L’entretien régulier et systématique après chaque utilisation de votre motobineuse ne vous prendra que très peu de temps, mais permettra le confort et la sécurité lors de l’utilisation suivante. Pour travailler dans de bonnes conditions de sécurité, attendre que le pot d’échappement refroidisse, puis débranchez la bougie du moteur. Procédez au nettoyage des outils de travail et de l’intérieur du carter de protection. Pour cela équipez-vous d’une paire de gants épais et d’un outil en bois ou en plastique. Faire tomber toutes les mottes de terre puis passer un coup de jet d’eau si nécessaire. Ne pas utiliser de laveur haute pression. Afin d’accéder plus facilement à cette zone de la machine, elle peut être basculée en arrière, les poignées posées sur le sol. Ne pas l’incliner sur le côté.

Architecture de commande et ergonomie des poignées
Le motoculteur est équipé d’un moteur thermique à essence ou diesel, pourvu le plus souvent d’un essieu unique équipé de deux roues motrices, de deux mancherons (ou guidon) qui supportent les poignées de commande. Ainsi, l’accélérateur permet de faire varier la vitesse ; la poignée homme-mort coupe le moteur dès lors qu’on cesse d’appuyer dessus et la poignée d’embrayage active l’accouplement entre arbre de transmission et roues.
Il serait impossible de démarrer le moteur d'une motobineuse ou d'un motoculteur dont les outils ou les roues se trouveraient en prise directe. Dans le cas d'un motoculteur il faut bien sûr avoir la possibilité de débrayer la transmission du mouvement aux roues, ne fût-ce que pour arrêter l'engin ou changer de vitesse. On interpose donc un embrayage entre le moteur et la transmission.
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Tenez toujours le guidon par les extrémités proches de vous, car c’est le moyen de maintenir la distance de sécurité nécessaire entre votre corps et la motobineuse. Avant de commencer à travailler avec votre motobineuse ou motoculteur, n’oubliez pas de régler la hauteur du guidon pour effectuer la tâche plus confortablement et avec un maniement optimal. Gardez toujours une prise ferme sur le guidon, pour que la machine soit toujours bien dirigée. Soyez particulièrement prudent sur les terrains ou les pentes abruptes. Tenir fermement ne veut pas dire que vous devez vous appuyer sur le guidon, une erreur assez fréquente qui pourrait provoquer le « gauchissement » de la machine et la faire décoller partiellement du sol.
Transmission de puissance et mécanismes internes
Le pont est le système de transmission qui convertit le mouvement de la sortie moteur en rotation des fraises. Plusieurs types de ponts peuvent cohabiter sur une même machine (roues, charrue, etc.) avec plusieurs types de mécanismes (systèmes à engrenages, à chaînes, à courroies etc.). Le carter est une armature en composite où sont fixés tous les composants du motoculteur. Sa forme complexe permet un bon équilibrage de l’ensemble, à l’instar des masses et contrepoids.
Basiquement, un motoculteur fonctionne grâce à un moteur qui envoie l’énergie nécessaire au système de transmission qui actionne les roues, celles-ci assurant un déplacement rapide et une excellente adhérence au sol. De plus, il dispose d’un deuxième essieu où se loge le rotovator avec les lames qui labourent la terre ou, où peuvent également se fixer d’autres outils pour cultiver la terre. Nous pourrions dire qu’il fonctionne comme un petit tracteur polyvalent et puissant. En revanche, dans une motobineuse, l’énergie du moteur est transmise directement à un système de fraises (essieu unique) qui réalise la tâche agricole, en obtenant, avec le fraisage, une plus grande profondeur de pénétration dans le sol.

Si les roues sont entraînées, cela veut dire que le moteur fonctionne bien et le système de transmission pour les roues également. Intéressez-vous seulement à la transmission des fraises puisque celle des roues fonctionne. Commencez par démonter le pont des fraises et vérifier en premier si ses composants internes sont bien graissés. Si ce n’est pas le cas, ce manque de graissage pourrait expliquer le fait que le pont soit bloqué lors d’un effort supérieur à la normale, notamment en terre. L’embrayage est le système qui permet d’accoupler l’arbre des fraises avec l’arbre de transmission. Vérifiez que la clavette d’embrayage n’est pas endommagée.
Gestion du moteur et systèmes d'allumage
La pièce maîtresse - le moteur thermique - convertit une impulsion d’allumage en énergie mécanique via un stator et un rotor animés par magnétisme. Il permet de transformer le courant électrique en un mouvement de rotation, alors transmis au vilebrequin. Si le moteur ne tourne jamais, vérifiez qu’il y a production d’étincelle de qualité, à savoir, franche et bleutée. Pour cela, utilisez des gants de protection et dévissez-la à l’aide d’une clé adaptée. Tenez-la par son câble et contre une ailette du moteur et actionnez le système de lancement. Si vous observez un écartement anormal des électrodes, c’est que l’allumage ne se fait plus normalement. La présence de calamine nuit au bon fonctionnement de la bougie.
La carburation est une partie importante de votre équipement, car c’est l’ensemble qui alimente le bloc moteur. Ce souci peut venir d’un mélange air-essence trop ou pas assez riche. Vérifiez en premier lieu que l’essence que vous utilisez est neuve et que le mélange air-carburant est bien dosé. Si le mélange n’est pas assez riche, cela peut provenir de filtres trop encrassés. Vérifiez que les soupapes s’ouvrent et se ferment quand on fait varier la manette du starter. Si les soupapes ne s’ouvrent et ne se ferment pas, c’est que le dispositif de carburation est probablement défectueux et il faut le remplacer.
Optimisation des performances sur le terrain
Le type de sol influe considérablement sur l’utilisation de votre motoculteur. Sols légers et sablonneux : ces sols s’effritent facilement. Sols argileux : les sols argileux sont plus compacts et peuvent être collants. Si le motoculteur cale ou a du mal à avancer, c’est qu’il est surchargé. Adaptez la machine à la vitesse de travail que vous réalisez et à la dureté de votre sol. Si en l’utilisant vous butez sur une zone particulièrement dure et difficile, réduisez la vitesse immédiatement en continuant à faire tourner les fraises.
Les différentes tâches agricoles et de jardinage que peuvent réaliser les motoculteurs et les motobineuses doivent être exécutées de manière fluide et constante, en évitant autant que possible les à-coups ou les mouvements brusques. Le rythme de travail c’est vous qui le fixez. Vous devez être capable de pouvoir réaliser votre tâche tout en marchant en utilisant la vitesse appropriée à votre rythme et en évitant les brusques accélérations.

N’abusez pas de la marche arrière et ne l’utilisez qu’en cas de besoin avec la prudence nécessaire. La plupart des modèles de motobineuses et motoculteurs ont un embrayage indépendant pour la marche arrière (vous devrez donc appuyer sur la manette constamment pour l’activer et pour que la machine réagisse). Si la vôtre n’a pas ce système, lorsque vous devez travailler en marche arrière, avant d’engager celle-ci, arrêtez le train de houe, décélérez la machine et seulement ensuite, passez votre marche arrière.
Maintenance préventive et diagnostic des pannes
La plupart de nos points de vente auront préparé la machine afin que vous puissiez commencer à travailler avec dès votre arrivée dans votre jardin. Si ce n’est pas le cas, la machine est fournie avec son manuel d’utilisation. Une rubrique concernant l’assemblage et la mise en route y sont décrits. IMPORTANT : Une fois la machine assemblée, procéder à la mise en huile du moteur thermique : le type d’huile et la quantité nécessaire sont spécifiés dans le manuel. Si la machine est équipée d’un filtre à bain d’huile, suivre les instructions du manuel.
Les charbons pour motoculteur thermique et les condensateurs sont indispensables pour faire fonctionner l’appareil. Ces composants deviennent souvent défectueux suite à un blocage du moteur dû à la coupe de morceau de bois trop épais. Si les fraises tournent librement quand vous les activez manuellement, la première chose à vérifier c’est le moteur. Il pourrait s’agir d’un souci de charbons ou de condensateurs au sein du moteur. Après un blocage à cause d’un mauvais usage, ces pièces peuvent être défectueuses alors il faut les changer.
Si vous n’avez pas l’intention de vous en resservir pendant une période moyenne à longue, videz le carburateur et le réservoir du carburant. Effectuez un contrôle général de l’état des différentes pièces de votre équipement et si vous devez en retirer ou en changer, faites le toujours avec les indispensables gants de protection. Rangez votre motoculteur ou motobineuse dans un endroit à l’abri de la pluie et de l’humidité.
Les roues tournent grâce à la transmission de l’effort du moteur par le pont de transmission. Ce pont contient un embrayage pour accoupler une vis sans fin à une couronne, un ensemble de poulies avec une couronne/chaîne et une boite de pont qui sert à huiler ces différentes pièces. Assurez-vous qu’il n’y a rien qui gêne le mouvement de tous ces composants, comme la présence de terre ou d’autres types de saletés. Si cette pièce est endommagée, le mouvement n’est plus transmis entre les poulies réductrices. Chaque poulie est fixée à un arbre à l’aide d’une goupille. Contrôlez l’état de chacune d’elle, car une goupille endommagée déstabilise une poulie et ainsi, peut bloquer tout le pont.
Considérations sur l'usage professionnel et domestique
Pour faire un bon usage de l’une ou l’autre de ces machines, vous devez les connaître et déterminer laquelle des deux est idéale en fonction du travail que vous voulez réaliser. Mais avant tout, remettons les pendules à l’heure : l’une n’est pas meilleure ou pire que l’autre. La bonne décision dépendra de la tâche que vous allez lui confier et du type de surface sur laquelle vous allez travailler, en tenant compte principalement des caractéristiques du sol : sa surface, sa dureté et la présence d’obstacles et de pentes.
En général, les motoculteurs ont tendance à être plus puissants et rapides que les motobineuses, ils sont donc plus idéaux pour des travaux agricoles sur des surfaces moyennes ou grandes, de plus de 400 ou 500 m². Pour des surfaces plus petites comme les jardins et les potagers, une motobineuse peut être tout aussi efficace et coûte moins cher. Faites travailler vos méninges pour évaluer ce qui vous intéresse le plus : la vitesse d’un motoculteur parce que vous devrez couvrir une grande surface agricole ou le binage sur votre terrain supérieur que vous offre la motobineuse, idéale pour un petit potager.

Le poids et la dimension de la motobineuse et du motoculteur sont également un point à prendre en compte. Les premières ont tendance à être plus légères et plus petites, tandis que le poids et le volume des motoculteurs sont généralement un peu plus importants. Et en parlant de poids, rappelez-vous qu’il est essentiel de choisir une machine en fonction de votre propre condition physique pour que vous puissiez la manipuler avec aisance, à tout moment. Enfin, bien que cela dépende des différents modèles, la largeur de travail sera plus grande avec un motoculteur, en d’autre termes, il couvrira plus de surface à chaque passage, même si les motobineuses professionnelles n’ont rien à leur envier, car elles offrent aussi des largeurs de travail considérables et, tout comme les motoculteurs, elles peuvent être équipées d’une boîte de vitesse et différentes vitesses avant et arrière.
Concernant la source d’énergie, les motobineuses et les motoculteurs peuvent être électriques (avec batterie) ou avoir des moteurs à combustion, à essence ou diésel. Il convient de noter que, dans les deux cas, les machines les plus puissantes sont à essence, et sont également celles qui permettront d’effectuer les travaux sur le terrain avec une plus grande autonomie et pendant plus de temps. L’énergie utilisée pour alimenter le moteur n’a pas d’influence déterminante sur le fonctionnement de la machine, si ce n’est les précautions nécessaires à prendre avec les réservoirs d’essence, un carburant hautement inflammable.
Les motobineuses et les motoculteurs sont des machines efficaces et polyvalentes qui constituent une aide précieuse et quasi indispensable pour une multitude de travaux agricoles. Elles sont sûres et peuvent être utilisées par n’importe qui dans le cadre d’une utilisation responsable. Au même titre que la tondeuse ou la tronçonneuse, le motoculteur est un matériel de jardin très utile. Malgré tout, ces produits peuvent connaître des dysfonctionnements au fil de leur utilisation. Le motoculteur thermique est un engin agricole multifonctionnel. Ce qui implique qu’il est également composé de plusieurs éléments sur lesquels peuvent avoir lieu des pannes diverses. Chaque vérification des éléments de transmission, de carburation et d'allumage constitue la base d'une longévité accrue pour votre matériel de préparation du sol.
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