Le tuteur ou maître d’apprentissage est une personne clé dans le succès de l’accompagnement et de l’intégration d’un étudiant en alternance, qu'il s'agisse d'un jeune professionnel ou d'un stagiaire dans le milieu de l'enseignement ou de la santé. Cette figure essentielle participe activement à la réussite de l’apprenant et à sa montée en compétences durant l’intégralité de sa formation. Loin de ne remplir qu’une simple formalité, le professionnel qui va « tutorer » un nouvel arrivant endosse une mission de première importance : il va permettre à ce jeune collaborateur de grandir professionnellement et de s’intégrer au mieux dans le collectif. C’est une chance, à la fois pour l’étudiant et pour l’entreprise ou l'établissement d'accueil. De nombreux tuteurs témoignent de l’enrichissement de cette expérience, la considérant comme une opportunité de développement professionnel et personnel.

Les Différents Visages du Tutorat : Statuts et Cadres Réglementaires
Le terme "tuteur" recouvre en réalité plusieurs réalités, avec des statuts juridiques distincts et des obligations spécifiques. Sur le terrain, les missions peuvent sembler quasi identiques, mais juridiquement, trois cadres différents n’imposent pas les mêmes exigences.
Maître d’Apprentissage : Le Référent des Contrats d'Apprentissage
Désigner un maître d’apprentissage pour accompagner et guider un alternant est une obligation réglementaire pour l’entreprise. Le statut de maître d’apprentissage est spécifiquement lié aux contrats d’apprentissage, régis par les articles L. 6223-1 à L. 6223-8 du Code du travail.
Critères d'Éligibilité pour le Maître d’Apprentissage
Les critères d'éligibilité pour être maître d’apprentissage visent à maximiser les chances de succès de l'alternant. L’employeur a l’obligation de choisir un salarié de l’entreprise qui justifie au moins de trois ans d’expérience dans une qualification visée par l’alternant. Les conditions de qualification peuvent être remplies de trois façons différentes prévues par le Code du travail, et il suffit d’en valider une seule.
Voie 1 : Diplôme et ExpérienceLe candidat est titulaire d’un diplôme ou d’un titre professionnel dans le même domaine que celui préparé par l’apprenti, et justifie d’au moins deux années d’expérience professionnelle pertinente. C’est la voie la plus courante, impliquant une cohérence entre le métier exercé par le maître d’apprentissage et la formation suivie par l’apprenti.
Voie 2 : Expérience Seule (3 ans)Le candidat a exercé une activité professionnelle en rapport avec la qualification visée pendant au moins trois ans, avec un niveau de qualification minimal déterminé par la commission départementale de l’emploi et de l’insertion. Cette voie est particulièrement utile pour les professionnels qui n’ont pas de diplôme spécifique dans le domaine mais qui possèdent une réelle expertise de terrain.
Voie 3 : Expérience avec Avis d’Autorité (3 ans)Le candidat dispose d’une expérience professionnelle de trois ans en relation avec le diplôme préparé, avec avis favorable du recteur, du directeur régional de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt, ou du directeur régional de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale, selon le secteur concerné. Si aucune réponse n’est donnée dans un délai d’un mois à compter de la saisine de l’autorité compétente, l’avis est considéré comme favorable.
Ce qui ne compte pas dans l'expérience requise :Il est important de noter que les stages et les périodes de formation en milieu professionnel dans le cadre d’une formation initiale ou continue qualifiante ne sont pas pris en compte pour le calcul de l’expérience requise. Seules comptent les périodes de salariat ou d’activité professionnelle effective.
Qui peut exercer la fonction de Maître d’Apprentissage ?
La fonction de maître d’apprentissage peut être exercée par différentes personnes :
- L’employeur lui-même, s’il répond aux critères de qualification et d’expérience.
- Un employé désigné par l’employeur.
- Une équipe tutorale, où plusieurs employés partagent la fonction. Dans ce cas, un « maître d’apprentissage référent » est nommé pour coordonner l’équipe et maintenir une communication fluide avec le centre de formation d’apprentis (CFA).
Une condition souvent oubliée mais essentielle à la réussite de la mission est le volontariat du maître d’apprentissage. Un maître d’apprentissage désigné contre son gré donne rarement de bons résultats.
Le Tuteur : Accompagnement des Contrats de Professionnalisation
Le tuteur d’un alternant en contrat de professionnalisation est encadré par les articles L. 6325-3-1 et suivants du Code du travail. Ce statut impose également des exigences spécifiques.
Exigences pour le Tuteur en Contrat de Professionnalisation
Le tuteur d’un alternant en contrat de professionnalisation doit satisfaire à quatre exigences cumulatives :
- Être un employé de l’entreprise qui emploie le salarié en contrat.
- Avoir choisi de devenir tuteur (volontariat).
- Justifier d’au moins deux années d’expérience dans le domaine de qualification visé par le contrat.
- Avoir été désigné formellement par l’employeur.
L’employeur peut aussi faire office de tuteur s’il répond aux critères de qualification et d’expérience.
Le Tuteur de Stage : Un Cadre Plus Souple
Le tuteur de stage est défini par la convention de stage et l'article L. 124-9 du Code du travail. Contrairement aux deux statuts précédents, il n'y a pas d’exigence de diplôme spécifique pour être tuteur de stage. Cependant, la mission d'accueil et d'accompagnement de l'étudiant reste primordiale.
Bien comprendre le rôle du tuteur / maître d’apprentissage
Missions et Rôles du Tuteur en Entreprise
La mission du tuteur est de guider, aider, informer et accompagner le salarié tout au long de sa période de professionnalisation ou d'apprentissage.
Intégration et Accueil
La première mission du tuteur est l’intégration de l’alternant : accueillir, informer, accompagner le nouveau collaborateur. À son arrivée, l’alternant se retrouve dans un univers encore inconnu dont il doit en apprendre les codes. Pour s’y retrouver, il a besoin d’un référent attentif et disponible pour se mettre en phase avec la culture de l’entreprise. C’est un rôle crucial pour faciliter son adaptation et sa familiarisation avec le nouvel environnement de travail.
Organisation et Coordination de l'Activité
Au-delà de l’accueil et de l’initiation à l’univers de l’entreprise, le tuteur a pour mission d’organiser concrètement l’activité de l’alternant et de la coordonner avec celle des autres salariés appelés à interagir avec lui. Afin que l’alternant acquière la vision la plus large possible du métier, le tuteur veillera à lui attribuer des tâches suffisamment variées. La finalité première de la formation en alternance étant bien l’apprentissage et l’acquisition de compétences. Pour cela, le tuteur doit organiser son travail avec les autres salariés concernés, contribuant ainsi à la formation professionnelle du salarié.
Liaison et Suivi Pédagogique
Le processus de professionnalisation implique une collaboration tripartite entre l’alternant, l’entreprise et le centre de formation. C’est au maître d'apprentissage de faire le lien entre tous en maintenant le dialogue avec l’alternant et en s’assurant qu’il se sent bien dans son nouvel environnement. Il doit aussi maintenir régulièrement le contact avec le centre de formation. Le tuteur est également impliqué dans l’évaluation de la formation avec l’aide de l’établissement de formation, assurant un suivi pédagogique rigoureux.
Développement des Compétences et Réflexion Professionnelle
Les tuteurs facilitent la démarche réflexive du stagiaire, à partir des situations rencontrées dans sa pratique. C’est par un questionnement conjoint à partir des pratiques que l’étudiant repère les apprentissages à effectuer et sollicite les ressources nécessaires pour élaborer des solutions qu’il va pouvoir utiliser dans d’autres situations. Des tuteurs comme Perrine S. constatent : « Grégoire [un jeune assistant chef de projet digital en alternance] m’apporte beaucoup d’idées. Il est force de proposition. » Elle ajoute : « Sur le plan personnel, j’ai grandi en management car le tutorat demande du temps et il faut apprendre à être à l’écoute. » Les échanges avec les étudiant·es ou les stagiaires ne se font jamais dans un seul sens. Ils permettent de réfléchir à son métier, et, au moment d’en expliciter davantage les règles, d’en apprécier toute la richesse.
Le Tutorat dans le Milieu de l'Enseignement et de la Santé
Au-delà du cadre de l'alternance en entreprise, le tutorat est également un pilier essentiel dans d'autres secteurs, notamment l'éducation et la santé, où il prend des formes spécifiques.
Tuteurs en Milieu Scolaire et Universitaire
De nombreux et nombreuses collègues peuvent devenir tuteur ou tutrice d’un·e stagiaire ou d’un·e étudiant·e en MEEF dans les collèges et les lycées. S’il est bien mal rémunéré, et peu reconnu par l’institution, le tutorat est souvent apprécié par ceux et celles qui s’y consacrent. Le SNES-FSU s’efforce de développer l’accompagnement des tuteurs et tutrices, dont les situations sont en réalité très diverses.
Tuteur de Terrain (MEEF)
Choisi·e par l’Inspection car « expérimenté, reconnu pour ses compétences didactiques et pédagogiques, son engagement dans le système éducatif », le ou la tuteur·trice de terrain est théoriquement volontaire, même si parfois l’IPR fait fortement pression sur les collègues. Il ou elle exerce la plupart du temps dans le même établissement que le ou la stagiaire. Les rectorats et/ou les INSPE publient parfois des guides à l’intention des tuteurs·trices de terrain, détaillant notamment les procédures de suivi et d’évaluation, fondées sur le référentiel des métiers du professorat du 1er juillet 2013 et des grilles ad hoc.
Les missions du tuteur de terrain sont très étendues. Il « exerce les fonctions de maître d’apprentissage et conseille le contractuel alternant pendant cette première phase de professionnalisation. Identifié pour ses qualités professionnelles et son expérience, il est chargé du suivi et de l’accompagnement du contractuel alternant. Il contribue à la construction des compétences professionnelles attendues dans le référentiel des métiers du professorat du 1er juillet 2013. Il accompagne le contractuel alternant dans la mise en œuvre des apprentissages et l’évaluation des élèves et pour toutes les questions relevant de la gestion et de la conduite de la classe ».
Tuteur d'AED en Pré-Professionnalisation
L’AED en pré-professionnalisation est un·e étudiant·e qui signe un contrat de 3 ans dans un établissement du second degré, et qui est censé prendre en charge des missions de plus en plus nombreuses. Il et elle doit être accompagné·e dans son collège ou son lycée. Les collègues qui s’engagent dans ce tutorat doivent être attentifs et attentives au fait qu’un AED Prépro signe un contrat de 3 ans. Cependant, il est à noter que depuis 2024, le dispositif de recrutement des AED prépro est suspendu.
Tutorat Universitaire
À l'université, les dispositifs d'accompagnement à la réussite se multiplient. Apprentissage, méthodologie, vie universitaire… À l’université de Nanterre (92), un accompagnement méthodologique a été mis en place depuis plusieurs années pour les étudiants de première année connaissant des difficultés. Ce tutorat a été renforcé et étendu aux étudiants en deuxième année. Deux formes de tutorat ont été renforcées : le tutorat disciplinaire pour une aide spécifique sur un cours ou une matière, et un tutorat d'accompagnement proposé dans certains UFR. Enfin, un tutorat focalisé sur la rédaction est ouvert à tous les étudiants de licence. À Sorbonne Université, le tutorat est accessible à tous les niveaux de licence et même en master. Cet accompagnement en présentiel a été renforcé cette année par des séances supplémentaires en ligne. Certains départements et UFR ont également mis en place des stages à la rentrée pour les étudiants en L1, L2 et L3.
Maîtres de Stage dans les Professions de Santé
Cette fiche concerne les maîtres de stage (MDS)/tuteurs (toutes professions de santé confondues) qui encadrent un stage professionnalisant durant la formation initiale. Les stages des étudiants sont encadrés par des maîtres de stage (MDS) ou des tuteurs qui ont pour mission, d’une part, d’accueillir l’étudiant et l’intégrer sur son lieu d’exercice et, d’autre part, d’assurer sa formation dans son cadre d’exercice. Le stage se déroule dans le cadre d’exercice du MDS/tuteur. L’interaction entre le stagiaire et le MDS/tuteur et la recherche des informations de différentes sources dont les données de la littérature permettent de répondre aux questions sur la prise en charge des patients.

Les Compétences Essentielles du Tuteur
Pour être tuteur d’un apprenti, il faut être qualifié et expérimenté dans le métier pour lequel l’apprenti suit sa formation. Il faut également être en mesure de transmettre efficacement ses connaissances, et être prêt à fournir des conseils et un soutien réguliers. La mission de maître d’apprentissage exige des compétences spécifiques qu’un bon professionnel ne détient pas nécessairement.
Qualités Pédagogiques et Relationnelles
Un tuteur doit posséder de solides compétences didactiques et pédagogiques pour transmettre son savoir et ses savoir-faire. La capacité à être à l'écoute, à communiquer clairement et à établir une relation de confiance est fondamentale. Le tutorat demande du temps et il faut apprendre à être à l’écoute, comme le souligne Gaëlle D. L'accompagnement d’un alternant est un réel engagement et demande d’organiser son planning pour répondre à cette mission.
Compétences Organisationnelles
Le tuteur doit être capable d'organiser l'activité de l'alternant, de lui attribuer des tâches variées et de coordonner son travail avec les autres membres de l'équipe. Il doit également respecter l'emploi du temps de l'alternant et assurer la liaison avec le centre de formation.
Capacité à Favoriser l'Autonomie et la Réflexion
Le tuteur ne se contente pas de donner des directives ; il doit encourager l'autonomie de l'apprenant et développer sa capacité de réflexion. La démarche réflexive du stagiaire, à partir des situations rencontrées dans sa pratique, est un élément clé de l'apprentissage.

Aspects Pratiques et Reconnaissance du Tutorat
Le tutorat, quel que soit son cadre, implique des aspects pratiques liés à la charge de travail, à la reconnaissance et à la formalisation de la mission.
Limites d'Encadrement
Les limites légales sont strictes concernant le nombre d'apprentis ou d'alternants qu'un tuteur peut encadrer simultanément :
- Tuteur salarié : 3 personnes maximum simultanément (apprentis, alternants ou salariés en contrat de pro confondus).
- Maître d’apprentissage salarié : 2 apprentis maximum (+ 1 redoublant exceptionnellement).
- Employeur-tuteur : 2 personnes maximum.
Formation au Tutorat
La formation au tutorat n’est pas légalement obligatoire pour exercer la fonction dans tous les cas. Cependant :
- Certaines branches professionnelles la rendent obligatoire via leurs accords de branche (notamment dans le BTP, la métallurgie, la propreté).
- Beaucoup d’OPCO financent la formation à 100 % et l’encouragent fortement.
- L’expérience montre qu’un tuteur formé réduit significativement les ruptures de contrat et améliore la qualité de l’accompagnement.
Une certification relative aux compétences de maître d’apprentissage ou tuteur peut être obtenue en se présentant à un examen ou, dans certains cas, par équivalences.
Rémunération et Reconnaissance
Oui, dans la plupart des cas, une prime tutorale est versée par l’OPCO ou par l’employeur. Le montant et les conditions varient selon :
- La branche professionnelle et la convention collective.
- L’OPCO dont dépend l’entreprise.
- Le statut (privé ou public - la fonction publique d’État verse une prime forfaitaire annuelle de 500 €).
- Le type de contrat (apprentissage ou professionnalisation).
Exercer des fonctions de tuteur d’apprentissage permet d’acquérir une prime jusqu’à 720 € au titre du compte personnel de formation (CPF). Nous constatons que les tuteurs sont de plus en plus impliqués dans leur mission. Nous observons aussi l’augmentation des anciens alternants chez les tuteurs.
Formalisation de la Désignation
La désignation du tuteur se fait au moment de la signature du contrat (Cerfa FA13 pour l’apprentissage, formulaire EJ20 pour le contrat de professionnalisation). L’identité du tuteur, sa fonction et ses qualifications doivent y figurer.
Quelques bonnes pratiques pour sécuriser la désignation incluent :
- Rédiger une lettre de mission interne précisant le rôle du tuteur, le temps consacré, les objectifs pédagogiques et les modalités d’évaluation.
- Vérifier les pièces justificatives : copie du diplôme du tuteur, attestation d’expérience, éventuellement avis d’autorité pour la voie 3.
- Notifier le CFA ou l’organisme de formation de l’identité du tuteur dès la signature.
- Anticiper la continuité : prévoir un tuteur de remplacement en cas d’absence longue ou de départ.

Les Cas Particuliers et Questions Fréquentes
Plusieurs interrogations peuvent émerger concernant le rôle et le statut du tuteur.
L'Employeur Peut-il Être Lui-même Tuteur ?
Oui, à condition de répondre personnellement aux critères de qualification et d’expérience. Dans ce cas, le nombre d’apprentis qu’il encadre est limité à deux maximum.
Faut-il Être en CDI pour Être Tuteur ?
Non, le statut du contrat du tuteur n’est pas une condition légale. Un salarié en CDD peut techniquement être tuteur, mais l’idéal reste un CDI ou un CDD couvrant l’intégralité de la durée du contrat de l’apprenti - pour assurer la continuité de l’accompagnement.
Que se Passe-t-il si le Tuteur Quitte l’Entreprise en Cours de Contrat ?
L’employeur doit désigner un nouveau tuteur répondant aux conditions légales et notifier le changement au CFA et à l’OPCO. Une période de transition entre les deux tuteurs est fortement recommandée pour préserver la dynamique pédagogique.
Peut-on Être Tuteur de son Propre Conjoint ou d’un Membre de sa Famille ?
Aucune disposition légale ne l’interdit explicitement, mais c’est déconseillé : la frontière entre vie professionnelle et vie privée devient difficile à maintenir, et l’évaluation peut perdre en objectivité.
Les Conditions Changent-elles pour un Apprenti Adulte ?
Non, les conditions de qualification du maître d’apprentissage restent identiques quel que soit l’âge de l’apprenti. Seul le contrat de l’apprenti varie selon les dispositifs (apprentissage classique, contrat de professionnalisation adulte, Pro-A, etc.).
Quelle Différence entre Maître d’Apprentissage et Tuteur ?
Les missions sont quasi identiques sur le terrain. La différence est juridique : « maître d’apprentissage » s’applique aux contrats d’apprentissage (articles L. 6223 du Code du travail), « tuteur » aux contrats de professionnalisation (articles L. 6325). Les conditions de qualification sont très proches.
Le Rôle du Tuteur Pédagogique au CFA
À ne pas confondre avec le maître d’apprentissage en entreprise, le tuteur pédagogique au sein d’un Centre de Formation d’Apprentis accompagne et soutient les apprentis dans leur parcours de formation théorique.
Contrairement au tuteur en entreprise qui guide et évalue l’apprenti dans le cadre de sa formation pratique, le tuteur pédagogique intervient sur les enseignements dispensés au CFA. Il est chargé de :
- Accueillir les apprentis et les informer sur le fonctionnement du CFA.
- Assister les apprentis dans leur choix de parcours et leur projet professionnel.
- Animer des séances de formation.
- Participer à l’évolution du contenu de formation.
- Évaluer régulièrement les apprentis pour vérifier leur progression.
- Conseiller les apprentis sur les méthodes de travail et les techniques d’apprentissage.
- Assurer le suivi administratif des apprentis.
Le tuteur pédagogique est donc un interlocuteur privilégié pour les apprentis au CFA. Avec le maître d’apprentissage en entreprise, il forme la relation triangulaire indispensable à la réussite de l’alternance.

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