Le contrôle de l’enherbement, souvent désigné par le terme anglais « weeding », constitue une étape fondamentale dans la gestion des espaces cultivés. En effet, le fait d’éliminer les plantes sauvages ou indésirables vous permettra d’améliorer la pousse de vos plantations, tandis que le fait de laisser les mauvaises herbes ou les adventices empêchera le développement de vos végétaux. À ce jour, il existe plusieurs techniques de désherbage, et le choix de la méthode va dépendre de la surface de votre jardin ou potager, de vos types de plantations et de votre équipement.

Les fondements du contrôle de l'enherbement
Le désherbage n'est pas une pratique uniforme ; il s'inscrit dans une réflexion globale sur la santé des sols et la productivité des cultures. Historiquement, cette action consiste à utiliser des substances chimiques (herbicides) sur votre jardin ou votre potager. Si cette méthode est une des plus utilisées, elle est aujourd'hui encadrée par la loi Labbé, ce qui pousse les professionnels et les particuliers à se tourner vers des alternatives mécaniques ou biologiques.
Une autre approche, plus respectueuse de l'écosystème, consiste à faire appel à l'action de parasites, de prédateurs ou de pathogènes sur les plantes. Cette dernière méthode est la plus recommandée d'un point de vue naturel. Ainsi, on distinguera deux mesures en fonction de votre besoin, allant de la gestion intensive des vergers à l'entretien paysager des espaces publics.
L'innovation au service de l'arboriculture professionnelle
Dans le secteur agricole, les besoins en mécanisation sont cruciaux pour concilier rentabilité et respect de l'environnement. Arboriculteur à Agnin dans la vallée du Rhône au sein de l’EARL « Les petits fruits de la forêt », Christophe Viallet commercialise sa production en vente directe. C’est la raison qui l’a conduit à inscrire son exploitation dans la certification HVE (Haute valeur environnementale) et c’est pour cette même raison qu’il veut convertir son verger en bio.
Ces différents engagements s’accompagnent cependant d’importantes adaptations dans ses pratiques. Depuis un an, Christophe Viallet intervient dans ses 25 hectares de vergers de pêchers et de pommiers avec un porte-outil « Chabas » sur lequel est adapté quatre matériels : une fraise, des disques à buter, une herbanette et des disques à débuter.
Analyse de l’efficacité des équipements mécaniques
L'utilisation du porte-outil « Chabas » a permis une gestion fine du sol tout au long du cycle cultural :
- Sortie d'hiver : Il a effectué un premier passage avec les disques à débuter qui lui ont permis d’enlever les mauvaises herbes en sortie d’hiver.
- En saison : Il a effectué quatre passages avec la fraise pour travailler le sol.
- Automne : Il a refait un passage avec les disques à débuter pour permettre aux parcelles de bien passer l’hiver.
L’outil est installé à l’avant du tracteur ce qui permet à l’agriculteur de gagner en confort de travail et de placer un broyeur à l’arrière en été. Christophe Viallet se dit « très content » de cet achat « polyvalent » qui lui a permis de reconvertir 18 hectares de vergers sur les 25 qu’il exploite.

Cependant, l’investissement reste un frein majeur. L’inconvénient principal de ce matériel est son coût : entre 25 et 27 000 euros pour la seule machine auxquels il faut ajouter les différents outils. Pour lui, la note totale s’est élevée à environ 40 000 euros. Néanmoins, l’arboriculteur a pu faire cette acquisition parce qu’elle a été subventionnée à 40 % dans le cadre d’un dossier PCAE (Plan de compétitivité et d’adaptation des exploitations agricoles), possible puisque l’exploitation se situe dans la zone du captage de Golley.
Comparaison des technologies de désherbage
Avant d'opter pour le système « Chabas », Christophe Viallet a utilisé pendant plusieurs années une « Rinieri », qui a aussi fait l’objet d’une démonstration. Les retours d'expérience permettent de mettre en lumière des différences notables :
La « Rinieri » : L’avantage de cette machine est qu’elle accepte bien les gros cailloux. Elle est capable de remettre un verger propre et rattrape bien le retard pris sur la pousse de l’herbe. Son coût, de l’ordre de 8 000 euros, est aussi beaucoup plus abordable. Toutefois, elle ne restitue pas le même rendu ; le travail est plus grossier. Placée à l’arrière du tracteur, la machine est aussi plus fatigante à manier. Selon Christophe Viallet, « son palpeur est également moins sensible aux petits arbres que la « Chabas ». Enfin, il a constaté qu’au bout de quatre à cinq passages, elle retire de la terre.
La « Chabas » : Bien que plus coûteuse, elle offre une précision accrue, notamment grâce à la sensibilité de son palpeur, essentielle pour préserver les jeunes plantations.
Démonstration de machines : Désherbage mécanique dans le soja
Gestion des espèces invasives et santé publique
Le désherbage dépasse le simple cadre de l'optimisation des rendements. Mélia Rodriguez, conseillère en agro-environnement à la chambre d’agriculture de l’Isère, a profité de la rencontre pour évoquer l’ambroisie et « la nécessité de maintenir une forte surveillance, notamment dans les parcelles de jeunes vergers, même en période de charge de travail accrue ».
« Il faut éviter la pollinisation de cette plante envahissante et allergène. Toutes les méthodes sont bonnes pour éradiquer l’ambroisie dans les vergers », ajoute la conseillère. Qu’il s’agisse d’un passage au broyeur dans l’inter-rang, de l’utilisation d’outils tels que la « Chabas », la « Rinieri » dans les rangs et même le recours au désherbage chimique, la priorité est bien d’empêcher la prolifération de l’espèce en termes de santé publique.
Vers des méthodes alternatives : Éco-pâturage et paillage
Parmi les solutions émergentes, l’éco-pâturage suscite un intérêt croissant. Grâce à des retours d’expérience intéressants, la pratique tend à se développer. Mise en place à Chanas, dans les parcelles d’abricotiers, de pommiers et de poiriers de Christian Sauvageon, l’arboriculteur a apprécié profiter de la tonte des bêtes, de leur intérêt pour le lierre et d’un apport supplémentaire de matière organique.
Parallèlement, Marion Bouilloux, conseillère à la chambre d’agriculture de la Drôme, a présenté les résultats de différentes expérimentations. Évoquant la mise en place de plusieurs systèmes : « paillage artificiel (toile tissée), paillage à base de débris végétaux, paillage par mulch et couverture herbacée », elle a constaté que le plus probant était le paillage artificiel réalisé avec une toile tissée noire (contrairement à celles de couleur marron et verte qui s’abimaient plus rapidement).

Pour qu’elle soit efficace et qu’elle ne s’altère pas trop vite, il convient de bien réussir son installation. Comme il s’agit d’un acte particulièrement physique, elle recommande la présence de trois personnes et précise de choisir un jour sans vent. Ses autres préconisations sont : « veiller à ce que la surface soit bien plane, enlever les cailloux au préalable, creuser deux sillons de chaque côté et bien reboucher ensuite ».
Solutions pour les surfaces dures et paysagées
Le désherbage mécanique est une pratique de désherbage alternatif en accord avec la loi zéro phyto. Pionnier dans ce domaine, Yvmo fabrique des désherbeurs mécaniques en France depuis plus de 10 ans, capables de désherber les allées, les terrains sablés et les voies vertes.
D’une conception innovante, robuste et simple de prise en main, ces outils sont reconnus pour leur efficacité avec un coût d’utilisation faible et une rapidité d’exécution rendant l’aspect d’origine des circulations paysagères en un rien de temps. Que ce soit pour l’entretien des voies de circulation en gravier, sable, stabilisé, des plus beaux parcs paysagers à la remise en état de zones industrielles, YVMO propose des solutions adaptées.
Gamme d'outils spécialisés :
- Matériel pour surfaces dures : Idéal pour des surfaces stabilisées, sablées et gravillonnées envahies de mousses et autres adventices.
- Bin'trail : Peut s’atteler derrière tout type de véhicule (tondeuse, quad, microtracteur). Il permet de désherber des zones des plus grandes aux plus étroites pour se débarrasser des herbes et adventices sur les surfaces perméables de tous types.
- Systèmes à lame pivotante : Idéal pour une utilisation sur des surfaces stabilisées et gravillonnées.
- Bin’Front : Innovant et unique grâce à son système 2 points, le Bin’Front peut se monter à la place de la tondeuse frontale. Conçu pour de grandes surfaces sablées, stabilisées et gravillonnées, des plus souples aux plus dures, il assure un travail efficace sans déstructurer le sol.
Vous pourrez ainsi effectuer rapidement et confortablement vos travaux de désherbage sur les différents espaces publics, domaines, châteaux et campings, en adaptant le matériel à la nature spécifique du terrain et à l'ampleur de la surface à traiter.
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