L'industrie des semences aux États-Unis est un secteur dynamique et complexe, profondément influencé par les avancées biotechnologiques, les politiques gouvernementales et les impératifs économiques des agriculteurs. Des cultures génétiquement modifiées (OGM) aux semences de cultures de couverture, en passant par les hybrides traditionnels, le marché américain est un acteur majeur sur la scène mondiale. Cet article explore les différentes facettes de cette industrie, ses enjeux, ses tendances et son impact.

Le Rôle des Organismes Génétiquement Modifiés (OGM) dans l'Agriculture Américaine
Les organismes génétiquement modifiés (OGM) ont une place prépondérante dans l'agriculture américaine. Après deux décennies de commercialisation, ils ont "cannibalisé pratiquement toutes les autres formes de cultures dans le pays". Plus de 90 % du soja, du coton et du maïs cultivés aux États-Unis sont désormais génétiquement modifiés pour résister aux herbicides et/ou aux insectes. Cette adoption quasi systématique réduit le besoin en main-d'œuvre, ce qui explique pourquoi les agriculteurs américains les plébiscitent, malgré leurs prix plus élevés.
La Pression Diplomatique pour l'Adoption des OGM
Les États-Unis ont historiquement utilisé des canaux diplomatiques pour encourager l'adoption des OGM par d'autres pays, notamment européens. Des dépêches diplomatiques révélées par WikiLeaks attestent de ces efforts. Par exemple, l'ambassadeur américain à Paris a indiqué en décembre 2007 que des "personnes favorables aux OGM, y compris dans le syndicat agricole" - la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles - "nous ont dit que les sanctions sont le seul moyen de débloquer ce dossier en France". De même, en Espagne, le secrétaire d'État à l'agriculture, Josep Puxeu, a demandé en mai 2009 au gouvernement américain "de maintenir la pression sur Bruxelles" en faveur des OGM.
En Italie, les diplomates américains se sont inquiétés de l'attitude de Rome à l'égard des plantes transgéniques, qualifiant cela de "seul vrai point de désaccord dans les relations américano-italiennes". Les émissaires de Washington ont même cherché le soutien du Vatican, insistant sur "l'impératif moral" que constitueraient les OGM, censés être utiles à l'agriculture des pays pauvres. Cependant, le Vatican est resté réservé, s'inquiétant, selon une dépêche de 2005, du fait que "ces technologies vont rendre les paysans des pays en développement plus dépendants, et ne serviront qu'à enrichir les corporations multinationales". Ce point de vue n'a pas été commenté par les diplomates américains, qui "travaillent souvent en liaison étroite avec le fabricant de semences modifiées Monsanto", comme l'indiquent les rapports du poste de Madrid.
La question des OGM est également évoquée avec des pays non européens comme le Japon ou l'Équateur. Elle peut même influencer l'aide américaine : dans la région des Grands Lacs africains, l'aide sera liée, entre autres exigences, selon une dépêche de 2006, à "l'acceptation par les gouvernements des aliments génétiquement modifiés".
Le Débat sur le Retour sur Investissement des OGM
Malgré leur adoption généralisée, un vent de fronde souffle au royaume des OGM aux États-Unis. En effet, "plombés par la baisse des prix céréaliers, certains agriculteurs américains se demandent s'ils ont toujours intérêt à cultiver des organismes génétiquement modifiés, qui leur coûtent jusqu'à deux fois plus cher à planter que des semences classiques". Loin des préoccupations européennes sur la santé publique et la biodiversité, le débat qui naît aux États-Unis porte sur le retour sur investissement.
La période actuelle n'est pas propice aux dépenses inutiles. "Depuis quelques années, le monde consomme moins de maïs, de soja et de blé qu'il n'en produit. Conséquence : le prix du maïs a fondu de moitié depuis son pic de 2012, passant brutalement de 8 à 4 dollars le boisseau". C'est également le cas du soja, dont les prix ont chuté de 46 % sur trois ans. Le ministère de l'Agriculture prévoit peu de raisons de penser que les prix remonteront en flèche au cours des cinq prochaines années. Les revenus des agriculteurs ont chuté de 42 % en trois ans (2013-2016).
Pendant ce temps, "le coût des semences OGM a pris le chemin inverse. Il ne cesse d'augmenter chaque année". À titre d'exemple, "les agriculteurs dépensent quatre fois plus pour l'achat de leurs semences de maïs qu'ils ne le faisaient il y a vingt ans, quand Monsanto a commercialisé ses premiers OGM". Le prix auquel les agriculteurs facturent leur maïs n'a pas augmenté pour autant. "Le retour sur investissement n'est pas au rendez-vous", estime Joe Logan, un fermier de l'Ohio cité par le "Wall Street Journal", qui envisage d'abandonner les OGM l'an prochain.
Les OGM et Leurs Promesses : Rendements et Pesticides
Les OGM sont d'autant plus débattus qu'ils ne tiennent pas toujours leurs promesses, du moins dans les pays développés. "Les deux plus gros producteurs, Monsanto et Dupont, avaient fait miroiter un accroissement des rendements et des économies substantielles grâce à un moindre recours aux pesticides". Cependant, "les données mondiales publiées par les Nations unies et différents centres de recherche montrent que l'Amérique n'a guère tiré d'avantages par rapport à l'Europe - où la culture des OGM reste largement interdite".
Le "New York Times" a comparé les rendements des cultures américaines et européennes, constatant que "les États-Unis n'affichent pas de meilleurs rendements agricoles que l'Europe". L'Académie nationale des sciences abonde dans ce sens dans un récent rapport : "Nous n'avons pas la preuve que les OGM introduits aux États-Unis ont augmenté les rendements agricoles, au-delà de ce qui a pu être constaté pour les cultures conventionnelles". Le rendement des cultures de maïs, par exemple, n'a progressé que de 20 % sur vingt ans, selon le ministère de l'Agriculture, alors même que le prix des semences OGM de maïs a bondi de 400 % sur la même période.
Le "moindre recours aux pesticides est tout aussi discutable". En effet, "les mauvaises herbes ont évolué pour résister au Roundup - le fameux herbicide de Monsanto - et les fermiers sont contraints de ressortir des désherbants à la fois plus anciens et plus puissants, tel le Dicamba". Des données publiées dans une étude géologique nationale (United States Geological Survey) montrent que "les agriculteurs américains ont augmenté leur consommation d'herbicides de 21 % sur vingt ans alors que les Français ont réduit la leur de 35 % sur la même période".
Les Américains ont réussi à réduire l'utilisation d'insecticides sur deux décennies (-33 %), mais "deux fois moins que les agriculteurs français (-65 %)". Cet écart n'est pas neutre, car si "rien ne prouve la nocivité des OGM en matière de santé publique, le fait que certains pesticides soient cancérigènes ne fait plus débat".
Impact des OGM sur l'environnement, le défi des changements climatiques
Les OGM et le Changement Climatique
Les multinationales du secteur présentent leurs innovations, telles que les semences génétiquement modifiées pour résister à la sécheresse, à la chaleur ou aux inondations, comme un outil dans la lutte contre le changement climatique. Cependant, "sans convaincre les traditionnels opposants aux OGM aux États-Unis". Bill Freese, du Centre pour la sécurité alimentaire, résume : "Je ne vois pas pourquoi on devrait faire évoluer nos points de vue quand les compagnies continuent à faire la même chose" en promouvant des produits néfastes à l'environnement. Les semences adaptées au climat local, obtenues par sélection ou croisement, "existent depuis longtemps et ont prouvé leur efficacité".
Néanmoins, Bayer (Monsanto), Corteva ou Syngenta "mettent en avant les progrès effectués en biotechnologie pour permettre de développer plus rapidement des produits avec de meilleurs rendements dans des conditions de sécheresse aiguë ou d'inondations". Un porte-parole de Bayer remarque que "la tolérance à la sécheresse est une caractéristique complexe impliquant de nombreux gènes. En conséquence, la capacité à développer (cette caractéristique) avec les méthodes traditionnelles de sélection, comme les croisements, est limitée". Corteva a également indiqué vouloir "accélérer l'application des nouvelles technologies de sélection, comme l'édition génétique, pour explorer encore plus et tirer avantage de la diversité génétique qui existe déjà dans l'ADN des plantes".
Ces progrès sont présentés comme particulièrement utiles alors que "les sécheresses s'intensifient, que les ouragans se multiplient et que la hausse des températures fait apparaître de nouveaux champignons et autres nuisibles", selon les promoteurs des OGM. En juillet, le Forum économique mondial a mis en avant les potentialités de modifications génétiques pouvant conduire à des plantes émettant moins de dioxyde de carbone, voire capturant du CO2.
Les Oppositions aux Nouvelles Technologies Génétiques
Plusieurs organisations militant pour une approche prudente des OGM se défendent de toute opposition systématique aux nouvelles technologies, mais elles "critiquent les conséquences de leur adoption à grande échelle et mettent en avant des doutes persistants sur leur innocuité". Elles promeuvent plutôt des méthodes de culture plus respectueuses de l'environnement.
"Combien de fois avons-nous lu qu'on ne pourra pas nourrir le monde en 2050 sans les OGM?", remarque Bill Freese. Les partisans des OGM affirment qu'augmenter suffisamment les rendements des plantes pour alimenter 10 milliards d'habitants ne pourra se faire qu'avec des OGM. M. Freese estime que "c'est un écran de fumée particulièrement efficace soufflé par les conglomérats des pesticides pour donner bonne figure à cette nouvelle technologie" et augmenter leurs ventes.
Les réticents assurent que "rien ne démontre la supériorité des OGM sur leurs équivalents conventionnels". Les deux camps brandissent des études scientifiques allant dans leur sens. Le maïs adapté à la sécheresse est commercialisé depuis 2011 aux États-Unis. Cependant, que "cette caractéristique ait été développée par méthode traditionnelle ou par modification génétique, elle est combinée dans la vaste majorité des cas aux OGM résistants aux herbicides ou aux insectes".
Michael Hansen, de l'association de protection des consommateurs Consumer Reports, déplore : "Des compagnies nous disent depuis les années 1970 que les OGM vont être plus nutritifs, vont permettre de diminuer le niveau d'azote, et vont résister à toutes les conditions. Mais qu'est-ce qu'on a vu? Principalement des OGM permettant l'utilisation massive des herbicides". Dana Perls, de l'ONG Les Amis de la Terre, affirme que "les OGM vont de pair avec des produits chimiques agressifs qui perpétuent la pollution par les pesticides, qui dégradent les populations d'insectes, la santé des sols, la qualité de l'eau et la santé des gens".
Elle souligne également que "même si nous avons fait des avancées incroyables dans la cartographie et la manipulation du matériel génétique, nous sommes encore assez limités dans notre compréhension du fonctionnement" de tous les organismes, et il est essentiel d'adopter le principe de précaution. Andrew Smith, de l'Institut Rodale, qui promeut une agriculture biologique, estime qu'utiliser des OGM pour leur résistance à la sécheresse sans prendre avant tout en compte la qualité des sols témoigne d'une vision court-termiste. Il remarque qu'adopter des pratiques d'agriculture dite régénérative, comme la rotation des cultures ou la réduction des labours, permet au sol de séquestrer plus de carbone et de retenir plus d'eau.
Le Marché des Semences de Cultures de Couverture en Amérique du Nord
Le marché mondial des mélanges de semences de cultures de couverture est en "expansion rapide, poussée par une concentration mondiale accrue sur les pratiques agricoles durables". Il a été "évalué à 1,4 milliard USD en 2023 et augmentera de 6,7 % CAGR de 2024 à 2032". L'Amérique du Nord, en particulier, "enregistrera 6,3 % de TCAC en 2024 et 2032".
Tendances et Moteurs du Marché des Cultures de Couverture
Parmi les tendances dignes de mention, on trouve "la montée de l'appétit pour améliorer la santé des sols, gérer les nutriments et freiner l'érosion". Par exemple, le "Programme d'encouragement à la qualité de l'environnement (PQEE) de l'USDA aux États-Unis offre une assistance financière et technique aux agriculteurs qui mettent en œuvre des cultures de couverture". En parallèle, "les progrès de la technologie des semences et une préférence croissante pour les pratiques d'agriculture biologique renforcent le marché". Il y a "une tendance perceptible vers des mélanges de semences adaptés et diversifiés, répondant à des besoins agricoles précis, amplifiant ainsi la biodiversité et aidant à la lutte antiparasitaire".
Deux facteurs principaux alimentant ce marché sont "une conscience environnementale enflammée et un solide soutien gouvernemental". Les agriculteurs reconnaissent de plus en plus les avantages des cultures de couverture, "qu'il s'agisse de renforcer la santé des sols, d'améliorer le cycle des nutriments ou d'atténuer l'érosion, ce qui entraîne une augmentation des taux d'adoption". De plus, "l'attitude proactive des gouvernements, en particulier en Amérique du Nord et en Europe, au moyen de subventions, de subventions et d'un soutien technique, propulse l'adoption de cultures de couverture". Par exemple, la Politique agricole commune (PAC) de l'Union européenne "accorde des subventions aux agriculteurs qui adoptent des pratiques respectueuses de l'environnement, y compris des cultures de couverture".
Une tendance notable est "la préférence croissante pour divers mélanges de semences, qui répondent à diverses exigences agricoles, notamment la santé des sols, la lutte contre les nutriments et la lutte antiparasitaire". Ce changement répond en grande partie à "l'intérêt accru des consommateurs pour les pratiques durables, alimentant l'adoption de cultures de couverture biologiques et non OGM". En outre, "les progrès réalisés dans les techniques de revêtement des semences et de plantation de précision renforcent l'efficacité des cultures de couverture". De plus, "avec des incitations gouvernementales accrues et un soutien réglementaire accru, en particulier en Amérique du Nord et en Europe, le marché connaît une hausse notable".

Défis du Marché des Cultures de Couverture
L'industrie mondiale des mélanges de semences de cultures de couverture est confrontée à "deux défis importants, comme une sensibilisation limitée et des contraintes financières". Beaucoup d'agriculteurs, "en particulier dans les régions en développement, ne connaissent pas les avantages et la bonne gestion des cultures de couverture, ce qui entrave l'adoption généralisée". De plus, "les coûts initiaux liés à l'achat et à la plantation de semences de cultures de couverture peuvent être prohibitifs pour les petits agriculteurs, malgré les avantages à long terme". Les obstacles financiers sont "encore aggravés par un accès insuffisant aux subventions et aux facilités de crédit".
Segments Clés du Marché des Cultures de Couverture
Le segment des légumineuses "captera 600 millions de dollars et démontrera un TCAC de 6,1% jusqu'en 2032". Il est essentiel "étant donné son rôle dans l'amélioration de la santé et de la fertilité des sols". Les légumineuses, "y compris le trèfle, la luzerne et le vetch, sont appréciées pour leur capacité à fixer l'azote atmosphérique dans le sol". Cela "augmente non seulement les niveaux d'éléments nutritifs du sol, mais diminue aussi la dépendance à l'égard des engrais synthétiques". De plus, "les légumineuses enrichissent le sol en matière organique, améliorent sa structure et favorisent l'activité microbienne bénéfique". Selon le Recensement de l'agriculture de l'USDA, "la superficie des terres cultivées américaines consacrée aux cultures de couverture a augmenté de 17 % de 2017 à 2022, passant de 15 390 674 acres à 17 985 831 acres. Cela se traduit par des cultures de couverture semées sur 4,7 % du total des terres cultivées en 2022".
Le segment du maïs au sein du marché mondial des mélanges de semences de cultures de couverture a "une portée considérable en raison de ses deux avantages dans les rotations agricoles". Les cultures de maïs "éliminent efficacement les mauvaises herbes, améliorent la structure du sol et améliorent la matière organique tout en fixant l'azote". Ces attributs "contribuent aux pratiques agricoles durables, à la santé des sols et à la réduction de l'érosion". À mesure que "les agriculteurs adoptent de plus en plus de pratiques de conservation et cherchent des solutions de rechange aux intrants chimiques, la demande de semences de culture de couverture de maïs devrait croître". De plus, "les activités de production associées au maïs augmentent au niveau mondial". Par exemple, "selon l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), la production mondiale de maïs a augmenté de 3,5 % en 2023, ce qui souligne l'importance croissante du maïs dans les pratiques agricoles".
Le segment des ventes directes "passera à 900 millions de dollars et recueillera un TCAC de 6,5 % de 2024 à 2032". Sur le marché mondial des mélanges de semences de cultures de couverture, "les ventes directes sont essentielles". Elles "favorisent un lien direct entre les producteurs de semences et les agriculteurs, permettant aux entreprises de personnaliser les offres pour répondre à des exigences agricoles précises". Au-delà de cela, "les ventes directes facilitent un meilleur soutien à la clientèle, fournissant des conseils techniques essentiels et des conseils agronomiques, essentiels pour une intégration réussie des cultures de couverture". De plus, "ces canaux offrent une flexibilité d'achat, qui permet à la fois de s'adapter aux opérations agricoles à grande échelle et aux petites entreprises agricoles diversifiées, offrant des options allant des petits paquets aux quantités en vrac".
Le Marché Nord-Américain des Semences : Une Vue d'Ensemble
La taille du marché nord-américain des semences est "estimée à 25,60 milliards USD en 2024 et devrait atteindre 36,98 milliards USD d'ici 2030, avec une croissance de 6,32 % au cours de la période de prévision (2024-2030)". Les États-Unis sont "le plus grand pays et détenaient une part de marché de 69,8 % en 2021, suivis du Canada et du Mexique".
Segmentation du Marché Nord-Américain des Semences
Le marché nord-américain des semences est segmenté par technologie d'élevage (Hybrides, Hybrides non transgéniques, Hybrides transgéniques - tolérants aux herbicides, résistants aux insectes, autres traits - et Variétés à pollinisation libre et dérivés hybrides), par mécanisme de culture (Champ ouvert, Culture protégée), par type de culture (Cultures en rangs - cultures de fibres, cultures fourragères, céréales et céréales, oléagineux, légumineuses - et Légumes - brassicacées, cucurbitacées, racines et bulbes, solanacées, légumes non classés) et par pays (Canada, Mexique, États-Unis, Reste de l'Amérique du Nord).
Technologies d'Élevage
En Amérique du Nord, "le segment des semences hybrides a dominé les marchés tant en volume qu'en valeur". Les semences hybrides représentaient "82,8 % de la valeur totale du marché des semences en 2021 en raison d'une demande accrue de céréales, d'huiles et de légumes". Les hybrides constituent le "segment qui connaît la croissance la plus rapide", représentant "68,1 % de la part totale des semences en termes de volume en 2021". Parmi les pays d'Amérique du Nord, "la demande de semences hybrides a connu une croissance importante dans des pays comme le Canada et le Mexique en raison du rendement élevé des cultures".
Les "nouvelles techniques de sélection végétale permettent le développement de nouvelles variétés végétales présentant les caractéristiques souhaitées en modifiant l'ADN des graines et des cellules végétales". Les innovations en matière de sélection végétale "contribuent à relever les défis auxquels les agriculteurs sont confrontés quotidiennement sur le terrain". Les entreprises "investissent massivement dans les nouvelles technologies végétales en raison de la demande croissante de variétés améliorées avancées, adaptables à différentes conditions climatiques, résistantes aux maladies, tolérantes à la sécheresse et présentant un potentiel de rendement élevé". Par exemple, "en 2020, Bayer a ouvert sa première serre entièrement automatisée à Marana, en Arizona, y compris des avancées innovantes en matière de déchiquetage exclusif des graines et de technologie de marqueur avancée".
Types de Cultures
Les "céréales et céréales constituent la plus grande famille de cultures". Il s'agit du "segment le plus important, car les États-Unis sont l'un des plus grands producteurs de maïs et de blé au monde et disposent de cultivars améliorés et de semences transgéniques". Parmi toutes les cultures, "le blé est la plus grande culture cultivée, les variétés à pollinisation libre représentant 31,0 % de la part totale de la valeur des variétés à pollinisation libre et des dérivés hybrides en 2021".
Les "Brassicas sont la famille de cultures à la croissance la plus rapide". C'est "celui qui connaît la croissance la plus rapide, en raison de l'augmentation de la production et de la demande croissante de l'industrie de transformation, ainsi que de sa nature adaptable à des environnements de croissance plus larges". Le segment des graines de fruits et légumes devrait "connaître une forte croissance au cours de la période projetée en raison de la demande énorme de consommateurs de plus en plus soucieux de leur santé".
Aux États-Unis, "les cultures en rangs représentaient environ 27,8 % de la valeur marchande totale des semences de cultures en rangs dans le monde, et le marché des semences de cultures maraîchères représentait environ 17,5 % de la valeur du marché mondial des semences de légumes en 2021".

Le Canada et le Mexique
Le Canada est "le pays à la croissance la plus rapide". C'est "l'un des principaux producteurs de céréales et de légumes, des conditions météorologiques favorables et une forte demande d'exportation de légumes ont entraîné une augmentation de la culture". Au Canada, "la production de semences a connu des changements importants en raison de la COVID-19". L'ensemble du marché des semences a "connu des perturbations dans les chaînes d'approvisionnement et des pénuries de main-d'œuvre, ce qui a entraîné une diminution de la production totale de légumes de plein champ de 2,6%, et la production de cultures protégées a augmenté de 2,2% entre 2020 et 2021".
Au Mexique, "la culture de légumes sous protection est en plein essor". Sinaloa représente la plus grande superficie cultivée sous protection, suivi de Jalisco avec 3 310 ha, de Basse-Californie avec 2 647 ha, du Mexique avec 1 624 ha, de Chihuahua avec 1 496 ha, de Sonora avec 1 175 ha, de Puebla avec 1 045 ha et de quelques autres. Les légumes les plus cultivés en culture protégée sont les tomates, les poivrons et les cucurbitacées. En 2021, "le maïs détenait la plus grande superficie cultivée (7,2 millions d'ha) au Mexique en raison de sa forte demande en denrées alimentaires et en aliments pour le bétail, à mesure que le nombre de têtes de bétail augmentait dans le pays".
L'augmentation de la consommation par habitant, "l'augmentation de l'hybridation par les entreprises semencières, l'augmentation des investissements, notamment au Mexique, qui est le plus grand importateur de semences hybrides, et l'Accord de libre-échange nord-américain facilitant les importations et les exportations entre les pays nord-américains sont attendus".
Le Marché Mondial des Semences Commerciales et la Consolidation de l'Industrie
La taille du marché mondial des semences commerciales est "évaluée à 102,53 milliards USD en 2026, et devrait atteindre 212,85 milliards USD d’ici 2034, avec un TCAC de 9,56 % sur la période 2026-2034". L’industrie mondiale des intrants agricoles a "connu un changement important au cours de la décennie en cours en raison d’un grand nombre d’activités de fusion et d’acquisition". Les produits agrochimiques mondiaux (y compris les pesticides et les semences) constituaient "une industrie consolidée, et les récentes fusions et acquisitions ont conduit à une consolidation encore plus poussée du secteur".
Moteurs de Croissance du Marché Mondial
Le marché a "augmenté de 6,63% en 2017 par rapport à 2016 en raison de l'augmentation significative des superficies consacrées aux cultures génétiquement modifiées". La "sensibilisation accrue des agriculteurs à l’utilisation d’hybrides et de cultures biotechnologiques devrait stimuler la tendance du marché mondial des semences commerciales". Actuellement, "les semences de cultures génétiquement modifiées représentent plus de 50 % de la part de marché des semences commerciales, et l’augmentation des superficies consacrées aux cultures génétiquement modifiées et l’acceptation de la production de cultures génétiquement modifiées par diverses régions devraient soutenir davantage la croissance du marché".
Selon le Service international pour l'acquisition d'applications agro-biotechnologiques (ISAAA), "la superficie consacrée aux cultures génétiquement modifiées a augmenté de 8,7 % en 2017 et une contribution majeure est venue de pays comme les États-Unis, le Canada et l'Inde".
Domination par les Cultures Céréalières et le Rôle des Multinationales
Le marché est actuellement "dominé par le segment des cultures céréalières (qui représentent près d'un tiers de la part du marché mondial) en raison de l'étendue des superficies cultivées avec l'utilisation de semences commerciales, notamment conventionnelles et génétiquement modifiées". La région de l’Amérique du Nord, suivie de l’Asie-Pacifique, "sont les deux plus grands marchés de semences commerciales en 2017, et elles devraient également représenter une part importante du marché au cours de la période de prévision". La région Asie-Pacifique "représente une part importante de la culture des cultures agricoles, et la majorité de la source de semences provient de semences de ferme".
Les entreprises multinationales ont "joué un rôle de premier plan dans l’industrie semencière des pays développés, même si les petites et moyennes entreprises et les coopératives traditionnelles détiennent encore une certaine part de marché". Les entreprises privées "ont tendance à se concentrer sur les cultures rentables, en particulier celles dans lesquelles existent des hybrides". Les céréales et légumineuses autogames de faible valeur "n’attirent généralement pas les investissements privés et sont soit ignorées, soit laissées entre les mains des agences gouvernementales". Avec les récentes activités de fusion et d'acquisition, "Bayer CropScience et DowDuPont sont susceptibles de dominer l'industrie mondiale des semences commerciales".
Acteurs Majeurs et Stratégies d'Entreprise
Des entreprises comme Hiniker Agriculture Products, Kelly Engineering, Salford Group et Kuhn "renforcent leur présence sur le marché grâce à des investissements substantiels dans la R-D". Ces entreprises sont "à l'avant-garde de l'industrie des mélanges de semences de cultures de couverture, utilisant des stratégies telles que l'innovation de leurs produits par la R-D, l'adaptation des formulations de mélanges de semences à divers besoins agricoles". Elles "privilégient l'éducation des clients, offrant une formation sur les avantages des cultures de couverture". En outre, "les partenariats stratégiques avec les coopératives agricoles et les réseaux de distribution sont communs, contribuant ainsi à l'expansion du marché". En juin 2024, "KWS Céréales a récemment annoncé son nouveau programme de protection des sols KWS Cover+ à une journée de campagne près de Champaign, en Illinois".
Le marché nord-américain des semences est "modérément consolidé, les cinq premières sociétés occupant 58,18 %". Les profils d'entreprise mentionnent des acteurs comme Advanta Seeds - UPL, BASF SE, Bayer AG, Corteva Agriscience, DLF, Groupe Limagrain et KWS SAAT SE & Co.

Définitions et Cadre de l'Étude du Marché des Semences
Pour comprendre les analyses de marché, il est essentiel de définir les termes clés.Les "semences commerciales" incluent uniquement les semences étiquetées commercialement, excluant les semences de ferme non commercialisées, même si un faible pourcentage est échangé entre agriculteurs. Le champ d'application exclut également les cultures et parties de plantes reproduites végétativement.La "superficie cultivée" prend en compte la superficie brute cultivée, aussi appelée superficie récoltée, pour une culture particulière sur l'ensemble des saisons, selon la FAO.Le "taux de remplacement des semences" est le pourcentage de la superficie ensemencée par rapport à la superficie totale des cultures plantées en utilisant des semences certifiées/de qualité autres que les semences de ferme.La "culture protégée" est définie comme le processus de culture dans un environnement contrôlé, incluant les serres, la culture hydroponique, l'aéroponie ou tout autre système protégeant la culture contre les stress abiotiques.
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