Prochaine Analyse des Récoltes et Prévention des Incendies : Une Perspective Complète

Moissonneuse-batteuse en action dans un champ avec un ciel dégagé

Les campagnes agricoles sont des périodes d'intense activité, marquées par les récoltes, qui, bien qu'essentielles, sont aussi des moments où le risque d'incendie est considérablement accru. En particulier, la région francilienne est actuellement le théâtre de ces opérations, principalement dans les escourgeons, où les premières moissonneuses-batteuses sont déjà à l'œuvre sur l'ensemble du territoire. Alors que les températures modérées de cette première semaine ont permis de travailler dans une relative sérénité, des journées bien plus chaudes sont annoncées dès la semaine prochaine, faisant ainsi grimper le risque d'incendie. Cette situation met en lumière l'importance d'une préparation adéquate et de mesures préventives pour protéger à la fois les récoltes et les environnements ruraux.

Gestion du Risque d'Incendie dans les Exploitations Agricoles

La prévention des incendies dans les espaces agricoles est une préoccupation majeure, particulièrement en période de forte chaleur et de sécheresse. Dans les trois départements de l'ouest francilien, les conventions avec les Services départementaux d'incendie et de secours (Sdis) sont toujours en vigueur, témoignant d'une collaboration essentielle entre les services d'urgence et le monde agricole. Chaque année, les pompiers suivent plusieurs dizaines d'heures de formation pour intervenir spécifiquement sur les feux d’espaces agricoles, démontrant leur engagement et leur expertise dans ce domaine.

Prévention des incendies

Cependant, l'action préventive ne repose pas uniquement sur les services de secours ; les agriculteurs ont également un rôle crucial à jouer en adoptant quelques pratiques préventives. Les Sdis des Yvelines, de l'Essonne et du Val-d'Oise soulignent l'importance de prévoir des outils de déchaumage attelés en bout des parcelles en cours de récolte. Ces outils peuvent agir rapidement en cas de départ d'incendie, permettant une première intervention cruciale avant l'arrivée des pompiers. En cas de sinistre, la procédure est claire : composer le 18 et préciser la commune ainsi que l’accès le plus proche. Le Codis (Centre Opérationnel Départemental d'Incendie et de Secours), après l’engagement des secours prévus, appelle le référent de secteur qui mobilise le réseau d’agriculteurs de proximité pour apporter leur concours aux sapeurs-pompiers. Le référent rappelle ensuite le Codis pour préciser les moyens mobilisés par ce réseau, assurant ainsi une coordination efficace et une réponse rapide.

Incendies majeurs et leurs Conséquences : L'Exemple de Saint-André-de-Najac

Les incendies de végétation peuvent avoir des conséquences dévastatrices, comme en témoigne l'incident survenu au lieu-dit La Boucarié à Saint-André-de-Najac dans l'Aveyron, le lundi 4 septembre. Ce feu, dont l'origine reste inconnue pour le moment, a détruit plus de 10 hectares de végétation à partir de 17h15, sans faire de victime. Une quarantaine de sapeurs-pompiers répartis dans 13 véhicules sont intervenus, selon un officier du SDIS. La zone, difficile d'accès, a nécessité la mobilisation de moyens importants. Ce matin-là, les opérations de noyage, consistant à lancer de l'eau en quantité pour maîtriser les points chauds, étaient toujours en cours, illustrant la complexité et la durée des interventions sur ce type de sinistre.

Carte de France montrant les zones à risque d'incendie

Incendies Internationaux et leur Impact sur la France : Le Cas du Portugal

Les incendies ne connaissent pas de frontières, et leurs effets peuvent se propager bien au-delà de leur point d'origine. Le Portugal est actuellement frappé par d'importants incendies de forêt, qui ont provoqué un niveau record d'émissions de CO2 pour un mois de septembre. Ces incendies ont également un impact en France. Depuis une semaine, le Portugal est en proie à de violents feux de forêts. Les effets de ces incendies ne se limitent pas au Portugal. Une image acquise par le satellite Sentinel-3 le 17 septembre montre un vaste nuage de fumée généré par les incendies, couvrant environ 100 000 km² au-dessus de l'océan Atlantique. Concernant la qualité de l’air en France, l’observatoire européen n’a pas émis d’avertissement particulier. Toutefois, on peut s’attendre à un ciel plus brumeux dans certaines régions affectées. Au Portugal, la qualité de l’air reste préoccupante, et le pays, qui a déjà perdu cinq vies et des dizaines de milliers d’hectares de végétation, espère maîtriser les feux d’ici ce jeudi 19 septembre 2024.

L'Incendie de Lubrizol et Normandie Logistique : Un Cas d'Étude Approfondi

L'incendie survenu le 26 septembre 2019 sur les sites de Lubrizol France et Normandie Logistique à Rouen a marqué un tournant dans la gestion des risques industriels et le suivi des conséquences post-accidentelles. Cet événement a engendré une mobilisation significative des autorités, des chercheurs et des experts pour évaluer et comprendre les impacts sur l'environnement et la santé humaine.

Suivi Environnemental et Sanitaire Post-Accidentel

De nombreuses études et analyses ont été menées pour évaluer les répercussions de l'incendie. Le lundi 23 septembre 2024, une synthèse du Projet Cop Herl (COnséquences Potentielles pour l’Homme et l’Environnement, perception et RésiLience) a été publiée. Ces travaux, menés par des chercheurs de l'université de Rouen Normandie, membres du projet Cop Herl, portent sur la caractérisation et le suivi de marqueurs environnementaux, ainsi que la perception des risques par la population. Cette synthèse du projet Cop Herl est accompagnée d'une note associée.

Le jeudi 18 juillet 2024, une note d'appui scientifique et technique de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES) a été émise. Cette note concerne l'évaluation des risques alimentaires liés à l’incendie industriel de l’usine Lubrizol en Seine-Maritime, tenant compte des résultats de la surveillance renforcée mise en œuvre lors de la phase 2 de gestion post-accidentelle.

Le vendredi 10 décembre 2021, un Comité pour la transparence et le dialogue s'est réuni, abordant notamment un volet complémentaire de l'enquête sur la santé mentale. Tous les documents relatifs à l'EQRS (Étude sur la Qualité de l’Air et la Santé) sont consultables, incluant une note de présentation et de synthèse, un rapport final de l'EQRS consolidée et tierce expertisé par l'INERIS, une tierce expertise par l'INERIS, ainsi que l'annexe 17 du rapport de l'EQRS consolidée.

Qualité de l'Air et Bioindicateurs

Le mardi 6 juillet 2021, dans le cadre du suivi post-accidentel consécutif à l’incendie, des analyses de suivi de la qualité de l’air par bioindicateurs ont été prescrites par arrêté du 14 octobre 2019. Il s’agit d’un suivi “indirect” de la qualité de l’air : la qualité des lichens donne une indication sur la composition de l’air ambiant dans les semaines qui ont précédé leur prélèvement. Cette méthode permet d'obtenir des informations sur les concentrations de polluants atmosphériques sur des périodes plus longues que les mesures ponctuelles.

Graphique montrant l'évolution de la qualité de l'air après l'incendie

Qualité des Eaux et des Sédiments

Le mercredi 20 mai 2020, la direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) a engagé, dans le cadre du protocole de surveillance des impacts eau et nature, un contrôle de la qualité des eaux et des boues de la station de traitement des eaux usées (STEP) Émeraude, en lien avec la Métropole Rouen Normandie. L’analyse des eaux brutes en entrée de STEP du 26 septembre au 4 octobre et du 11 au 17 décembre, ainsi que des boues en résultant les 3 octobre et 25 novembre, et leurs comparaisons avec des données historiques, ont permis de faire ressortir des marqueurs spécifiques sur la métropole avant, immédiatement après et 2 mois après l’incendie. La lecture des résultats a confirmé que l’incendie avait entraîné une dégradation temporaire de la qualité des eaux ruisselées du réseau d’assainissement de la métropole de Rouen sur la famille dioxines-furanes.

Ces résultats ont amené les services de l’État à diligenter des prélèvements de boues sur 17 STEP situées sous le panache de fumée en Seine-Maritime. L’intérêt de ce suivi est de pouvoir anticiper l’impact potentiel de l’incendie sur les boues des STEP situées sous le panache qui font l’objet d’un épandage agricole au printemps, ce qui n’est pas le cas des boues de la STEP de Rouen, qui elles, sont depuis longtemps incinérées et non épandues. Une campagne de prélèvements a été réalisée du 9 janvier au 13 janvier 2020 avec l’appui du service d’assistance et d’animation technique eau et nature du Conseil départemental (SATESE) et de la Mission Interdépartementale de recyclage des sous-produits de l'assainissement en agriculture (MIRSPAA) afin de s’assurer de leur conformité environnementale et sanitaire (quantification de métaux, HAP, dioxines-furanes) préalablement aux épandages sur les terres agricoles. L’analyse des résultats reçus montre que les boues sont conformes aux normes en vigueur et aptes à l’épandage agricole sur tous les paramètres. Par conséquent, l’interdiction a été levée le 17 mars 2020 et les épandages correspondants réalisés depuis lors. Les résultats d'analyse sont disponibles.

Le mardi 18 février 2020, des résultats d’analyses réalisées dans les eaux et les sédiments du bassin aux bois à la suite de l’incendie ont été publiés. L’incendie a entraîné un déversement d’eau d’extinction dans la darse (bassin aux bois), engendrant une pollution visible sur les eaux de surface. Les eaux d’extinction qui avaient coulé dans la darse ont été efficacement contenues par la mise en place d’un barrage POLMAR. Par ailleurs, le panache de fumées lié à l’incendie a généré des retombées de suies. Pour les milieux aquatiques, la surveillance environnementale s’est traduite, dans la zone géographique de la Métropole Rouen Normandie, par des prélèvements en Seine (colonne d’eau et sédiments) et la surveillance renforcée de la station d’épuration EMERAUDE (eaux brutes en entrée de station et boues). L’analyse de la colonne d’eau dans la darse à la suite du prélèvement du 02 octobre, montre la présence de naphtalène et d’hydrocarbures totaux à faible concentration.

Les résultats sur les sédiments de la darse, prélevés le 10 octobre, présentent une augmentation des concentrations historiques en hydrocarbures (HCT, HAP, toluène), en PCB et en aluminium. Il convient, s’agissant d’une darse, de bien avoir à l’esprit qu’il existait une concentration historique de métaux et de polluants dans les sédiments de fond, comme c’est très souvent le cas dans ce type d’infrastructure portuaire. Des mesures de la concentration en oxygène dans la darse, réalisées entre le 02 et le 17 octobre, montrent un déficit important en oxygène dans les jours suivant l’incendie, puis une nette amélioration de la qualité de l’eau de la darse grâce aux étapes de dépollution mises en place. D’importantes opérations de dépollution de la darse et de ses abords immédiats sont menées, aux frais des industriels, depuis début octobre 2019. Elles devraient se terminer à la fin du premier trimestre 2020. Un dispositif de surveillance de la darse restera actif jusqu’à nouvel ordre afin de contenir et traiter tout relargage d’hydrocarbure qui serait encore présent dans de petites anfractuosités, lors de la remontée des températures à partir du printemps. Enfin, les eaux brutes et les boues de la station d’épuration de la Métropole (station Emeraude) ont été prélevées entre le 26 septembre et le 04 octobre. Les résultats des analyses d’eau mettent en évidence des concentrations en furanes à la suite du lessivage des suies, présence également confirmée par les résultats sur les boues. Cependant un retour proche de la normale est observé à la suite du prélèvement du 25 novembre sur les boues. Ce retour à la normale est à confirmer par les résultats d’un prélèvement complémentaire réalisé en janvier 2020. Il est rappelé que les boues de la STEP Emeraude ont vocation à être incinérées. Néanmoins, ces résultats ont conduit à réaliser une campagne de prélèvements préventive sur les 18 STEP les plus représentatives du secteur concerné par le panache de fumées.

Diagramme illustrant le processus de traitement des eaux usées

Qualité des Sols et des Végétaux

Le vendredi 14 février 2020, les résultats d’analyses de sols et de végétaux dans 23 communes à la suite de l’incendie ont été publiés, accompagnés d'une interprétation de l’état des milieux (phase 1) et d'une note de présentation du rapport du 25 janvier 2020. Une étude de la qualité de sols et des végétaux (herbe, fruits et légumes, cultures) a été demandée par l’administration, à la charge des exploitants (Lubrizol et NL Logistique). La phase 1 de cette étude concernait 23 communes autour de Rouen, soit 177 points de prélèvement qui s’ajoutent aux 29 de la phase 0, soit un total de 206 points de prélèvements avec 2 prélèvements par point : un en surface dans l’horizon 0-5cm et un plus profond dans l’horizon 0-30cm. Les sols concernés étaient à la fois des sols de zones récréatives (stades, parcs) et des sols à usage alimentaire (potagers, champs cultivés). Cette étude permet à la fois de connaître le taux d’imprégnation d’éventuels polluants dans les sols et les végétaux non lavés et également d’établir leur compatibilité avec les usages actuels.

À l’issue de l’interprétation de l’état des milieux, les sols et les végétaux (non lavés) sont classés en 3 catégories : compatibilité des usages (l’état des sols et des végétaux non lavés est compatible avec les usages), vulnérabilité des usages (zone d’incertitude rendant nécessaires des mesures simples de gestion des sols et des végétaux non lavés, comme le lavage des fruits et légumes avant consommation par exemple), et incompatibilité des usages (l’état des sols et des végétaux non lavés n’est pas compatible avec les usages). L’interprétation de l’état des milieux pour le périmètre de la phase 1, qui concerne les zones de plus fortes retombées le jour de l’incendie, ne met en évidence aucune incompatibilité d’usage. Pour 13 points, une vulnérabilité correspondant à un scénario d’exposition majorant (c’est-à-dire en cas d’ingestion directe et significative de terre) est détectée pour le plomb et/ou le benzo(a)pyrène (un hydrocarbure de type HAP). La contribution de l’incendie du 26 septembre 2019 aux pollutions au plomb est exclue par l’étude car le plomb n’était pas présent dans les produits de combustion. Il s’agit de la trace de pollutions anciennes dans et autour de Rouen, très probablement liées à l’histoire industrielle de ce secteur. L’interprétation de l’état des milieux ne permet pas de distinguer l’origine et l’ancienneté des pollutions au benzo(a)pyrène mises en évidence. Elle ne permet donc pas, à elle seule, de savoir si l’incendie du 26 septembre 2019 est la cause de détérioration au benzo(a)pyrène de l’état de certains sols et végétaux. Le rapport de cette phase 1 suggère, sur la base de la comparaison des concentrations respectives dans les horizons de sols 0-5 cm et 0-30 cm, qu’il n’y a pas de lien entre l’incendie du 26 septembre 2019 et la pollution au benzo(a)pyrène de sols superficiels. Cette analyse est toutefois à compléter à la lumière de l’ensemble des résultats dans toutes les matrices lorsque tous les résultats d’analyses, notamment ceux de la phase 2, seront disponibles. Cette phase 1 sera en effet complétée par une phase 2. Au total, les prélèvements et analyses concerneront 215 communes des départements de Seine-Maritime, Aisne, Nord, Oise et Somme.

Plan d'Actions Gouvernemental et Évolution Institutionnelle

Le mardi 11 février 2020, le Ministère de la Transition Écologique et Solidaire a communiqué sur la suite de l’incendie de Lubrizol et de Normandie Logistique. Élisabeth Borne, ministre de la Transition écologique et solidaire, a présenté le plan d’actions du Gouvernement en matière de prévention et de gestion des risques industriels. « Ma priorité et celle du Gouvernement et des services de l’État, depuis le déclenchement de cet incendie, a été de déployer toutes nos capacités pour gérer, comprendre et agir le plus efficacement possible. Aujourd’hui, nous tirons tous les enseignements de cet accident et prenons les mesures qui s’imposent pour répondre aux enjeux de sécurité et de prévention des risques industriels et garantir la sécurité des Français » a déclaré Elisabeth Borne. Suite à l’incendie qui s’est déclenché le 26 septembre 2019, sur les sites de Normandie Logistique et Lubrizol, dans l’agglomération rouennaise (Seine-Maritime), Elisabeth Borne a diligenté une mission d’inspection générale (CGEDD - CGE) qui a émis des recommandations pour tirer les enseignements de l’accident lors du Conseil supérieur de la prévention du 13 janvier 2020. Les membres de ce conseil ont, par la même occasion, fait part de leurs propositions. En parallèle, une mission d’information de l’Assemblée nationale et une commission d’enquête du Sénat ont procédé à de nombreuses auditions. Les services du ministère de la Transition écologique et solidaire ont également organisé le retour d’expérience de l’accident de Lubrizol et Normandie Logistique. Le plan d’actions présenté par Elisabeth Borne établit trois grandes priorités pour une meilleure anticipation et gestion des risques industriels sur les installations classées. L'Axe 3 vise à renforcer les moyens de contrôle et d’enquête. La prévention des risques industriels repose avant tout sur la compétence et le professionnalisme des inspecteurs des installations classées. La question de la culture du risque s'inscrira dans de prochaines annonces sur la gestion de crise.

Le mercredi 29 janvier 2020, l'ARS (Agence Régionale de Santé) a communiqué sur la qualité et le suivi de l'eau du robinet. Les investigations poussées de recherche de substances chimiques dans l’eau destinée à la consommation humaine, bien au-delà du contrôle sanitaire habituellement réalisé par l’Agence régionale de santé de Normandie, se poursuivent depuis le 26 septembre selon les recommandations de l’Agence nationale de la sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses). Ce sont ainsi 267 prélèvements suivis d’analyses qui ont été réalisés entre le 26 septembre 2019 et le 27 janvier 2020 : 10 dans les réservoirs sous le panache (26/9 et 27/9) puis 257 sur les 38 ressources surveillées depuis le 30/9. Les résultats indiquent une qualité de l'eau sans réserve et sans risque pour la santé, y compris dans les secteurs de Seine-Maritime qui ont été directement concernés par le panache de fumées. Les tableaux actualisés sont joints au communiqué et en ligne sur les sites de l’ARS et de la préfecture.

Le mardi 28 janvier 2020, la fin de l'opération d'évacuation des fûts a été annoncée. L'élimination des 1389 fûts sensibles qui se trouvaient sur le site de l'usine Lubrizol à la suite de l'incendie s'est achevée plus rapidement que prévu. Plus aucun de ces fûts n'est présent sur le site. Le traitement de ces fûts aura requis la mobilisation de moyens exceptionnels par l'exploitant Lubrizol, dans le cadre d'une stratégie strictement encadrée, imposée par les services de l’État (inspection des installations classées et inspection du travail). Ainsi, une zone de confinement avait été créée et des moyens spécialisés (robot) avaient été employés afin de réaliser le traitement de ces fûts dans des conditions de complète sécurité pour les salariés et pour les riverains de cette entreprise. Ces opérations se sont déroulées dans de bonnes conditions. Toutes les installations relatives à l'espace de confinement seront retirées prochainement. Cette phase importante étant terminée, la priorité est désormais la définition et la mise en œuvre d'une stratégie de remédiation.

Prévention des incendies

Évolution de la Gouvernance de la Sûreté Nucléaire et de la Radioprotection

Dans un contexte de défis liés à la relance de la filière nucléaire, une restructuration institutionnelle majeure a eu lieu. L’ASNR, Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection, rassemble depuis le 1er janvier 2025 les missions et les activités de l’ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire) et de l’IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire), conformément à la loi du 21 mai 2024 relative à l'organisation de la gouvernance de la sûreté nucléaire et de la radioprotection. Le site Internet de l’ASNR est disponible en ligne depuis cette date, en français et, pour certains contenus, en anglais. L’ensemble de contenus relatifs aux missions de contrôle et de réglementation, qui ont été publiés jusqu’au 31 décembre 2024 par l’ASN puis par l’ASNR, depuis le 1er janvier 2025, sont disponibles sur ce site Internet. L’ensemble de contenus relatifs aux missions de recherche et d'expertise, qui ont été publiés jusqu’au 31 décembre 2024 par l’IRSN puis par l’ASNR, depuis le 1er janvier 2025, sont disponibles sur le site Internet recherche-expertise.asnr.fr. Un important travail de refonte est actuellement en cours. Cette fusion vise à renforcer l'efficacité et la cohérence de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France.

Mobilisation Agricole et Préoccupations Actuelles

Parallèlement aux défis environnementaux et industriels, le monde agricole exprime ses propres préoccupations. Après l’énorme mobilisation de l’hiver 2024 et plusieurs opérations coup de poing, des exploitants gardois ont décidé de répondre vendredi 26 septembre à l’appel national de la FNSEA et des Jeunes agriculteurs pour exprimer leur ras-le-bol. Les agriculteurs jugent la concurrence déloyale et pointent du doigt des produits traités qui ne répondent pas aux normes imposées dans notre pays. Dans le Gard, la FDSEA, syndicat majoritaire qui dirige la chambre d’agriculture, et les Jeunes agriculteurs se mobiliseront vendredi principalement pour des revendications liées à la crise viticole. Les actions se préparent ces derniers jours et pourraient prendre la forme d’affichages pour sensibiliser au sort des agriculteurs et d’opérations visant la grande distribution.

Romain Angelras, Président des JA du Gard et viticulteur dans les Costières, pose la problématique actuelle : "On nous impose de plus en plus de contraintes." Après la grande mobilisation de l’hiver 2024, les agriculteurs gardois indiquent que des aides ponctuelles ont été apportées notamment pour la filière viticole "qui traverse une crise historique", rappelle Romain Angelras. Ce dernier indique qu’il y a eu "beaucoup d’arrachages." Surtout, les agriculteurs semblent être oubliés depuis leur action d’ampleur d’il y a près de deux ans. Ce vendredi 26 septembre, dans l’après-midi, après les actions en matinée, la chambre d’agriculture du Gard accueillera les députés et sénateurs gardois afin d’exposer toutes les problématiques locales. "Il est compliqué de faire passer les messages aux politiques", confie un exploitant gardois. Ce sera l’occasion de faire remonter les inquiétudes du terrain qui progressent. La manadière Magali Saumade, présidente de la Chambre d’agriculture du Gard, évoque pour Midi Libre la mobilisation de vendredi : "Il y a des inquiétudes sur l’accord entre l’Union européenne et le Mercosur. Évidemment, dans le Gard, comme dans d’autres départements de France, la situation est très compliquée dans la viticulture. Il y a aussi les conséquences de l’évolution législative sur la loi Duplomb (Ndlr, celle qui a été abrogée et vise à lever les contraintes)." Elle ajoute : "Nous organisons deux fois par an une rencontre avec les parlementaires gardois pour évoquer nos dossiers." Ces rendez-vous sont cruciaux pour assurer un dialogue continu entre les agriculteurs et les décideurs politiques.

Manifestation d'agriculteurs avec des banderoles et des tracteurs

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