Comment identifier une espèce de bonsaï : Styles, Caractéristiques et Entretien

Le monde fascinant du bonsaï, cet art ancestral japonais de cultiver des arbres miniatures en pot, captive par sa complexité et sa beauté. Identifier correctement une espèce de bonsaï est une étape cruciale pour assurer son bon développement et sa longévité. Cette identification ne se limite pas à reconnaître la famille d'un arbre, mais englobe également la compréhension de son style de culture et de ses besoins spécifiques en matière d'entretien.

Illustration des différents styles de bonsaï

L'importance de la nomenclature scientifique

Dans l'univers du bonsaï, comme dans toute la botanique, la précision est de mise. Le nom latin d'une espèce végétale est universel et sans ambiguïté, contrairement aux noms communs qui peuvent varier d'une région à l'autre, voire prêter à confusion. C'est un moyen essentiel pour les initiés de distinguer et de classer clairement les plantes.

Prenons l'exemple de l'orme. Vous avez acheté un bonsaï d'orme et demandez à un ami comment ce bonsaï doit passer l'hiver. L'ami, ayant en tête un orme des champs (Ulmus carpinifolia), vous conseillera en toute conscience d'hiverner l'arbre à l'extérieur. Au printemps, vous retournez chez le marchand de bonsaï avec un orme "extrêmement mauvais". Le revendeur vous dira que votre bonsaï d'orme de Chine (Ulmus parvifolia) ne doit pas être hiverné à l'extérieur à -20°C mais dans une chambre froide à 0-10°C. En raison du flou du nom commun, un bel arbre a été perdu. Même un ami japonais bonsaï aurait des difficultés avec le terme orme, car le terme scientifique (latin) Ulmus parvifolia est attribué selon les règles de dénomination binaire (= double).

Les familles regroupent des genres ayant des caractéristiques similaires. Les noms d'espèces se composent d'au moins deux parties : le genre et le nom d'espèce. Le nom générique indique souvent des traits caractéristiques du genre. Lors de l'attribution des noms, les termes latins ou grecs sont utilisés presque exclusivement. Les espèces peuvent se diviser naturellement ou de la reproduction en sous-espèces, variétés et sortes. Ce fait est rendu justice en ajoutant d'autres parties du nom de l'espèce. Un très bon exemple est l'espèce Acer palmatum - l'érable japonais. Si les feuilles finement pennées de l'espèce sont fendues, cette variété de l'espèce s'appelle Acer palmatum dissectum. Ces exemples montrent qu'il est important de s'entendre sur un langage commun. Pour cette raison, le nom scientifique est principalement utilisé pour les liens ou les références croisées dans le contexte du bonsaï, tout en répertoriant, dans la mesure du possible, des noms allemands ou anglais bien connus dans les descriptions d'espèces de l'arboretum.

Tableau comparatif des noms communs et scientifiques d'espèces de bonsaï

Les styles de bonsaï et leur signification

À travers les années, de nombreux styles ont été identifiés pour classer les bonsaïs, ressemblant à des situations naturelles et reflétant les défis que les arbres affrontent dans leur environnement. Comprendre ces styles est une première étape pour identifier l'espèce et anticiper ses besoins.

Le style Balai (Hokidachi)

Le style Balai est idéal pour les arbres qui ont une ramification dense et fine. Le tronc est droit et vertical et ne se termine pas à la cime de l’arbre; ses branches rayonnent dans toutes les directions à environ 1/3 de la hauteur de l’arbre. C'est un style classique, souvent rencontré avec des espèces de la famille de l’orme.

Le style Droit formel (Chokkan)

Le style Droit formel est une forme de bonsaï très commune. Ce style se rencontre souvent dans la nature, particulièrement quand l’arbre est exposé à beaucoup de lumière et qu’il n’est pas confronté à la concurrence d’autres arbres. Pour ce style, la conicité du tronc droit et vertical doit être clairement visible. Celui-ci doit donc être plus épais à la base et doit devenir progressivement plus étroit avec la hauteur. Un arbre originaire du Japon, le Zelkova serrata, est souvent utilisé pour ce style.

Le style Droit informel (Moyogi)

Le style Droit informel est courant tant dans la nature qu’en bonsaï. Le tronc pousse verticalement, approximativement, dans une forme de ‘S’, et porte des branches à chaque courbe. Cette sinuosité confère une élégance naturelle à l'arbre.

Le style Penché (Shakan)

Résultat d’un vent soufflant dans une direction dominante ou lorsqu'un arbre grandit dans l’ombre et doit chercher le soleil, l’arbre se penchera dans une direction. En bonsaï, le style Penché devrait pousser à un angle de 60-80 degrés par rapport au sol. Les racines sont bien développées d’un côté pour maintenir l’arbre debout. Du côté où l’arbre penche, les racines ne sont clairement pas aussi développées. La première branche pousse de l’autre côté de la direction de l’arbre, pour créer un sentiment d’équilibre visuel.

Le style Cascade (Kengai) et Semi-cascade (Han-kengai)

Un arbre vivant dans la nature sur une falaise verticale peut se pencher vers le bas à cause de plusieurs facteurs, comme le poids de la neige ou les chutes de pierres. Ces contraintes font que l’arbre pousse vers le bas. En bonsaï, il peut être difficile de maintenir un arbre qui pousse vers le bas parce que l’orientation de la pousse est opposée à la tendance naturelle de l’arbre, qui, lui, pousse vers le haut. Les bonsaïs en cascade sont plantés dans des pots hauts. L’arbre devrait se développer vers le haut sur une petite distance, puis ensuite se plier vers le bas. La couronne de l’arbre pousse normalement en dessus du bord du pot, mais les branches inférieures alternent à droite et à gauche le long d’un tronc courbé en forme de ‘S’.

Le style en Semi-cascade, exactement comme le style Cascade, se retrouve dans la nature sur les falaises et sur les bords des rivières et des lacs. Le tronc pousse verticalement sur une petite distance puis se plie vers le bas / vers les côtés. Contrairement au style Cascade, le tronc en Semi-cascade ne poussera jamais au-dessous de la base du pot.

Le style Battu par les vents (Fukinagashi)

Le style Battu par les vents est un bon exemple d’arbres qui doivent se battre pour survivre. Les branches tout comme le tronc poussent d’un même côté comme si un vent avait soufflé l’arbre constamment dans une direction. Cette dynamique crée une impression de mouvement et de résilience.

Le style Littéraire (Bunjingi)

Dans la nature, ce style se retrouve dans des endroits densément peuplés par d’autres arbres et où la concurrence est telle que l’arbre ne peut survivre qu’en grandissant plus que les autres. Le tronc pousse de travers vers le haut, et est dépourvu de branches puisque le soleil n’atteint que le sommet de l’arbre. Pour être sûr qu’il est encore plus en difficulté, certaines branches sont transformées en ‘Jin’ (branche morte). Lorsque de l’écorce est enlevée d’un côté du tronc, le tronc est décrit comme ayant un ‘Shari’. L’idée est de dramatiser le fait que l’arbre se batte pour survivre.

Exemple de bonsaï en style Littéraire avec Jin et Shari

Le style Double tronc (Sokan) et Troncs multiples (Kabudachi)

Le style Double tronc est courant dans la nature, mais n’est pas si fréquent dans l’art du bonsaï. Normalement les deux troncs partagent un seul système racinaire, mais il est aussi possible que le plus petit des deux arbres pousse sur le plus gros tronc juste au-dessus du collet. Les deux troncs sont différents tant en épaisseur qu’en hauteur; le plus épais et le plus développé croît relativement verticalement, alors que le plus petit est un peu moins développé.

En théorie le style Troncs multiples est identique au style Double tronc, mais avec 3 ou davantage de troncs. Tous les troncs partagent le même système racinaire, et ne forment qu’un seul arbre.

Le style Forêt (Yose-ue)

Le style Forêt ressemble beaucoup au style Troncs multiples, mais la différence est qu’il est constitué de plusieurs arbres plutôt que d’un seul arbre avec plusieurs troncs. Les arbres les plus développés sont placés au milieu d’un grand pot peu profond. Sur les côtés quelques arbres plus petits sont plantés pour participer à la même et unique couronne, créant ainsi une illusion de paysage forestier.

Le style Racines sur roche (Seki-joju)

Sur des terrains rocailleux, les arbres sont obligés de chercher avec leurs racines des sols riches en nutriments qui se trouvent souvent dans des fissures ou des trous. Les racines ne sont pas protégées jusqu’à ce qu’elles atteignent le sol et doivent se protéger elles-mêmes du soleil : en développant une écorce particulière. Dans ce style, les racines de l’arbre poussent dans les fissures et les trous de la roche. Ceci signifie que les racines ont peu de place pour se développer et absorber des nutriments. Les arbres poussant dans des roches ne paraîtront jamais en pleine santé, c’est pourquoi il faut montrer que l’arbre doit se battre pour survivre. Il est important de le nourrir et de l’arroser souvent, puisqu’il n’a pas beaucoup d’espace pour stocker de l’eau et des nutriments.

Le style Rongé par le temps (Sharimiki)

Avec le temps qui passe, certains arbres développent des parties sèches ou écorcées sur leur tronc, résultats de conditions météorologiques difficiles. Les parties sèches commencent en général là où les racines émergent du sol et s’amincissent au fur et à mesure que l’on remonte sur le tronc. Un ensoleillement intense fait blanchir des parties, qui deviennent une partie de l’arbre avec beaucoup de caractère.

Le style Troncs par empilement (Ikadabuki)

Parfois un arbre qui se couche peut survivre en pointant ses branches vers le haut. L’ancien système racinaire peut fournir assez de nutriments aux branches pour survivre. Après quelque temps, de nouvelles racines commencent à pousser, remplaçant finalement la fonction des anciennes racines. Les anciennes branches, qui pointent maintenant vers le ciel, se développent en troncs et de nombreuses branches poussent, résultats de l'apport supplémentaire de nutriments.

Les différents types de bonsaïs et leurs particularités

Les bonsaïs étaient à l’origine des arbres d’extérieur, tout comme les arbres dont ils étaient la réplique miniature : érables, pins, hêtres… Désormais, deux types de bonsaïs sont commercialisés : les bonsaïs d’extérieur et les bonsaïs d’intérieur, ces derniers étant obtenus à partir de variétés tropicales ou subtropicales susceptibles de s’acclimater dans nos maisons. Les bonsaïs d’intérieur ont connu un tel succès qu’ils sont maintenant les plus répandus. Attention, cependant ! En dépit de leur nom, ce sont des arbres qui ont besoin de vivre une partie de l’année en plein air : autrement dit, il est nécessaire de pouvoir les sortir à la belle saison au jardin ou sur le balcon. Si vous décidez d’acquérir un bonsaï d’intérieur, certaines caractéristiques peuvent guider votre choix, notamment la facilité d’entretien et la vitesse de croissance de l’arbre.

Bonsaïs d'intérieur faciles d'entretien

Le bonsaï ficus

Les bonsaïs ficus sont sans nul doute les plus faciles à entretenir, notamment en raison de leurs feuilles persistantes, épaisses et cireuses, qui tolèrent relativement bien une certaine sécheresse ambiante.

  • Le bonsaï ficus retusa (Ficus retusa) : est l’un des plus répandus. Il se caractérise par des racines aériennes vigoureuses et une croissance rapide.
  • Le bonsaï ficus ginseng (Ficus microcarpa) : a également de fortes racines aériennes (le mot chinois « ginseng » signifie « racine »). Sa silhouette se caractérise par un renflement important à la base du tronc, ce qui lui permet de stocker l'eau en vue des périodes de sécheresse.

Le poivrier du Japon (Zanthoxylum piperitum)

Si vous avez envie d’un petit arbre original à croissance rapide, le poivrier du Japon (Zanthoxylum piperitum) est fait pour vous : son beau feuillage persistant est non seulement vernissé, mais a la particularité d’être très aromatique. Au printemps, cet arbre vous offrira en prime des fleurs blanc vert, suivies de petits fruits.

Le pin des bouddhistes (Podocarpus macrophyllus)

Si vous souhaitez plutôt un bonsaï sapin, vous aimerez le pin des bouddhistes (Podocarpus macrophyllus), à croissance très lente, portant des aiguilles d’un vert brillant au revers glauque. C'est un arbuste ou petit arbre tropical aux feuilles ressemblant à de larges aiguilles vert-foncées. Le fruit porte un arille, comme les ifs.

Autres bonsaïs d’intérieur populaires

D’autres bonsaïs d’intérieur populaires sont les troènes, les buis, ou encore les bonsaïs carmona et serissa.

  • Bonsaï troène de Chine (Ligustrum sinensis) : Feuillage persistant à semi-persistant, vert foncé. Parfois quelques fleurs blanches en juin-juillet, suivies de petits fruits ovales noirs. Croissance rapide. Le troène se ramifie très bien, est facile d’entretien et robuste. Souvent utilisé pour des petites haies, topiaires et plantes en pot.
  • Bonsaï buis de Chine (Buxus harlandii) : Feuillage persistant, très petites feuilles vert foncé brillant. Floraison blanche insignifiante en février-mars. Écorce côtelée décorative. Croissance lente. Le buis porte des petites feuilles rondes, vertes et brillantes, et une écorce beige claire.
  • Bonsaï carmona (Carmona retusa, Carmona microphylla) ou arbre à thé : Feuillage vert brillant. Fleurs blanches en été, suivies de petits fruits globuleux. Croissance rapide. C'est un petit arbuste de l’Asie du Sud-Est, aux très petites feuilles, petites fleurs blanches et troncs d’une écorce claire. Certains cultivars portent des feuilles panachées. Quant la plante est taillée, elle dégage une odeur désagréable.
  • Le bonsaï serissa (Serissa japonica) : se caractérise par un tronc gris rugueux, un feuillage persistant d’un beau vert foncé et une croissance rapide. Il doit son nom d’arbre aux mille étoiles aux nombreuses fleurs blanches dont il se couvre de juin à septembre. Des petites baies prennent ensuite le relai.
  • L’azalée des Indes (Rhododendron indicium, Azalea indica) : est au contraire un bonsaï à fleurs à croissance lente. Son arrosage est un peu délicat, moyennant quoi il vous offrira en juin une floraison somptueuse, dans des coloris roses, rouges ou blancs. L’azalée satsuki - Rhododendron indicum - est très commune en bonsaï et propose des centaines de beaux cultivars. L’originale azalée sauvage est aussi appréciée. Les azalées ont besoin d’un sol particulier, d’engrais, une eau sans calcium (eau de pluie) et ne doit pas connaître de sécheresse.

Autres espèces notables

Érable japonais (Acer palmatum)

Très courant et facile d’entretien pour les espèces aux feuilles découpées distinctement comme des mains et des lobes à cinq pointes. Si les feuilles finement pennées de l'espèce sont fendues, cette variété de l'espèce s'appelle Acer palmatum dissectum.

Grenadier (Punica granatum)

Une espèce à fleurs rouge et fruits ronds, natif des pays méditerranéens. C'est une espèce qui fleurit et fructifie joliment. Les fruits peuvent être jaune ou rouge, selon les cultivars.

Charme commun (Carpinus betulus)

Une espèce robuste et dans la plupart des cas des petites feuilles. Ce n’est pas un hêtre au sens strict et il fait partie de la famille du bouleau. Néanmoins, il ressemble beaucoup au hêtre. Les fleurs et fruits sont différents et les bourgeons (plus petits, plus ronds) ne sont pas semblables aux bourgeons très pointus et bruns des hêtres.

Glycine (Wisteria sinensis)

Une vigne volubile et vigoureuse aux feuilles composées, qui produit de longues vrilles et des fleurs en grappes bleues, violettes ou blanches (selon la variété).

Magnolia (Magnolia grandiflora)

Des arbres aux feuilles relativement larges qui font des grandes fleurs magnifiques au printemps. Selon le cultivar, les fleurs peuvent être blanches, roses, rouges foncées ou pourpres.

Cerisier japonais (Prunus serrulata)

Un arbre avec un tronc rugueux et sombre et une sublime floraison rose au printemps. Les fleurs s’épanouissent en grappes. Les vieux cerisiers japonais ne doivent pas être taillés trop brusquement au niveau des racines car elles peuvent être sujettes aux maladies fongiques.

Cognassier du Japon (Chaenomeles japonica)

En général il pousse en buisson ou avec de multiples troncs, ces espèces produisent des fleurs au tout début du printemps. Les fleurs sont oranges ou rouges mais certains cultivars peuvent aussi faire des fleurs blanches ou multicolores.

Orme de Chine (Ulmus parvifolia)

Une espèce robuste avec une écorce magnifique qui desquame par plaques, feuilles brillantes, fleurs roses et de grands fruits ovoïdes, jaunes et lisses. Comme la ramification est assez grossière et les feuilles grandes, il convient mieux aux grands bonsaïs.

Chêne (Quercus)

Un genre avec plusieurs espèces différentes (y compris quelques espèces persistantes méditerranéennes), dont les lobes des feuilles sont tout à fait caractéristiques. Les chênes produisent des noix appelées glands qui sont sertis dans une cupule en forme de coupe. Ce sont des arbres très robustes qui deviennent très grands et très vieux dans la nature.

Houx japonais (Ilex serrata)

Arbre à l’écorce grise et drupes rondes, qui développe une ramification fine et des feuilles dentelées. Le houx japonais est originaire de l’est de la chine, du Japon, de Corée et de Taiwan. Un genre produisant des feuilles très variées, généralement persistantes et parfois panachées.

Chèvrefeuille (Lonicera)

Cette espèce est souvent confondue avec le buis et montre en effet quelques similitudes. Les fleurs et les fruits sont néanmoins différents et le chèvrefeuille porte des feuilles plus étroites et une écorce qui desquame en bandes.

Neige de Juin (Serissa foetida)

La Neige de Juin ne supporte pas le gel et nécessite une température chaude et constante. Elle est très sensible à tout changement de conditions, au déplacement, et souffre du manque de lumière et d’humidité.

Olivier (Olea europaea)

Un arbre méditerranéen de taille moyenne qui est cultivé par l’humain depuis des milliers d’années. Son tronc s’épaissit très lentement mais l’arbre peut devenir très vieux. Les feuilles sont lancéolées, et d’un vert-gris sur la face supérieure et un gris argenté avec de petits poils sur la face inférieure. Au printemps, des grappes de fleurs blanc-jaunes peuvent apparaitre, suivies de fruits verts ou noirs. L’olivier est facile d’entretien, tolère des sécheresses passagères, mais ne supporte pas le gel.

Crassula (Crassula ovata)

Un arbuste ou petit arbre succulent originaire d’Afrique aux épaisses feuilles brillantes et gros troncs. Il peut produire de petites fleurs blanches. Le Crassula demande beaucoup de lumière et aime l’exposition au plein soleil.

Sansho (Zanthoxylum piperitum)

Un arbuste originaire d’Asie avec de feuilles opposées et composées. Ces graines sont utilisées comme une forte épice en Asie.

Duranta (Duranta erecta)

Un buisson ou arbre tropical avec des feuilles d’un vert assez clair, des épines et des fleurs bleues claires. Les fruits jaunes-oranges sont toxiques, mais les colombes sauvages aiment les manger.

Fuchsia (Fuchsia spp.)

Il y a de nombreuses sortes de Fuchsia aux différentes couleurs de fleurs.

Myrte (Myrtus communis)

Le myrte est un arbuste persistant d'origine méditerranéenne et d'Afrique du nord. Il est depuis longtemps utilisé comme une plante d'ornement.

Ficus (Ficus benjamina)

Un arbre tropical portant des feuilles vertes et brillantes et une écorce grise et lisse. Il montre souvent des racines aériennes.

Sageretia (Sageretia theezans)

Est un arbuste ou un petit arbre de l’Asie du Sud-Est et d’Australie, à l’écorce grise-brune fissurée, et aux feuilles vertes foncées et brillantes avec de petits picots blancs et petits poils. Des fleurs blanches et des petits fruits noirs peuvent apparaitre pendant l’été.

Bougainvillier (Bougainvillea)

Est un arbuste subtropical, un petit arbre ou une plante grimpante, originaire d’Amérique du Sud. Il porte des feuilles ovoïdes à lancéolées, de longues épines et de grandes fleurs qui peuvent être violettes (la plupart du temps) mais aussi blanches, jaunes ou oranges.

Oranger jessamine (Murraya paniculata)

Est un arbuste ou petit arbre tropical avec des feuilles composées alternées, qui porte des fleurs blanches odorantes et des petits fruits ovoïdes oranges foncés avec deux graines chacun. L’écorce est beige, presque blanche.

Pachira (Pachira aquatica)

Le Pachira aquatica est une plante d'intérieur populaire, dont le tronc est souvent tressé.

Genévrier de Chine (Juniperus chinensis)

Une espèce de genévrier avec un délicat feuillage en écaille, qui selon le cultivar, peut aller du vert clair au vert foncé ou au vert bleu, plus fin ou plus grossier. Le tronc est souvent tordu et vrillé, et la plupart des vieux sujets portent des bois morts. C’est une espèce très courante en bonsaï. Le genévrier de Chine est facile d’entretien, mais ne doit pas être trop arrosé.

Genévrier rigide du Japon (Juniperus rigida)

Un genévrier japonais avec des aiguilles pointues, seulement disponible dans les commerces bonsaï, importé du Japon.

Genévrier commun (Juniperus communis)

Une espèce européenne avec des feuilles pointues, qui sont plus courtes et plus molles que celles du genévrier rigide du Japon.

Épicéa commun (Picea abies)

L’épicéa commun est assez couramment utilisé pour le bonsaï, à la différence du sapin, qui est souvent confondu avec lui. L’épicéa est très répandu dans les forêts et les montagnes. Ses aiguilles sont très courtes et pointues, disposées tout autour des rameaux. Les cônes pendent (alors que ceux du sapin se tiennent érigés). L’épicéa est courant en bonsaï grâce à ses aiguilles très courtes et sa belle écorce. Il n’est pourtant pas aisé à entretenir, car il bourgeonne difficilement en arrière, et les branches tendent à reprendre leur position initiale des années après la ligature. Les jeunes épicéas n’ont pas beaucoup de caractère, mais les vieux yamadoris peuvent apparaître très intéressants et montrer de beaux bois morts.

Épicéa du Japon (Picea jezoensis)

L’épicéa du Japon est rare, recherché et cher. Il a des aiguilles plus courtes que l’épicéa commun européen et parfois une forme plus élégante, mais partage les mêmes besoins.

If (Taxus baccata)

Il s’agit d’un buisson ou petit arbre souvent utilisé pour les haies. Le feuillage est vert foncé et les fruits sautent aux yeux avec leur arille rouge clair. L’if est un conifère, mais ne porte pas de cônes (ce qui est une contradiction…). C’est l’un des rares conifères qui peut vivre à l’ombre. Dans un pot à bonsaï, il doit être protégé des forts gels car ses racines charnues sont sensibles.

Pin noir du Japon (Pinus thunbergii)

Un robuste pin des régions côtières du Sud du Japon avec des aiguilles fortes et pointues qui poussent par paires et une écorce rugueuse très attractive. L'entretien et la mise en forme du pin noir n’est pas facile car des techniques particulières sont nécessaires pour réduire la longueur des aiguilles.

Pin rouge du Japon (Pinus densiflora)

Le Pinus densiflora se trouve au Japon, en Corée et en Chine.

Pin blanc du Japon (Pinus parviflora)

Une élégante espèce de pin originaire des régions montagneuses du Japon, souvent avec des aiguilles bleutées. Ce qui lui est très particulier c’est que cinq aiguilles poussent en bouquet, alors que la plupart des autres pins portent seulement des paires d’aiguilles. Le pin blanc s’habille d’une écorce lisse quand il est jeune, mais on le trouve souvent greffé sur un pin noir qui porte une écorce très rugueuse.

Pin sylvestre (Pinus sylvestris)

Cette espèce de pin est très répandue en Europe et facile à reconnaître grâce à son écorce rougeâtre sur la partie supérieure de son tronc. Ses aiguilles sont plus fines que celles des pins de montagne. Le pin sylvestre est bien adapté pour de nombreux styles de bonsaï, porte une belle ramification et un feuillage délicat.

Pin de montagne (Pinus mugo)

Le pin de montagne européen est adapté aux besoins du bonsaï et peut produire de très courtes aiguilles. Dans la nature, il se présente souvent avec des troncs tordus et courbés qui les rendent très intéressants; son bois mort est magnifique et résistant. Cet arbre croit dans les montagnes européenne.

Mélèze d'Europe (Larix decidua)

Les aiguilles poussent en grappes sur des pousses courtes et réparties uniformément sur les longues pousses. Elles sont flexibles et douces, mais pas pointues. En automne le feuillage passe au jaune doré et tombe. Le mélèze est facile d’entretien, aime la lumière du soleil et supporte le gel.

Mélèze du Japon (Larix kaempferi)

Ce conifère caduc est très semblable au mélèze d’Europe et s’hybride facilement avec celui-ci.

Mélèze hybride (Larix x eurolepis)

Croisement entre les mélèzes d’Europe et du Japon.

Cyprès chauve (Taxodium distichum)

Est un arbre du Sud des États-Unis d’Amérique et d’Amérique Centrale qui peut pousser sur des sols très humides. Les feuilles sont alternées, vertes claires au printemps, et plus tard vertes foncées; elles sont douces et pas pointues. Contrairement au mélèze, les aiguilles ne se groupent pas en grappes, mais se distribuent en spirale autour des longues pousses et latéralement sur les pousses secondaires. En automne, le feuillage passe au brun rougeâtre, avant de tomber. Le tronc porte une écorce rouge qui desquame en bandes. Le cyprès chauve croit normalement en droit formel et ce style est généralement utilisé pour les bonsaï de Taxodium.

Métaséquoia (Metasequoia glyptostroboides)

Cette essence vient de Chine et ressemble beaucoup au cyprès chauve, mais porte des feuilles opposées. Le séquoia n’aime pas les sols mouillés, contrairement au cyprès chauve.

Comment réduire la taille des feuilles d'un bonsaï (tout ce que vous devez savoir !)

L'entretien des bonsaïs : Clés de la survie

Une fois l'espèce et le style identifiés, l'entretien devient la pierre angulaire de la santé de votre bonsaï. Chaque espèce a des besoins spécifiques, mais des principes généraux s'appliquent à la plupart d'entre eux.

Lumière et humidité

Le bonsaï d'intérieur a besoin avant tout de lumière et d’humidité. Offrez-lui un emplacement lumineux à proximité d'une fenêtre, mais évitez le plein soleil. Pour lui apporter l'humidité dont il a besoin, une bonne méthode consiste à le placer sur une soucoupe remplie de pouzzolane ou de billes d'argile régulièrement arrosées. En hiver dans la maison, l’air est très sec à cause du chauffage. Ils ont besoin d’une bonne hygrométrie, c’est-à-dire d’une humidité de l’air élevée. Pour cela, vaporiser son feuillage tous les jours.

Arrosage du bonsaï

Vivant dans une très petite quantité de terre, un bonsaï doit être arrosé très régulièrement. Gardez-vous cependant des excès d’arrosage, qui risqueraient de provoquer la pourriture des racines.

  1. En moyenne, arrosez votre bonsaï une à trois fois par semaine, selon son espèce, la taille du pot et les conditions atmosphériques.
  2. Arrosez copieusement votre plante, mais ne laissez jamais d’eau stagner dans la soucoupe après l’arrosage.
  3. Entre deux arrosages, laissez la surface de la terre, mais seulement la surface, sécher un peu.
  4. En été, les arrosages seront plus fréquents, jusqu’à un ou deux par jour, pendant la période que votre « bonsaï d’intérieur » passe au jardin ou sur le balcon.

En plus de l’arrosage, des brumisations quotidiennes de l’écorce et du feuillage sont nécessaires pour la plupart des bonsaïs.

Fertilisation du bonsaï

Toujours parce que votre bonsaï vit dans une petite quantité de substrat, il est très important de lui fournir régulièrement un engrais liquide adapté. Vous apporterez cet engrais pendant la période de végétation, soit une fois par mois de mars à octobre.

Rempotage du bonsaï

Comment réduire la taille des feuilles d'un bonsaï (tout ce que vous devez savoir !)

En moyenne un bonsaï doit être rempoté tous les 2 à 3 ans, au printemps. Plus que de changer le pot, ce qui n’est pas toujours nécessaire, il s’agit de renouveler le substrat et de tailler les racines.

  1. Commencez par dépoter l’arbre et grattez la terre de façon à libérer toutes les racines.
  2. Coupez ensuite les racines endommagées et taillez les racines les plus longues.
  3. Rempotez le bonsaï en utilisant un substrat adéquat, que vous verserez progressivement en le faisant bien pénétrer entre les racines.
  4. Tassez légèrement, arrosez bien et attendez quelques semaines avant de reprendre les apports d’engrais.

Taille d’un bonsaï

Comment réduire la taille des feuilles d'un bonsaï (tout ce que vous devez savoir !)

À l’origine, la taille de formation, ou taille de structure d’un bonsaï est généralement effectuée par un professionnel.

  1. Taillez votre bonsaï en février-mars, ou après la floraison s’il s’agit d’un arbre à fleurs. Pour les bonsaïs d’intérieur, il n’y a pas vraiment de période pour les tailler, on peut le faire toute l’année. Le but étant de la maintenir le plus possible la forme que lui a donné le producteur.
  2. Ne coupez jamais les jeunes rameaux vert clair, mais seulement les rameaux lignifiés qui présentent 6 à 8 feuilles : vous couperez alors au-dessus de la 2e feuille sur chaque rameau, tout en préservant la forme du bonsaï. Vous attendrez que les nouvelles pousses soient bien développées (environ 8 feuilles) et vous viendrez ensuite couper cette tige au-dessus de la 2ème ou de la 3ème feuille.
  3. Si un rameau pousse vers l'intérieur du bonsaï, coupez-le.

Quelques semaines plus tard, vous pourrez admirer les effets bénéfiques de cette taille. Poursuivez les soins réguliers de votre petit arbre afin de le garder en vie de longues années.

Questions / Réponses

Quelle est la bonne période pour tailler mon bonsaï d’intérieur ?

Pour les bonsaïs d’intérieur, il n’y a pas vraiment de période pour les tailler, on peut le faire toute l’année. Le but étant de la maintenir le plus possible la forme que lui a donné le producteur. Vous attendrez que les nouvelles pousses soient bien développées (environ 8 feuilles) et vous viendrez ensuite couper cette tige au-dessus de la 2ème ou de la 3ème feuille.

Mon bonsaï perd ses feuilles, comment faire ?

Les bonsaïs d’intérieur sont plutôt des plantes tropicales qui ont besoin de rester à l’intérieur en hiver car ils ne supportent pas les températures basses. En tout cas, ils ont tous, ou presque, besoin des soins suivant : un emplacement lumineux sans soleil direct, il faut les arroser copieusement quand la terre commence à sécher mais ne jamais laisser d’eau stagnante dans la soucoupe après l’arrosage. Pendant la période de croissance (printemps et été) pensez aux apports d’engrais régulier. Enfin, il ne faut pas placer les bonsaïs près d’une source de chaleur. Par contre en hiver dans la maison l’air est très sec à cause du chauffage. Ils ont besoin d’une bonne hygrométrie, c’est-à-dire d’une humidité de l’air élevée. Pour cela, vaporiser son feuillage tous les jours.

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