médicinales des figues et des figuiers.

Anthony Leclerc, architecte paysagiste, souligne l'importance du figuier comestible ou figuier commun parmi les arbres fruitiers de la famille des moracées. Dans un monde qui change, se transforme, où des espèces indigènes tendent à disparaître à cause du réchauffement climatique, nous sommes toujours en quête de nouvelles espèces végétales résilientes pour embellir nos jardins et nos balcons. Le figuier se dévoile justement comme un arbre plein de promesse. Sa zone climatique d’origine se dessine sur une vaste zone de climat tempéré chaud, s’étendant du bassin méditerranéen jusqu’à l’Asie centrale.

Le figuier est un petit arbre, qui mesure généralement entre trois et quatre mètres de hauteur, mais il peut parfois atteindre jusqu’à dix mètres dans des conditions favorables. Et il peut vivre jusqu’à 300 ans. Il atteint sa période de pleine productivité vers l’âge de sept ans. Il est alors capable de donner jusqu’à 100 kg de figues fraîches par an, soit environ 30 kg de figues séchées. Ses feuilles caduques, c’est-à-dire qui tombent en automne pour repousser au printemps suivant, peuvent atteindre jusqu’à 25 cm de long. Elles sont polymorphes (plusieurs formes de feuilles présentes sur la même plante), rugueuses et finement velues, ce qui ajoute une note distinctive à son allure. Les fleurs sont d’une diversité étonnante. Elles donnent naissance à des fruits aux couleurs variées qui, à maturité, régalent les papilles avec leur saveur unique.

Peu exigeant, le figuier se distingue par sa robustesse, capable de croître dans une large gamme de sols. En tant qu’arbre méditerranéen, il résiste très bien à la chaleur et aux canicules. Sur votre balcon, l’arrosage des figuiers nains en pot doit être réduit au maximum durant l’hiver. Bien qu’originaire de climats plus cléments, le figuier peut résister aux hivers de nos régions et aux gels allant jusqu’à -18 °C. Il s’adapte ainsi parfaitement à nos nouvelles conditions climatiques. Cependant, dans ces conditions, il peut parfois être difficile d’obtenir une maturation complète des fruits avant l’automne. Il est donc recommandé de choisir des variétés précoces pour s’assurer d’une récolte optimale.

Peinture à l'huile d'un figuier luxuriant

Le figuier, avec son histoire riche et ses multiples facettes, demeure une source inépuisable d’inspiration et de bénéfices. Que ce soit pour son rôle dans la gastronomie, la pharmacopée populaire ou sa symbolique biblique, cet arbre méditerranéen continue d’enchanter et de nourrir, reliant le passé à un présent empreint de délices et de savoirs.

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