L'escalade est un sport qui exige une coordination parfaite entre le grimpeur et l'assureur. Cependant, lorsque les gabarits des partenaires sont très différents, des défis spécifiques apparaissent, notamment en matière de sécurité et de confort. Cet article explore les dynamiques de l'assurage face à un écart de poids important et présente des solutions innovantes, telles que le dispositif Ohm d'Edelrid, ainsi que des conseils pratiques pour une grimpe en toute sérénité.
Les Enjeux de l'Écart de Poids en Escalade
Vous vous êtes sans doute déjà posé la question : "Y a-t-il un écart de poids maximal entre assureur et grimpeur à respecter ?" Si deux personnes de poids différents grimpent, l'assureur le plus léger sera secoué du sol en cas de chute et sera tiré fortement contre le mur. De plus, l'assureur est tiré très vers le haut, ce qui augmente considérablement la distance de chute du grimpeur. Si le grimpeur est toujours près du sol, les deux se heurtent grossièrement. Ce scénario soulève des préoccupations de sécurité majeures et peut rendre l'expérience désagréable, voire dangereuse.
Une différence de 25 kg entre deux personnes dont l'une pèse 75 kg est moins dramatique que si une des personnes (la plus légère) pesait la moitié du poids de l'autre. Le rapport ne serait pas le même. Par exemple, une assureuse de 46 kg assurant un grimpeur de 94 kg représente un défi significatif. Le Club alpin allemand et le Club alpin suisse (DAV¹, SAC²) recommandent que le grimpeur ne pèse pas plus que 1,33 fois le poids de l'assureur, c'est-à-dire un maximum de 1/3 de plus (par exemple, un assureur de 60 kg peut assurer un grimpeur de 80 kg maximum).

L'utilisation d'un sac de poids pour réduire la différence de poids est une solution qui n'a qu'une utilité limitée. Qui transporte un sac de sable avec eux sur les rochers ? Cela restreint également considérablement la liberté de mouvement de l'assureur et n'est pas toujours pratique, surtout en falaise.
L'Assurage : Une Discipline à Part Entière
Si l'on a pour habitude de se focaliser sur son entraînement d'escalade, l'assurage est lui aussi une discipline à part entière qui demande tout autant de pratique et de rigueur. Il est important d'y consacrer la même énergie que pour la grimpe, car en fin de compte, c'est la qualité de l'assurage qui va déterminer si l'on escalade en sécurité ou pas. Maîtriser l'assurage dynamique est ce qui va faire la différence entre un bon et un excellent assureur. Si un bon assureur peut assurer un mauvais grimpeur sans souci, un bon grimpeur ne pourra quant à lui pas se passer d'un bon assureur !
Plusieurs facteurs influencent l'écart de poids maximal gérable entre un assureur et un grimpeur :
1. L'Expérience
L'assurage est une pratique complète et complexe nécessitant de faire preuve d'une grande anticipation, de vigilance et de mobilité. Ces qualités s'acquièrent principalement par la pratique. Bien assurer quelqu'un nécessite une grande technique, et cela passe par l'apprentissage des classiques : savoir quand faire du mou, quand assurer sec, toujours garder une main sur la corde côté frein, amortir une chute dynamiquement, et bien d'autres réflexes. L'expérience de l'assureur joue donc un rôle clé. Plus un assureur aura de la technique, plus il pourra se permettre d'assurer quelqu'un de plus lourd que lui. L'écart de poids sera compensé par une bonne anticipation et gestion de la chute.
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2. Le Type d'Assurage
En escalade de voie encordée, il existe deux manières de grimper : la grimpe en tête et la grimpe en moulinette. La grimpe en tête demande généralement plus de maîtrise de la part du grimpeur, mais surtout de l'assureur.
La Grimpe en Moulinette
En moulinette, la corde est déjà passée dans le relais en haut de la voie. Lorsque l'on débute en escalade, c'est généralement en moulinette car ce type d'assurage est plus facile. Le grimpeur ne s'occupe pas de sa corde et l'assureur se contente d'avaler le mou au fur et à mesure de la progression. Pour un assurage en moulinette, deux variables entrent en jeu en cas de chute :
- La tension de la corde : Généralement, en moulinette, une assez bonne tension de corde est maintenue, car le grimpeur est continuellement assuré par le haut. L'écart de poids maximal entre assureur et grimpeur est donc presque négligeable.
- Le poids du grimpeur : Dans la mesure où le grimpeur ne subit jamais de réelle chute libre, il ne ferait que peu contrebalancer un assureur qui serait plus léger que lui. Si le grimpeur est plus léger, il ne prendra pas assez de vitesse pour sentir un choc suffisamment traumatisant en cas de chute, dû au poids supérieur de son assureur.
La Grimpe en Tête
C'est généralement lorsque l'on commence à grimper en tête, et surtout lors des premières chutes, que l'on se pose la question d'un écart de poids maximal entre assureur et grimpeur. Ici, le grimpeur doit s'assurer lui-même au cours de l'ascension, en passant la corde dans des dégaines successives. C'est plus dangereux et plus spectaculaire car en cas de chute, il ne sera pas tout de suite amorti par la corde et subira une courte chute libre avant d'être rattrapé.
En cas de chute en tête, le poids du grimpeur et la tension de la corde ne sont plus les seules variables qui entrent en jeu. On en ajoute deux nouvelles : l'altitude du grimpeur et la distance avec la dernière dégaine. En tête, le grimpeur est assuré par le bas. Il grimpera avec du mou quasi constant avant de pouvoir se clipper à la dégaine suivante. Plus le grimpeur sera proche de la dégaine suivante sans l'avoir clippée, plus il chutera de haut. C'est ici que l'écart de poids entre l'assureur et l'assuré entre en jeu. En effet, en cas de chute, le grimpeur va prendre bien plus de vitesse qu'en chutant en moulinette. C'est en partie pour cette raison que le facteur de chute est généralement plus élevé en grimpe en tête.
- Poids du grimpeur < poids de l'assureur : Si l'assureur est beaucoup plus lourd que le grimpeur et qu'il n'a pas assez d'expérience pour amortir la chute en assurant de manière dynamique, ce dernier risque de subir un arrêt brutal pouvant le blesser, la plupart du temps par un tassement des lombaires.
- Poids du grimpeur > poids de l'assureur : Il est important de ne pas assurer quelqu'un de bien plus lourd que soi, sinon il risquerait de nous faire percuter violemment la paroi, voire de nous faire décoller jusqu'à la première dégaine en chutant. Une chute en tête sur les premières dégaines avec un écart de poids trop important pourrait amener l'assureur à percuter le grimpeur, ce qui n'est pas l'idéal en termes de sécurité.
En résumé, l'assurage en tête avec des gabarits très différents n'est pas recommandé. Si l'écart n'est en revanche pas trop important, un assureur confirmé peut gérer la problématique en dynamisant et adaptant les bons réflexes.
Le Dispositif Ohm d'Edelrid : Une Solution Innovante
Par chance, certaines personnes ont déjà rencontré ce grand classique de l'assurage et y ont apporté des solutions. C'est le cas du dispositif Ohm d'Edelrid. Le développement de l'Ohm a été soutenu par des investigations scientifiques à l'IFT de Stuttgart. C'est une résistance en amont installée dans le premier crochet de la chaîne de sécurité. En cas de chute, le câble est tiré dans l'unité de freinage de l'appareil et le linteau est progressivement freiné. En d’autres termes, l’appareil n’arrête pas brusquement la corde, mais ralentit sa vitesse de passage, de sorte que la chute puisse être interceptée de manière dynamique par l’assureur.

En raison de sa construction, l'Ohm ne limite pas la manipulation du câble à l'avance. Cela n'augmente pas le frottement dans la laisse et la sortie de câble n'est pas affectée négativement. En cas de chute uniquement, l’effet de freinage de l’appareil est activé. Même la libération d'un alpiniste lourd est beaucoup plus facile à contrôler en raison de la friction accrue. De cette manière, l'Ohm aide à la fois l'assureur et le grimpeur : l'assureur n'est plus tiré de manière incontrôlable contre le mur. Les Ohms dans la chaîne de sécurité augmentent considérablement le facteur de poids maximal recommandé. Dans ce cas, les Ohms sont particulièrement bénéfiques pour les personnes dont le poids est de 40 kg, permettant d'assurer des partenaires beaucoup plus lourds.
Initialement sceptiques, de nombreux grimpeurs ont été convaincus par les démonstrations de l'Ohm. La seule question ouverte est de savoir si l'Ohm peut réellement sécuriser la dynamique. À notre avis, cela est d’une importance capitale. Logiquement, pas sur le premier crochet plus haut, mais si le grimpeur est déjà plus haut. Il est également difficile de savoir si l’Ohm provoque réellement des frictions lors de l’escalade. Cela ne peut être jugé de manière concluante que par un test du produit.
Techniques d'Assurage et Réflexes à Adopter
Au-delà des dispositifs, la technique d'assurage est primordiale. Voici quelques conseils et réflexions issus de l'expérience de grimpeurs confrontés à ces différences de poids :
- Position de l'assureur : Se tenir très en arrière quand on assure un grimpeur lourd peut entraîner des douleurs dans le bas du dos. Il est préférable d'essayer d'autres techniques, comme s'asseoir dans le baudrier, presque les fesses par terre, ou carrément s'asseoir lorsque le grimpeur se repose. L'important est de se relever quand le grimpeur repart. Pour que cela soit efficace, il faut se mettre très près du mur de façon à ce que la corde soit droite.
- Dynamisation de la chute : Un assureur expérimenté sait dynamiser une chute pour absorber l'énergie et éviter un choc brutal. Cependant, avec un grimpeur beaucoup plus lourd, l'assurage sec se dynamise tout seul, car l'assureur sera de toute façon emporté. Comme l'a dit un grimpeur : "toujours dynamiser son assurage, sauf quand ton pote en pèse une quinzaine de plus que toi, là l'assurage sec se dynamise tout seul !!" La meilleure solution est d'apprendre à "voler" à l'assurage, idéalement en salle.
- Choix du système d'assurage : Le Grigri et le Reverso sont deux systèmes populaires. Certains préfèrent le Reverso car il permet d'amortir la chute de manière plus dynamique, tandis que le Grigri peut donner un assurage plus sec. Le plus important est d'utiliser l'appareil avec lequel on a le plus de vécu, car c'est le plus fiable. L'assurage dynamique n'a rien à voir avec le système d'assurage en soi, mais plutôt avec la technique de l'assureur.
- Proximité de la falaise : Assurer près de la falaise, surtout quand la différence de poids se fait ressentir, est la meilleure solution pour ne pas être emporté violemment contre le mur en cas de chute.
- Ne pas s'amarrer : Attacher l'assureur à un arbre ou à un autre point d'ancrage n'est généralement pas une bonne idée, à moins qu'il n'y ait un danger imminent (par exemple, assurer au bord de l'eau). En cas de grosse chute, l'assureur (et le grimpeur !) risquent de se prendre un sacré choc dans les reins par manque de dynamisation. De plus, le fait que l'assureur s'envole quand le grimpeur chute dynamise encore plus le tout, réduisant le choc pour le grimpeur. Les cordes modernes étant très élastiques, l'assureur peut même ne pas bouger si le grimpeur est un poids plume. Cependant, en grande voie, le second est vaché à la paroi quand il assure son premier, ce qui nécessite de placer un point rapidement au-dessus du relais pour éviter un facteur de chute 2.
- Vigilance de l'assureur : Un assureur doit être beaucoup plus vigilant, car s'il lâche la corde ou la tient trop près du huit ou Grigri, cela peut entraîner des blessures graves pour le grimpeur (atterrissage violent) ou pour l'assureur (main qui passe dans l'appareil).
La Corde : Un Élément Clé de la Sécurité
Le choix et l'entretien de la corde sont fondamentaux pour la sécurité en escalade, d'autant plus avec des différences de poids.
Types de Cordes
- Corde à simple : Utilisée sur un seul brin, parfaitement adaptée aux écoles d'escalade (en salle et en extérieur) et à l'escalade sportive sur des voies d'une seule longueur. Diamètres de 8.5mm à 10,5mm, longueurs classiques de 60m à 80m.
- Corde à double : Formée de 2 brins, principalement utilisée pour les voies de plusieurs longueurs (grandes voies). Elle permet la descente en rappel et de limiter le tirage à la montée. Les 2 brins sont clippés alternativement aux dégaines. Diamètres de 7,1mm à 8,6mm, longueurs classiques 2x50m ou 2x60m.
- Corde jumelée : Formée de 2 brins, également pour les grandes voies. Les 2 brins sont clippés simultanément aux dégaines. Diamètres encore inférieurs aux cordes à double.
- Corde multifonction : Très fine (8,5mm à 9,1mm), répondant à la fois aux normes corde à simple et corde à double.

Force de Choc et Facteur de Chute
La force de choc et le facteur de chute sont deux notions importantes de la physique de la chute en escalade. L'énergie est transmise sous forme de force à la chaîne d'assurage. C'est la force de choc. Le facteur de chute théorique ne tient pas compte du frottement de la corde sur le rocher et dans les dégaines. Or, ces frottements empêchent la totalité de la corde de s'allonger. Ainsi, seule une partie de la corde (longueur de corde efficace) va absorber l'énergie de la chute. Il convient alors de parler du facteur de chute réel. On comprend que si le grimpeur ne prend pas les précautions nécessaires pour éviter le tirage, le facteur de chute réel peut très vite augmenter. L'allongement dynamique ne doit pas dépasser 40 % lors de la première chute. Plus cette valeur est haute, plus la corde est "élastique" et confortable en cas de chute, mais plus elle crée de tirage.
Entretien et Utilisation de la Corde
Une fois votre corde choisie, il vous reste encore à bien l'utiliser, l'entretenir et la stocker.
- Ne marchez pas sur les cordes : Une corde pénétrée par le sable et les autres particules voit sa durée de vie diminuée.
- Lavez la corde fréquemment : Utilisez un savon doux non détergent, de préférence dans une machine à chargement frontal au cycle délicat ou à la main (avec une brosse Rope Brush de Béal et le Rope Cleaner de Béal). N'utilisez pas de laveuse domestique à chargement par le haut sans protection pour la corde.
- Stockez la corde dans un sac à corde : Cela prolonge sa vie en la protégeant du sable, des particules et des objets contondants pendant le transport. Un sac à corde avec une bâche d'une bonne superficie est recommandé.
- Alternez les bouts d'encordement : Le premier de cordée ne devrait pas s'encorder toujours par le même bout de la corde. Alternez les bouts d'une utilisation à l'autre ou après une chute pour une usure uniforme.
- Évitez le tirage : Rallongez les points d'ancrage pour limiter le tirage.
L'Équipement des Voies : Un Travail Bénévole et Essentiel
L'équipement des voies est un aspect fondamental de l'escalade, souvent réalisé par des passionnés bénévoles. Ce travail exigeant garantit la sécurité et la diversité des itinéraires.

Les Motivations de l'Équipeur
Les motivations des équipeurs sont généralement altruistes, visant à offrir de nouvelles voies aux grimpeurs. Ce n'est pas la notoriété qui les pousse, mais une passion de création. Une journée d'équipement est souvent plus fatigante qu'une journée d'escalade, avec des sacs lourds, des brûlures, de la poussière et des risques de chutes de pierres lors du repérage. La plupart des équipeurs sont bénévoles et prennent sur leur temps libre, les frais de déplacement sortant de leur poche. Les clubs ou associations fournissent le matériel.
Les Approches de l'Équipement
Il existe deux approches principales pour équiper une voie :
- L'équipement du haut : Le grimpeur accède à pieds au sommet de la falaise, où il installe la corde qui lui permettra d’équiper. Cette option est habituellement choisie pour les moulinettes et permet de travailler seul dans de bonnes conditions de sécurité, en vérifiant la possibilité de passage en libre avec les prises existantes.
- L'ouverture du bas : Une cordée (parfois un grimpeur en solo auto-assuré) part du bas de la falaise et progresse en posant les points à la montée, en découvrant l’itinéraire au fur et à mesure. L’ouvreur utilise en général des coinceurs et pitons pour protéger son ascension ou pour se « vacher » afin de planter un goujon. Cette technique est très aventureuse et l’on risque de grosses chutes avec un perforateur dans les mains. Elle est utilisée essentiellement en terrain d’aventure, mais aussi sur de grandes falaises où l’escalade se rapproche plus d’une approche sportive. L’ouverture du bas correspond à une éthique proche de l’alpinisme, qui demande du courage et procure de fortes sensations. C'est un sujet à polémique.
La Question de la Taille des Prises
Ne pas tailler (ou coller) de prises implique d’avoir moins de voies (on s’interdit parfois de superbes lignes où il ne manque qu’une ou deux prises) ou bien des voies comportant de gros pas de bloc. Tailler des prises, c’est abîmer ce que la nature nous offre, même si on l’abîme déjà avec les points d’assurances, le nettoyage et la magnésie. Les prises naturelles offrent plus d’esthétisme, généralement plus d’adhérence et souvent une gestuelle plus recherchée que les prises taillées ou rapportées. Le reproche majeur à cette pratique est de détruire des lignes de très haut niveau, car de nombreuses voies avec prises taillées seraient réalisables uniquement avec les prises naturelles, parfois à une difficulté bien supérieure.
Procédure d'Équipement et de Rééquipement
La procédure d'équipement implique plusieurs étapes rigoureuses :
- Repérage de la ligne : Il faut s'assurer que la ligne n'est pas trop proche des voies voisines et que les prises ne sont pas utilisées par celles-ci. Sur un site vierge, il est crucial d'évaluer l'intérêt du site (nombre de voies, hauteur, qualité du rocher, confort au pied) et d'obtenir les autorisations nécessaires auprès des propriétaires. Attention aux secteurs volontairement vierges pour protéger la faune ou la flore.
- Accès au sommet et installation de la corde : Atteindre le haut de la falaise est parfois laborieux. Une fois en haut, il faut descendre une première fois pour se repérer, remonter, déplacer la corde, et redescendre à nouveau. Cela peut prendre plusieurs allers-retours. Des amarrages solides sont nécessaires (arbres bien enracinés, lunules, ou relais provisoires).
- Nettoyage de la voie : C'est souvent la partie la plus pénible. Il faut éliminer toutes les pierres instables et prises peu solides pour des raisons de sécurité et de confort. On peut consolider avec de la colle (résine type Sikadur 31+), en veillant à l'appliquer proprement. Le nettoyage concerne un maximum de surface autour de la voie, pas seulement les prises utilisées. Divers outils métalliques et brosses (brosse à poils durs, brosse à dent) sont nécessaires. Un masque antipoussière est conseillé.
- Emplacement des points : Les points doivent éviter les mauvaises chutes (au sol ou sur vire), même si un équipement engagé peut être choisi au premier point. Une fois le premier point mousquetonné, il ne doit plus être possible de tomber au sol ou sur une vire. La plaquette et le mousqueton doivent être à plat sur le rocher. Il faut penser aux grimpeurs de petite taille et ne pas placer le point trop haut. Limiter le tirage en alignant les points et éviter les mousquetonnages en croisé. Le mousquetonnage doit être effectué dans une position facile. La meilleure méthode est de gravir la voie plusieurs fois pour déterminer les zones et marquer les emplacements.
- Choix des ancrages (broches ou goujons) :
- Goujons : Plus rapides à poser. L'expansion du goujon provoque une pression sur le rocher, à éviter s'il est fragile. Les plaquettes sont en général plus voyantes.
- Broches : Ne fragilisent pas le rocher, le renforcent grâce à la colle qui pénètre dans d'éventuelles fissures. Il faut vérifier la dureté de la colle après séchage.
Le rééquipement utilise la même procédure, à l'exception du repérage. On utilisera les points existants pour placer la corde, ce qui facilite grandement le travail.
