Il existe d'innombrables types de mauvaises herbes. Des mauvaises herbes de jardin communes inoffensives aux plantes dangereuses, vous ne devriez jamais toucher. Tous ne sont pas toxiques pour les humains, mais certains ont d'autres effets négatifs. Il est impossible de dire si les mauvaises herbes sont toutes sans danger ou toutes dangereuses. Le danger des mauvaises herbes pour les humains peut varier énormément. Certaines mauvaises herbes, comme l'ortie piquante, ne provoquent que de légères démangeaisons et des éruptions cutanées, sans représenter une menace réelle. Et plus bas sur l'échelle du danger se trouve le Deadly Nightingale. Les mauvaises herbes peuvent également être dangereuses pour les humains si elles sont ingérées. Malgré ces dangers, il existe de nombreuses mauvaises herbes sans danger qui ne représentent aucune menace pour les humains. Le pissenlit, par exemple, est une mauvaise herbe comestible.

La diversité des risques biologiques
Si vous vous posez à nouveau la question « toutes les mauvaises herbes sont-elles dangereuses ? », souvenez-vous que certaines sont tout simplement plus nocives que d'autres. Les espèces de la flore spontanée peuvent présenter des nuisances plus ou moins graves (concurrence envers les cultures, allergies…) mais certaines d’entre elles sont dotées de qualités que le jardinier ne soupçonne pas toujours. Leur caractère indésirable peut être dû à d’autres types de nuisances qui souvent rendent l’élimination de ces plantes nécessaire : très allergènes (ambroisie), irritantes (berce du Caucase) ou toxiques pouvant se mélanger aux récoltes (datura, morelle noire). La bryone dioïque et le galinsoga peuvent par exemple être porteurs du virus de la mosaïque du concombre, la moutarde des champs et la capselle bourse-à-pasteur peuvent être porteuses du champignon causant la hernie du chou.
Plantes invasives et menaces matérielles
La berce du Caucase est une mauvaise herbe très envahissante et elle devient facilement incontrôlable ; elle est dangereuse pour les autres plantes qui poussent à proximité. La renouée du Japon, de la même manière, est une mauvaise herbe incroyablement nocive. Parce qu'il est presque impossible à contrôler, il peut même causer des dommages matériels. Souvent, les assureurs n'assurent pas une maison si la renouée du Japon est présente ou si elle pousse à une certaine proximité. Les mauvaises herbes peuvent également être dangereuses pour votre jardin. Non seulement l'herbe des Bermudes dégage des produits chimiques de ses racines qui tuent d'autres plantes, mais elle est également difficile à éliminer. Le liseron des champs, le sureau terrestre et le chiendent sont trois mauvaises herbes envahissantes courantes difficiles à éliminer.
Les plantes invasives et les collectivités
Le Datura : un danger méconnu
Le datura stramonium, ou herbe du diable, contient trois puissants alcaloïdes dont les effets peuvent être très graves pour l’organisme. Plusieurs plants ont été observés récemment à Mantes-la-Jolie. Sauvage, dangereuse… Ce sont les deux termes que nous utiliserons sans doute le plus pour désigner le datura stramonium. Cette plante, pourtant très commune, nécessite une vigilance absolue. Elle peut entraîner une intoxication pouvant provoquer des effets indésirables très importants, allant même jusqu’au décès. Le datura pousse particulièrement dans les cultures de légumes. La DGCCRF a déjà rappelé des produits à cause du datura. Le datura est en effet à floraison quand se fait la récolte de certains légumes verts. Les épinards, les haricots et flageolets sont plus particulièrement sujets à ce que des fragments de la plante, tous toxiques, soient inclus par inadvertance.
Allergies et dermatites de contact
L'herbe à puce est une plante qui se distingue par ses feuilles groupées en trio. Elle est réputée pour causer des réactions cutanées intenses lorsque la peau entre en contact avec la sève. La dermatite à Rhus est provoquée par trois plantes qui contiennent une sève vénéneuse. Ces plantes sont l'herbe à la puce, le sumac à vernis et le Rhus Diversiloba. Ces plantes contiennent une sève toxique qui se trouve dans les racines, les tiges, les feuilles et les fruits. L'exposition à l'urushiol se produit par contact avec la sève libérée de la plante abîmée. D'autre part, outre le contact direct avec la plante, il faut savoir que l'urushiol étant un allergène huileux et non volatil, il imprègne facilement les objets. Il est donc possible d’être contaminé par contact avec des objets contaminés tel que des chaussures, vêtements, outils ou même des animaux. La persistance de la toxicité de l'urushiol est impressionnante. Par exemple : des feuilles d'herbe à la puce entreposées à la température de la pièce pendant 5 ans n'ont perdu qu'une proportion négligeable de leur potentiel toxique.

Gestion sanitaire et lutte contre l'ambroisie
Lutter contre la prolifération de l'ambroisie nécessite un repérage précoce et le plus exhaustif possible pour mettre en place des actions radicales visant le contrôle maximal de la plante. Moins les zones sont envahies, plus les actions sont efficaces. La première mesure de prévention est la destruction des plants d'ambroisie avant la période de floraison (fin juillet). Cette action permet la suppression des pollens et la limitation de la reproduction de la plante. Si le pic de pollen d'ambroisie se situe en été et au début de l'automne, il convient de mener une lutte en amont, avant la floraison, et sur le long terme, car ses graines peuvent rester viables plus de dix ans dans le sol. Pour éviter la production de pollen et limiter la reproduction et l'expansion de la plante, les plants d'ambroisie doivent être systématiquement détruits dès leur détection.
Méthodes de contrôle et herbicides
Le contrôle efficace des mauvaises herbes est le meilleur moyen d'assurer la sécurité. Oui, Foamsteram est une solution efficace pour le désherbage. Il utilise une mousse qui garde la chaleur sur la plante aussi longtemps que possible, tuant la mauvaise herbe. Foamstream est une alternative au glyphosate. Si vous rencontrez des mauvaises herbes dangereuses dans un espace public, Foamstream peut être utilisé pour le désherbage de votre zone commerciale. Les herbicides (désherbants, débroussaillants) sont utilisés pour détruire les adventices qui étouffent les végétaux cultivés. Or, cette utilisation des herbicides, fréquente et massive, par épandage, saupoudrage ou pulvérisation, présente des risques pour la santé des travailleurs exposés et pour l’environnement. Les risques de ces substances chimiques des herbicides pour la santé humaine sont importants et cela a été longtemps méconnu et/ou sous-estimé.
Protection et sécurité au travail
Comme pour toute activité susceptible de présenter un risque d'exposition à des agents chimiques dangereux, l'employeur doit procéder à une évaluation des risques encourus pour la sécurité et la santé des travailleurs, limiter l'usage des herbicides au strict nécessaire, adopter de bonnes pratiques et d’hygiène au travail, former ses salariés et mettre à leur disposition les équipements de protection individuelle adéquats (combinaison, gants, bottes, masque) pour éviter tout contact et inhalation d’herbicides. Le certificat professionnel individuel Certiphyto est obligatoire pour répandre des produits herbicides. Toute opération de pulvérisation commence par la préparation des bouillies et le remplissage de l’appareil. Les opérations de vidange et de nettoyage des appareils entraînent des incidents difficiles à gérer sans danger. La préparation des mélanges et l’application constituent les étapes les plus dangereuses de l’utilisation des herbicides, car le travailleur est exposé au concentré.

Équilibres écologiques au jardin
La présence de ces plantes spontanées a des effets bénéfiques lorsqu’elle abrite des formes de vie utiles au jardin (insectes, auxiliaires), protège le sol de l’érosion par le vent, les précipitations, ainsi que du soleil (couvert végétal), enrichit le sol en humus ou aère le sol grâce à son système racinaire. Tolérer les plantes spontanées est également un moyen d’augmenter la diversité dans son jardin, permettant ainsi l’établissement d’équilibres écologiques qui contribuent à la régulation naturelle des ravageurs et maladies. Avant d’éliminer toute plante spontanée par réflexe, il faut se demander si les nuisances occasionnées sont acceptables ou non. Il est essentiel tout d’abord de comprendre que, exception faite des plantes exotiques invasives, la plupart des adventices sont des plantes indigènes naturellement présentes et ce contrairement à une partie des plantes installées au jardin. Elles sont donc souvent mieux adaptées au milieu.