Les pucerons comptent parmi les parasites les plus répandus et les plus connus sur nos plantes. Chaque année, au printemps, ils s'invitent au jardin et sont l'un des ennemis les plus redoutés des jardiniers. Ces petits insectes peuvent envahir les plantes et les légumes, causant de nombreux dégâts. Parmi les centaines de variétés de pucerons existantes, le puceron noir (Aphis fabae), également nommé puceron noir de la fève, est sans doute l'un des plus connus et figure parmi les ravageurs que le jardinier voit d'un mauvais œil. Ce bioagresseur s'attaque à de nombreuses plantes du jardin, sur les fleurs, les légumes et les arbres fruitiers. Il crée de sérieux ravages et est un vecteur de maladies, car il véhicule différents virus. C'est essentiellement lorsqu'il fait chaud et sec que les colonies infestent les cultures. Il est donc important de savoir les reconnaître et les observer pour protéger au mieux les plantes, en fonction de chaque situation.
Caractéristiques et Cycle de Vie du Puceron Noir
Le puceron noir fait partie de la famille des Aphididae, de la super-famille des Aphidoidea et de l'ordre des Hemiptera. Il ne mesure pas plus de 4 mm et peut avoir des ailes selon le cycle de sa vie. Le puceron noir adulte sans ailes mesure entre 1,5 et 2,4 mm, parfois même près de 3 mm. Son corps est allongé. Son thorax et sa tête sont noirs. Quant à son abdomen, il est vert ponctué de taches sombres. Qu'il soit ailé ou aptère (sans ailes), le puceron est pourvu d'une queue (cauda) située à l'extrémité de son abdomen, et de deux cornicules sur le dos, dirigées vers l'arrière. Ces attributs sont plus petits chez les individus aptères. Une cornicule, parfois nommée siphuncule, se présente sous la forme d'un tube par lequel le puceron projette un fluide qui durcit très rapidement pour former une sorte de cire, servant à la défense de l'insecte. Sa queue ou cauda est formée par le dixième segment abdominal du puceron et surplombe la plaque anale.
Le puceron est un insecte piqueur-suceur qui vit en colonie et se développe rapidement. Il apparaît à partir du printemps jusqu'à l'automne. Le printemps étant plus précoce et l'hiver moins rigoureux, leur développement devient plus important. La parthénogenèse (multiplication sans accouplement), découverte en 1740 par Charles Bonnet en étudiant les pucerons, est un mécanisme qui confère aux pucerons un pouvoir de colonisation très important.
Le cycle de développement des espèces de pucerons est complexe et nécessite souvent une seconde plante hôte sur laquelle les œufs passeront l'hiver. En règle générale, les pucerons sont aptères, mais à certaines périodes, des individus ailés apparaissent. Non ailé, il envahit une plante hôte, et une fois ses ailes développées, il se pose sur un hôte secondaire. Les pucerons colonisent le plus souvent la face inférieure des feuilles ainsi que l'extrémité des pousses. Ils se reproduisent jusqu'à l'automne. La particularité est que jusqu'à l'automne, il n'y a que des pucerons femelles qui donnent naissance à des bébés pucerons. Il n'y a pas de mâles, et donc pas de fécondation ni de ponte. Il y a uniquement les femelles qui donnent naissance à de nouvelles femelles, qui sont l'exacte réplique de leur mère. Au bout de 10 à 14 jours seulement, ces pucerons nouveau-nés peuvent à leur tour donner naissance à des bébés pucerons. Pour chaque puceron, cela représente jusqu'à 100 bébés en trois semaines. Si tous les pucerons restaient sur la même plante, celle-ci périrait rapidement et les pucerons seraient à court de nourriture.
Lorsqu'il y a trop de pucerons sur la même plante, des pucerons ailés font tout à coup leur apparition. Ces pucerons ailés volent, ou se laissent porter par le vent, et atteignent de nouvelles plantes. En automne, lorsque les températures baissent, les pucerons femelles donnent naissance pour la première fois à des descendants mâles. Ces mâles fécondent les femelles, qui produisent ensuite des œufs qu'elles pondent sur une « plante hôte d'hiver ». Cette « plante hôte » est une plante ligneuse, c'est-à-dire un arbuste ou un arbre, souvent un rosier. Ici, les œufs tolèrent sans problème des températures atteignant -20 °C. Les adultes meurent, seuls les œufs survivent. Au printemps, les premiers pucerons sortent des œufs où ils ont passé l'hiver et commencent immédiatement à se reproduire.

Les Espèces de Pucerons Noirs et Leurs Plantes Hôtes
Le puceron noir est polyphage, ce qui signifie qu'il est capable de se nourrir de la sève de très nombreuses espèces de plantes. Le jardinier doit être vigilant et repérer le plus tôt possible la moindre colonisation d'une plante par les pucerons noirs.
Parmi les pucerons noirs, on rencontre différentes espèces souvent liées à leur plante hôte de prédilection :
- Puceron noir de la fève (Aphis fabae) : Également appelé Aphis fabae, il est soit ailé soit non ailé et a une couleur foncée (brun à noire). Il apparaît au début du printemps et s'invite en premier sur les arbustes comme le fusain ou la boule de neige. Une fois ailé, il se tourne vers les potagers en s'attaquant aux fèves, aux betteraves, aux pommes de terre, aux artichauts, aux carottes, aux haricots, et envahit également les fleurs telles que les capucines, Viburnum opulus, Philadelphus, etc.
- Puceron noir du cerisier (Myzus cerasi) : Aussi appelé Myzus cerasi, il jette son dévolu sur le cerisier et le merisier, attaquant les branches et les fruits. Une fois ailé, il prend son envol vers des plantes comme le gaillet, l'aspérule et la véronique. Il est déconseillé de cultiver ces dernières à proximité du cerisier.
- Puceron du sureau : En automne, les pucerons s'installent sur le sureau noir et hibernent sous forme d'œufs. Au printemps, ils éclosent. Pour limiter l'apparition de ces insectes, un traitement à base d'huile de colza est appliqué sur les arbres. Cet insecte s'attaque à d'autres cultures du potager comme les tomates, la ciboulette, mais également aux arbres fruitiers. Il envahit également les jardins d'ornement, en s'invitant notamment sur les dahlias. La présence du puceron du sureau, qui apparaît tôt en saison, peut même favoriser l'apparition précoce d'insectes auxiliaires capables de manger les pucerons et ainsi protéger les plantations.
Les pucerons sont présents dans tous les jardins et se retrouvent également souvent sur les plantes de balcon. Vous ne pouvez pas empêcher leur apparition. En revanche, vous pouvez leur rendre la tâche particulièrement difficile en prenant soin de vos plantes.

Dégâts Causés par le Puceron Noir
Les pucerons noirs pompent la sève des plantes, qui est ensuite excrétée. Ces excréments forment le miellat, un liquide visqueux et collant. Le miellat est apprécié des fourmis, qui traient les pucerons pour obtenir ce liquide en échange de leur protection. De plus, les fourmis peuvent transporter les pucerons de tige en tige pour qu'ils puissent fabriquer le miellat. Si les fourmis élèvent littéralement des pucerons comme un troupeau et récoltent le miellat riche en sucres et acides aminés en frottant leur corps avec leurs antennes, cette coévolution a abouti à un système gagnant-gagnant où les fourmis défendent les pucerons et éliminent la plupart du miellat excédentaire. Sans cette récolte, la plante serait vite couverte de miellat puis de champignons, rendant la vie du puceron impossible sur cette plante.
Lorsque les pucerons sont en colonie, le miellat apparaît sur les feuilles. Ce liquide visqueux et collant est à l'origine de champignons comme la fumagine. Elle s'apparente à de la fumée, un dépôt noir apparaît au-dessus du miellat. La fumagine est une moisissure qui témoigne de la présence d'une maladie cryptogamique, et est un dégât indirect imputable aux pucerons noirs (et à d'autres espèces de pucerons). Elle n'est pas très grave si elle reste modérée.
Les pucerons se nourrissent de la sève et raffolent des jeunes pousses. En s'attaquant à ces dernières, ils empêchent la plante de se développer (les gousses, les tiges, les boutons de fleurs). De plus, en pompant la sève, ils déposent de la salive toxique pour la plante. Par conséquent, les feuilles se recroquevillent, se déforment, jaunissent, se dessèchent ou présentent des boursouflures. L'activité de succion des pucerons provoque le rabougrissement de l'extrémité des pousses et des feuilles ainsi que la chute des bourgeons. Par ailleurs, les pucerons transmettent de nombreuses maladies virales dangereuses qu'il est impossible de combattre, comme le virus responsable de la jaunisse de la betterave, qui entraîne d'importantes pertes en termes de production. Une attaque de pucerons noirs est donc un véritable fléau.
Si vous remarquez une déformation des feuilles, un jaunissement, un dessèchement, des boursouflures ou si vous observez la présence de fourmis, c'est que vos plantes sont infestées. Observez bien, vous trouverez ces minuscules insectes sur la tige ou au-dessous de la feuille. Les pucerons s'attaquent aux rosiers, mais aussi aux arbres fruitiers, plantes et aux légumes. N'attendez pas que vos végétaux soient complètement envahis de pucerons, prenez des précautions avant.

Stratégies de Prévention et de Lutte Contre le Puceron Noir
La présence de pucerons au jardin est tout à fait naturelle, et pas particulièrement inquiétante. Elle peut même, dans certains cas, favoriser l'apparition précoce d'insectes auxiliaires. Inutile donc d'effectuer une éradication systématique du puceron avec des insecticides, au risque de bouleverser l'équilibre naturel de votre jardin, et de tuer aussi les insectes auxiliaires présents pour vous aider. La plupart des plantes résistent bien à la présence de pucerons à partir du moment où elles ne sont pas en grande partie recouvertes d'insectes. C'est au printemps qu'il faut être particulièrement vigilant envers les petites plantes et les jeunes plantations qui sont plus fragiles et plus tendres.
Lutte Préventive
C'est dès la période des semis (soit au printemps) que le jardinier doit mener une lutte préventive contre les pucerons noirs afin de limiter les risques d'infestation. Pour ce faire, il existe plusieurs solutions à cumuler les unes aux autres :
- Favoriser la biodiversité et les auxiliaires : La faune et la flore naturellement présentes dans les jardins contribuent à la biodiversité, il est important de les protéger en utilisant des techniques respectueuses de l'environnement. La lutte à l'aide d'auxiliaires prédateurs ou parasitoïdes ciblera les stades adultes des pucerons à partir du printemps. Parmi les auxiliaires prédateurs, les larves de chrysope et de syrphes, les larves et les adultes de coccinelles sont de gros consommateurs de pucerons de toutes espèces. Les auxiliaires parasitoïdes sont aussi très efficaces, mais sont spécifiques des espèces de pucerons. Les adultes pondent un œuf dans le puceron. Les haies diversifiées sont utiles pour ces auxiliaires, en fournissant le nectar dont certains ont besoin au stade adulte et en servant de gîte pour l'hiver. Proposez des fleurs riches en nectar et en pollen pour attirer les adultes des syrphes et chrysopes. Renoncez dans la mesure du possible aux rosiers et aux dahlias denses et cultivés de manière intensive, car leurs étamines se transforment en pétales, et ces variétés de fleurs n'ont aucun intérêt pour les insectes. Mieux vaut transformer une partie de la pelouse en prairie fleurie avec des mélanges de graines adaptés aux besoins des différents insectes utiles.
- Plantes compagnes et répulsives : Pensez aux plantes compagnes pour repousser les pucerons avec, par exemple, des plantes répulsives comme le thym, les œillets d'Inde, l'aneth, la lavande au pied des rosiers, la rue officinale, le basilic, la ciboulette, la menthe, l'origan, la sarriette, ou le Tulbaghia à forte odeur d'ail. Ces plantes, grâce à leur parfum prononcé, font fuir les insectes de vos potagers et des autres plantes. Au contraire, certaines plantes peuvent servir de leurre en attirant les pucerons, comme avec la capucine. Les variétés vigoureuses de capucines attirent également les pucerons sans trop pâtir de leur présence, ainsi que les insectes auxiliaires qui protégeront vos cultures par la suite.
- Gestion des engrais : Ne mettez pas trop d'engrais, car les jeunes pousses enrichies de vitamines sont recherchées par ces insectes. Les engrais minéraux de mauvaise qualité, avec leur teneur généralement élevée en azote, conduisent les plantes à ne développer que des tissus mous et peu stables, rendant les pucerons plus faciles à percer.
- Barrières physiques : Posez des bandes de glue autour des troncs d'arbres. Utile sur le tronc des arbres sensibles aux pucerons comme les pêchers ou cerisiers, la glue arboricole est disponible en jardinerie ou magasins spécialisés. Elle doit être appliquée en large bande d'au moins 10-20 cm tout autour du tronc avant l'arrivée des fourmis et pucerons dès le mois de mars. Pensez aussi à dégager la base de l'arbre des herbes hautes qui sont autant de ponts pour les fourmis.
- Surveillance : Pour éviter que les pucerons investissent votre maison, veillez toujours à ce que les plantes rentrées n'en soient pas infestées.
Comment Se Débarrasser des Pucerons ? L'Astuce Révélée Par un Jardinier.
Lutte Curative
Si toutefois les colonies s'agglutinent en manchons, il faut agir sans attendre plus longtemps. Qu'ils aient investi tout ou partie de vos plantes, il existe des solutions adaptées à chaque situation pour faire fuir les pucerons :
- Jet d'eau : Un simple jet d'eau pulvérisé sur les colonies de pucerons pourra les déstabiliser. Cette action simple est généralement efficace et peut éviter un traitement ultérieur, surtout si on renouvelle l'opération.
- Taille des branches : Les pucerons préfèrent s'attaquer aux jeunes rameaux des plantes, ils sont bien plus tendres que les plus anciens. Le rostre de l'insecte, genre de bec costaud, pénètre alors très facilement dans les tissus du végétal, et le prélèvement de la sève se fait aisément. Si vous observez de nombreux pucerons sur les jeunes rameaux, coupez ces jeunes pousses et placez-les au compost.
- Savon noir : Le savon noir est l'un des traitements naturels les plus efficaces pour lutter contre les pucerons sans nuire à l'environnement. Le savon noir (acheté en jardinerie, spécial pour jardin) est un traitement naturel résultant d'un procédé de saponification. De l'huile d'olive, de lin ou de maïs a été mélangée à de la potasse. C'est à la fois un mouillant et un nettoyant. Il servira aussi bien à repousser les indésirables qu'à nettoyer les feuilles du miellat et de la fumagine. Pour le dosage, fiez-vous aux indications présentes sur l'emballage du produit pour une utilisation respectueuse de l'environnement. L'eau savonneuse peut être à base de savon noir (une cuillère à café par litre de savon noir liquide). Transvasez la solution dans un pulvérisateur. Vaporisez directement sur les parties infestées : le dessus, mais surtout le dessous des feuilles, où les pucerons aiment se cacher. Insistez également sur les jeunes pousses et les tiges. Pratiquez la pulvérisation en fin d'après-midi à une température maximum de 20°, pour éviter que le soleil ne brûle les feuilles des végétaux. Son action insecticide de contact paralyse la fonction respiratoire de l'insecte ravageur. Le Savon Noir prêt à l'emploi et le Savon Noir concentré permettent également de nettoyer les feuilles salies par la fumagine due aux insectes.
- Purin d'ortie : Le purin d'ortie est à la fois un insecticide et un fertilisant pour votre jardin. Il peut être pulvérisé sur les pucerons déjà en place. L'une des solutions naturelles pour traiter les pucerons lorsqu'ils sont encore peu nombreux est d'utiliser un extrait fermenté ou purin d'ortie (acheté dans le commerce ou fait maison) à diluer à 5% dans de l'eau douce, soit 5cl de purin pour un litre d'eau, et de pulvériser ce mélange sur la plante, sans oublier le dessous des feuilles.
- Recette du purin d'ortie maison : Plongez environ 1 kg de pousses d'ortie récoltées avec des gants dans 10 l d'eau douce comme l'eau de pluie. Tournez quelques minutes dans un sens puis dans l'autre. Laissez macérer en mettant un couvercle, dans un lieu ombragé pas trop chaud.
- Autres remèdes naturels :
- Marc de café : Déposé aux pieds de vos plantes, il fera fuir à la fois les pucerons et les fourmis.
- Ail : L'odeur de l'ail est un répulsif naturel. L'ail macère avec l'eau et ensuite est pulvérisé.
- Mélange de savon noir, huile et alcool : En cas d'infestation importante et si la plante semble en danger, et en l'absence de coccinelles et autres auxiliaires, vaporisez un mélange de savon noir, huile et alcool sur vos plantes. Mélangez à un litre d'eau douce tiède 2 cuillères à soupe de savon noir, une cuillère à soupe d'huile de colza et une cuillère à café d'alcool à 70°. Agitez énergiquement et pulvérisez sur vos plantes. Renouvelez le traitement toutes les 3 semaines si nécessaire, en surveillant les possibles générations successives de pucerons.
- Purin de fougère aigle : Il est efficace à titre préventif que curatif contre le puceron noir.
- Insecticides de biocontrôle : En cas de forte infestation, des produits de biocontrôle vendus en jardinerie peuvent être pulvérisés sur les colonies.
- Produits à base de pyrèthre : Ils agissent en tant qu'insecticides.
- Produits contenant des huiles végétales ou minérales : Ils étoufferont les insectes.
- Cependant, ces produits ne sont pas sélectifs et peuvent impacter la faune auxiliaire.
- Les produits Spruzit (Insecticide Jardin Spruzit prêt à l'emploi, Anti-Pucerons et Acariens Insecticide Spruzit prêt à l'emploi, Insecticide Jardin Spruzit aérosol, Insecticide Jardin Spruzit prêt à l'emploi concentré et Anti-Pucerons Insecticide Spruzit concentré) sont adaptés pour une utilisation en agriculture biologique. Ils combattent de manière fiable tous les stades de développement des pucerons, des œufs aux insectes nuisibles adultes, en passant par les larves.
- Il est extrêmement difficile de se débarrasser des pucerons noirs dès lors qu'ils ont envahi toute une culture. C'est la raison pour laquelle il faut privilégier la lutte préventive. Si les colonies s'agglutinent en manchons, il faut agir sans attendre plus longtemps. On trouve en jardinerie des produits traitants contre les pucerons déjà installés, et qui doivent être pulvérisés sur les plantes infestées. Attention de n'opter que pour des produits respectueux de l'environnement. Il faut prendre le temps de lire les étiquettes avant d'acheter.

Les Auxiliaires Naturels : Des Alliés Précioeux
Dans la chaîne alimentaire, chaque être vivant a son prédateur. C'est ainsi que les prédateurs des pucerons se trouvent naturellement dans la nature ! Les larves de chrysopes utiles, que vous pouvez acheter dans le commerce sous forme de kit, vous aideront à lutter contre les pucerons de manière entièrement biologique. Vous pouvez les utiliser à l'intérieur, mais aussi, à partir du mois de mai, dans le jardin et sur le balcon.

Coccinelles
Tous les jardiniers reconnaissent que les coccinelles sont de redoutables dévoreurs de pucerons. Parmi eux, les coccinelles, au stade larvaire et au stade adulte, sont les plus connues et sont de grosses consommatrices de pucerons de toutes espèces. Rien qu'en France, il existe plus de 80 espèces de coccinelles différentes. La coccinelle rouge à sept points est très répandue, mais elle peut également se présenter sous d'autres couleurs. Une coccinelle peut détruire une cinquantaine de pucerons par jour, elle a donc toute son importance. Une coccinelle peut vivre jusqu'à deux ans. Les larves de coccinelles, d'apparence complètement différente, mangent également beaucoup de pucerons. Il est possible de se procurer des larves de coccinelles dans une jardinerie. Vous pourrez ensuite les déposer au pinceau sur votre végétal. Mais attention, pensez au préalable à éloigner les fourmis, car ces dernières protègent les pucerons contre leurs adversaires.
Chrysopes
Les larves de chrysopes sont très voraces et de plus en plus utilisées en lutte biologique intégrée. Si vous ouvrez les portes donnant sur l'extérieur en été, vous recevrez souvent la visite d'insectes volants d'environ un centimètre aux grandes ailes vert tendre. Ces chrysopes se plaisent notamment sur les fleurs. Mais ce n'est pas pour rien que leurs larves sont connues sous le nom de « lions des pucerons ». Elles détruisent les pucerons en grand nombre. Les femelles pondent leurs œufs sur les tiges, directement dans les colonies de pucerons, au début de l'été et plus tard dans l'été.
Syrphes
On le confond souvent avec la guêpe, mais ses compétences en matière de vol sont incomparables : le syrphe est capable de rester quasiment immobiles dans les airs et de voler en zigzag - deux atouts dont ne disposent pas les guêpes. Il existe dans nos régions de nombreuses espèces de syrphes qui se distinguent par leur mode de vie. Alors que les adultes se nourrissent de pollen et de nectar, leurs larves ont une prédilection pour les pucerons.
Perce-oreilles
Les perce-oreilles, eux, dévorent les pucerons morts ou vifs.

Comprendre la Menace pour Mieux Agir
Maîtriser les ravageurs tout en faisant attention à l'équilibre biologique, c'est le principe du biocontrôle. En misant sur les fleurs anti-pucerons, les insectes et des traitements naturels comme le savon noir ou le purin d'ortie, vous adoptez une méthode de lutte biologique contre les pucerons simple, efficace et respectueuse de l'environnement. Ces solutions écologiques vous permettent de garder un jardin sans pesticides, en protégeant vos rosiers, légumes et arbres fruitiers tout en favorisant la biodiversité.
La présence de miellat collant sur les feuilles et la tige d'une plante est aussi un bon indicateur de la présence de pucerons, cochenilles ou aleurodes (mouches blanches). Pour les repérer, observez particulièrement la tige et le dessus et dessous des feuilles. Suivez la fourmi ! La présence de fourmis stationnant pour certaines sur une plante, allant et venant pour d'autres le long d'un tronc ou d'une tige, trahit bien souvent la présence de pucerons sur les parties vertes et tendres de la plante. Les fourmis peuvent aussi vous mener à des cochenilles dans certains cas. Repérez la coccinelle ! La coccinelle est friande de pucerons, et sa larve noire et orangée est encore plus gourmande ! Les plantes sont capables de se défendre contre les pucerons en émettant des signaux qui attirent les parasitoïdes lorsqu'elles sont piquées par des pucerons.