Les mauvaises herbes ligneuses : Comprendre et maîtriser ces envahisseurs résilients

La lutte contre les mauvaises herbes est un facteur clé pour maximiser le rendement et la qualité des cultures dans la production agricole. Les mauvaises herbes entrent en compétition avec les cultures pour l'eau, les nutriments et la lumière du soleil, et peuvent également propager des parasites et des maladies. Une compréhension approfondie des types de mauvaises herbes et de leurs caractéristiques permet d'élaborer des stratégies de gestion efficaces. Parmi les différentes catégories, les mauvaises herbes ligneuses se distinguent par leur persistance et les défis uniques qu'elles posent.

Illustration de diverses mauvaises herbes ligneuses dans un paysage agricole

Qu'est-ce qu'une mauvaise herbe ligneuse ?

Une plante qui est ligneuse dispose d'une partie qui a la texture du bois. La lignine et la cellulose qu'elle accumule vont former le bois. Toutes les plantes ligneuses sont vivaces. Le bambou et l'argousier sont par exemple des plantes ligneuses. Les mauvaises herbes ligneuses sont généralement des arbustes ou des petits arbres dotés de racines profondes. Elles ne meurent pas chaque année, vivant pendant plusieurs saisons, et certaines peuvent prendre des années à atteindre la maturité. Elles dominent souvent le paysage s'il n'est pas géré, se développant sur des terres agricoles, des bords de route, des clôtures ou des voies navigables. Ce qui rend les mauvaises herbes boisées particulièrement difficiles, c'est leur résilience. Ce ne sont pas des annuelles douces que vous pouvez tirer à la main ; elles comprennent des arbustes à tige dure, des vignes et des petits arbres qui se régénèrent à partir de racines profondes, de couronnes ligneuses ou même de fragments de tige. Cela les rend plus difficiles à contrôler que les mauvaises herbes à feuilles larges ou herbeuses typiques. Leurs auvents denses cachent les herbes et leurs tiges épaisses résistent à la tonte ou au pâturage.

Les défis posés par les mauvaises herbes ligneuses

Les mauvaises herbes boisées sont plus que des plantes disgracieuses ; ce sont des envahisseurs agressifs et qui se répandent rapidement, pouvant sérieusement dégrader la productivité des pâturages, augmenter le risque d'incendie et compromettre la valeur des terres.

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Elles présentent un défi unique, étant résilientes, persistantes et se développant souvent sur un terrain difficile. Du point de vue réglementaire, économique et environnemental, il est clairement que le contrôle des mauvaises herbes ligneuses n'est pas facultatif, mais essentiel.

Voici les principales raisons pour lesquelles leur gestion est cruciale :

  • Réduction de la productivité des pâturages et des rendements des cultures : Les mauvaises herbes ligneuses concurrencent le bétail pour le fourrage et déplacent de précieuses espèces de pâturages. Dans les champs fortement infestés, la capacité de chargement du bétail peut baisser considérablement, parfois de plus de 50%. En s'appropriant l'emplacement, l'air, la lumière et la nourriture, elles hypothèquent la croissance, le rendement et la floraison des cultures souhaitées.
  • Risque accru d'incendie : Ces plantes peuvent devenir très inflammables, créant des charges de carburant naturelles, ce qui augmente le risque d'incendies destructeurs, en particulier dans les régions arides.
  • Hôtes pour les ravageurs et les maladies : Les mauvaises herbes ligneuses servent de refuges pour les ravageurs et les maladies, qui représentent une menace non seulement pour les cultures et le bétail, mais aussi pour la faune indigène. L'éradication des mauvaises herbes ligneuses aide à éliminer ces refuges de ravageurs.
  • Impact sur la conformité réglementaire et la valeur des terres : Le non-respect de la législation sur les mauvaises herbes peut entraîner des amendes ou des restrictions sur l'utilisation des biens. De plus, une infestation importante peut dévaloriser la terre. Si vous distribuez des produits de protection des cultures, cela crée une opportunité de marché clé.
  • Coûts de gestion à long terme : Investir dans un contrôle basé sur l'herbicide aux premiers stades de l'infestation peut réduire les coûts totaux de traitement par 40 à 70% à long terme. Retarder la gestion peut entraîner des infestations plus importantes et plus coûteuses à contrôler.

Exemples de mauvaises herbes ligneuses et persistantes

Les "mauvaises herbes" ou adventices désignent toutes les plantes qui poussent naturellement là où nous ne le désirons pas. Ce qui signifierait que toute plante qui pousse à un endroit non désiré est une mauvaise herbe en puissance, ce qui est loin d'être le cas. Ce que nous désignons sous le terme "mauvaises herbes", ce sont les espèces qui concurrencent les autres plantes.

Diverses espèces de mauvaises herbes ligneuses et herbacées courantes

Plusieurs espèces de mauvaises herbes peuvent être particulièrement envahissantes et résilientes :

  • Le Chiendent : C'est certainement la mauvaise herbe la plus connue. Le chiendent est une graminée vivace qui pousse très rapidement et repart dès qu'un rhizome est coupé. Elle se faufile partout : dans les allées, entre les dalles, sur la pelouse. Pour l'éliminer, il est recommandé de bêcher le sol à l'aide d'une fourche-bêche afin de retirer les rhizomes en entier.
  • Les Chardons : Reconnaissables à leur petite boule épineuse, les chardons peuvent rapidement infester un terrain. Il faut agir avant leur floraison sous peine que leurs graines ne se disséminent sur tout le terrain avec le vent. Plus elles grandissent, plus leur système racinaire est profond.
  • Le Liseron des champs : Bien qu'esthétique grâce à ses jolies fleurs colorées, le liseron des champs est une vivace grimpante avec un système racinaire très long et profond. Il a une fâcheuse tendance à s'enrouler autour d'autres végétaux, allant jusqu'à les étouffer, ce qui lui vaut son surnom de "boyaux du diable".
  • La Renoncule rampante (Bouton d'or) : Derrière sa jolie couleur se cache une mauvaise herbe très invasive. La renoncule rampante se dissémine par ses stolons très robustes, tout particulièrement dans les gazons humides.
  • Les Ronces : Les ronces sont des plantes ligneuses particulièrement vigoureuses. Si vous êtes envahi par les ronces dans votre jardin, munissez-vous de gants avant de vous attaquer à cette plante.
  • L'Égopode : L'égopode possède de longs rhizomes traçants qui le transforment en un couvre-sol très résistant et donc difficile à supprimer. C'est pourquoi on le trouve généralement dans les sous-bois.

D'autres mauvaises herbes, bien que non ligneuses, méritent également d'être mentionnées pour leur caractère envahissant :

  • L'Oxalis : Une rampante ressemblant au trèfle. Elle peut devenir assez envahissante car elle produit ce qu'on appelle des bulbilles (des bourgeons), qui participent à la dissémination de la plante. Il est déconseillé de biner ou de bêcher le sol pour l'éliminer.
  • Le Plantain lancéolé : Il est tout à fait possible de cohabiter avec le plantain lancéolé au jardin, qui est très décoratif et peut être utilisé pour soulager certains maux (piqûres d'insectes, toux…). Mais s'il devient envahissant sur la pelouse ou dans les allées, il peut devenir indésirable.
  • Le Pissenlit : Très résistant, le pissenlit peut rapidement envahir un terrain. Heureusement, il n'est pas si difficile de l'éradiquer puisqu'il est même comestible. On peut utiliser le désherbage manuel avec un couteau désherbeur, des techniques naturelles avec de l'eau amidonnée (l'eau de cuisson des pommes de terre ou du riz), ou le couper pour en faire une salade.
  • Le Mouron rouge (Mouron des champs) : Également appelé mouron des champs, le mouron rouge a une jolie teinte orangée mais est pourtant une adventice toxique pour les autres plantes et qui peut irriter la peau. Cette plante annuelle possède des racines rampantes qui colonisent rapidement la surface de la terre tandis que la floraison favorise la dispersion des graines.

Stratégies de gestion des mauvaises herbes ligneuses

Une identification précise est la première étape de tout programme de gestion des mauvaises herbes réussi. Une fois identifiées, des stratégies de gestion efficaces peuvent être mises en œuvre, combinant des approches physiques, culturelles et chimiques.

Schéma des différentes méthodes de lutte contre les mauvaises herbes ligneuses

1. Approches culturelles et physiques

Les approches manuelles ou basées sur le pâturage sont rarement suffisantes pour obtenir une suppression à long terme des mauvaises herbes ligneuses en raison de leur résilience. Cependant, elles peuvent compléter d'autres méthodes.

  • Pâturage contrôlé : Le bétail peut consommer certaines mauvaises herbes ligneuses, mais leur efficacité est limitée et dépend de l'espèce de mauvaise herbe et de l'animal.
  • Désherbage manuel et mécanique : Le déracinement ou la coupe peuvent être efficaces pour les jeunes semis ou les petites infestations. Pour les plantes plus établies, comme le chiendent, il est crucial de retirer les rhizomes en entier pour éviter la repousse. Pour les ronces, des gants sont nécessaires en raison de leurs épines.
  • Prévention de la dissémination des graines : Pour des plantes comme les chardons, il est impératif d'agir avant la floraison pour éviter la dispersion des graines par le vent.
  • Amélioration de la santé du sol : Un sol sain et des cultures compétitives peuvent aider à limiter l'établissement et la propagation des mauvaises herbes. Le lessivage, qui se produit lorsque des pluies trop fortes apportent une quantité d'eau abondante, voire même excessive au sol, peut affecter la disponibilité des nutriments pour les cultures.

2. Utilisation d'herbicides

C'est précisément pourquoi l'utilisation des herbicides devient une nécessité, pas seulement une commodité, surtout pour les mauvaises herbes ligneuses. Les herbicides sont appliqués sur le feuillage, les tiges, le sol ou les souches, et formulés comme des liquides, des granules, des gels ou des capsules. Le choix de l'herbicide dépendra du type de mauvaise herbe, de sa maturité, de la culture présente et de l'environnement.

Infographie sur les différents types d'herbicides et leurs modes d'action

Les mauvaises herbes boisées varient considérablement dans leur structure, leur cycle de croissance et la résistance au stress environnemental ; ainsi, aucun herbicide unique ne correspond à tous les scénarios. Chez Pomsis, une gamme complète d'ingrédients actifs haute performance est offerte, chacun conçu pour correspondre aux réalités de champ spécifiques.

  • Herbicides foliaires : Appliqués sur les feuilles des plantes, ils sont absorbés et transportés dans toute la plante. Le glyphosate peut contrôler les jeunes semis via un spray foliaire.
  • Herbicides de souche ou d'injection : Plus efficaces pour les arbustes multi-tiges établis, ils impliquent l'application de l'herbicide directement sur la souche coupée ou par injection dans le tronc. La méthode consiste à couper des encoches horizontales dans le tronc à l'aide d'une hache ou d'une perceuse.
  • Herbicides de sol : Appliqués au sol, ils sont absorbés par les racines des mauvettes herbes.
  • Herbicides sélectifs : Ciblant spécifiquement certaines espèces de mauvaises herbes sans nuire aux cultures souhaitées.
  • Herbicides non sélectifs : Éliminent toutes les plantes avec lesquelles ils entrent en contact.

Le succès de l'application des herbicides est déterminé par la précision, la cohérence et l'adhésion aux protocoles recommandés, qui joue un rôle tout aussi critique dans la réalisation du contrôle des mauvaises herbes réussi et durable. Cela inclut le choix de l'équipement, la calibration, la connaissance de l'environnement, le respect des protocoles de sécurité, et les suivis nécessaires.

3. Services et solutions intégrées

Des entreprises comme Pomsis proposent une gamme de services spécialisés pour répondre aux divers besoins de leurs clients. Pour les marques agricoles influentes, des services OEM/ODM ainsi que des solutions d'étiquetage personnalisées sont fournis. Pour les petites et moyennes entreprises, un service de branding à guichet unique est proposé, comprenant la conception de magasins, des étiquettes et des emballages personnalisés, ainsi que des recommandations de pesticides pour aider les entreprises à réussir sur leurs marchés locaux.

Ces services peuvent inclure :

  • Ingrédients actifs et formulations : Sélection des herbicides les plus adaptés aux défis spécifiques.
  • Options de livraison pratiques : Assurance que les produits sont facilement accessibles et applicables.
  • Soutien technique : Expertise et conseils pour l'application et la gestion.

Le labelle est un pétale inférieur qui s'est transformé pour prendre la forme d'un sabot ou d'une lèvre. Le limbe est la partie plate et mince d'une feuille ou d'un pétale. Ces termes, bien que liés à la botanique, ne sont pas directement applicables à la gestion des mauvaises herbes ligneuses mais illustrent la diversité de la terminologie végétale. Les légumineuses appartiennent à la famille des fabacées, comprenant des arbres, arbustes ou herbes qui ont en commun d'avoir des fruits en gousses. Les liliacées sont une famille de plantes monocotylédones, à bulbe dans leur grande majorité, appartenant aux plantes arborescentes mais surtout herbacées. Ces familles peuvent inclure des espèces qui sont des mauvaises herbes, bien que toutes ne soient pas ligneuses.

En fin de compte, une gestion proactive et éclairée des mauvaises herbes ligneuses est indispensable pour la pérennité de l'agriculture et la préservation des écosystèmes.

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