Rosiers grimpants : Comprendre et soigner les coups de chaleur, maladies et ravageurs

Les rosiers, véritables joyaux de nos jardins, enchantent par leur explosion de couleurs et de parfums du printemps au début de l'hiver. Cependant, ces plantes chéries sont parfois confrontées à divers agresseurs, allant des coups de chaleur aux maladies et ravageurs. Cet article propose un tour d'horizon des problèmes les plus courants affectant les rosiers grimpants et, plus généralement, tous les rosiers, ainsi que des solutions efficaces pour les prévenir et les guérir.

I. Les effets du coup de chaleur et le sauvetage d'un rosier en détresse

Qu’il soit en pot ou en pleine terre, à l’intérieur ou à l’extérieur, si votre plante se meurt à cause de la chaleur, dites-vous que tout espoir de la ranimer n’est peut-être pas perdu. Il est toutefois possible de le sauver. Voici comment mener une opération de sauvetage en 3 étapes, notamment si des feuilles vertes persistent au bout des tiges ou si, en grattant l’écorce, les tiges apparaissent encore vertes. Même si votre plante est totalement sèche, ne vous précipitez pas pour la tailler ou vous en débarrasser : prenez patience, et tentez un sauvetage.

A. Symptômes du coup de chaleur et d'une hydratation inadéquate

Un arrosage excessif ou insuffisant peut causer des problèmes aux rosiers à tige et, par extension, aux rosiers grimpants. L'excès d'eau peut entraîner une pourriture des racines, ce qui affaiblit la plante et la rend plus vulnérable aux maladies fongiques. Un sol constamment détrempé peut également empêcher les racines d'absorber l'oxygène dont elles ont besoin pour se développer correctement. À l'inverse, un arrosage insuffisant peut entraîner un dessèchement des feuilles, un flétrissement de la plante et une diminution de sa capacité à fleurir. Il est donc essentiel de s'assurer que les rosiers reçoivent suffisamment d'eau, surtout pendant les périodes de chaleur ou de sécheresse.

De même, une exposition excessive au soleil peut causer des problèmes. Les rayons directs du soleil peuvent brûler les feuilles et les fleurs, entraînant leur flétrissement et leur décoloration. Un rosier déployant ses branches en partie dans un jardin et en partie sous une pergola largement ventilée mais chaude, peut voir la partie intérieure être beaucoup plus atteinte. Après un démarrage précoce, alors qu'il y a déjà des boutons de fleurs, les feuilles peuvent se tacher de jaune, de brun, sécher et tomber.

Rosier grimpant aux feuilles jaunies et sèches

B. Sauver un rosier touché par la chaleur : une approche en 3 étapes

Face à un rosier grimpant souffrant de la chaleur, une intervention rapide et ciblée peut faire la différence.

1. Bassiner la plante pour réhumecter le terreau

Pour redonner vie à une plante en pot brûlée par le soleil, plongez le pot dans un contenant plus grand rempli d’eau. Laissez votre plante immergée pendant quelques minutes : des bulles vont se former à la surface de l’eau. Attendez que ces bulles disparaissent pour ressortir le pot de l’eau.

Si votre pot est trop grand pour être bassiné ou que votre plante est en pleine terre, videz 2 à 3 arrosoirs d’eau au pied de la plante matin et soir. L’essentiel est de saturer la terre en eau afin qu’elle récupère une humidité permanente. Pour rafraîchir vos plantes d’intérieur qui ont souffert de la chaleur, vaporisez le feuillage une fois par jour.

2. Positionner la plante à l’ombre ou au nord

Pour que votre plante récupère et reprenne des forces, positionnez-la quelques semaines à l’ombre ou au nord afin qu’elle ne pâtisse pas à nouveau de l’effet des rayons du soleil. Un vent fort peut également causer des problèmes aux rosiers. Les tiges et les fleurs peuvent être endommagées par les rafales de vent, ce qui peut entraîner leur cassure ou leur chute prématurée. Pour protéger vos rosiers du vent, vous pouvez les planter près de structures qui peuvent les abriter, comme des murs ou des clôtures.

3. Faire place nette : éliminer les parties mortes au plus vite

Pour conserver un rosier sain, éliminez les parties mortes, abîmées, tachées ou crevassées au plus vite pour permettre à ce dernier de respirer. Raccourcissez les branches mortes. Il est crucial de ne pas laisser les feuilles malades sur le sol et de ne pas les mettre dans votre compost. Les champignons s’y multiplient et restent au chaud l’hiver avant de s’attaquer aux jeunes pousses et feuilles de vos rosiers. Veillez également à bien désherber pour ne pas faire concurrence et ne pas faire nid à champignons ou autres ravageurs. Dans ce sens, pensez à bien gratter la terre sans abimer les racines du rosier pour garder une aération.

Outils de taille désinfectés pour rosiers

Entretenir les rosiers pendant leur floraison - Truffaut

II. Les maladies des rosiers grimpants et leurs traitements

En dépit des soins prodigués, vos rosiers grimpants sont menacés par divers agresseurs. Il est plus judicieux d’empêcher les infestations en bloquant le développement des maladies du rosier dès qu’elles apparaissent ou même en les empêchant de se développer sur les plantes. Les variétés les plus sensibles à des maladies bien définies peuvent vous servir de test. Traitez dès qu’elles présentent les premiers symptômes, vous serez plus efficace et limiterez les traitements. C’est aussi le rôle des traitements préventifs.

A. Les principales maladies fongiques et virales

Plusieurs maladies, principalement causées par des champignons, peuvent affecter les rosiers grimpants.

1. La pourriture grise (Botrytis cinerea)

Ces champignons touchent les boutons de roses. Ils pourrissent et deviennent complètement marron à noir. Lorsqu’ils ont été détrempés, puis rapidement séchés par un soleil ardent, les sépales qui protègent le bouton de rose, durcissent et empêchent l’épanouissement de la fleur qui tombe prématurément. Des marques brunes (pourriture grise) peuvent apparaître. Les variétés anciennes ou anglaises aux grosses fleurs très doubles se montrent plus sujettes à cette affection. Cette maladie cause de vrais tracas lors des hivers humides, mais peut sévir en toute saison.

2. L'oïdium (ou pourriture blanche ou maladie du blanc)

Ces champignons forment une poudre ou feutrage blanc sur les boutons ou feuilles de rosier. On l’appelle cette maladie cryptogamique le « blanc du rosier » car les jeunes tiges, les feuilles et les pédoncules floraux se couvrent d’un feutrage poudreux gris-blanc caractéristique. Le champignon se développe superficiellement, mais il s’alimente directement dans les cellules du rosier, bloquant aussi la photosynthèse et par conséquent la croissance de la plante. La floraison est fortement endommagée et en cas de forte attaque, les feuilles se dessèchent. Très actif lorsque de l’humidité stagne sur le feuillage par une température de 18 à 25 °C, ce champignon apparaît sous forme de taches brun rougeâtre qui s’étendent jusqu’à provoquer un dessèchement partiel du feuillage. Les fleurs peuvent aussi être affectées. On observe alors un feutrage farineux blanchâtre sur les boutons floraux, les jeunes pousses et les feuilles. Les jeunes feuilles tendres peuvent même se trouer voire se déformer. Si la vie du rosier n’est pas menacée, la floraison peut être largement amoindrie. Elle est due à un champignon qui se développe souvent en milieu mal aéré (plantes trop serrées par exemple), en air humide et par une certaine fraîcheur autour de 15 °C.

3. La rouille

Ces champignons forment des petits points orange intense au dos des feuilles du rosier. Cette maladie du rosier se caractérise par des ponctuations orangées qui apparaissent à la face inférieure des feuilles, formant des petites pustules. La rouille sévit au printemps et en été par temps chaud et humide. Les feuilles attaquées, principalement celles situées dans la moitié inférieure du rosier, tombent prématurément, mais il est rare que la maladie soit généralisée, d’où des effets plus spectaculaires que dangereux. Un manque de potasse dans le sol favorise aussi cette maladie. Les rosiers ne sont pas en fer, pourtant ils sont souvent sensibles à une maladie dont les symptômes sont de nombreux points sur le dessus des feuilles, des points de couleur orangée, un peu comme celle de la rouille des métaux… La face inférieure se couvre alors de pustules, et les feuilles meurent avant de tomber. Cette maladie est rarement grave pour les rosiers, mais la chute des feuilles les affaiblit et rend la plante nettement moins attrayante. Elle est elle aussi due à un champignon qui se développe par temps chaud et humide.

4. La tache noire ou le marsonia

Ces champignons, comme leur nom l’indique, forment des taches noires rondes à l’aspect ramifié sur les feuilles de rosiers. Souvent un point plus clair se distingue au centre. C’est la maladie des rosiers la plus courante. Par temps doux et humide apparaissent des ponctuations brun foncé à noirâtres, aux contours irréguliers auréolés de jaune et qui s’agrandissent. Le feuillage tombe rapidement. Le rosier peut se retrouver complètement dénudé dans le courant juillet, ce qui l’affaiblit sérieusement. Les rosiers à feuillage épais et vert très foncé comme les rosiers rugueux (‘Frau Dagmar Hastrup’, ‘Pink Grootendorst’, ‘Blanc double de Coubert’, ‘Smart Roadrunner’), mais surtout la variété ‘Emera’ se montrent peu sensibles à la maladie des taches noires. Vous observez des taches noires sur les feuilles, surtout autour de la nervure centrale des folioles, mais elles peuvent aussi recouvrir tout le limbe. Ce sont généralement les feuilles du bas de la plante qui sont touchées les premières, mais la maladie peut rapidement s’étaler sur l’ensemble de la plante, avec des feuilles qui finissent par jaunir, sécher puis tomber. Un rosier peut ainsi perdre toutes ses feuilles. Privée de ses usines à nourriture, la plante s’affaiblit rapidement et se trouve donc encore plus vulnérable à d’autres attaques. Elle est due à un champignon qui prolifère au printemps si la météo est douce et humide de manière prolongée.

Illustration des différents types de taches fongiques sur les feuilles de rosier

5. Maladie virale

À ne pas confondre avec une carence, les feuilles atteintes de maladie virale présentent des nervures s’éclaircissant. Il peut arriver de repérer sur les feuilles l’apparition de taches grises à noires en stries. Rien de grave, votre rosier a sûrement subi un moment de stress lié à un chaud-froid ou un petit stress hydrique.

6. Le chancre du rosier

Ces champignons provoquent une moisissure des branches des rosiers. Le rosier atteint de cette maladie voit ses tiges se dessécher, comme si elles avaient vieilli prématurément. Tout part de l'extrémité des branches, qui se dessèche petit à petit vers la base. D'abord marron clair, l'écorce devient noire. L'évolution de la maladie s'étend sur plusieurs semaines. Un rosier très atteint peut perdre plus de la moitié de ses branches. Microscopique, l'agent de la maladie est un champignon. C'est souvent par une plaie de coupe qu'il s'introduit dans la branche. Il remonte alors le courant de la sève, et s'étend vers la base de la branche. Les rosiers peu vigoureux, qui manquent de taille, sont les principales cibles de ce champignon. Il est plus virulent dans les endroits où l'air est chargé d'humidité, comme les vallées, le long des murs humides, dans les jardins situés près des bois.

7. Le verticillium

Ces champignons touchent principalement les rosiers déjà fragilisés par une autre maladie et rendent les bouts des feuilles jaunes, puis marrons avant de noircir et tomber.

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B. Mieux prévenir que guérir : les stratégies de protection

La prévention est la clé pour maintenir des rosiers grimpants en bonne santé.

1. Choisir des rosiers résistants et adaptés

Faites votre choix parmi des rosiers résistants et vigoureux, qui même atteints, repartiront facilement sans grands efforts de jardinage. Des variétés comme Guillot N°1®, Laurent Cabrol®, Chantal Mérieux®, Martine Guillot®, Prix PJ Redouté® sont proposées. Il est préférable de choisir préférentiellement des rosiers greffés plutôt que des rosiers bouturés. Les rosiers greffés profitent de leur porte-greffe pour une plus grande vigueur. Ils sont alors généralement plus résistants aux maladies. Pour des rosiers déjà en place, il faut d'abord bien les nourrir et pailler la terre pour éviter qu'elle sèche, puis éventuellement leur appliquer des traitements au soufre au moment du grossissement des bourgeons au printemps.

Pour éviter les taches noires, à défaut de ne planter que des variétés réputées peu ou pas sensibles, il faut couvrir la terre dès février et toujours avant le grossissement des bourgeons, avec du terreau pour retenir les germes du champignon au sol. Les germes de la rouille se conservent en hiver sur les feuilles de l’année précédente tombées au sol. La première des précautions pour mettre à l’abri les rosiers sensibles, c’est de collecter toutes ces feuilles et de les éliminer au fur et à mesure.

2. Assurer une bonne aération et un sol propre

Organisez vos massifs de façon à ne pas trop serrer vos rosiers. N’hésitez pas à supprimer les rameaux dirigés vers l’intérieur pour aérer vos buissons et arbustes. Ne laissez pas les feuilles malades sur le sol et ne les mettez pas dans votre compost. Les champignons s’y multiplient et restent au chaud l’hiver avant de s’attaquer aux jeunes pousses et feuilles de vos rosiers. Veillez également à bien désherber pour ne pas faire concurrence et ne pas faire nid à champignons ou autres ravageurs. Une bonne circulation d’air autour et au sein de la plante contribue aussi à faire sécher rapidement les feuilles après la pluie.

3. Une taille et un nettoyage réguliers et appropriés

Pendant toute la saison, mais particulièrement à l’automne, faites une bonne taille des bois morts, des branches atteintes par exemple de chancre ou de pourritures grises. Retirez au maximum les feuilles malades sur le rosier et au sol. Ne faites pas ces nettoyages par temps de pluie où l’humidité privilégie l’entrée des maladies sur les coupes fraîches. Faites également des coupes en biseaux pour que l’eau ne stagne pas, avec des outils propres (ou même désinfectés). Il est recommandé de toujours passer les lames de votre sécateur à l’alcool avant de passer d’un rosier à un autre ! La meilleure méthode de lutte contre le chancre consiste à tailler le rosier : coupez toute brindille qui a dépéri et ce en toute saison. Retirez les petites branches qui encombrent le cœur de la ramure (ces petites tiges qui ne fleurissent pas). La taille du rosier est alors indispensable pour prévenir la rouille.

4. Nourrir et arroser judicieusement

Les rosiers sont gourmands. Au début de la saison, lorsque les premières feuilles commencent à pointer le bout de leur nez, donnez une poignée « d’engrais rapide » à vos rosiers pour les aider dans leur développement. Ils n’en seront que plus forts pour se défendre contre les champignons. Pour un bon équilibre, ayez la main légère. De même à l’automne, vous pouvez donner de l’engrais à diffusion lente comme du fumier de cheval bien mûr ou de la corne séchée pour ne pas griller les racines. Pendant l’hiver, ils vont développer leurs racines pour être plus forts à l’arrivée des beaux jours. Renforcez la fertilisation avec un engrais « tomates » ou « fraisier », toujours fortement dosé en potasse, pour contrer la rouille. Pour remédier aux carences, il est recommandé d'utiliser un engrais spécifique pour rosiers à tige et de suivre les instructions de dosage. Un excès d'engrais peut également entraîner une accumulation de sels dans le sol, ce qui peut brûler les racines des rosiers et compromettre leur santé.

Les rosiers ont besoin de beaucoup d’eau mais avec espacement entre les arrosages. Il faut compter 10L d’eau pour un rosier une fois par semaine. Cet arrosage doit se faire bien au pied du rosier sans mouiller les feuilles de préférence tôt le matin ou dans la soirée. Les systèmes par aspersion sont à éviter car mouiller les feuilles favorise le développement de certains champignons comme l’oïdium. De plus, en cas de chaleur et de soleil, les feuilles peuvent griller avec l’effet loupe des gouttes d’eau. En saison, pour éviter la germination des spores de la rouille, il faut éviter de mouiller le feuillage, et donc arroser de préférence au pied des rosiers.

Infographie sur l'arrosage adéquat des rosiers

5. Utiliser des plantes en association et des remèdes naturels

Pour repousser les maladies, vous pouvez intégrer des plantes à vos massifs comme l’ail ou la ciboulette. Pour les plus créatifs, vous pouvez aussi faire des décoctions maisons à la prêle ou encore à l’ail. Vous pouvez aussi réaliser vous-même un traitement à la bouillie bordelaise. Contre l’oïdium, vous pouvez réaliser un mélange d’eau et de lait. Vous pouvez encore utiliser des traitements naturels comme le purin d’ortie, ou le purin de rhubarbe.

C. Les traitements spécifiques

Lorsque les maladies sont installées, des traitements ciblés peuvent être nécessaires. Traitez impérativement avec un produit « maladies des rosiers » lorsque les conditions climatiques sont favorables aux taches noires. Les pulvérisations préventives sont les plus efficaces. Ramassez rapidement les feuilles malades pour éviter la dissémination de la maladie. Puis un traitement tous les quinze jours de mars à mai avec un produit « Maladie des rosiers » suffit en général à éviter les attaques sérieuses. En saison et en cas d’attaque noire, il existe des produits systémiques efficaces (qui sont véhiculés dans toute la plante par la sève), comme « Maladies des rosiers ». Par temps plus chaud, un produit « maladie des rosiers » s’impose car le soufre peut provoquer des brûlures. En saison et dès l’apparition des premiers symptômes de rouille, il est possible de stopper l’attaque avec un produit systémique, comme « Maladies des rosiers ».

III. Les ravageurs des rosiers grimpants et leurs solutions

Les ravageurs sont également une menace pour les rosiers grimpants. Il est important de surveiller régulièrement vos plantes et d'agir rapidement en cas d'infestation.

A. Identification des principaux ravageurs

Plusieurs insectes peuvent causer des dommages significatifs aux rosiers.

1. Les pucerons (verts, noirs, roses)

Ces petits insectes viennent se nourrir de la sève principalement au printemps. Comptant parmi les ravageurs les plus courants des rosiers grimpants, les pucerons agissent en affaiblissant la plante et en causant une décoloration et une déformation des feuilles. Ils peuvent se reproduire rapidement et causer des dommages importants aux plantes. Les pucerons se regroupent souvent sur les jeunes pousses et les boutons floraux. Leur présence peut entraîner un retard de croissance, des feuilles déformées et un affaiblissement général de la plante.

2. Les araignées rouges (acariens)

Favorisées par la chaleur et l’humidité, elles viennent s’installer et forment parfois des toiles comme un voile blanc. Ces petits parasites se nourrissent des feuilles des rosiers. Ils sont souvent invisibles à l'œil nu, mais leurs dommages sont visibles sous forme de jaunissement et de dessèchement des feuilles. Les acariens se reproduisent rapidement dans des conditions chaudes et sèches.

3. Les otiorhynques

Ces insectes du type coléoptères s’attaquent aux feuilles en les grignotant en perforations rondes. Ces petites bêtes nocturnes retournent vers la terre au petit matin pour se camoufler du jour.

4. La tenthrède des feuilles

Ces fausses chenilles vertes aux points noirs grignotent les feuilles en laissant la dernière couche de tissus formant ainsi des cercles transparents. Après une première attaque, ces larves ne reviennent pas pendant la saison.

5. La larve baveuse

Autrement nommée « crachat de coucou », l’insecte forme une sorte de mousse autour des tiges et feuilles comme isolant thermique pour ses larves. Cela ne fait pas de gros dégâts sauf si l’attaque est forte.

6. Les chenilles

Les chenilles sont les larves de certains papillons et peuvent causer des dommages importants aux rosiers en se nourrissant des feuilles et des bourgeons. Elles peuvent défolier complètement une plante si elles ne sont pas contrôlées. Les chenilles sont souvent visibles à l'œil nu et peuvent être ramassées à la main.

7. La galle en couronne

Elle est provoquée par les larves d’un cynips, un petit hyménoptère.

Tableau récapitulatif des ravageurs des rosiers et de leurs symptômes

B. Favoriser les auxiliaires et les répulsifs naturels

La biodiversité au jardin est une alliée précieuse pour lutter contre les ravageurs.

1. La présence d’insectes auxiliaires

Pour favoriser un bon équilibre au jardin et ne pas subir les ravageurs, vous pouvez stimuler la présence d’insectes comme les syrphes ou les larves de coccinelles qui se nourrissent de pucerons. Ces insectes auxiliaires se trouvent souvent naturellement dans les jardins mais vous pouvez aussi en trouver en jardinerie. Pour favoriser l’installation de ces petites bêtes vous pouvez fabriquer (ou trouver en jardinerie) des maisons à insectes. Le rosier est mellifère et favorise ainsi la présence du syrphe.

2. La présence d’oiseaux

Les oiseaux sont essentiels à votre jardin. En se nourrissant des insectes ravageurs et d’autres parasites tels que les chenilles, ils limitent les maladies de vos plantes et de vos rosiers. Installez un nichoir en hauteur à l’abri des pluies, du passage, du bruit… et du chat ! Favorisez la nidification des oiseaux, et vous augmenterez vos chances de profiter d’un beau jardin !

3. L’installation de plantes répulsives ou attirantes

Pour éloigner les insectes et notamment les pucerons, vous pouvez installer des plantes odorantes comme le basilic, le thym, les œillets d’Inde, la menthe, la tanaisie, la lavande ou encore la tagette. Non seulement ces plantes ont un effet répulsif mais cela embellira aussi vos massifs. Vous pouvez aussi mettre des capucines pour attirer chenilles et pucerons loin de vos rosiers.

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C. Solutions directes et traitements naturels

Dès les premières apparitions, vous pouvez réaliser de petites actions manuelles très efficaces : retirer les feuilles grignotées, écraser les insectes ou les asperger, sans les laisser au sol, avec un jet d’eau, désherber et gratter le sol sans abimer les racines pour les déloger.

Pour éviter leur propagation, vous pouvez utiliser de l’eau tiède et encore mieux de l’eau savonneuse. Glissante, l’eau va les empêcher de s’installer sur le rosier. L’une des méthodes les plus simples et naturelles. Sur les rosiers encore en bourgeons, utilisez le tuyau d’arrosage pour chasser à coup de jeu d’eau les pucerons. Si le rosier est en fleurs, il est bien sûr impossible de faire appel à cette méthode.

Pour déranger les ravageurs au sol, vous pouvez aussi mettre du marc de café ou des bandes adhésives (mais cela est moins esthétique dans vos massifs de roses). Cela sera notamment efficace contre les fourmis qui combinent avec les pucerons. Vous pouvez encore utiliser des traitements naturels comme le purin d’ortie, ou le purin de rhubarbe. Pour les faire chez vous, des articles « recettes de grand-mère contre maladies et ravageurs des rosiers » sont disponibles. Ou tout simplement vous trouverez des traitements adaptés à vos ravageurs dans les rayons phytosanitaires de votre jardinerie. Des conseillers sont là pour vous apporter leur lumière.

Contre les otiorhynques, notre astuce est de disposer du papier journal au pied du rosier touché. Les otiorhynques sont ainsi capturés, vous n’avez plus qu’à brûler le journal. Reproduisez l’expérience jusqu’à leur disparition ! Avoir des poules au jardin ! Ces dames, en plus de vous donner des œufs, vous offrent de l’engrais naturel (à faire murir quelques mois avant d'être utilisé) et viennent se régaler des fourmis et autres petits envahisseurs !

IV. Autres problèmes fréquents des rosiers grimpants

Outre les coups de chaleur, les maladies et les ravageurs, d'autres facteurs peuvent impacter la santé et la floraison de vos rosiers.

A. Carences nutritionnelles

Dans les sols calcaires, les rosiers peinent à assimiler le fer. Cela entraîne une chlorose qui se manifeste par la décoloration du limbe des feuilles, dont seules les nervures restent vertes. Les feuilles jaunes d’un rosier, surtout les plus anciennes, sont souvent causées par une carence en magnésium, en potassium, en azote, en zinc ou en phosphore. En cas de repérage de ces symptômes, nourrissez vos rosiers en conséquence. Une carence en nutriments peut affaiblir les rosiers et réduire leur capacité à fleurir. Les carences les plus courantes sont celles en azote, en phosphore et en potassium. L'azote est essentiel pour la croissance des feuilles et des tiges, le phosphore favorise la formation des fleurs et des fruits, tandis que le potassium renforce la résistance de la plante aux maladies et au stress.

B. Problèmes liés à la plantation et à la taille

Une mauvaise taille ou une mauvaise plantation peut avoir un impact négatif sur la santé et la floraison des rosiers. La profondeur de plantation des rosiers est essentielle pour assurer leur bonne croissance et leur développement. Une plantation trop profonde peut entraîner une asphyxie des racines, tandis qu'une plantation trop peu profonde peut exposer les racines à des températures extrêmes et à un manque d'humidité. Il est recommandé de planter les rosiers de sorte que le point de greffe, qui est la zone où le rosier est greffé sur un porte-greffe, soit légèrement au-dessus du niveau du sol. Un mauvais drainage du sol peut également causer des problèmes. Un sol qui retient trop d’eau peut entraîner une pourriture des racines et favoriser le développement de maladies fongiques. Pour éviter cela, il est important de planter les rosiers dans un sol bien drainé.

En début de saison, des boutons peuvent avorter. C’est souvent lié à un coup de gel tardif.

Schéma illustrant la profondeur de plantation correcte d'un rosier

Les rosiers ont la réputation d’être facilement malades. Ne les utilise-t-on pas d’ailleurs comme plantes indicatrices au bout des rangées de vignes pour savoir s’il faut traiter ou non la parcelle entière ? Pas de panique : toutes ces maladies ne vous attaqueront pas d’un coup ! Bien souvent, nos rosiers savent se défendre seuls. Choisissez des rosiers résistants et vigoureux et prenez plaisir en savourant votre beau jardin ! Un dernier conseil : parlez à vos rosiers et regardez-les avec l’œil expert que vous avez maintenant !

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