Les arbres fruitiers sont de véritables trésors pour tout jardin, offrant bien plus que de simples fruits savoureux. Au printemps, ils se parent d'une floraison généreuse, structurent magnifiquement le paysage et attirent une multitude de pollinisateurs utiles, essentiels à l'équilibre de l'écosystème. Pommiers, poiriers, pruniers, cerisiers… chaque espèce possède ses exigences spécifiques, mais tous nécessitent une plantation soignée pour garantir une bonne reprise, un développement harmonieux et une mise à fruits rapide et abondante. Ce guide détaillé vous accompagnera à chaque étape pour réussir la plantation de vos arbres fruitiers, que ce soit en pleine terre, en pot sur un balcon ou sous forme palissée.

1. Choisir l'emplacement idéal et préparer le sol
Avant même d'acquérir votre arbre fruitier, il est primordial de choisir son futur emplacement avec discernement. Il faut avoir conscience que cet arbre va grandir, l’imaginer dans l’espace à taille adulte. On prendra également en compte l’ensoleillement du lieu et l’état du sol, et on s’assurera que les différents critères sont en adéquation avec l’espèce choisie.
L'exposition : un facteur clé
Selon les espèces et les variétés, l'exposition doit être adaptée. La plupart des arbres fruitiers ont besoin d'une exposition ensoleillée pour fleurir et fructifier abondamment. Choisissez un emplacement dégagé, à l'abri des vents forts, dans un sol profond, meuble et bien drainé. Un ensoleillement optimal est crucial pour la maturation des fruits et la vitalité de l'arbre.
L'espace : penser à la taille adulte
Il est crucial de toujours choisir votre fruitier en fonction de votre jardin et de l’espace disponible. Planter un arbre haute-tige dans un espace insuffisant n’a pas de sens. Respectez une distance de 8 à 10 mètres d’écart entre les arbres haute-tige. Pour les arbres demi-tige, prévoyez 4 à 6 mètres, et pour les arbres basse-tige, 2 à 4 mètres. Un arbre haute-tige peut atteindre jusqu'à 8 mètres de hauteur, un demi-tige 6 mètres et un basse-tige 3 mètres. Plus un arbre est haut, plus il projette d’ombre dans le jardin.
Certaines variétés fruitières, comme le cognassier, le prunier et le pêcher, prennent moins de place en haute-tige que les pommiers et les poiriers sous cette même forme. Pensez également à respecter une distance suffisante par rapport aux limites de propriété ou autres bordures. Si votre terrain est voisin d’une zone boisée, évitez de planter un arbre fruitier ou autre grand arbre à la lisière de la forêt. Laissez au moins 20 à 30 mètres d’écart avec la lisière du bois afin de ne pas compromettre son développement à cause de la concurrence racinaire et de l'ombre excessive.
Préparer le trou de plantation
La seconde étape de plantation de l’arbre fruitier consiste à réaliser le trou de plantation. Pour un arbre fruitier à planter de manière isolée, il vous faudra prendre soin de faire un trou, trois semaines environ avant la plantation. Creusez un trou deux à trois fois plus large que la motte ou le système racinaire, et légèrement plus profond. Réalisez une fosse de la hauteur des racines et d’environ 60 cm de large. Pour un arbre d’ornement ou un arbre fruitier, effectuez un trou d’un mètre cube !
Séparez la terre de profondeur de la terre de surface, car celle-ci doit être amendée avec un compost bien mûr. Déposez la terre de surface (plus noire) d'un côté et celle du fond (plus jaune) de l'autre. Bêchez le fond du trou pour le décompacter. Conseil : Si vous conservez la terre initiale, ôtez les plus gros cailloux, et surtout les débris végétaux (vieux morceaux de bois, racines…) qui pourraient être infectés et contaminer votre nouvel arbre.
Dans le trou de plantation, mélangez de la terre végétale avec du compost ou du lombricompost, ainsi qu’une poignée de poudre de lave. L’utilisation d’engrais granulés peut perturber la structure et la vie du sol, ce qui a des conséquences négatives à long terme sur la croissance des plantes. Ce que vous pouvez faire, en revanche, c’est pailler chaque année le sol autour des troncs avec du compost ou du lombricompost.

2. Quand planter ? Le bon moment pour une reprise assurée
Le choix de la période de plantation est fondamental pour garantir la bonne reprise de votre arbre fruitier. La meilleure époque pour la plantation se situe à l’automne, après la chute des feuilles, fin octobre et novembre, tant que le sol n’est pas encore gelé.
Arbres à racines nues
C’est entre l’automne et l’hiver que l’on trouve dans le commerce des arbres fruitiers à racines nues. Moins coûteux, plus vigoureux et de meilleure reprise que les végétaux en conteneur, ils sont très simples à planter. La reprise sera plus assurée car le végétal est en repos végétatif et les racines auront le temps de s’adapter à leur nouveau milieu avant le débourrement printanier.
Les arbres à racines nues sont cultivés en pleine terre et arrachés au moment où leurs feuilles sont tombées. Leur système racinaire est bien développé. Ils peuvent être plantés uniquement les jours sans gel, entre décembre et mars. Ils doivent être mis en terre avant l'apparition des premiers bourgeons au printemps. Les plants à racines nues doivent être plantés dès que possible après l’arrachage. Astuce : Lorsque vous récupérez des arbres à racines nues en pépinière, couvrez bien les racines avec une couverture ou une toile de jute si vous les transportez dans une remorque ouverte.
Arbres en conteneur
Les arbres fruitiers sont presque toujours vendus en pot. Les arbres vendus en conteneur peuvent, en principe, être plantés toute l'année, à l'exception des périodes de sécheresse estivale ou de fortes gelées. Cependant, leur système racinaire est moins robuste que celui des arbres à racines nues ou avec motte grillagée. La plantation est aussi possible au printemps (mars-avril) pour les arbres en conteneur, à condition de suivre les arrosages de près. Le mode d’emploi est le même en été qu’en hiver. Évitez de planter lorsqu’il gèle fort ou par temps de canicule.
Conservation de l’arbre avant plantation
Vous venez d’acquérir vos arbres fruitiers mais ne pouvez assurer la plantation immédiatement ? Il est primordial que les racines ne se déshydratent pas. Dans la mesure du possible, plantez TOUT DE SUITE. Si cela n’est pas possible, protégez-les en permanence soit par l’emballage, soit par de la terre, soit par du tissu humide. La tranchée doit être remplie de terre légère, ou mieux, de sable. Vous pouvez mettre plusieurs arbres et arbustes dans une même jauge, et ils peuvent y rester jusqu’à un mois.
3. La préparation de l'arbre avant la mise en terre
Une fois l'emplacement choisi et le trou préparé, l'arbre lui-même nécessite quelques attentions avant d'être planté.
Pour les arbres à racines nues
- Retirez les emballages : Retirez tous les emballages protégeant votre arbre fruitier (plastiques, élastiques…).
- Taillez les racines : Avant la plantation, coupez nettement les racines abîmées. Lors de la plantation de votre arbre fruitier, il sera important de raccourcir les racines trop longues ou endommagées. Cela permettra à l’arbre de mieux s’enraciner dans sa terre d’accueil.
- Pralinage : Laissez tremper les racines de votre arbre fruitier durant 10 à 15 minutes dans un seau rempli d’une boue épaisse composée d’eau, de terre de jardin et d’un peu terreau. Vous pouvez l’y laisser plusieurs heures. On les praline en les trempant dans 1/3 d’argile 1/3 de bouse de vache et 1/3 d’eau. Cette opération simple, appelée pralinage, permet de réhydrater les racines et les radicelles et de les enrober d’une couche protectrice favorisant la reprise. Vous pouvez également vous procurer du pralin prêt à l'emploi.
- Taille des parties aériennes : Ne vous inquiétez pas, il est bon de tailler légèrement la ramure avant la plantation. Les parties aériennes doivent elles aussi être taillées légèrement.
Pour les arbres en conteneur
- Changer le pot après achat : Oui, car le plant du commerce n’est pas prévu pour rester plus longtemps que nécessaire dans son pot.
- Trempage : Trempez le pot dans un seau d’eau pendant 1 heure. Avant la plantation, trempez la motte dans un seau d’eau pendant 10 à 15 minutes pour réhydrater les racines. Il est recommandé de les immerger dans une bassine d’eau pendant quelques heures avant la plantation.
- Drainage (si vous replantez dans un pot) : Placez-y une couche de drainage (billes d’argile par exemple) sur 3 cm. Apportez assez d’eau pour détremper le substrat.
Comment faire un pralin pour vos fruitiers?
4. La mise en place de l'arbre fruitier
La plantation d’un arbre fruitier nécessite quelques étapes indispensables pour une bonne reprise végétale dans sa terre d’accueil : votre jardin !
Installation de l'arbre
- Positionnement : Installez l’arbre dans le trou, en étalant bien les racines autour de la butte prévue à cet effet. Pour les arbres en conteneur, placez le plant de manière à ce que la motte arrive un peu en dessous du niveau du sol. En racine nue, veillez à laisser le collet (point de jonction entre les racines et le tronc) légèrement au-dessus de la surface du sol. En motte ou conteneur, le sommet de la motte doit être situé légèrement en-dessous de la surface du sol. Plantez l’arbre légèrement plus profondément que son niveau initial en pépinière (ce niveau est encore visible sur le tronc). Cela encourage un bon développement des racines.
- Bourrelet de greffe : Si l’arbre fruitier est greffé, son point de greffe doit rester hors sol, à 10 ou 15 cm de la surface. Pour les arbres greffés, le bourrelet de greffe doit être placé de façon à ce qu’une fois le sol tassé, la partie basse du bourrelet se trouve à deux ou trois centimètres au-dessus du niveau du sol. Ne jamais enterrer le bourrelet car l’arbre s’affranchirait alors de son porte-greffe qui perdrait toutes ses qualités de production, de résistance et de rusticité. Il ne doit pas être enterré trop profond : la première racine à ras de la terre.
- Remblayage : Remplissez peu à peu votre trou, avec du terreau ou de la terre améliorée d’abord, puis progressivement avec de la terre de surface. Comblez le trou avec la terre de surface amendée, en tassant au fur et à mesure. Remettez délicatement la terre excavée tout en maintenant l’arbre droit. Ne pas trop tasser la terre autour du pied pour ne pas l’asphyxier. Ajouter de la terre ameublie et la faire pénétrer entre les racines à l’aide de vos doigts ou d’un plantoir.
Le tuteurage
Si l’arbre a besoin d’être tuteuré, installez-le dans le trou avant l’arbre, un peu en décalé. Le tuteur doit être mis en place en même temps que l’arbre. Pour les arbres haute-tige et demi-tige, il est recommandé de planter un tuteur avant de mettre l’arbre en terre. Enfoncez solidement le tuteur dans le trou de plantation et assurez-vous que son sommet arrive juste sous les premières branches de l’arbre. Placez l’arbre à environ 10 cm du tuteur, en l’orientant à l’opposé de la direction dominante du vent. Prévoyez un tuteur d’une longueur égale à la hauteur du sujet augmentée de 50-60 cm.
Vous attacherez l’arbre fruitier à son tuteur quelques jours plus tard. Attachez enfin l’arbre au tuteur. Attachez la tige sur le tuteur à l’aide de liens spécifiques. La meilleure méthode consiste à utiliser de vieilles chambres à air pour bicyclettes, que l’on peut généralement obtenir gratuitement dans les magasins de vélos. Découpez la chambre à air en deux ou quatre bandes, selon sa largeur. Fixez l’arbre sans trop serrer, en laissant un peu de souplesse pour éviter d’endommager l’écorce. Attention de ne pas « étrangler » le tronc lors de la fixation. Certains jardiniers préfèrent ne pas attacher les jeunes arbres, estimant que les mouvements du vent stimulent leur enracinement et leur épaississement. Il est préférable de mettre un tuteur surtout si la situation est venteuse. Il faut mettre la greffe face aux vents dominants (Sud-Ouest).

La cuvette d'arrosage
Après avoir comblé le trou, réalisez avec la terre de profondeur une cuvette autour de l’arbre, qui servira pour les arrosages. Aménagez une cuvette autour du pied avec le reste de la terre pour recevoir l’eau d’arrosage. Creusez une cuvette circulaire d’un diamètre d’une trentaine de centimètres autour de la base du tronc. Elle permettra de concentrer l’eau auprès de l’arbre, là où elle sera vraiment utile. Utilisez l’excédent de terre ou les mottes de gazon retirées pour former une petite bordure autour du trou. Cela permet de retenir l’eau d’arrosage et d’éviter qu’elle ne s’écoule.
5. L'arrosage initial et l'entretien après plantation
Un arrosage approprié après la plantation est une mesure importante pour éviter des pertes. Lors de l’arrachage, l’arbre perd une partie de ses racines et ne peut donc pas, au début, absorber suffisamment d’eau du sol. Il est donc indispensable de compléter avec un arrosage manuel.
Arrosage après plantation
Arrosez copieusement, quel que soit le temps. Arrosez généreusement (10 à 20 litres), même s’il pleut. Arrosez après la plantation pour humidifier la terre autour des racines et assurer un bon contact avec le sol. L’arrosage est indispensable après la plantation, même s’il pleut. Versez doucement de l’eau à l’aide d’un arrosoir, soit environ 1 à 2 arrosoirs par arbre, selon la taille du trou de plantation. Cela permet à la terre ameublie de bien se tasser et aux racines de s’implanter correctement.
N’oubliez pas d’arroser régulièrement dans les semaines qui suivent. La quantité d’eau à fournir dépend des conditions météorologiques et de la structure du sol. Les racines doivent rester humides. L’arbre a besoin du plus d’eau à partir du débourrement jusqu’au solstice d’été (21 juin).
Entretien des premières années
Les premières années, il est préférable de désherber autour du tronc pour ne pas qu’il soit en concurrence avec l’herbe. Par contre, on évite de le tailler les premières années, il a besoin de ses feuilles pour que ses racines se développent. Si cela est nécessaire pour la mise en forme, taillez de préférence au printemps pour les fruits à pépins et après la récolte pour les fruits à noyaux. Il est préférable de le laisser pousser en axe avec son port le plus naturel possible.
Les jeunes arbres fruitiers sont souvent taillés en pépinière avant d’être vendus. Si votre arbre fruitier n’a pas été taillé, vous devez le faire en hiver, avant que l’arbre ne commence à bourgeonner.
Fertilisation
Bien que l’on entende souvent dire qu’un arbre fruitier doit être fertilisé avec des engrais granulés, cela n’est absolument pas nécessaire, et même déconseillé. Ce que vous pouvez faire, en revanche, c’est pailler chaque année le sol autour des troncs avec du compost ou du lombricompost. Vous pouvez fabriquer vous-même ce compost ou l'acheter. Il est préférable d'éviter le compost acheté, car après le processus de compostage, des résidus de produits chimiques utilisés peuvent encore être présents.
Protection contre les nuisibles
Si vous êtes dans une région où vivent de nombreux rongeurs, cerfs ou blaireaux, il est recommandé de protéger vos arbres fruitiers avec un treillis. Nous avons opté pour des poteaux de soutien avec un grillage de clôture. Pour ce faire, enfoncez trois poteaux à égale distance autour de l’arbre, de manière à former un triangle. Les poteaux sont disponibles en différentes longueurs. Chaque poteau doit être enfoncé d’au moins 50 cm dans le sol pour assurer une bonne stabilité. Reliez ensuite les trois poteaux avec des lattes plates pour créer une structure solide. Si vous installez un treillis autour de l’arbre, vous pouvez l’attacher aux poteaux de soutien plutôt qu’à un piquet directement placé à côté de l’arbre. Une autre option consiste à protéger l’arbre avec des lattes en bois de châtaignier. Pour cela, un cadre métallique est placé autour de l’arbre et les lattes de châtaignier sont fixées à l’extérieur du cadre. Enfin, vous pouvez opter pour des manchons de protection autour du tronc. Cette solution est simple et efficace contre les petits animaux sauvages comme les lapins, les moutons et les chèvres. S’il y a des lapins, pensez à une protection.

6. La biodiversité au service de votre verger
Planter un arbre fruitier, c'est aussi créer un environnement propice à la biodiversité, essentielle pour la santé de vos cultures.
Attirer les pollinisateurs et les auxiliaires
Les arbres et arbustes fruitiers offrent une floraison au printemps et attirent dès le début de la saison des insectes utiles : pensez aux bourdons et aux abeilles, mais aussi aux syrphes, aux guêpes parasitoïdes et aux coccinelles qui se nourrissent de pollen et de nectar. Vous pouvez également semer un mélange de fleurs autour de l’arbre fruitier. Cela attire les pollinisateurs, ce qui est un avantage supplémentaire ! Dans tous les cas, il est important que le sol sous les arbres reste couvert, que ce soit avec des fleurs ou avec du paillis.
Un fruitier est souvent sujet aux pucerons. Bien que nous préférions éviter ces nuisibles, ils constituent une précieuse source de nourriture pour les insectes prédateurs tels que les coccinelles, les chrysopes, les guêpes parasitoïdes, les perce-oreilles et les punaises prédatrices. La vie souterraine attire à son tour de petits mammifères comme les crapauds, les taupes, les hérissons, les souris et les campagnols… Ainsi, en plantant des arbres fruitiers, vous créez un véritable cercle de vie dans votre jardin.
Pollinisation croisée et autofertilité
Certaines variétés fruitières dépendent de la pollinisation croisée pour obtenir une bonne production. Cela signifie qu'elles ne porteront des fruits que si un autre arbre de la même espèce, mais d'une variété différente, pousse à proximité (dans un rayon d'environ 100 mètres). Certaines espèces fruitières sont autofertiles, c’est-à-dire qu’elles peuvent produire des fruits sans avoir besoin d’un autre arbre pour la pollinisation. Si vous souhaitez stimuler la pollinisation dans votre verger, vous pouvez installer une ruche à bourdons contenant des bourdons vivants.

7. Des options pour tous les espaces : Balcon, Terrasse et Formes Palissées
Que vous disposiez d'un grand jardin ou d'un espace plus restreint, il existe des solutions pour cultiver vos propres fruits.
Balcon gourmand ultra-simple
Le guide "Balcon gourmand ultra-simple" vous aidera à aller plus loin dans votre démarche. Si vous habitez en ville, les arbres palissés ou les plantes grimpantes comme la vigne et le kiwi de Sibérie (Actinidia arguta) sont d’excellentes solutions pour cultiver des fruits sur une surface restreinte. Vos fruits seront à votre portée dans votre jardin comme sur votre balcon et votre terrasse.
Fruitiers palissés
Un fruitier palissé est en réalité un arbre fruitier classique dont les branches sont conduites à l’horizontale. Comme pour un arbre fruitier isolé, vous pouvez choisir entre des formes basse-tige, demi-tige ou haute-tige. Selon le type, les branches latérales commencent à 50, 120 ou 180 cm de hauteur. Les fruitiers en espalier présentent plusieurs avantages : ils prennent peu de place, leur aspect est esthétique, et les fruits bénéficient d’une meilleure exposition au soleil, ce qui favorise leur maturation. C’est une excellente alternative lorsque l’espace est restreint.
Un bon espalier commence par une bonne structure de support, comme un treillage ou un réseau de fils. Cette structure peut être indépendante ou fixée contre un mur. Pour un arbre aux branches horizontales, il faut tendre des fils horizontaux espacés de 50 cm. La hauteur du premier fil dépend de la hauteur du tronc : pour un basse-tige, commencez à 50 cm du sol ; pour un demi-tige, à 120 cm. Les arbres haute-tige en espalier sont très rares car il est difficile de les attacher et de les tailler. L’essentiel avec un fruitier palissé est de bien former le jeune arbre et de l’attacher correctement. Ces arbres nécessitent une taille d’hiver et une taille d’été.

Haies fruitières et petits fruits ligneux
Comme pour les arbres fruitiers, vous pouvez trouver des petits fruits ligneux à racines nues entre novembre et fin mars. Les petits fruits en conteneur sont disponibles plus longtemps. La meilleure période pour planter reste cependant l’hiver, lorsque les plantes sont en dormance. Les variétés ligneuses d’arbustes à baies sont particulièrement adaptées à la création de haies fruitières.
Il existe de nombreuses options pour créer une haie fruitière. Vous pouvez opter pour une structure entièrement en bois, avec un toit en bois au-dessus, ou pour une construction plus simple utilisant des poteaux et des fils. Pour une construction simple : plantez des poteaux en bois ou en métal à une distance de 4 mètres les uns des autres. Choisissez des poteaux de 2,50 m de haut, à enfoncer à 60 cm dans le sol. Fixez un poteau incliné à l’un des poteaux verticaux pour pouvoir tendre les fils plus efficacement et augmenter la stabilité. Tendez des fils galvanisés entre les poteaux, en commençant à 50 cm du sol, puis tous les 50 cm. Ajoutez un tendeur à chaque fil pour bien les tendre. Vous pouvez également utiliser des fers à béton à la place des fils galvanisés. Plantez les arbustes fruitiers en ligne le long des fils. Si vous avez un mur ensoleillé, vous pouvez y installer une structure : en lieu et place des poteaux, ancrez chimiquement dans le mur des tiges en inox avec filetage. Fixez ensuite des fils galvanisés avec un tendeur, ou montez un fer à béton sur les tiges inox.
Conseil : Les kiwis de Sibérie, aussi appelés kiwaï, doivent être conduits en ligne droite vers le haut, sans s’enrouler autour des fils de support. Veillez à les détacher régulièrement. Pour les framboisiers et les mûriers, il est conseillé de conserver 5 à 7 branches par mètre linéaire.

8. Les bénéfices des arbres fruitiers et l'engagement d'une production de qualité
Les arbres fruitiers se déclinent en de nombreuses variétés, il y en a pour tous les goûts et pour toutes les envies. Quoi de mieux que de récolter et de savourer ses propres fruits ? Que vous ayez envie de les déguster crus, cuits, en desserts, en compote, en tarte… Vos fruits seront à votre portée dans votre jardin comme sur votre balcon et votre terrasse.
Une production locale et durable
Nous sommes producteurs, et ça change tout ! Notre engagement se traduit à chaque étape de la production des arbres fruitiers pour vous offrir des arbres de qualité dans le respect de l’environnement et de nos valeurs. Nos plants fruitiers de qualité supérieure sont issus de cultures locales, durables et écologiques, cultivés par une entreprise familiale, à taille humaine. Nous vous proposons une large gamme de variétés adaptées au jardin, déclinées dans de nombreuses espèces. Nous sommes spécialisés dans les variétés anciennes, en scion, quenouille et demi-tige et nous sommes engagés envers nos clients particuliers, qui souhaitent planter, cultiver puis déguster de bons fruits frais.
Nous vendons les arbres que nous avons fait pousser. Nos arbres sont français et cultivés sans pesticides. Nous vous accompagnons de l’achat de vos plants fruitiers, aux conseils techniques afin de maximiser vos chances de réussite.
Services pour l'acquisition de vos fruitiers
- Click & Collect : Venez récupérer vos achats directement à la pépinière.
- Livraison RAPIDE : Nous mettons tout en œuvre pour que vous soyez livrés dans les meilleurs délais.
- Emballage soigné : Pour garantir la fraîcheur de vos arbres.
- Une question ? : Nos équipes sont à votre disposition pour vous conseiller et répondre à toutes vos interrogations.
Avantages à long terme
Si vous disposez de suffisamment d’espace, optez pour des haute-tige (ou des demi-tige). Contrairement aux arbres basse-tige, ces fruitiers peuvent vivre jusqu’à 100 ans et produire des fruits pendant très longtemps. Ils deviennent de majestueux arbres à forte valeur paysagère. Les arbres haute-tige mettent plus de temps à porter des fruits que les demi-tige et les basse-tige. En général, ils ne produisent pas avant 5 ans minimum. Si vous souhaitez obtenir des fruits plus rapidement, vous pouvez acheter un arbre fruitier avec une couronne de trois ans. Ces arbres sont plus chers à l’achat, mais vous réduisez l’attente avant la première récolte. Une fois en production, les arbres haute-tige donnent un meilleur rendement que les demi-tige ou basse-tige.
Replanter au même endroit
Si vous êtes dans la situation où vous devez d’abord arracher de vieux arbres fruitiers avant d’en planter de nouveaux, il est préférable de replanter les nouveaux arbres exactement au même endroit. En effet, le sol dans lequel les anciens arbres ont poussé pendant des années contient encore les champignons et les bactéries bénéfiques qui vivaient en symbiose avec leurs racines. Les arbres fruitiers nouvellement plantés pourront immédiatement profiter de ces conditions favorables.