Le fumier au potager : un allié précieux pour des récoltes abondantes et un sol vivant

Le fumier, bien que n'étant pas le sujet le plus poétique avec ses urines et déjections animales, se révèle être un formidable allié au potager. Il constitue un berceau de richesse pour notre sol et, à terme, un apport de nutriments essentiels pour nos cultures. Comprendre sa constitution, ses modes d'utilisation et ses bienfaits est crucial pour tout jardinier soucieux de la vitalité de son jardin.

Composition du fumier

Qu'est-ce que le fumier et de quoi est-il composé ?

Le fumier est un mélange de plusieurs matières organiques. On y retrouve d'une part les urines et les déjections ou fèces des animaux (crottins, bouses, fientes, crottes…). Vient ensuite la litière qui absorbe les urines, que ce soit du foin, de la paille, du broyat ou encore de la sciure. Au final, le fumier est un mélange de matières très sèches, très carbonées, très ligneuses, couplées à des matières très humides. Ce mélange, bien que non appétissant à première vue, est un trésor pour la terre.

Par exemple, au potager d'Olivier, avec trois poules et un lapin, une belle quantité de fumier est produite, même si elle est insuffisante pour alimenter plus de 150 m² cultivés. Les fientes de poules sont récupérées avec la litière de paille, directement dans le poulailler, surtout sous les perchoirs.

Fumier frais ou fumier composté : quelle utilisation au potager ?

La question se pose de savoir si un fumier s'utilise frais ou s'il est nécessaire de le composter durant quelques semaines ou quelques mois. Les deux hypothèses sont envisageables, mais l'apport d'un fumier composté au potager est la pratique la plus répandue. Elle est même obligatoire en maraîchage professionnel, et ce pour plusieurs raisons.

4 utilisations du fumier frais + compostage du fumier en 20 jours - permaculture

Les avantages indéniables du fumier composté

Le premier avantage à composter un fumier est de l'assainir, se prémunissant ainsi davantage de risques sanitaires. En effet, parfois les animaux sont traités, et leurs urines peuvent garder quelques résidus médicamenteux. Un autre avantage à composter un fumier en tas est qu'il se valorise de lui-même. C'est comme mettre les ingrédients d'une recette de cuisine dans un saladier pour bien lier l'ensemble, plutôt que de tout jeter au sol. La litière imprégnée d'urine et les déjections vont se bonifier l'une et l'autre dans un équilibre d'humidité et d'oxygénation. Vous obtiendrez ainsi un très beau compost.

En le répandant frais et non composté au sol, la litière et les déjections peuvent se retrouver dispersées. La température monte alors moins haut (le fumier doit chauffer pour bien se décomposer) et la plus-value n'est pas la même. Il est donc conseillé de prendre le temps de mettre le fumier en tas et de l'aérer si possible tous les 15 jours en brassant le tas.

De nombreux autres avantages viennent s'ajouter à l'utilisation d'un fumier composté. Il prend deux fois moins de place qu'un fumier frais, la paille notamment se décompose et s'émiette. Il demande donc deux fois moins de logistique de transport. Il est parfaitement homogène, stable, libère très lentement des minéraux, et on peut, de ce fait, l'utiliser toute l'année. Enfin, grâce à la phase de compostage à chaud, vous aurez moins de graines d'adventices dans votre amendement. Ce fumier composté grossièrement va directement au potager nourrir les petites bêtes du sol !

Au potager d'Olivier, le fumier est utilisé en très grande partie une fois composté. Il est mis en tas dans un coin ombragé pour qu'il garde une bonne humidité, et le tas est brassé tous les quinze jours.

L'utilisation du fumier frais : à manier avec précaution

Ces avantages étant dits, il est aussi possible d'apporter du fumier frais à votre potager. Les macro-organismes vont se régaler de matières grossières à décomposer et vont se démultiplier. Mais ce fumier sera bien moins stable et homogène. Il est alors fortement conseillé de l'épandre en dehors des périodes de culture, le meilleur moment étant l'automne. Le sol est encore bien chaud et actif, il engloutira tout cela durant l'hiver.

Parfois, Olivier apporte quelques pelletées de fumier frais en surface du sol pendant l'automne, afin de démultiplier la vie biologique.

Fumier, amendement ou engrais ? Comprendre sa richesse nutritive

Le fumier est une ressource assez peu concentrée en minéraux. On dit d'ailleurs que c'est un amendement et non un engrais, dans le sens où ses concentrations en azote, phosphore et potassium sont inférieures à 3%. Ces faibles concentrations sont à mille lieues des engrais de l'industrie qui contiennent parfois plus de 30% d'azote, ou des engrais naturels comme le sang séché qui en comprend 14%.

Cette faible concentration en minéraux et cette richesse en carbone vont avoir un double impact. Il faudra d'abord du temps pour que la vie du sol décompose les molécules complexes du fumier, et il faudra l'emmener en quantité. Pour l'azote, il faudra plusieurs semaines, plusieurs mois et même plusieurs années pour qu'il se rende disponible pour nos cultures. Cet azote est très complexe, relié au carbone (on parle d'azote organique). La vie du sol aura du pain sur la planche pour le déchiqueter, le casser en morceaux, afin qu'il soit absorbable pour nos cultures potagères. On parle de minéralisation de l'azote. Pour le phosphore et le potassium, même s'ils sont plus rapides à être disponibles, il faudra tout de même là aussi quelques semaines, quelques mois pour que le fumier libère sa richesse nutritive.

Tableau comparatif des apports nutritifs des différents fumiers

Au potager d'Olivier, le fumier est apporté une fois par an à l'automne. Sachant que c'est un apport très stable, très lent à libérer ses minéraux, Olivier n'hésite pas à amener de fortes quantités, surtout pour les parcelles qui accueilleront des cultures gourmandes comme la plupart des cultures estivales : tomates, aubergines, poivrons, courgettes… Une bonne brouette pour 10 m², voire même deux parfois si la ressource est disponible.

Différents types de fumiers et leurs spécificités

On peut retenir que plus l'animal est petit et plus le fumier est riche ! On parle aussi souvent de fumier froid ou de fumier chaud. Il est avant tout conseillé d'utiliser le fumier pour lequel vous aurez l'accès le plus facile. Si vous avez un centre équestre proche, un agriculteur, des voisins qui ont des animaux, une micro-ferme, etc., faites avec les ressources locales. Et bien sûr, si vous manquez de logistique, de remorque, ou de moyens de transport, vous trouverez du fumier composté en sac facilement transportable en jardinerie.

Les fumiers de lapin et de poules sont au moins deux fois plus concentrés en minéraux qu'un fumier de vache ou de cheval. Il faut en tenir compte pour apporter les bonnes quantités. Inutile de raisonner en brouette ; tout juste 1 kilo au m² sera déjà une belle dose, ce qui correspond à une bonne pelletée.

Le fumier de lapin : un trésor de potasse

Le fumier de lapin est, après celui de volaille, le fumier le plus riche en potasse, ce qui en fait sa particularité. Il est idéal pour répondre aux besoins exigeants des cultures les plus gourmandes, telles que les tomates, les pommes de terre, ou les betteraves par exemple. Il est souvent assez pailleux lorsque les crottes sont récupérées avec la litière. Il sera bien plus efficace en l'utilisant composté et évitera tout risque de brûlure des cultures. Pour un bon compostage, il faudra compter bien 90 jours de stockage en maintenant une bonne humidité et en prenant soin de casser les mottes compactes et sèches que peuvent parfois former les crottes. Il fait partie des fumiers chauds, idéal pour alléger des sols lourds.

Le fumier de cheval : un classique du potager

Le fumier de cheval est le plus répandu et le plus utilisé dans nos potagers. Il monte vite en chaleur et est d'ailleurs parfois utilisé pour confectionner des « couches chaudes », une alternance de fumier frais et de paille ou de foin pour chauffer un espace à semis par exemple.

Le fumier de vache : lourd et froid, mais riche

Le fumier de vache est un fumier lui aussi très utilisé au potager, également en agriculture du fait des quantités disponibles assez considérables. Il est plutôt conseillé pour les sols légers tellement ce fumier est lourd et froid. Les bouses complétées d'une litière de paille mettent du temps à se décomposer sans trop de montées en température. Mais une fois composté, il pourra être utilisé pour tout type de sol. Sa richesse nutritive est assez similaire au fumier de cheval, un peu plus riche tout de même, notamment en potassium. On l'a tous croisé, ce tas de fumier de vache au détour d'un champ.

Comment incorporer le fumier au sol ?

C'est une question qui revient très souvent dans les débats sur les bonnes pratiques au potager. Nombreux sont les jardiniers qui souhaitent bousculer le moins possible leur sol pour favoriser la vie biologique.

Le fumier frais au potager : enfouissement léger recommandé

Commençons par l'utilisation du fumier frais au potager. Celui-ci contient une bonne partie d'azote très vite disponible via les urines et les déjections fraîches. De nombreuses études montrent une déperdition d'azote allant jusqu'à 50% par volatilisation, mais dans le même temps, le fumier a besoin d'oxygène pour se décomposer. Il est donc conseillé de l'enfouir tout en le laissant dans un milieu aérobie, aéré, sur les 10 premiers centimètres de sol maximum.

Le fumier composté : en surface ou légèrement incorporé

Concernant le fumier composté, celui-ci est beaucoup plus stable. L'azote est lié au carbone, les molécules sont complexes. On pourra le laisser en surface sur un sol gorgé de vie biologique. C'est elle, cette vie, qui va travailler mieux que tout engin mécanique et incorporer le compost de fumier aux premiers centimètres de sol. Au contraire, sur un sol peu propice au potager, manquant de vie, d'aération ou d'humidité, il est conseillé d'enfouir mécaniquement le compost de fumier sur les premiers centimètres. C'est comme un enfant à ses premiers âges à qui il faut de l'aide pour manger et se développer.

Au potager d'Olivier, les apports sont toujours incorporés sur les 10 premiers centimètres de sol. On est à mille lieues des contraintes d'un labour et la vie du sol n'en est très peu, voire quasiment pas dérangée. La grelinette ou parfois un simple croc sont utilisés pour cette tâche.

Le fumier de jardinerie : une alternative pratique

Vous pouvez tout à fait acheter le fumier pour votre potager en jardinerie. C'est souvent celui de cheval que l'on y trouve. Le principe sera presque le même : vous améliorerez légèrement votre sol, et surtout vous nourrirez vos futures cultures. Si vous n'avez pas accès à du fumier frais pour votre potager et que dans votre contexte vous sentez qu'il serait important d'en amener, n'hésitez pas à le faire. L'avantage est qu'il est desséché, donc plus léger et plus facile à transporter !

À noter que le fumier de jardinerie est souvent enrichi avec des algues marines ou d'autres apports organiques. La raison est simple : comme nous l'avons vu, le fumier est assez pauvre et peu concentré en minéraux essentiels, alors on préfère le vendre additionné d'engrais naturels tels que les algues pour enrichir une plus grande surface du potager avec un seul sac.

Quelle dose de fumier desséché apporter au potager ?

Les doses de fumier varient, mais on est généralement sur un apport de 500 grammes de fumier desséché par mètre carré cultivé.

Au-delà du fumier : diversifier les apports pour un sol sain

Le jardinier a de nombreuses cartes en main pour enrichir son sol, l'améliorer et nourrir ses cultures. Si l'accès au fumier vous rebute ou vous est compliqué, vous avez bien d'autres solutions. Pensez au compost ménager, au compost végétal, aux paillages diversifiés (broyat, foin, paille, tontes, feuilles…) qui mois après mois apporteront de la richesse. Pensez aussi à la multitude d'engrais naturels qui vont enrichir votre sol. N'attendez plus pour démarrer votre propre potager.

L'expérience d'une auteure-photographe jardinière met en lumière une approche intuitive et moins technique du jardinage. Elle nourrit son sol comme elle nourrit sa famille, sans tout peser, sans sur-analyser, mais en n'utilisant que de bonnes choses, locales et de saison. Elle a apporté beaucoup de fumier frais de lapin, toujours en surface pour qu'il puisse être assimilé progressivement, sans rien brusquer. Elle a également paillé son sol avec de la paille, puis du foin, observant une différence énorme. Elle compare l'engrais organique au « sucre rapide » des légumes, nécessaire ponctuellement mais à ne pas abuser. Le compost, en revanche, est le « must », un nutriment ni trop lent ni trop rapide à assimiler, enrichissant la vie du sol sur le long terme. C'est le menu le plus équilibré et le plus biodisponible pour le sol.

Elle a donc fait du compost à tours de bras, l'a étalé par pleines brouettes et l'a incorporé à la grelinette pour aérer le sol. Elle a également pensé à d'autres « sucres lents », c'est-à-dire ces paillages qui allaient se décomposer en formant du compost sur place, évitant ainsi de les transporter à la brouette. Cependant, la paille est une « calorie vide » comparée au foin, aux feuilles ou au BRF de jeunes rameaux qui apportent beaucoup plus de nutriments variés et équilibrés.

Elle prend soin de ne pas planter de légumes qui n'aiment pas la matière organique peu décomposée (poireaux, carottes, ail, oignon…) sur une planche encore en train de digérer du foin ou du BRF. Et si en plus de toute cette bonne nourriture, son sol a besoin d'un petit complément alimentaire naturel pour assurer un maximum sur certaines cultures particulièrement exigeantes (cendre pour les céleris raves, calcium pour les choux, Or Brun® pour les cucurbitacées…), elle en rajoute au cas par cas, avec beaucoup de prudence et en pesant bien.

Récolte de légumes du potager

Autonomie alimentaire et respect de la nature

L'engagement envers l'autonomie alimentaire et le respect de la nature est un acte militant. Savoir se régaler de repousses de brocoli, de larges feuilles de choux en potée, d'un velouté de fanes de radis ou d'un bouillon réalisé avec les branches parfumées d'un céleri rave et du vert de poireau, c'est une façon de résister à un monde d'ultra-consommation où toutes les variétés de fruits et de légumes se côtoient à longueur d'année sur les étals.

Un potager bien géré peut nourrir une famille de 5 à 9 personnes à quasiment 100% (hormis quelques exceptions comme les aubergines, champignons de Paris, sauce tomate…). L'abondance des récoltes peut être expliquée par divers facteurs : prendre grand soin du sol, planter densément (mais pas trop), bien choisir les variétés, jouer sur l'étagement des légumes pour mieux les associer, opérer une succession rapide des cultures (jusqu'à 3 ou 4 légumes différents au même endroit sur la même année), et savoir vite optimiser un espace qui se libère pour qu'aucune place ne soit perdue.

L'approche de cette jardinière, bien que non scientifique, est basée sur l'observation et l'intuition. Sa terre est noire, souple, aérée, grouillante de vie, elle sent bon l'humus, et les légumes s'y enracinent comme des fous. Elle n'a pas toujours été ainsi, mais a été nourrie à sa façon, avec son instinct, sans l'analyser ni lire de livres compliqués. C'est une démarche reposante et déstressante.

Les pommes de terre et le fumier : une alliance gagnante

Les pommes de terre sont plantées de mi-avril à début mai. Le jardinier fait une tranchée de 15 cm de profondeur et apporte du compost ou du fumier très décomposé (compost de fumier). Un tubercule est déposé tous les 30 à 40 cm. Une distance de 40 à 70 cm en fonction des variétés est nécessaire entre les rangs. Il est conseillé de butter tout de suite. Le jardinier décompacte le sol, dépose les pommes de terre, puis les couvre de compost très mûr, puis d'une épaisseur de 20 à 30 cm de paille (en butte), pour bien mettre à l'abri de la lumière ces tubercules. Cette technique peut multiplier la production par 1,5 à 2 !

Plantation de pommes de terre avec fumier et paillage

Humour et jardinage : la pomme de terre, source d'inspiration comique

Même les sujets les plus terre-à-terre, comme les pommes de terre et le fumier, peuvent être source d'humour. Voici quelques blagues qui mettent en scène ces éléments du quotidien :

  • Comment appelle-t-on un noir sur une pomme de terre ? Jean, parce que Jean, négro sur la patate.
  • Comment faire cuire neuf patates dans l'eau froide ? T'en enlèves une et elles sont qu'huit.
  • Qu'est-ce que ça donne, une pomme de terre qui a la diarrhée ? De la purée !
  • Quel est le point commun entre une pomme de terre et une femme nue ? Elles attendent toutes les deux de se faire sauter.
  • Monsieur et Madame Ates ont deux fils, comment s'appellent-t-ils ? Pat, Tom (Patates et tomates).
  • Quelle est la différence entre une pomme de terre et une blonde ? La pomme de terre est cultivée.
  • Comment appelle-t-on une patate un soir de pleine lune ? Une patate-garou.
  • Comment appelle-t-on une frite enceinte ? Une patate sautée.

Ces blagues, parfois un peu osées, démontrent que même dans les tâches les plus laborieuses du jardin, l'humour peut trouver sa place et alléger l'esprit.

Récoltes variées et créativité culinaire

Les récoltes du potager sont une source de joie et d'inspiration culinaire. Des légumes comme les céleris raves, qui ont vu leur taille augmenter considérablement grâce à l'arrosage automatique et à l'apport de poudre de basalte, offrent de nombreuses possibilités. Des récoltes typiques de novembre, telles que les poireaux, cardons, choux rouges, choux pointus, choux romanesco, carottes, repousses de brocolis, céleri rave et fenouil, témoignent de la richesse d'un potager bien géré.

Même des erreurs de grainetier, comme un chou pointu qui aurait dû être rouge mais est vert, n'entachent pas la qualité des récoltes, ces choux étant incroyablement tendres et sucrés. La capacité des mini-choux à naître autour de la trogne d'un chou pointu après sa récolte promet des "rabs" inattendus.

Les récoltes de novembre peuvent également inclure des laitues "Grenobloises" et "Teide" craquantes, de gros bulbes de fenouil, des carottes réussies pour la première fois, du persil tubéreux très parfumé, et du chou chinois. Même face aux attaques de limaces qui déciment les feuilles de choux verts, la jardinière trouve une solution pragmatique : tuer les limaces pour pouvoir manger les légumes.

L'expérimentation avec un terreau de feuilles après un an, bien que non parfaitement décomposé, se montre très prometteuse pour les semis de printemps. Le bac à feuilles est régulièrement rempli, démontrant un engagement continu envers l'enrichissement du sol.

L'apport de broyat de feuilles et de jeunes rameaux, résultat de la taille des vignes, buddleias, lauriers et althéas, permet d'enrichir certaines parcelles du potager, même si le froid ralentit le processus de décomposition.

Des légumes moins connus comme la kalette (ou chou "Flower Sprout") viennent enrichir la diversité du potager, aux côtés d'épinards d'hiver, de verdures asiatiques (pak choï, tah tsaï, mizuna, moutarde rouge…), de mâche, de chicorées, de choux Noir Toscan, de choux kale, et de choux de Milan. Même lorsque le gel et la neige s'invitent, le potager continue d'offrir de quoi remplir généreusement son assiette tous les jours.

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