Le lancement d'une partie sur Farming Simulator 19 en mode « Partir de zéro » représente un défi logistique et financier majeur. Cette approche, qui demande une gestion rigoureuse des ressources, transforme chaque décision en un arbitrage crucial pour la survie et la croissance de l'exploitation. Cette section vous décrit une des possibilités de lancement pour une partie difficile en sélectionnant le mode « Partir de zéro ». Nota : cette section toujours en édition n'est pas encore terminée. Nota : cet exemple de partie est donné sur la carte Felsbrunn. Pensez selon la situation à diminuer ou augmenter le déroulement du temps.

Fondations économiques et contraintes opérationnelles
Initialement, nous démarrons notre partie avec seulement 500 000 € en poche. La réussite dans ce mode de jeu exige une discipline de fer. Pour y ajouter un peu plus de difficulté, nous nous imposerons trois règles supplémentaires : Aucune location de matériel n'est tolérée, nous sommes propriétaires de tout. Pour corser les choses on s'impose de réaliser les contrats avec notre matériel… Les prêts bancaires sont proscrits et nous ne détiendrons que les contrats éventuellement, pour mettre un peu d'argent sur notre compte en plus de la vente de nos productions bien entendu. Interdiction de détenir un compte avec un solde négatif.
La gestion du capital est le nerf de la guerre. Chaque euro investi doit être justifié par une rentabilité immédiate ou une économie d'échelle future. L'absence de crédit bancaire nous oblige à ne compter que sur nos propres forces, ce qui rend l'achat initial de matériel particulièrement critique.
L'investissement initial : Équiper son exploitation
Pour cette partie nous commençons par acheter le terrain nᵒ 20 d'une valeur de 181 968 €. Il contient un champ de betteraves sucrières ; ce n'est pas ce qui ne demeure pas le plus rentable, mais on va faire avec pour notre première culture. Nota : sans précision, nous achetons le matériel spécifié sans aucune amélioration.
Le choix du matériel doit être réfléchi pour couvrir l'intégralité du cycle de production sans surplus inutile. Voici la configuration retenue pour le démarrage :
- Tracteur moyen : marque Case III, modèle 7200 Pro Series, valeur 98 000 €, moteur 7230 Pro à 22 000 € soit un total de 120 000 €.
- Culture de betteraves sucrières : marque Grimme, modèle FT 300, valeur 22 000 €.
- Culture de betteraves sucrières : marque Grimme, modèle Rootster 604, valeur 98 000 €.
- Remorque : marque Strautmann, modèle 802 SEK, valeur 8 000 €, capacité 12000 à 4 000 € soit un total de 12 000 €.
- Décompacteur : marque Agrisem, modèle Compiplow Gold 4M, valeur 9.500 €.
- Planteuse : marque Lemken, modèle Azurit 9, valeur 26 000 €.
- Protection des cultures : marque Kuhn, modèle Deltis 1302 MTA3, valeur 30 000 €.
Après avoir acheté le terrain, tout le matériel nécessaire à notre première récolte et la production de la suivante, il nous reste 532 € sur 500 000.

Logistique de la première récolte
La mise en place opérationnelle demande une méthodologie précise. On commence par rapatrier tout le matériel que nous venons d'acheter sur notre terrain sauf la planteuse et l'épandeur que nous laissons au magasin. Cela nous permettra de remplir directement sur place l'engrais et la semence que nous ne saurons pas ramener par manque de matériel. Pour terminer on pose la remorque à côté du champ de betteraves sucrières et on positionne le tracteur avec les équipements pour enlever les fanes et récolter notre champ en attendant sa maturité.
Pour cela on accélère le temps jusqu'à la maturité complète et on le redescend au minimum le temps de la récolte. Cela nous permettra d'effectuer les aller-retour pour vendre notre production. Lors de notre moisson, dès que la benne est remplie, on part vendre notre marchandise au plus offrant. On poursuit ce cycle jusqu'à traitement complet du champ. Nota : Si par malheur le champ se remplit de mauvaises herbes, on ne peut que subir, car nous n'avons pas les moyens, selon nos conditions pour y remédier.
Optimisation des approvisionnements pour le second cycle
La trésorerie dégagée par la vente de la première récolte doit être immédiatement réinvestie. Quand nous possédons assez d'argent nous en profitons pour acheter sur le chemin du retour quelques produits. De l'engrais liquide (3 200 €), de l'herbicide (2 400 €) et une palette de sacs de semence (1 890 €) qui saura produire n'importe quelle récolte. Il convient juste de prendre garde à ne pas acheter d'engrais solide, car nous ne possédons pas encore de machine pour l'épandre.
Comme nos machines qui les utiliseront sont parquées au magasin, nous en profiterons pour remplir leur réservoir respectif sur place avant de les utiliser sur notre champ. Nous dépensons au total 7 490 euros pour la prochaine production.
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Transition vers des cultures à haute valeur ajoutée
Pour cette production, deux cas de figure peuvent se présenter à ce stade de la partie. Idéalement, selon nos conditions draconiennes, on pourrait planter du soja qui s'avère bien plus rentable que la betterave sucrière. Pour cela on doit impérativement acheter les outils de récoltes du soja. Comme nous nous imposons l'interdiction de prêt ou de location, nous devons récupérer de l'argent en revendant le matériel de récolte des betteraves.
Nous devons collecter un minimum de 111 000 € pour l'achat éventuel de ce nouveau matériel. Il suffit de comptabiliser le prix de revente de l'ancien en l'amenant directement au magasin, additionné du capital restant de la vente de la production. Si l'ensemble nous apporte plus de 111 000 €, on effectue la vente pour acheter le matériel de récolte du soja sinon on repart sur une nouvelle production de betteraves jusqu'à obtenir ces conditions. On peut éventuellement, à condition de ne rien louer effectuer quelques contrats pour finaliser cet achat.
Quand les conditions sont réunies, on achète ces deux nouvelles machines :
- Moissonneuse-batteuse : marque Fimz, modèle Bizon Super Z056, valeur 84 000 €.
- Barre de coupe : marque Fimz, modèle Z056H, valeur 27 000 €.
Gestion des aléas techniques et agronomiques
Pour cette exploitation, de soja idéalement, on passe le décompacteur sur notre champ, on sème et on épand du fertilisant et éventuellement de l'herbicide en cours de croissance. Notre champ aurait eu besoin de chaux, mais nous ne sommes toujours pas équipés à ce stade. Notre production sera privée de 15 % de rendement ce qui n’apparaît pas si grave.
Nous rencontrerons un autre problème qui concerne la destruction des cultures en passant de nouveau le pulvérisateur. En effet, nous avons des pneus classiques sur notre tracteur et pas les moyens de les changer. Cette contrainte, bien que pénalisante, fait partie intégrante de l'apprentissage de la gestion agricole dans des conditions de ressources limitées. Chaque choix technique, comme le type de pneumatiques ou l'absence d'épandeur à chaux, dicte la stratégie globale de l'exploitation sur le long terme.

La spécialisation progressive de l'exploitation demande une observation constante des marchés et une adaptation des méthodes de travail. En se concentrant sur les besoins immédiats tout en anticipant les besoins en matériel lourd, le joueur apprend à naviguer dans les complexités de l'économie de Felsbrunn sans succomber à la facilité des prêts bancaires ou de la location. Cette rigueur structurelle garantit une progression lente mais solide, transformant une petite parcelle en une entreprise agricole pérenne.