L'approche de la date prévue d'accouchement, ou son dépassement, peut être une période d'impatience et d'interrogations pour les futures mamans. Alors que le corps suit son propre rythme, de nombreuses femmes souhaitent aider la nature à faire son œuvre. Heureusement, il existe une multitude d'astuces et de méthodes naturelles qui, pour certaines, ont fait leurs preuves pour préparer le corps à l'accouchement et potentiellement accélérer le processus. Cet article explore ces différentes approches, en s'appuyant sur des témoignages, des traditions et des études, pour vous offrir un panorama complet et structuré.

Comprendre le déclenchement naturel et ses limites
Il est essentiel de comprendre que le déclenchement naturel de l'accouchement est souvent un "coup de pouce" donné au corps lorsque celui-ci est déjà prêt. C'est le bébé qui, la plupart du temps, provoque le boost d'ocytocine, l'hormone qui stimule les contractions, lorsqu'il est prêt à naître. Les méthodes naturelles visent donc à encourager ce processus physiologique, et non à le forcer.
Quand envisager les méthodes naturelles ?
Ces astuces et remèdes naturels sont généralement recommandés uniquement après la 39e semaine de grossesse (ou 41 semaines d’aménorrhée), date du terme de la grossesse. Il est crucial de les tester seulement si votre grossesse se déroule sans complication médicale. Si un déclenchement médicalisé est envisagé par votre gynécologue ou obstétricien pour des raisons de santé (diabète gestationnel, hypertension, etc.), il est impératif de suivre leurs recommandations. En cas de doute, demandez toujours l’avis d’une professionnelle périnatale ou d’une sage-femme.
🤰 Grossesse : le déclenchement fait-il plus mal que le travail spontané ?
La date du terme : une moyenne à nuancer
Il est important de noter que la date du terme est une date moyenne. Il est normal que certaines femmes accouchent avant et d'autres après. Environ 25% des mamans dépassent le terme prévu. Il se peut que votre cycle menstruel ne soit pas de 28 jours mais plus de 31 jours, que vos règles durent plus ou moins longtemps, ce qui peut décaler votre date du terme de quelques jours. Une grossesse prolongée concerne entre 41 et 42 semaines d’aménorrhée, et un terme dépassé (42 semaines d’aménorrhée) environ 1 % des femmes enceintes.
L'activité physique : Le mouvement, un allié essentiel
La méthode la plus simple et efficace pour déclencher le travail est de bouger ! Mettre votre corps en mouvement permet d’installer bébé dans une position idéale pour l’accouchement et d’aider votre bassin à s’ouvrir pour un accouchement plus rapide.
Marcher et monter des escaliers
Le simple fait de rester debout permet à la gravité de faire le travail pour vous. Marchez quotidiennement, sans forcer, pour encourager la descente du bébé. Monter et descendre les escaliers peut également libérer de bonnes doses d’ocytocine et dilater le col de l’utérus.

Le ballon de grossesse
Le fameux ballon de grossesse est un excellent outil pour soulager les tensions dorsales et ligamentaires, faciliter l’ouverture du bassin et permettre à votre bébé de bien se positionner. Asseyez-vous sur le ballon et effectuez des séries de petits mouvements de balancement (de gauche à droite, ou d’avant en arrière), comme pour bercer bébé. Vous pouvez aussi faire de légers rebonds sur le ballon.
Le grand ménage et les activités quotidiennes
Le ménage est une autre activité physique qui permet de favoriser le travail, de plus il est parfait en fin de grossesse question timing. Laver le sol à quatre pattes favorise la dilatation du col de l’utérus, et laver les vitres (être debout les bras en l’air) peut provoquer des contractions. Profitez de ce regain d’énergie pour mettre votre habitation en ordre avant l’arrivée de bébé.
Autres activités physiques douces
Vous pouvez également danser, faire du yoga, ou aller faire quelques longueurs à la piscine. Privilégiez une activité physique douce, sans vous épuiser avant l’accouchement.
Alimentation et herboristerie : Des alliés naturels pour le col
Certains aliments et plantes sont réputés pour leurs propriétés bénéfiques en fin de grossesse, aidant à préparer le corps à l'accouchement.
Les dattes : Un fruit aux propriétés ocytocine-like
Une étude réalisée par le Département obstétrique de l’Université de médecine de Jordanie, en 2011, a montré que la consommation quotidienne de 5 à 6 dattes durant le dernier mois de grossesse permettrait de faciliter l’accouchement et de réduire la durée du travail. En effet, les dattes ont une composition semblable à l’ocytocine et les femmes enceintes en ayant consommé régulièrement arrivent à la maternité avec le col plus dilaté que les autres futures mamans. Il est dit que consommer six dattes par jour, au cours du dernier mois de grossesse, facilite l’accouchement naturel et favorise l’ouverture du col de l’utérus. Petite contre-indication : la datte n’est pas recommandée aux futures mamans ayant du diabète gestationnel car elle est trop riche en glucides.

L'ananas frais et la bromélaïne
L’ananas frais aurait également des bienfaits pour accélérer le travail. Ce fruit tropical contient en effet de la bromélaïne, un enzyme qui aide à assouplir le col de l’utérus. La bromélaïne favorise le travail et la dilatation du col de l’utérus. Si vous aimez l’ananas, c’est le moment d’en profiter (en quantité raisonnable, bien sûr). Néanmoins, pour espérer un tel effet, il faudrait consommer plusieurs ananas quotidiennement. Attention : l’enzyme bromélaïne disparaît lorsque l’ananas est mis en conserve.
Les plats épicés : Une stimulation digestive qui peut influencer l'utérus
Certaines mamans assurent que la nourriture épicée aiderait à déclencher l’accouchement. Aucune étude ne le confirme, mais la nourriture épicée stimule les intestins qui peuvent alors à leur tour stimuler l’utérus et provoquer des contractions. Si vous n’avez pas l’habitude de manger des plats épicés, assurez-vous de ne pas tomber dans l’excès. Vous risquez d’obtenir simplement de gros brûlements d’estomac.
La tisane de feuilles de framboisier : Pour tonifier l'utérus
La tisane de feuille de framboisier peut être consommée à partir de la 37e semaine d’aménorrhée. Cette infusion est connue pour préparer l’accouchement. En effet, le framboisier est composé d’une molécule, la frangine, permettant de tonifier l’utérus et ainsi de faciliter le massage de bébé. La tisane de feuilles de framboisier ne provoque pas de boost d’ocytocine et n’aide pas non plus le col de l’utérus à ramollir. Par contre, elle peut faciliter l’accouchement en permettant des contractions plus régulières et efficaces, et un travail à priori plus rapide. C’est grâce à la frangine, une molécule qui tonifie l’utérus. Elle est aussi un must pour la récupération post-partum et la réduction des risques d’hémorragie post-accouchement. Vous pouvez la consommer le dernier mois de grossesse (surtout pas avant) et en post-natal à raison de 3 tasses par jour.
L'ortie : Une plante reminéralisante
L’ortie est une plante reminéralisante, riche en vitamines, protéines et minéraux. Elle augmente la production de lait maternel et prévient l’anémie puisqu’elle est une excellente source de fer. Elle permet de prévenir les risques d’hémorragie du post-partum, ainsi que les crampes en fin de grossesse (riche en magnésium).
L'huile d'onagre : Pour assouplir le col
L’huile d’onagre est de plus en plus plébiscitée par les sages-femmes et conseillée aux femmes enceintes qui ont dépassé le terme. Elle est riche en acide linolénique et contiendrait aussi des précurseurs de la prostaglandine. Un combo gagnant pour aider le col à se ramollir et à s’effacer, et pour réduire la durée du travail d’accouchement. Pour faire mûrir le col de l’utérus, on peut recommander de prendre de l’huile d’onagre (en capsule par exemple), une à deux semaines avant l’accouchement. On pourra aussi recommander de masser le périnée avec de l’huile d’onagre (ou de germe de blé) à partir de la 36ème semaine (chaque jour) pour éviter les déchirures lors de l’accouchement.
L'huile de ricin : À utiliser avec prudence
L’huile de ricin est souvent mentionnée pour provoquer des contractions utérines. Cependant, elle est à utiliser avec une très grande précaution et sous le contrôle de votre gynécologue, car elle peut induire des complications au moment de l’accouchement (diarrhées pour maman et bébé) et une déshydratation dangereuse.
Intimité et stimulation hormonale : L'ocytocine à l'honneur
L'ocytocine, souvent appelée "hormone de l'amour", joue un rôle crucial dans le déclenchement et la progression du travail.
Les relations sexuelles : La méthode "italienne"
Il se dit qu’avoir des relations sexuelles à la toute fin de grossesse permettrait de déclencher le travail. L’orgasme provoquerait également une sécrétion d’ocytocine, une hormone qui stimule les contractions. En plus de cela, le sperme contient des prostaglandines, qui favorisent l’assouplissement du col de l’utérus et donnent un coup de pouce pour stimuler la contraction de l’utérus. Faire l'amour contient tous les ingrédients que l'on a lorsque l'on fait un déclenchement médical. Pour plus de confort avec votre gros ventre, essayez la position de la petite cuillère où vous êtes tous les deux couchés sur le côté, votre partenaire derrière vous.
La stimulation des mamelons : Un boost d'ocytocine naturel
D’après certaines études, la stimulation des mamelons déclenche des contractions de l’utérus grâce à la libération d’ocytocine naturelle dans le sang. L’ocytocine, c’est cette hormone incroyable qui permet à la fois les contractions utérines et le réflexe d’éjection du lait maternel. Pour cela, rien de plus simple : essayez de simuler la succion exercée par bébé au moment de la tétée en exprimant votre lait manuellement ou au tire-lait pendant quelques minutes. À répéter de temps en temps.
Approches alternatives et complémentaires : Du corps à l'esprit
Au-delà des méthodes physiques et alimentaires, d'autres pratiques peuvent soutenir le corps et l'esprit de la future maman.
L'acupuncture : Préparer le corps et l'esprit
L’acupuncture peut permettre de préparer le col de l’utérus à la naissance en le stimulant et l’assouplissant, faire descendre bébé et l’aider à trouver la bonne position. Cette séance permet aussi de relaxer la future maman, ce qui favorise également l’ouverture du col. Pour une séance efficace, parlez-en à votre médecin ou à votre sage-femme au préalable. En dépassement du terme, il va s’agir de travailler les points énergétiques producteurs d’ocytocine. L’acupuncture permet de favoriser l’assouplissement du col de l’utérus et de faciliter le déclenchement naturel de l’accouchement. Même si aucune étude n’a pour l’instant prouvé son efficacité pour lancer le travail, elle est de plus en plus utilisée dans des maternités françaises, comme à Necker ou à Valenciennes.

L'homéopathie : Un soutien doux
L’homéopathie est aussi une solution naturelle très plébiscitée par les futures mamans le dernier mois de grossesse. Elle permet à la fois d’être plus zen et de favoriser le travail et la dilatation du col utérin. N’hésitez pas à prendre conseil auprès d’un médecin homéopathe ou d’une sage-femme formée à l’homéopathie. Ainsi, la souche Actaea racemosa (9 CH, 5 granules par jour) favoriserait la dilatation du col de l’utérus tandis que Caulophyllum (9CH) régulariserait les contractions du travail.
Les huiles essentielles : Prudence et conseils avisés
Certaines huiles essentielles peuvent favoriser le déclenchement naturel et diminuer la douleur des contractions grâce à leurs propriétés utéro-stimulantes. C’est le cas, par exemple, de l’huile essentielle de sauge sclarée (à ne pas confondre avec sa cousine au nom ressemblant). Des sages-femmes la conseillent pour éviter un déclenchement médicalisé à leurs patientes. Parmi les huiles essentielles utéro-stimulantes, il y a aussi le Petit Grain Bigaradier (apaisante et idéale pour faciliter la maturation du col utérin), le Palmarosa (en massage dans le bas du dos pour déclencher les contractions) et le Giroflier (le fameux clou de girofle, qui est aussi un anti-douleur). Ces huiles essentielles sont à utiliser avec précaution (toujours diluées !), et uniquement une fois le terme dépassé. Les huiles essentielles à privilégier pendant l’accouchement pour se détendre et se donner du courage sont : Lavande vraie, Néroli, Petitgrain, Orange douce, Camomille noble, Marjolaine à coquilles, Rose de damas, Encens ou Laurier noble. Pour des contractions plus efficaces - ou si le travail s’arrête - on peut utiliser les huiles essentielles de Palmarosa et de Clou de Girofle.
L'ostéopathie : Préparer le bassin et relâcher les tensions
L’ostéopathie peut aussi être une aide précieuse : elle se base sur une manipulation manuelle du corps pour préparer le bassin à l’accouchement. L’ostéopathe va chercher à libérer les tensions de la femme enceinte et du bébé. Résultat : bébé est détendu et entouré d’ocytocine, des conditions idéales pour qu’il descende et appuie sur le col utérin, déclenche les contractions et le travail. L’ostéopathie, en tant que telle, ne sert pas à provoquer l’accouchement. Elle est plus là pour le faciliter et lever les éventuels blocages physiques de la patiente. C’est un facilitateur, et non un déclencheur.
La visualisation et la relaxation : Le pouvoir de l'esprit
La visualisation est une technique souvent utilisée pour la rééducation périnéale du post-partum, mais qui peut également être adaptée à l’allaitement et à l’accouchement. Elle consiste à se créer une image mentale positive de la situation, ce qui permet à la fois de réduire le stress, d’aider le corps à se détendre et de booster sa confiance en ses capacités à enfanter. La maman peut visualiser la descente de bébé dans le bassin, l’ouverture du col. Des mantras bienveillants, une musique relaxante, ou encore une aide visuelle peuvent accompagner cet exercice. La respiration diaphragmatique aide à détendre le ventre et le périnée pendant le travail.
Se faire chouchouter et lâcher prise
Lâchez prise et détendez-vous, profitez de ces derniers moments où votre bébé est si proche de vous. Plus vous cherchez à tout contrôler, plus vous risquez de bloquer la situation. Pour vous détendre, vous pouvez par exemple opter pour un massage prénatal, idéal pour soulager vos douleurs de grossesse et vous permettre de vous reposer. Ce type de massage est même utile pour bébé, qui ressent les sons et les caresses tout au chaud dans votre ventre. Si vous en avez l’énergie vous pouvez également aller vous faire chouchouter : allez chez le coiffeur, chez l’esthéticienne vous faire un soin du visage.

Les "coups de pouce" qui facilitent mais ne déclenchent pas l'accouchement
Certaines pratiques sont souvent citées comme des aides naturelles, mais leur rôle est davantage de faciliter le processus que de le déclencher directement.
Les tisanes de feuilles de framboisier (tonification utérine)
Bien que souvent citées pour déclencher l'accouchement, les tisanes de feuilles de framboisier ne provoquent pas de boost d’ocytocine et n’aident pas non plus le col de l’utérus à ramollir. Par contre, elles peuvent faciliter l’accouchement en permettant des contractions plus régulières et efficaces, et un travail à priori plus rapide, grâce à la frangine qui tonifie l’utérus.
Les massages prénataux et les massages du pé# Tout savoir sur les méthodes naturelles pour déclencher l’accouchement
La date prévue de votre accouchement approche, ou est même dépassée et bébé tarde à pointer le bout de son nez ? La fin de la grossesse n’est pas toujours une partie de plaisir. Prise de poids, douleurs ligamentaires, jambes lourdes sont bien des raisons pour avoir envie d’accoucher. Et sans parler de l’impatience de rencontrer enfin son tout-petit ! La nature fait bien les choses et il faut lui faire confiance. Mais parfois, on a bien envie ou besoin d’un petit coup de pouce pour aider à déclencher l’accouchement naturellement.
C’est souvent le cas des femmes en dépassement de terme et pour qui se profile un déclenchement artificiel avec perfusion d’ocytocine, et parfois aussi le fameux décollement des membranes. Une solution fréquemment proposée lorsque les bébés préfèrent rester au chaud ! Il est important de préciser que le déclenchement naturel s'inscrit dans une approche physiologique où l'on souhaite laisser le corps suivre son propre tempo sans péridurale systématique, tout en respectant son ressenti grâce à une bonne préparation.

Le mouvement : le moteur naturel de la naissance
La méthode la plus simple, la plus logique et efficace pour déclencher le travail est de bouger ! D’ailleurs, il est même très conseillé de pratiquer un sport pendant la grossesse, mais attention aux sports non recommandés. Mettre votre corps en mouvement permet d’installer bébé dans une position idéale pour l’accouchement, mais également d’aider votre bassin à s’ouvrir pour un accouchement plus rapide.
Marchez, montez des escaliers… Toutes les solutions sont bonnes pour rester active ! Le simple fait de rester debout permet à la gravité de faire le travail pour vous. Marcher aide le bébé à descendre doucement dans votre bassin, la loi de la gravité fait son effet ! Vous pouvez vous dégourdir les jambes 20 minutes par jour, ou bien monter et descendre les escaliers pour libérer de bonnes doses d’ocytocine et dilater le col de l’utérus ! Vous pouvez aussi danser, faire du yoga, ou aller faire quelques longueurs à la piscine. Privilégiez une activité physique douce (pas la peine de s’épuiser non plus avant d’accoucher !).
Le ballon d’exercice, ou ballon de grossesse, est l’allié numéro un de la femme sur le point d’accoucher ! Asseyez-vous sur le ballon et effectuez des séries de petits mouvements de balancement (de gauche à droite, ou d’avant en arrière), comme pour bercer bébé. Vous pouvez aussi faire de légers rebonds sur le ballon. Ce grand ballon d’exercice vous aidera à soulager les tensions dorsales et ligamentaires, à faciliter l’ouverture du bassin et permettra à votre bébé de bien se positionner.
L’approche physiologique par l’alimentation
La nature nous offre des alliés précieux pour préparer le corps. Mangez des dattes : une étude réalisée par le Département obstétrique de l’Université de médecine de Jordanie, en 2011, a montré que la consommation quotidienne de 5 à 6 dattes durant le dernier mois de grossesse permettrait de faciliter l’accouchement et de réduire la durée du travail. En effet, les dattes ont une composition semblable à l’ocytocine et les femmes enceintes en ayant consommé régulièrement arrivent à la maternité avec le col plus dilaté que les autres futures mamans. Petite contre-indication : la datte n’est pas recommandée aux futures mamans ayant du diabète gestationnel car elle est trop riche en glucides.
L’ananas frais contient de la broméline, un enzyme qui aide à assouplir le col de l’utérus. L’ananas aurait également des bienfaits pour accélérer le travail. Cependant, il faudrait que vous en consommiez en très grande quantité pour que cela ait un véritable impact. N’oubliez pas qu’il doit être frais : l’enzyme bromélaïne disparait lorsque l’ananas est mis en conserve !
Certaines mamans assurent que la nourriture épicée aiderait à déclencher l’accouchement. Encore une fois, aucune étude ne le confirme, mais la nourriture épicée stimule les intestins qui peut alors à son tour stimuler l’utérus et provoquer des contractions. Si vous n’avez pas l’habitude de manger des plats épicés, assurez-vous de ne pas tomber dans l’excès. Vous risquez d’obtenir simplement de gros brûlements d’estomac.
🤰 Grossesse : le déclenchement fait-il plus mal que le travail spontané ?
Les méthodes manuelles et relationnelles
La méthode « italienne » est très populaire chez les futures mamans en fin de grossesse : les relations sexuelles. C’est finalement une valeur sûre pour déclencher une vague d’ocytocine ! En plus de cela, le sperme contient des prostaglandines, qui favorisent l’assouplissement du col de l’utérus et donnent un coup de pouce pour stimuler la contraction de l’utérus. L’ocytocine, c’est cette hormone incroyable qui permet à la fois les contractions utérines et le réflexe d’éjection du lait maternel.
La stimulation des mamelons déclenche des contractions de l’utérus grâce à la libération d’ocytocine naturelle dans le sang. Pour cela, rien de plus simple : essayez de simuler la succion exercée par bébé au moment de la tétée en exprimant votre lait manuellement ou au tire-lait pendant quelques minutes. À répéter de temps en temps. L’idéal est de combiner ces deux façons de faire, car il faudra stimuler vos mamelons plusieurs heures par jour pour que la sécrétion de l’ocytocine soit suffisante pour déclencher votre travail.
L’accompagnement par les médecines douces
L’acupuncture peut permettre de préparer le col de l’utérus à la naissance en le stimulant et l’assouplissant, faire descendre bébé et l’aider à trouver la bonne position. Cette séance permet aussi de relaxer la future maman, ce qui favorise également l’ouverture du col. Même si aucune étude n’a pour l’instant prouvé son efficacité pour lancer le travail, elle est de plus en plus utilisée dans des maternités françaises.
L’homéopathie est aussi une solution naturelle très plébiscitée par les futures mamans le dernier mois de grossesse. Elle permet à la fois d’être plus zen et de favoriser le travail et la dilatation du col utérin. Ainsi, la souche Actaea racemosa (9 CH) favoriserait la dilatation du col de l’utérus tandis que Caulophyllum (9 CH) régulariserait les contractions du travail. N’hésitez pas à prendre conseil auprès d’un médecin homéopathe ou d’une sage-femme formée.
L’ostéopathie peut aussi être une aide précieuse : elle se base sur une manipulation manuelle du corps pour préparer le bassin à l’accouchement. L’ostéopathe va chercher à libérer les tensions de la femme enceinte et du bébé. Résultat : bébé est détendu et entouré d’ocytocine, des conditions idéales pour qu’il descende et appuie sur le col utérin, déclenche les contractions et le travail. L’ostéopathie est un facilitateur, et non un déclencheur en soi.
Phytothérapie et aromathérapie : précautions d'usage
La tisane de feuille de framboisier peut être consommée à partir de la 37e semaine d’aménorrhée. Cette infusion est connue pour préparer l’accouchement. En effet, le framboisier est composé d’une molécule, la frangine, permettant de détendre l’utérus et ainsi de faciliter le massage de bébé. Elle tonifie l’utérus et peut permettre des contractions plus régulières et efficaces. Vous pouvez la consommer le dernier mois de grossesse et en post-natal à raison de 3 tasses par jour.
Concernant l’huile d’onagre, elle est riche en acide linolénique et contiendrait aussi des précurseurs de la prostaglandine. Un combo gagnant pour aider le col à se ramollir et à s’effacer, et pour réduire la durée du travail d’accouchement. On peut aussi utiliser des produits déjà préparés comme les huiles de massage du périnée de Weleda, Pranarôm ou Néobulle.
Attention cependant à l’huile de ricin : on entend souvent parler de l’huile de ricin pour provoquer des contractions utérines. Cette huile est à utiliser avec une très grande précaution, et sous le contrôle de votre gynécologue. L’huile de ricin a une action sur le péristaltisme, c’est-à-dire qu’elle va provoquer des contractions musculaires de l’intestin chez la future maman, mais aussi chez le fœtus qui peut lâcher son méconium in utero. La déshydratation qui s’ensuit pourrait être très dangereuse pour vous et pour le fœtus.

La gestion émotionnelle et la visualisation
Faites-vous chouchouter par vos proches ! Lâchez prise et détendez-vous, profitez de ces derniers moments où votre bébé est si proche de vous. Plus vous cherchez à tout contrôler, plus vous risquez de bloquer la situation. Pour vous détendre, vous pouvez par exemple opter pour un massage prénatal, idéal pour soulager vos douleurs de grossesse. La visualisation est une technique qui permet à la fois de réduire le stress, d’aider le corps à se détendre et de booster sa confiance en ses capacités à enfanter. La maman peut visualiser la descente de bébé dans le bassin, l’ouverture du col.
Les 38 élixirs floraux, créés par le Dr Bach au début du 20ème siècle, sont utilisés pour mieux gérer nos émotions. Pendant l’accouchement, les Fleurs de Bach peuvent aider la future maman à mieux gérer la « montagne russe émotionnelle » qu’elle traverse. Mimulus permettra d’atténuer les peurs d’anticipation à l’idée de l’accouchement. Walnut permettra à la future maman de vivre tous les changements de sa vie avec sérénité.
Le cadre médical : quand la nature a besoin d'un relais
La Haute Autorité de santé recommande de déclencher le travail lorsque le terme est dépassé de six jours. Le décollement des membranes consiste à passer un doigt entre la poche des eaux et le col de l’utérus. Cette technique permet la libération locale d’hormones, les prostaglandines, et favorise l’apparition progressive de contractions utérines.
Si cela ne suffit pas, une dose d’ocytocine par voie intraveineuse peut être administrée. Lorsque le col est favorable, c’est-à-dire ouvert, raccourci, centré et souple, il est possible d’utiliser de l’ocytocine en perfusion. Sachez toutefois que 25 % des accouchements sont déclenchés de manière artificielle en France. Aussi, le plus souvent, les méthodes de grand-mère et la nature suffisent à stimuler le début du travail. Testez ces astuces et remèdes naturels de grand-mère uniquement après la 39e semaine de grossesse et seulement si votre grossesse se passe bien. Il s’agit juste de donner un petit coup de pouce et de vous proposer des astuces à tester si un déclenchement artificiel du travail se profile.
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