Le verger maraîcher, un système de culture qui allie la production fruitière à celle des légumes dans un même espace, représente une forme d'agroforesterie de plus en plus plébiscitée. Cette méthode, loin d'être nouvelle mais plutôt une redécouverte des pratiques ancestrales, gagne en popularité grâce à ses multiples avantages face aux défis contemporains, notamment les dérèglements climatiques et la nécessité d'une agriculture plus durable. Le principe de l'agroforesterie consiste à planter des arbres au sein d'une parcelle agricole ayant une autre production principale. Dans le cas du verger maraîcher, les arbres sont des fruitiers et la culture principale est le maraîchage. Cette association de cultures sur deux étages est une clé d'optimisation de votre production.

Les Bénéfices Incontournables du Verger Maraîcher
Cultiver des légumes sous des fruitiers présente de très nombreux avantages, aussi bien pour vos cultures que pour la ferme au sens large. Le verger maraîcher permet une augmentation de la biodiversité qui vient se nicher dans les arbres (oiseaux, insectes, micro-organismes…). Cette biodiversité ne se limite pas aux oiseaux et aux insectes qui vont nicher dans les arbres ; le plus gros apport de biodiversité se passe dans le sol. La vie du sol est fortement stimulée par le réseau racinaire des arbres, ce qui va créer un sol vivant, fertile et résilient, capable d’apporter tous les nutriments et les minéraux dont ont besoin vos cultures légumières.
Parmi les avantages principaux, on compte également des revenus supplémentaires grâce à la vente de fruits, une diversification des productions permettant de minimiser les risques. Les arbres offrent un ombrage aux cultures en été pour les protéger de la sécheresse, ce qui est crucial dans un contexte de canicules répétées. Jean-Michel Leguen, maraîcher bio intensif en Loire-Atlantique, a observé un écart de température de 25°C au sol entre une zone ombragée par un arbre et une zone en plein soleil. Grâce à cette différence, les cultures souffrent moins de la sécheresse, ont besoin de moins d’eau et sont moins sujettes à des maladies ou des ravageurs.
Les arbres apportent aussi des apports massifs de matière organique grâce aux feuilles mortes et aux racines, contribuant à une meilleure fertilité des sols. Ils favorisent une meilleure infiltration de l’eau de pluie dans le sol grâce à leurs systèmes racinaires profonds, limitant le lessivage et protégeant les sols. De plus, ils offrent une protection contre le vent, un facteur important pour la protection des cultures maraîchères. Les arbres augmentent le taux de minéraux dans le sol, extraits de la roche mère et ramenés à la surface par les racines profondes des arbres, et fixent les ions azotés dans le sol, limitant ainsi le lessivage grâce aux racines.
Ce genre de projet agroforestier a aussi un fort impact positif sur l’ergonomie au travail pour le maraîcher. Travailler à l’ombre des arbres en été est bien plus confortable qu’en plein soleil. Vous maximisez ainsi la captation de l’énergie solaire et produisez des fruits et légumes, créant une meilleure valeur ajoutée au m² sur votre ferme.
L’agroforesterie, dans son ensemble, participe à l’optimisation des performances techniques et économiques et semble être un atout pour une meilleure résilience des exploitations agricoles et des territoires face aux changements globaux. Elle contribue à l'adaptation au changement climatique par une atténuation des extrêmes climatiques et à la mitigation du changement climatique via le stockage de carbone dans les sols et dans la biomasse. La présence de l’arbre champêtre peut également fournir du fourrage ou de la litière complémentaires et contribuer au bien-être des animaux. Elle favorise également la réduction d’utilisation d’intrants via le maintien d’une biodiversité fonctionnelle sur ses parcelles et de la fertilité des sols.
La résilience en agroforesterie, c’est quoi ?
Les Défis et Inconvénients Potentiels
Bien que le verger maraîcher offre de nombreux avantages, son installation peut poser quelques problèmes. On peut notamment constater une légère baisse de rendement des cultures maraîchères due à la concurrence racinaire et foliaire avec les arbres. Une augmentation des maladies fongiques (maladies causées par un champignon parasite) sur les légumes peut également survenir en raison d'une atmosphère plus humide sous les arbres.
Un autre inconvénient est la réduction de la flexibilité des pratiques culturales : un arrêt de l’utilisation de tracteurs et autres engins mécanisés peut être nécessaire si l’espace entre les arbres ne le permet pas. L’entretien des arbres fruitiers demande un temps de travail supplémentaire à la taille et à l’entretien. Enfin, il y a une surface de production de légumes légèrement réduite en raison de l'espace occupé par les arbres.
Toutefois, ces inconvénients sont généralement largement compensés par tous les bénéfices de cette association de cultures très judicieuse. L'expérience de Jean-Michel Leguen illustre bien ce point : il ne voit aucun inconvénient et considère l'arbre comme un véritable allié pour le maraîchage.

Concevoir et Implanter Votre Verger Maraîcher
L'installation d'un projet agroforestier, comme un verger maraîcher, demande une réflexion approfondie et une planification rigoureuse.
Choix de l'Emplacement des Arbres
Pour installer un verger maraîcher, il faut tout d’abord faire un choix : allez-vous planter vos arbres sur les planches de cultures ou sur les passe-pieds entre deux planches ? En plantant les fruitiers sur les planches, vous perdez un peu en surface de production pour les légumes, mais vous offrez un sol plus profond et un meilleur développement racinaire aux jeunes fruitiers. Par contre, il sera impossible ensuite de venir travailler votre planche avec un outil rotatif, les troncs d’arbres vous gêneront. En plantant les fruitiers entre les planches, vous pourrez toujours utiliser des outils mécanisés sur vos planches de cultures, comme d’habitude. Par contre, les arbres seront dans vos passe-pieds, ce qui peut gêner le passage sauf si vous prévoyez un passe-pied plus large sur les lignes d’arbres.
Densité et Espacement des Plantations
En termes de surface, un verger maraîcher peut être planté très dense. Le plus courant est d’espacer les arbres de 10 mètres en tous sens. Il faut aussi laisser une zone non cultivée de 1 mètre de diamètre autour du tronc. Cependant, certains maraîchers obtiennent de très bons résultats avec une densité plus élevée. C’est le cas de Jean-Michel Leguen qui a créé un verger maraîcher en 2012, avec une densité d’arbres de 5 mètres sur le rang et 6 mètres entre deux lignes d’arbres. Malgré cette très forte densité, il n’observe aucune baisse de rendement sur ses légumes.
Il faut savoir que certains fruitiers ont besoin de plus de place que d’autres, du fait de la variété ou du porte-greffe qui peut être nanifiant, peu vigoureux, moyennement vigoureux ou très vigoureux. En prenant en compte tous ces paramètres, l’espace nécessaire entre deux arbres peut varier de 25 à 5 mètres. Si vous n’êtes pas encore expert en arboriculture, il est important de se former ou de se faire conseiller par des professionnels. Les arbres fruitiers seront idéalement greffés sur porte-greffe de vigueur moyenne, la hauteur ne devrait idéalement pas dépasser 5m de hauteur pour une récolte facilitée.
Optimisation des Cultures Légumières
Il vous sera nécessaire d’organiser vos cultures légumières pour optimiser au mieux vos surfaces, ombragées ou non. Plus elles seront proches des arbres et plus il faudra privilégier des cultures qui tolèrent un faible ensoleillement : salades, radis, fenouils, mâche… À l’inverse, plus vous serez loin des arbres plus vous pourrez mettre des légumes ayant besoin de davantage de soleil : courges, solanacées… Pour Jean-Michel Leguen, sur les planches où sont plantés les arbres, il installe des cultures légumières pérennes : artichauts, rhubarbes, aromatiques… La planche est ainsi gérée de la même manière sur toute sa longueur (irrigation…).
Le projet Marforest, financé par l'Europe, a étudié la faisabilité d'insertion de cultures en vergers bio d’abricotiers et d’amandiers en région méditerranéenne. Des essais ont montré qu'il est possible d'obtenir de très bons résultats technico-économiques avec des cultures comme la scarole, le fenouil ou les courges, dont le pouvoir couvrant est très intéressant en matière de contrôle des adventices. À contrario, les patates douces ont présenté des rendements faibles.
Coût d'Implantation et Aides Financières
L’implantation d’arbres fruitiers n’est pas très coûteuse et peut être subventionnée. Un plant de fruitier très jeune, aussi appelé un scion, ne vous coûtera que 10 € au maximum. Il faut ajouter à cela un peu de main-d’œuvre et éventuellement des tuteurs et des manchons de protection contre les rongeurs, ce qui revient à un coût d’environ 13 € par arbre. N’hésitez pas à vous renseigner auprès de votre région ou département pour savoir s’il existe des aides à l’agroforesterie. Les vergers maraîchers ne sont pas toujours considérés comme de l’agroforesterie au regard des instances administratives qui attribuent les subventions, mais certaines régions les acceptent et financent les plants, les tuteurs et le paillage pour la plantation.

Les Compétences Indispensables pour Réussir
Pour réussir l’installation d’un verger maraîcher, il est important de développer vos compétences. Un arbre ne fonctionne pas comme un légume ! C’est une plante vivace, que vous allez implanter pour 15 à 20 ans minimum. Il faut donc prendre quelques précautions lors de la plantation et savoir gérer l’entretien et la taille annuelle si vous espérez avoir de belles récoltes de fruits.
De nombreuses formations existent à ce sujet. La compétence la plus importante pour un verger maraîcher avec une production fruitière sera la taille des arbres fruitiers. C’est un aspect qui vous sera indispensable à acquérir dès la 2ᵉ année après la plantation. Une autre compétence importante est la gestion des maladies et des ravageurs des fruitiers. En effet, ceux-ci sont plus sensibles que les cultures légumières et ont des ravageurs très spécifiques. Les connaître et savoir comment lutter contre sera un atout précieux pour la réussite de votre projet agroforestier.
Témoignages et Projets de Recherche
L'intérêt pour le verger maraîcher est croissant et s'appuie sur des retours d'expériences concrets et des programmes de recherche dédiés.
L'Expérience Pionnière de Jean-Michel Leguen
Jean-Michel Leguen est un maraîcher bio intensif installé à côté de Nantes, en Loire-Atlantique. Il pratique le verger maraîcher depuis plus de 10 ans avec une réussite exceptionnelle. Il a commencé à avoir l’idée de cultiver sous des arbres en 2012 alors qu'il était installé en Gironde. Il a observé qu'il ne perdait pas de rendement sous un très grand chêne, et mieux encore, ses cultures étaient plus saines et tenaient plus longtemps dans la saison. Suite à cette expérience, Jean-Michel a décidé de planter des arbres fruitiers dans toutes ses parcelles, choisissant une densité de plantation élevée en s’inspirant à la fois de l’agroforesterie et des méthodes de cultures bio intensives.
Pour Jean-Michel, les bénéfices de la culture en verger maraîcher sont nombreux : une excellente biodiversité fonctionnelle qui régule toutes les maladies et les ravageurs, l'absence de traitement sur ses cultures, un confort de travail grâce à l’ombre des arbres en été, une plus-value avec la vente des fruits, un apport de matière organique avec les feuilles mortes et une meilleure infiltration de l’eau dans le sol grâce aux racines.
Projets de Recherche et Développement
La forme du « verger-maraîcher » n’est pas nouvelle mais connaît un regain d’intérêt important depuis dix ans environ. De nombreux néo-ruraux font le choix d’une agriculture hyper-diversifiée, orientée pour les circuits courts et sur une surface souvent réduite. Le maraîchage est la production agricole nécessitant le moins d’investissement et pouvant générer un revenu rapide.
Des programmes comme SMART (2014-2017), Marforest (2017-2020) et Arbratatouille ont développé des connaissances sur les associations agroforestières entre arbres fruitiers et cultures légumières. Le projet SMART, basé sur la recherche participative, a pour objectif principal de dégager des références technico-économiques qui permettront de lever les freins au développement de systèmes agroforestiers en maraîchage associant arbres fruitiers et cultures assolées. Des agriculteurs de l'Hérault et du Gard, ainsi que du sud-est de la France, participent à ce projet.
Le projet Marforest, piloté par le Grab, a pour but d’étudier la durabilité d’un système de production alliant des cultures d’arbres fruitiers et de légumes, avec une forte biodiversité sur une période d’au moins 15 ans. Depuis 2016, des agriculteurs sont installés sur le site de la ferme de La Durette près d’Avignon et assurent la production tout en participant au projet de recherche. L’objectif est de voir la faisabilité et la rentabilité économique de ce mode de production à l’échelle d’une ferme gérée par des agriculteurs. Il ressort que les productions subissent peu de dégâts de ravageurs et de maladies et présentent de bons résultats agronomiques.
Le programme Arbratatouille, initié en 2014 et piloté par Agroof Scop, repose sur une collaboration active entre agriculteurs et chercheurs. Son but est d'améliorer les connaissances sur les interactions entre les arbres et les productions en vue de proposer des pistes de réflexion pour la conception et la gestion de systèmes agroforestiers. Les Terres de Roumassouze, une ferme de 11 ha à Vézénobres (Gard) gérée par Denis Florès et son épouse, est devenue un site pilote en matière d’agroforesterie. Après dix années de pratique, ils possèdent des parcelles en agroforesterie matures où il est possible de mesurer la valeur productive de ce mode de production.
Ces différents programmes visent à développer des connaissances sur les associations agroforestières entre arbres et cultures légumières en s’appuyant sur des expérimentations mais aussi sur des réseaux participatifs. L’échange d’expériences entre les différents partenaires, structures techniques, centres de recherche et agriculteurs est primordial.
La résilience en agroforesterie, c’est quoi ?
L'Agroforesterie comme Modèle de Résilience
L’agroforesterie se définit comme l’association d’arbres et de culture ou d’animaux d’élevage dans un même système de production agricole. Les arbres, d’essences forestières ou fruitières, peuvent se trouver au sein même d’une parcelle agricole (agroforesterie intraparcellaire) ou en périphérie (ex. haies). L’agroforesterie est donc plurielle, et c’est une infinité de systèmes agroforestiers, dans lesquels toutes les associations arbres et cultures ou pâtures sont imaginables, qu’il faut considérer.
Aujourd’hui, dans un contexte de changements globaux (fréquence accrue des évènements extrêmes dans un contexte de changement climatique, érosion dramatique de la biodiversité…), réintégrer l’arbre dans les systèmes agricoles est fondamental. Les vergers maraîchers sont sans conteste une voie d’avenir pour un maraîchage qui doit s’adapter chaque année aux dérèglements du changement climatique : sécheresses, canicules, gelées tardives. Inspirés de la nature, les vergers maraîchers se développent de plus en plus en France et dans le monde.
La séparation de l’arbre et des cultures est en fait très récente (mécanisation + remembrement + spécialisation = coupe des arbres). En permaculture, on recherche la complexité, non par penchant masochiste mais pour la résilience de nos systèmes (faculté de résister à un bouleversement). La forêt, stade ultime d’évolution naturelle des écosystèmes sous nos climats, possède environ 7 étages. L’agroforesterie propose 2 étages de production (cultures annuelles ou prairie et strate arborée). En sortant le nez des statistiques, on constate que les « monocultures » sont économiquement inefficaces, socialement destructrices et écologiquement catastrophiques. Pour preuve, elles n’existent tout simplement pas à l’état naturel.
Créer des Systèmes Complexes et Autonomes
L'objectif est de monter un site pilote de maraîchage en agroforesterie inspiré des principes de la permaculture. L'idée est de créer un espace de production maraîchère et fruitière quasiment autonome, en agriculture biologique avec une absence de motorisation et de travail du sol (au pire traction animale pour la création des buttes). La permaculture, on en parle beaucoup mais on en voit peu : l’idée est de profiter de ce site exceptionnel pour pouvoir tester et comparer in situ différentes techniques de maraîchage innovantes et alternatives : buttes pérennes, planches permanentes, c’est pourquoi chaque bande maraîchère sera divisée en 2 pour tester ces dernières.
Pour gérer cette diversité, le projet peut choisir de créer 3 séquences différentes de plantation entre les fruitiers, avec une thématique en lien avec des objectifs particuliers. L’idéal serait de planter les bandes boisées dans du paillage naturel : BRF, paille, foin ou autre. Des haies brise-vents et productives peuvent être programmées à la plantation tout autour de l’atelier maraîchage. Leur taille d’entretien produira du mulch pour les années à venir. L'absence d'irrigation sur les lignes de plantation peut être envisagée dans les régions bien arrosées.
Une Approche Systémique pour l'Agroforesterie
Le guide "Maraîchage et vergers agroforestiers" (Warlop F., Corroyer N., Denis A., Conseil M., Fourrié L., Duha G., Buchmann C., Lafon A., Servan G.) met en exergue les principaux points de vigilance lorsque l’on souhaite associer fruitiers et maraîchage sur une même parcelle. Il aborde une vision systémique des projets pour éviter les erreurs classiques lors de la création de parcelles, incluant la disposition et l’orientation des arbres, le choix des essences et des porte-greffe, ainsi que l'irrigation.
La majorité des programmes de recherche en agroforesterie concernent les associations de feuillus précieux et de grandes cultures. Cependant, on constate sur le terrain le développement de systèmes associant arbres et arbustes fruitiers et espèces légumières (ou plantes aromatiques), généralement sur des surfaces relativement limitées. Ces systèmes correspondent également à la recherche d’une autonomie en intrants sur l’exploitation (énergie, fertilité, eau, contrôle des bioagresseurs…) grâce à l’alliance de l’arbre et des techniques de conservation des sols.
Un changement s’opère à l’échelle des filières car ce sont maintenant les instituts techniques et les entreprises du marché qui commencent à s’intéresser à ces systèmes, pour peu qu’ils puissent générer des pratiques plus respectueuses de l’environnement tout en amenant une production agroécologique performante et valorisable d’un point de vue commercial. La demande de références concernant ces systèmes est très forte, venant de personnes souhaitant s’installer (ou modifier leur système de production), des collectivités ou des associations qui voient dans ce type de système un modèle pertinent pour des espaces fortement contraints par le développement urbain, ou concernés par des enjeux environnementaux particuliers.
L'enjeu du projet ne se situe pas uniquement autour de la production de références sur les systèmes mixtes. Il se situe également dans la façon de produire et d'utiliser ces références, au travers de la construction d'un réseau dynamique associant chercheurs, expérimentateurs et agriculteurs. Cette approche souhaite valoriser les savoirs et les savoir-faire, et forcer un regard nouveau sur la conception et le choix des critères d'évaluation de ces systèmes pour éviter une déconnexion entre recherche et terrain. Cela inclut la structuration d’un réseau national de sites d’agroforesterie fruitière et maraîchère associant fermes de production, fermes expérimentales, fermes d’établissements de formation agricole, ainsi que le développement de méthodes et d’outils d’aide à la conception et au pilotage de systèmes. La production de contenus pédagogiques pour l’enseignement agricole est également essentielle.

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