Les agrumes, avec leurs feuilles vernissées persistantes et leurs fruits aromatiques, occupent une place économique significative dans de nombreux pays producteurs comme les États-Unis et l'Inde. Cependant, la vitalité de ces cultures est constamment menacée par une multitude de ravageurs et de maladies. Une approche holistique, axée sur les principes de la permaculture et les méthodes biologiques, est essentielle pour assurer des rendements durables et des arbres sains. Cet article propose une exploration approfondie des principaux fléaux affectant les agrumes et des stratégies écologiques pour y faire face.

Les principaux ravageurs des agrumes : Identification et impacts
Les agrumes sont confrontés à une vaste gamme de ravageurs, incluant des acariens, des insectes tels que les pucerons et les cochenilles, ainsi que diverses infections virales, bactériennes et fongiques. Ces menaces peuvent avoir un impact considérable sur les filières agrumicoles, comme en témoigne la production d'oranges en Floride, qui a chuté de plus de 90 % en vingt ans, en partie à cause des maladies.
Psylle asiatique des agrumes (Diaphorina citri)
Le psylle asiatique des agrumes, également connu sous le nom de Diaphorina citri, est un ravageur dévastateur qui endommage les agrumes à l'état adulte et larvaire. En suçant la sève, il affaiblit la plante et injecte une salive toxique. Mais sa menace la plus grave réside dans sa capacité à transmettre le jaunissement des agrumes, une maladie bactérienne incurable qui provoque la production de petits fruits difformes et le dépérissement de l'arbre.
Les adultes sont bruns avec une bande foncée sur les ailes et mesurent environ 4 mm. Les nymphes, quant à elles, sont plates, ovales et de couleur jaune-orangé. Les dégâts se manifestent par le dessèchement et la mort des parties de la plante, ainsi que par l'apparition de fumagine, une moisissure noire qui se développe sur le miellat sécrété par ce ravageur. Ce ravageur est un acteur important en Inde et aux États-Unis.

Écaille molle brune (Coccus hesperidum)
L'écaille molle brune, ou Coccus hesperidum, est un ravageur polyphage qui s'attaque à de nombreuses plantes, y compris les agrumes. Ces insectes perforent les tissus végétaux avec leurs pièces buccales spécialisées pour sucer la sève. Les adultes, plats et ovales, mesurent environ 5 mm et arborent des teintes jaunes et brunes. Ils se nourrissent principalement des tiges et des feuilles, et une infestation peut entraîner le flétrissement des feuilles, une diminution de la floraison et une baisse du rendement en fruits. Ces cochenilles produisent également une grande quantité de miellat, qui peut recouvrir entièrement la surface des feuilles en cas de forte infestation, favorisant ainsi le développement de la fumagine.

Puceron brun des agrumes (Aphis citricidus)
Également appelé puceron noir des agrumes, Aphis citricidus est un ravageur qui se nourrit des tissus des agrumes. Cependant, son rôle le plus critique est la transmission du virus de la tristeza des agrumes (CTV), une maladie virale dévastatrice. Les adultes sont bruns ou noirs et peuvent atteindre 2,5 mm de hauteur. Les symptômes d'une infestation par les adultes et les nymphes sur les feuilles comprennent le flétrissement et la chute des fleurs, un retard de croissance et des feuilles crispées. Les symptômes d'une infection par le CTV incluent des piqûres sur la tige et un dépérissement rapide de la plante.

Acarien rouge des agrumes (Panonychus citri)
L'acarien rouge des agrumes, Panonychus citri, endommage les plantes en suçant la sève des feuilles et des fruits. Les adultes et les nymphes sont de couleur rouge-pourpre, et les femelles peuvent atteindre 0,5 mm de long. Les œufs sont rouges et pédonculés. Les dégâts se manifestent par des piqûres sur les feuilles, qui peuvent évoluer en larges nécroses en cas d'infestation importante. La chute des feuilles peut survenir, exposant ainsi les fruits aux brûlures du soleil. Les effets de cet acarien sont souvent plus marqués par temps chaud et sec, lorsque les arbres sont déjà affaiblis.

Acarien de la rouille des agrumes (Phyllocoptruta oleivora)
Connu également sous le nom d'acarien argenté, Phyllocoptruta oleivora endommage les agrumes en se nourrissant de l'écorce des fruits, bien qu'on puisse le trouver sur d'autres parties de la plante. Les adultes mesurent environ 0,25 mm, sont jaunes ou brun clair et ne sont visibles qu'avec une loupe grossissante de 20x. Les dégâts se manifestent par une décoloration des fruits : argentée sur les citrons et rouille sur les oranges. La présence de cet acarien peut entraîner une perte de jus plus rapide des fruits et leur donner un aspect ratatiné.

Acariens des bourgeons d'agrumes (Sheldoni)
Les acariens des bourgeons d'agrumes, Sheldoni, endommagent les agrumes en se nourrissant à l'intérieur des boutons floraux. Ils s'attaquent principalement aux citrons, mais peuvent également endommager de nombreuses autres variétés d'agrumes. Les adultes mesurent jusqu'à 0,25 mm de long et ne sont visibles qu'avec une loupe grossissante de 20x. Ils ont une forme de coin et présentent généralement des nuances de vert, de jaune et de rose. Les dégâts se manifestent le plus souvent par des fruits difformes, mais les feuilles et les fleurs déformées sont également des symptômes fréquents. La teigne du citronnier peut être un signe de la présence de ces acariens.

Mineuse des agrumes (Phyllocnistis citrella)
La mineuse des agrumes, Phyllocnistis citrella, est une espèce de papillon dont les chenilles sont les véritables ravageurs des agrumes. Les adultes sont petits, mesurent environ 6 mm, ont un corps blanc et une tache noire caractéristique sur chaque aile. Les larves s'attaquent principalement aux jeunes feuilles, creusant des galeries ondulées caractéristiques à l'intérieur de celles-ci. Les excréments de la mineuse rendent ces galeries plus visibles et indiquent clairement une infestation active. La croissance des jeunes plants peut être ralentie par l'alimentation de la mineuse des agrumes, et les feuilles attaquées peuvent se replier sur elles-mêmes, jaunir, se dessécher puis tomber. Ce petit papillon grisâtre, d'origine asiatique, est apparu en France à la fin du XXe siècle.

Les maladies courantes des agrumes : Identification et prévention
Au-delà des ravageurs, les agrumes sont également sujets à de nombreuses maladies, souvent causées par des champignons, des bactéries ou des virus. La reconnaissance précoce des symptômes est cruciale pour une gestion efficace.
Alternaria tache brune (Alternaria alternata)
L'Alternaria tache brune est une maladie des agrumes causée par un champignon appelé Alternaria alternata. Les dégâts peuvent se manifester par de petits anneaux circulaires sur les jeunes feuilles, mais aussi par de grandes taches nécrotiques. Les jeunes plants sont particulièrement vulnérables et l'infection peut entraîner la chute prématurée des fruits. Les fruits mûrs sont plus résistants, mais leur écorce peut prendre un aspect liégeux. Les dégâts peuvent être particulièrement importants en milieu humide et chaud. Sur les fruits, on peut également observer la pourriture de la peau amenant des brunissements due à Alternaria spp.

Chancre des agrumes (Xanthomonas citri)
Le chancre des agrumes est une maladie bactérienne causée par l'espèce bactérienne Xanthomonas citri (également connue sous le nom de Xanthomonas axonopodis ou chancre asiatique des agrumes). Cette maladie affecte diverses variétés d'agrumes, provoquant des lésions sur les feuilles, les fruits et les tiges. Ces lésions, qui constituent le signe le plus évident d'une infection, peuvent prendre un aspect liégeux avec le temps. Elles sont généralement surélevées, brunes et entourées d'un anneau jaune. Xanthomonas citri peut se propager par les éclaboussures de pluie et par le vent, et peut rapidement infecter des zones de culture entières. Le pied d'agrume sera moins vigoureux et les fruits seront moins beaux s'ils ne tombent pas prématurément avec les feuilles.

Moniliose (Monilinia fructicola)
La moniliose est une maladie fongique qui se manifeste par des taches brunes sur les fruits des agrumes, qui finissent par pourrir sur l'arbre. Des pustules blanches formant des cercles concentriques sur les fruits sont un signe caractéristique. Il est crucial de retirer et de détruire les fruits atteints dès leur apparition, sans les mettre au compost. Il est également conseillé de supprimer et de détruire les branches sur lesquelles se trouvaient ces fruits. Une pulvérisation de bouillie bordelaise peut suivre, après avoir soigneusement désinfecté les outils de coupe.
Phytophthora (Phytophthora spp.)
Le dépérissement de l'arbre, le jaunissement des feuilles, ou l'écorce qui brunit et se craquelle en laissant s'écouler de la gomme de manière importante, sont des signes d'une infection par un champignon du genre Phytophthora. Ce champignon peut attaquer les racines, empêchant l'arbre de s'alimenter et entraînant un jaunissement généralisé des feuilles et un dépérissement. Il peut aussi attaquer le collet de l'arbre (à sa base), le tronc, voire des branches, provoquant la gommose (écoulement de sève, une réaction défensive de l'arbre).
Pour limiter les risques, lors de la plantation, veillez à ce que le point de greffe soit bien au-dessus du sol et évitez les sols compacts et les excès d'humidité. Le phytophthora des agrumes se développe en période humide et chaude, comme dans une serre ou véranda mal aérées. Si une branche est atteinte et assez fine, supprimez-la. Sur le tronc ou une grosse branche, un curetage doit être réalisé au niveau du chancre qui s'est formé, suivi de l'application de bouillie bordelaise.
Anthracnose (Colletotrichum spp.)
L'anthracnose se manifeste par des taches brunes à grises sur les feuilles et des taches sèches noires ou brunes sur les fruits, qui pourrissent rapidement. On peut aussi observer le dessèchement de l'extrémité des rameaux, qui remonte vers leur base. Ce champignon trouve des conditions favorables lors des printemps doux et humides, notamment dans les régions du sud de la France. Il s'attaque principalement aux arbres déjà affaiblis, et ses hôtes sont le plus souvent les citronniers et les limes. Les branches, feuilles et fruits malades doivent être détruits. L'anthracnose sur les agrumes provoque le noircissement et le ramollissement des jeunes feuilles.
Mal secco (Phoma tracheiphila)
Le mal secco, ou mal sec, est une maladie cryptogamique particulièrement redoutable qui touche plus spécifiquement le citronnier. Les rameaux se dessèchent progressivement, montrant une couleur orangée s'ils sont coupés. Les feuilles se décolorent. Le champignon Phoma tracheiphila provoque un dessèchement rapide en bouchant les vaisseaux par où circule la sève, privant l'arbuste de celle-ci. Les agrumes ont tendance à émettre des rejets lorsqu'ils sont atteints. C'est principalement sur le pourtour méditerranéen que ce champignon sévit. Les branches malades doivent être rapidement supprimées et détruites. Un antifongique peut ensuite être appliqué sur les plaies. Si l'arbre est trop atteint, il est préférable de le déterrer et de le détruire. Il est crucial de toujours désinfecter les outils de coupe, qui peuvent être des vecteurs potentiels du champignon.
Fumagine (Capnodium spp.)
La fumagine est un champignon qui se développe sous forme de traces noires et collantes, comme de la suie, sur le feuillage. Ce champignon apprécie le miellat excrété par les pucerons et les cochenilles. Cette présence est problématique quand les colonies de ces ravageurs sont importantes. La fumagine envahit peu à peu la totalité de la surface des feuilles, limitant la photosynthèse et pouvant entraîner le dépérissement de l'arbre. Débarrasser l'agrume des pucerons ou cochenilles stoppera l'évolution du champignon, mais il faudra nettoyer les feuilles avec une éponge douce trempée dans un peu de savon noir dilué dans l'eau. En prévention de l'apparition de la fumagine et du miellat, il est essentiel de chercher et supprimer les insectes qui en sont la cause. Les colonies de fourmis adorent le miellat et font de l'élevage de pucerons, elles peuvent donc être la principale cause de vos problèmes.
Tristeza (Citrus tristeza virus ou CTV)
La tristeza est la plus grave des maladies des arbres à agrumes car elle est très contagieuse. Sur l'écorce de votre agrume se développe de la gomme, souvent parcourue par de profondes fissures, et l'arbre se rabougrit. Il s'agit d'une maladie virale des agrumes, causée par le Citrus tristeza virus (CTV), un Closterovirus. Ce virus, installé dans les vaisseaux dans lesquels circule la sève, perturbe le cours de celle-ci. Ce sont les pucerons qui apportent cette maladie, qu'ils transmettent à l'arbre en piquant son épiderme. L'arbre va cesser de produire des fruits, puis rapidement dépérir avant de mourir.
Il n'y a pas de solution curative, seule la sélection de porte-greffes résistants empêche la transmission de ce virus. Il est conseillé d'opter pour des agrumes greffés sur le Citrange poncirus et d'éviter le bigaradier qui est très sensible. Le virus se détecte par un dépérissement soudain et triste, d'où son nom. Il ne touche pas le citronnier, mais l'oranger et le mandarinier greffés sur bigaradier.
☣️🤬Mauvaise nouvelle⚠️ ! ☣️Virus de la tristeza⚠️ des agrumes (CTV) ☣️
Pourriture verte et bleue (Penicillium digitatum et Penicillium italicum)
Sur les fruits, on peut observer la pourriture verte due à Penicillium digitatum, avec le développement d'une moisissure blanchâtre de l'épiderme devenant verdâtre et pulvérulente. De même, la pourriture bleue, due à Penicillium italicum, se manifeste par une moisissure blanchâtre de l'épiderme devenant bleuâtre et pulvérulente. Ces pourritures sont souvent dues aux différentes blessures occasionnées sur la peau du fruit.
Maladie du dragon jaune (Huanglongbing ou HLB)
La maladie du dragon jaune, également connue sous le nom de Huanglongbing (HLB), verdissement des agrumes, greening ou encore maladie des pousses jaunes, est une maladie bactérienne dévastatrice. Elle est causée par des insectes-piqueurs porteurs de bactéries issues de Candidatus liberibacter spp.. Cette maladie a décimé les vergers en Guadeloupe au début des années 2010 et continue de causer des ravages, obligeant les agriculteurs à diversifier leurs cultures. Les symptômes incluent le jaunissement des feuilles, le dessèchement du bois et la production de petits fruits difformes.
La contagion a pris de vitesse les chercheurs, qui peinent à trouver un remède efficace. Après 8 ans d'expérimentations, l'antidote reste introuvable. Une autre solution a été trouvée : greffer des espèces d'agrumes plus résistantes aux maladies et, dans le même temps, couper les branches infectées.
Psorose (plusieurs variantes)
La psorose se présente sous plusieurs variantes : infectieuse, écailleuse, alvéolaire. Il s'agit d'une maladie virale qui n'a pas de traitement curatif.
Tatterleaf (Citrus tatterleaf virus)
Le tatterleaf est une maladie à viroïde qui provoque une déformation du feuillage ainsi que son jaunissement.
Exocortis (Citrus exocortis viroid)
L'exocortis est une maladie à viroïde (Citrus exocortis viroid) transmise par un sécateur mal désinfecté ou des greffons atteints. Elle va causer un dépérissement de l'agrume après que l'écorce se soit bien écaillée.
Stratégies de lutte intégrée et permaculturelle contre les ravageurs et maladies des agrumes
La lutte intégrée contre les ravageurs (IPM) et les méthodes de lutte biologique sont des approches privilégiées, fondées sur l'écologie, pour produire des cultures saines, minimisant l'utilisation de pesticides chimiques.
La surveillance (monitoring)
Soyez attentif aux symptômes décrits ci-dessus. Les symptômes les plus courants des dommages causés par les ravageurs et les maladies des agrumes sont la décoloration des feuilles et la déformation des fruits (forme et taille). Les espèces d'acariens mentionnées ci-dessus sont trop petites pour être vues à l'œil nu, mais les ravageurs plus gros peuvent être visibles sur les plantes, surtout en cas d'infestation importante. Certains ravageurs et maladies provoquent des dommages caractéristiques, tels que les lésions brunes en relief causées par la bactérie Xanthomonas citri et le schéma de creusement des galeries par les larves de la mineuse des feuilles d'agrumes lors de leur alimentation. Observez attentivement et régulièrement vos petits arbres pour agir au plus vite.
Contrôle cultural
La lutte culturale consiste à utiliser des pratiques agricoles ou horticoles spécifiques pour réduire le risque d'infestations parasitaires. Cette méthode de gestion des cultures repose sur l'identification correcte du ravageur. Par exemple, pour lutter contre l'acarien rouge des agrumes, un arrosage adéquat protège les cultures des dégâts causés par la chaleur et la sécheresse. Cependant, un arrosage excessif peut favoriser le développement de champignons comme Alternaria alternata, qui provoque la maladie des taches brunes d'Alternaria.
Dans certains cas, il peut être utile d'enlever les feuilles atteintes, mais il ne faut pas enlever les feuilles endommagées par la mineuse des agrumes, car leurs parties saines sont essentielles à la vitalité de l'arbre. Pour prévenir les dégâts causés par la mineuse des agrumes, effectuez dès janvier une taille de vos arbustes pour fortifier les jeunes pousses et limiter l'attaque du papillon. Supprimez les mauvaises herbes au pied de votre arbuste.
La gommose n'est pas vraiment une maladie ni un ravageur, mais une conséquence lorsque les nuisibles ou champignons laissent une blessure par laquelle l'écoulement se fait. En prévention, une pulvérisation de bouillie bordelaise en hiver ne fait pas de mal. Si la gommose est due à une blessure de taille, il faut désinfecter la blessure et appliquer un simple mastic de protection.
Pour prévenir l'apparition des cochenilles, placez vos agrumes hors des zones à trop basses ou trop hautes températures et loin des courants d'air. L'atmosphère confinée de la serre ou de la véranda favorise le développement des cochenilles farineuses (Planococcus citri).
La lutte biologique
La lutte biologique utilise des substances naturelles et des organismes vivants pour contrôler les ravageurs et les maladies.
Substances naturelles
Elles sont généralement d'origine végétale et peuvent être utilisées dans des pulvérisations pour repousser ou tuer les nuisibles. Par exemple, une pulvérisation d'huile de soja peut aider à lutter contre le psylle asiatique des agrumes en empêchant sa croissance à ses stades de développement et en le repoussant des tissus végétaux. L'utilisation d'huile et de savon noir, comme pour les cochenilles, donne de bons résultats contre la teigne du citronnier. Contre les pucerons, pulvérisez du savon noir dilué là où ils sont agglutinés, puis ôtez-les avec un tissu.
Sémiochimiques
Ce sont des composés messagers qui peuvent être utilisés pour perturber le comportement des nuisibles. Par exemple, des phéromones spécifiques peuvent perturber l'accouplement des cochenilles rouges de Californie et contribuer à protéger les cultures d'oranges dans cette région de culture cruciale. Des pièges pour tuer les mâles et réduire la reproduction peuvent être posés, par exemple contre la teigne du citronnier.
Micro-organismes
Il s'agit de micro-organismes comme les bactéries, les champignons et les virus qui nuisent aux ravageurs et aux microbes pathogènes, mais pas aux cultures. Par exemple, Pseudomonas chlororaphis est une espèce bactérienne qui combat les espèces fongiques responsables du chancre des agrumes en libérant des antibiotiques dans le sol. Un insecticide biologique à base de Bacillus thuringiensis est efficace contre toutes les chenilles, y compris celles de la teigne du citronnier.
Macrobiaux
Ce sont des animaux plus grands, comme certains insectes, qui se nourrissent de ravageurs ou les parasitent. Par exemple, une espèce de coccinelle appelée Cryptolaemus montrouzieri se nourrit de cochenilles brunes à carapace molle, contribuant ainsi à contrôler leur population. Les chrysopes (Chrysoperla carnea) peuvent être utilisées comme agents de lutte biologique. Contre les aleurodes, des pièges peuvent être posés.

Pesticides chimiques
Le CABI, en tant que leader mondial dans la mise en œuvre des connaissances en matière de gestion des ravageurs basée sur la nature, encourage la lutte intégrée comme l'approche privilégiée, fondée sur l'écologie, pour produire des cultures saines. Cette approche autorise l'utilisation de pesticides chimiques uniquement en cas de nécessité et en adhérant à des mesures limitant l'exposition des personnes et de l'environnement à ces pesticides (voir FAO, Code de conduite international sur la gestion des pesticides).
Avant d'envisager l'utilisation de pesticides chimiques, comme le fongicide liquide à base de cuivre ou un produit insecticide à base de pyrèthre contre les pucerons, les agriculteurs devraient explorer toutes les solutions non chimiques disponibles pour lutter contre les ravageurs des agrumes, y compris celles mentionnées ci-dessus. Pour des conseils personnalisés en matière de gestion des ravageurs, consultez le CABI BioProtection Portal, où vous pouvez saisir votre emplacement et votre problème de nuisibles pour explorer des solutions personnalisées.
Si l'utilisation de pesticides chimiques est envisagée, les agriculteurs devraient privilégier des pesticides à faible risque qui, utilisés dans le cadre d'une stratégie de lutte intégrée, contribuent à gérer les problèmes de ravageurs tout en minimisant les effets nocifs sur la santé humaine et l'environnement. Les prestataires de services de conseil agricole peuvent fournir des informations sur les pesticides à faible risque disponibles localement et compatibles avec une stratégie de lutte intégrée. Ces experts peuvent également conseiller sur les équipements de protection individuelle requis.
Autres conseils et bonnes pratiques
- Désinfection des outils : Il est vital de désinfecter soigneusement vos outils de coupe après chaque utilisation, surtout après avoir travaillé sur un agrume malade. Des outils mal désinfectés peuvent être des vecteurs de virus (comme la tristeza ou l'exocortis) et de champignons (comme Phoma tracheiphila).
- Provenance des arbustes : Minimisez les risques en veillant à la provenance des arbustes et en vérifiant qu'ils sont sains lors de l'achat.
- Arrosage et fertilisation : Un système d'irrigation adapté et l'utilisation de fertilisants au bon moment de la croissance des arbres sont essentiels. Contre la chlorose ferrique des agrumes, une solution biologique est l'utilisation de purin d'ortie, de mulch d'ortie ou de granulés de mulch d'ortie apportés sur le terreau (1 à 2 cuillères à café en fonction de la taille du pot), légèrement enfouis à l'aide d'un léger griffage. Les agrumes ont besoin d'eau.
- Hivernage : Si tous les agrumes peuvent être cultivés à l'extérieur dans les régions à climat doux, ailleurs, il conviendra de les planter dans des bacs pour pouvoir les rentrer en hiver, idéalement en orangerie, afin de les protéger des gelées. Ils doivent hiverner autour de 8°C.
- Carences : Apportez sous forme d'engrais les éléments dont vos arbres manquent.
La Division de l'industrie végétale de Floride, au sein du Département de l'agriculture et des services aux consommateurs de Floride, joue un rôle central dans la protection des ressources agricoles de l'État et le soutien de la mission plus large de l'agriculture et des services aux consommateurs. En combinant des pratiques culturales, des contrôles biologiques, des techniques comme la pulvérisation d'huile horticole et l'utilisation raisonnée de pesticides lorsque cela est nécessaire, les producteurs peuvent protéger les agrumes tout en favorisant des systèmes de production durables et résilients.
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