La Permaculture en Périgord Noir : Un Voyage au Cœur des Jardins Remarquables

Le Périgord Noir, terre d'histoire et de paysages enchanteurs, est également un écrin pour une approche du jardinage et de l'agriculture respectueuse et innovante : la permaculture. Loin des clichés et des pratiques conventionnelles, cette philosophie s'incarne magnifiquement dans plusieurs sites de la région, offrant aux visiteurs et aux habitants une immersion dans des écosystèmes où la beauté se conjugue avec la durabilité. Ces lieux, loin d'être de simples jardins, sont de véritables laboratoires à ciel ouvert, des témoignages vivants de ce que la collaboration avec la nature peut accomplir.

Carte du Périgord Noir mettant en évidence Carlux, Saint-Amand-de-Coly et Saint-Cybranet

Les Jardins de Cadiot : Une Odyssée Botanique et Artistique

Il existe des lieux que l’on pressent exceptionnels avant même d’en avoir franchi le portail. Les jardins de Cadiot, à Carlux, entre Sarlat et Souillac, font partie de cette catégorie. On arrive par une route de campagne qui serpente dans les collines du Périgord Noir, on pousse une porte en pierre taillée, et soudain - le monde change de rythme. Plus de château à admirer depuis en bas, plus de falaise à contempler depuis en haut. Classés Jardins Remarquables de France, les jardins de Cadiot sont l’œuvre d’une vie - deux vies, en réalité.

Genèse d'un Rêve en Pleine Nature

Tout commence en 1983, quand Anne-Marie, passionnée de plantes, et Bernard, amoureux de sculpture et d’architecture, posent leurs valises dans une petite maison en pleine forêt de chênes verts. À l’époque, tout est à créer : les allées, les murs, les terrasses… Mais ils se lancent, guidés par l’envie et l’amour de la nature. Anne-Marie et Bernard Decottignies quittent leur vie parisienne pour s’installer dans une modeste bâtisse périgourdine perdue au milieu d’une forêt de chênes verts. La propriété est en friche. Il faut se frayer un chemin à travers les broussailles pour simplement voir le terrain. Un autre couple aurait peut-être renoncé.

Les deux artistes - Anne-Marie botaniste et peintre coloriste, Bernard architecte et sculpteur - se partagent les rôles avec une complémentarité rare. Anne-Marie compose les massifs par thème de couleur, comme une peintre qui choisirait sa palette. Bernard conçoit l’architecture des jardins et construit les bâtiments de ses propres mains, pierre par pierre. Pendant des années, ils travaillent seuls, soutenus par leur seule famille. Rapidement, ils découvrent les principes de la permaculture par le biais d’un ouvrage et de son auteur (Masanobu Fukuoka, La Révolution d’un seul brin de paille).

Photo ancienne des débuts des Jardins de Cadiot, montrant Anne-Marie et Bernard en train de travailler

Peu à peu, les jardins prennent vie. Inspirés, vivants, romantiques. Dix univers différents, chacun avec son atmosphère et son âme. On les explore à son rythme, en parfaite harmonie avec la nature, guidés par les principes de la permaculture. Aujourd’hui, c’est leur fils et sa compagne Manon qui poursuivent l’aventure, et on sent que la magie opère toujours ! De mai à septembre, on prend le temps de découvrir les Jardins de Cadiot, comme on partirait en voyage. Séparés par une petite route, les jardins se déploient en deux entités paysagères complémentaires. Plus de 1 500 variétés de fleurs, d’arbustes, de plantes s’y épanouissent dans une ambiance à la fois élégante, romantique et paisible. Parfums délicats des fleurs, sculptures cachées à travers la végétation… chaque pas ici nous mène un peu plus vers un monde à part !

La Permaculture : Au Cœur de la Philosophie des Jardins de Cadiot

Les jardins de Cadiot sont entretenus selon les principes de la permaculture. C’est travailler avec la terre et non pas contre la nature. Rien d’ésotérique, c’est tout simplement créer un écosystème sain, durable et productif, sans intrants chimiques, bien sûr, mais cela va bien au-delà. C’est reproduire dans une échelle donnée, ce que fait spontanément la nature et organiser son jardin selon ses besoins. Les jardins de Cadiot auraient pu choisir la facilité : herbicides pour les mauvaises herbes, pesticides pour les insectes nuisibles, engrais chimiques pour booster les floraisons. Ils ont fait le choix inverse, et ce dès le début. Aucun produit chimique n’a jamais été utilisé sur ces 2 hectares.

Cette philosophie de la permaculture - laisser la nature faire son travail tout en l’accompagnant intelligemment - se traduit par une biodiversité exceptionnelle. Des dizaines d’espèces d’abeilles sauvages, de bourdons et de papillons fréquentent les jardins de Cadiot. Des parcours pédagogiques permettent aux visiteurs de comprendre le rôle essentiel de ces insectes dans les équilibres écologiques. C’est aussi une approche qui fait écho aux valeurs du Domaine Périgord Vacances, lui-même engagé dans une démarche écoresponsable sincère avec son label LPO - Ligue pour la Protection des Oiseaux.

Les Dix Univers Thématiques des Jardins de Cadiot

Ce qui rend les jardins de Cadiot uniques parmi les sites botaniques du Périgord Noir, c’est leur organisation en dix espaces thématiques distincts, chacun avec sa personnalité, son atmosphère et sa saison de grâce. Au total, ce sont plus de 1 000 variétés de vivaces qui se succèdent d’une floraison à l’autre, garantissant une palette en perpétuel renouvellement de mai à fin septembre.

Diagramme illustrant les 10 jardins thématiques de Cadiot avec leurs noms

Les premiers espaces organisés par Bernard et Anne-Marie, à côté de leur maison, incluent le Jardin Toscan, le Jardin Sauvage et le Jardin à l'anglaise.

  • Le Jardin Toscan : Ils commencent par tirer parti de la zone à tendance calcaire, où la roche affleure parfois, baigné de soleil une grande partie de la journée, pour faire un Jardin Toscan. Simple et ordonné à la fois, il est planté avec des buis qui se trouvaient sur la propriété, des cyprès et des espèces à tendance méditerranéenne qui supportent la chaleur du lieu. Le jardin de buis, planté sur une zone calcaire ensoleillée, joue avec les formes taillées et les espèces méditerranéennes - cyprès, santolines, agrumes en pot - dans un esprit qui évoque l’Italie du Nord sans jamais cesser d’être profondément périgourdin. Le Jardin Toscan avec ses cyprès taillés et ses fleurs aux teintes choisies bleues et blanches.

  • Le Jardin Sauvage (ou sous-bois exotique) : Celui-ci est séparé d’une étonnante forêt de chênes verts, le Jardin Sauvage planté de quelques espèces exotiques, par une prairie et par la Chambre du Sphinx, qui composent une parfaite transition entre ces deux milieux. La forêt plantée d’espèces exotiques et agrémentée d’une source qui coule comme un petit ruisseau au milieu, depuis une fontaine en pierres. Un espace frais et agréable où déambuler et flâner. Des œuvres d’art sont éparpillées dans la forêt, comme une galerie à ciel ouvert, elles sont réalisées par des artistes du Zimbabwe. L’érable du Japon, une espèce que l’on retrouve dans la forêt, se pare d’une couleur rouge/orangée flamboyante à l’automne. Dans la partie la plus reculée des jardins de Cadiot, là où la végétation retrouve sa liberté et où la forêt de chênes verts reprend ses droits, des sculpteurs du Zimbabwe ont installé leurs œuvres entre les arbres. Ces sculptures contemporaines en pierre de serpentine - matériau traditionnel de l’art zimbabwéen, d’un vert sombre et profond - créent un dialogue saisissant entre l’art africain et la nature périgordine.

  • Le Jardin à l’anglaise : Il a été installé sur une terrasse plate en dessous, offrant un bel espace engazonné, rythmé par des parterres aux espèces mélangées, créant des teintes dorées et orangées à la belle saison.

Parmi les autres joyaux, on retrouve :

  • La Pivoineraie : La pivoineraie est le cœur battant des jardins de Cadiot au printemps. Des centaines de variétés de pivoines, du blanc pur au rouge bordeaux en passant par tous les roses imaginables, explosent en mai dans un spectacle qui ne dure que quelques semaines - et que les habitués organisent leur visite autour de lui depuis des années. La pivoineraie, qui est splendide de mai à juin car c’est la pleine éclosion de ces fleurs tant aimées des jardiniers. La meilleure période pour les pivoines et les roses anciennes se situe entre la mi-mai et la mi-juin.

  • Le Jardin de Poésie : Le jardin de poésie, plus intime encore, invite à s’asseoir et à lire. Des poèmes y sont calligraphiés sur des supports dispersés entre les plantations. On y voit des amphores aux messages poétiques, des portails de bois tressé, des sculptures en tessons de verre et mosaïques colorées. Le Jardin de poésie et La roseraie, qui n’était pas en fleurs à notre passage.

  • La Roseraie Sauvage : Remontez ensuite la Roseraie Sauvage, qui n’était pas en fleurs à notre passage. C’est tout l’attrait des Jardins de Cadiot, les floraisons se succèdent et l’ensemble est en mouvement et différent pendant toute la durée de la belle saison.

  • Le Labyrinthe de charmilles : Nous nous sommes ensuite perdus dans le Labyrinthe de charmilles. Les enfants apprécient cet endroit surréaliste, où ils s’effraient à ne pas trouver la sortie tout en se rassurant de nous voir au travers des feuillages. Le Labyrinthe qui, si vous vous prenez au jeu, vous perdra pendant plusieurs minutes ! Les enfants adorent les labyrinthes, comme dans les contes de fées. Hugo a passé toute la visite à chercher le nom des fleurs les plus jolies, ici il est passionné par un bel hydrangea blanc, foisonnant comme un petit feu d’artifice.

  • Le Verger : Remontez le long des hydrangeas, jusqu’au Verger. On y voit des branches qui ploient sous le poids des fruits charnus. Des pommes, des poires, rythmées par des bordures de vivaces colorées et odorantes. Un peu plus loin, on rejoint une collection de sauges, une placette avec un noyer et une borie en pierres sèches. Le verger avec les arbres installés en espalier. Des pommes et des poires appétissantes.

  • Le Potager : Devant l’accueil, le potager, qui est en fait la première entité que vous verrez en arrivant depuis le grand parking (gratuit !). Le potager en permaculture abrite de nombreuses plantes en compagnonnage, comme les dahlias… « Nous avons, par exemple, des fenouils qui sont là pour aider les insectes auxiliaires. Nous avons des légumes toute l’année. » En hiver, les Lapouge récoltent des scaroles, des poireaux, des choux ou de la mâche. Il faut s’adapter au lieu, au climat, au sol. La biodiversité est la richesse des Jardins de l’Albarède. Il y a des panneaux au potager.

Photo d'une allée fleurie des Jardins de Cadiot avec des pivoines en pleine floraison

Une Expérience Immersive et Éducative

Les Jardins de Cadiot se développent sur 2 entités paysagères séparées par une petite route (qui n’est pas dangereuse, mais traversez prudemment avec les jeunes enfants). Les jardins de Cadiot sont un lieu simple, conçu avec amour et respect pour l’environnement. On ne cherche pas à en imposer. La visite des jardins de Cadiot est attrayante pour toute la famille. Les enfants sont invités à participer à une petite chasse au trésor, ils doivent trouver des sculptures d’animaux, cachées dans les jardins. Ils s’occupent et se promènent en ouvrant grands les yeux !

Si vous le souhaitez une liste des plantes du jardin vous sera remise, elle est très bien faite avec une photo illustrant chaque plante, ainsi que des informations sur son nom, sa famille, sa couleur et sa période de floraison. Une vraie mine d’informations pour tous, même les enfants sont fascinés de pouvoir rapidement et facilement retrouver le nom des plantes ! Nous avons d’ailleurs préparé une liste de celles que nous aimions le plus, pour en planter chez nous l’an prochain. Facile de trouver quelle est cette jolie fleur ! Pour les graminées, les agapanthes et les sauges qui donnent aux jardins leur caractère le plus naturel, juillet et août offrent un spectacle tout aussi généreux.

Le Salon de Thé : Une Douce Pause au Cœur des Fleurs

Il y a une dernière surprise que les jardins de Cadiot réservent à leurs visiteurs, et elle attend dans les patios : un salon de thé ouvert tous les après-midis, où les pâtisseries sont faites maison et où les boissons sont préparées à partir des fleurs cultivées dans les jardins eux-mêmes. Juste avant de rejoindre les jardins bas en traversant la route, faites un stop aux Patios, où sont installés des tables et des chaises en fer forgé. En saison (pas en 2020 à cause du COVID) se trouve un charmant salon de thé. Vous pouvez aussi apporter votre pique-nique. Des espaces orientalisants et cosy, pour déjeuner ou faire une pause. S’asseoir dans un patio évocateur d’une terrasse toscane ou d’un jardin portugais, avec une tasse d’infusion de roses de Cadiot et une tranche de cake aux fleurs, en regardant les dernières abeilles travailler sur les lavandes voisines : c’est exactement le genre de moment que l’on ne planifie pas et dont on se souvient longtemps. Une dernière recommandation : venez à deux. Les jardins de Cadiot sont conçus pour la lenteur et la contemplation à deux. Leur atmosphère romantique et poétique, le salon de thé dans les patios, les coins secrets du jardin sauvage - tout invite à partager l’expérience plutôt qu’à la vivre seul.

Photo du salon de thé des Jardins de Cadiot, avec des pâtisseries faites maison et des boissons aux fleurs

Jardins de Cadiot - Carlux (Dordogne) - 16 aout 2016

Les Jardins de l’Albarède : L'Expérimentation au Service de la Nature

Le site était déjà classé Jardin remarquable. Mais la véritable reconnaissance, pour ces pionniers de la permaculture, a été la mention, obtenue en 2021, pour la protection de l’environnement. Les visiteurs, en quête d’un autre rapport à la nature, viennent surtout par le bouche-à-oreille. Il faut dire que comprendre et connaître la nature, c’était leur métier : lui, paysagiste et photographe, elle journaliste à « Terre vivante » et auteure d’une trentaine d’ouvrages sur l’art de cultiver son jardin.

« Les grands équilibres » : « Nous avons décidé de faire de cette terre aride un jardin expérimental », rappelle le couple. Alors que l’on ne parlait pas encore de permaculture, les Lapouge ont voulu, dès le départ, « faire le contraire de l’agriculture productiviste ». Ils ont travaillé avec de l’humus, du compost et tous les éléments que leur terre pouvait produire. « Aujourd’hui, le sol est monté d’environ 30 cm par rapport au sol d’origine. Nous prenons en compte les plantes, les insectes, les oiseaux… ce qu’on appelle les grands équilibres. »

« Faire de cette terre aride un jardin expérimental ». La composition de cet espace est répartie en deux jardins et un point de vue. « Notre jardin a deux visages : au printemps, c’est un lieu aromatique où tout est cultivé pour le plaisir. C’est un univers que nous partageons et un endroit d’expérimentation pour nos publications. » Sur la colline, des buis en terrasse sculptés et différentes espèces d’arbres modelés par Serge Lapouge, créent de jolies vagues. Ils contemplent la vallée, sur les hauteurs de Saint-Cybranet. Les bosquets de gauras, petits papillons blancs, créent un effet de tranquillité et d’intimité.

« Plantes autonomes » : On trouve, au détour des chemins, des parties plus sauvages avec de l’achillée, de la sauge, du bouillon blanc, de l’armoise, des absinthes venues de différents pays, d’autres plus composées. « Nous avons des plantes qui sont le plus autonomes possible, en eau comme en nutriments. Nous travaillons en termes de milieux et de biotope. » Les espèces choisies viennent de tous les pays. « Qui décide qu’une herbe est une mauvaise herbe sur un sol donné ? », martèle Brigitte Lapouge.

Photo aérienne des Jardins de l'Albarède, mettant en évidence les buis sculptés et les terrasses

La Ferme de Cagnolle : Laboratoire de Permaculture en Action

Le bio, c’est bien mais sur sol vivant c’est encore mieux ! Dix ans après avoir racheté et retapé cette ferme située en bordure du Périgord noir, Benoît Le Baube poursuit son aventure agro-écologique. Avec un leitmotiv : créer un sol fertile en permaculture, dans lequel toutes les plantes peuvent s’épanouir, sans intrants chimiques et sans labour. Et ça pousse ! La ferme de Cagnolle est devenue un vrai laboratoire à ciel ouvert spécialisé dans la qualité gustative des fruits et légumes, et dans la valorisation des déchets.

Avec sa compagne Carmen, il récupère toutes sortes de rebuts (bois, aliments, herbes, résidus de brasserie) qui servent d’engrais et de protection. Entre les marchés et l’Amap, le couple a de quoi s’occuper : cinq hectares de noyers, 2 hectares d’arbres fruitiers et 1 gros hectare de légumes. « On a demandé au collège de Belvès si on pouvait récupérer les déchets de leur cantine. Ils ont accepté et c’est comme ça qu’on en est arrivé à leur vendre nos légumes. Maintenant, le collège va se lancer vers le 100% bio et le département de la Dordogne pourrait étendre le bio à d’autres collèges. On essaye de montrer aux élus locaux que nos pratiques ont un impact environnemental positif : on séquestre du carbone et on préserve les sols, l’eau et les paysages. C’est un investissement très « rentable » pour les territoires. »

Infographie illustrant le cycle de valorisation des déchets et la production de fruits et légumes à la Ferme de Cagnolle

Initiation à la Permaculture : Transmettre le Savoir

Au-delà de la simple visite de jardins, le Périgord Noir propose également des opportunités d'initiation à la permaculture, permettant à chacun de s'approprier ces principes et de les appliquer à son propre environnement.

Le programme d'initiation à la Permaculture dure 2 jours. J'aurai le plaisir de vous accueillir dès 16 heures le vendredi. À votre arrivée, vous découvrirez la Hut (roulotte) dans laquelle vous séjournerez et le déroulement du weekend. À l'ombre des chênes et du charme majestueux, vous pourrez vous détendre et déguster les produits locaux du Périgord. Le Samedi et Dimanche seront pleinement consacrés à la Permaculture de 10 heures à 17 heures. Nous partagerons les déjeuners à 13 heures.

Photo d'une roulotte (Hut) dans un cadre naturel, suggérant un hébergement pour une formation en permaculture

Explorer le Périgord Noir et ses Offres Écoresponsables

À moins de 25 minutes des jardins de Cadiot se trouvent les jardins d’Eyrignac - autre site classé Jardins Remarquables, autre approche artistique. Là où Cadiot cultive le sauvage maîtrisé, la couleur foisonnante et la permaculture, Eyrignac déploie une rigueur topiaire absolue : ifs et buis taillés au millimètre, allées rectilignes, symétrie classique. Les jardins de Cadiot sont à 20 minutes du Domaine Périgord Vacances à Saint-Amand-de-Coly.

Pour un séjour centré sur la nature, le slow tourisme et le romantisme du Périgord Noir - exactement l’état d’esprit que les jardins de Cadiot cultivent -, nos tiny houses avec spa privatif sont l’hébergement le plus cohérent. Vous rentrez après une journée passée entre pivoines et sculptures, vous vous glissez dans le jacuzzi en regardant les étoiles au-dessus des chênes périgordins, et le monde reprend exactement la bonne taille. Pour les couples qui préfèrent un espace plus ouvert sur la nature et la forêt, nos lodges en bois combinent confort contemporain et immersion totale dans l’environnement.

Il y a des lieux que le Périgord Noir réserve à ceux qui prennent le temps de sortir des sentiers balisés. Les jardins de Cadiot en font partie. Repartez avec des graines dans les poches - l’accueil des jardins en propose souvent. Avec le souvenir d’une tasse de sirop de roses sur les patios. Notre guide des activités et sites aux environs du Domaine Périgord Vacances vous aidera à combiner les jardins de Cadiot avec le reste de ce que le Périgord Noir a à vous offrir.

Photo d'une tiny house avec un jacuzzi extérieur sous les étoiles, dans un cadre naturel

La Poule Landaise : Un Symbole du Patrimoine Agricole Local

Dans la vaste étendue du Sud-Ouest de la France, entre les dunes de sable de l'Atlantique et les forêts de pins odorantes, se niche une race de poule au charme rustique et à l'histoire riche : la Poule Landaise. Élevée depuis des siècles dans la région des Landes, cette race avicole incarne à la fois le patrimoine agricole local et un symbole de tradition et d'authenticité.

L'histoire de la Poule Landaise remonte à plusieurs siècles, enracinée dans les traditions agricoles de la région. Son élevage était autrefois intimement lié à la pratique de la sylvopastoralisme, où les poules évoluaient en liberté dans les pinèdes landaises, se nourrissant des ressources naturelles abondantes, des insectes aux graines tombées au sol. La Poule Landaise se distingue par son apparence élégante et sa silhouette fine. De taille moyenne, elle arbore un plumage noir lustré, ponctué de reflets verts et violets sous le soleil landais. Sa crête simple et droite, ainsi que ses oreillons rouges vif, ajoutent une touche de couleur à son allure sombre.

Au-delà de son aspect esthétique, la Poule Landaise est reconnue pour sa robustesse et sa longévité. Bien que l'élevage traditionnel en plein air ait en partie cédé la place à des pratiques plus modernes, la Poule Landaise demeure un pilier de l'économie agricole dans les Landes. En plus de sa valeur historique et culturelle, la Poule Landaise contribue également à l'économie locale à travers la production d'œufs et de viande de qualité.

Au-delà de son importance économique, la Poule Landaise revêt également une dimension culturelle et touristique significative. De nombreux visiteurs affluent chaque année dans les Landes pour découvrir le patrimoine vivant de la Poule Landaise et s'immerger dans l'ambiance authentique des fermes traditionnelles. Malgré sa robustesse et sa longévité, la Poule Landaise fait face à des défis dans un contexte agricole en constante évolution. En perpétuant les traditions ancestrales et en valorisant le patrimoine local, les éleveurs et les passionnés de la Poule Landaise contribuent à préserver l'âme authentique des Landes et à transmettre un héritage précieux aux générations futures.

Dessin ou illustration d'une Poule Landaise avec son plumage noir caractéristique

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