Pucerons Noirs sur Hortensia : Comprendre, Prévenir et Agir

Les hortensias, ou Hydrangea macrophylla, sont des joyaux ornementaux prisés dans de nombreux jardins français. Ces buissons, qui supportent très bien nos latitudes à condition de prendre garde aux conditions de plantation, à leur exposition et à la taille, peuvent cependant être menacés par une variété de ravageurs qui peuvent compromettre leur santé et leur esthétique. Parmi ces menaces, les pucerons noirs sont des adversaires courants pour les jardiniers. De minuscules insectes à corps mou, ils peuvent rapidement devenir un fléau pour votre Hortensia à grandes feuilles. Ces petits parasites se nourrissent de la sève des jeunes pousses et des boutons floraux, affaiblissant la plante et déformant son feuillage. Il est donc important de savoir les reconnaître et les observer pour protéger nos plantes au mieux, en fonction de chaque situation.

Hortensia à grandes feuilles infesté de pucerons noirs

Identification des Pucerons et de leurs Signes

Les pucerons sont de petits insectes piqueurs-suceurs qui se nourrissent de la sève des plantes, y compris l'Hortensia. Ils sont souvent visibles au printemps, agglomérés sur les jeunes pousses encore tendres de nos plantes. Il existe environ 4700 espèces de pucerons connues, dont environ 900 qui peuvent être présentes en Europe, et 400 dans les cultures et les jardins. Parmi les plus répandus, on trouve plusieurs espèces qui peuvent affecter les hortensias. Le puceron vert (Macrosiphum rosae et apparentés) colonise les jeunes tiges et le dessous des feuilles dès le printemps. Le puceron noir (Aphis fabae), plus visible car plus foncé, préfère les tiges florales et les bourgeons. Ces deux espèces partagent la même stratégie : percer les tissus végétaux pour aspirer la sève, affaiblissant progressivement la plante.

Les pucerons sont plus faciles à repérer lorsqu’ils sont noirs, bruns ou jaunes, mais plus discrets quand ils sont verts ou blanc-vert. Observez les amas de petits insectes verts, noirs ou bruns sous les feuilles et sur les tiges tendres.

Le premier indice n’est pas toujours l’insecte lui-même. Avant de voir les colonies, vous remarquez souvent le miellat, ce liquide sucré et poisseux que les pucerons excrètent en se nourrissant de la sève. Il tapisse les feuilles d’un film luisant qui favorise l’apparition d’un champignon noir caractéristique, la fumagine. La présence de miellat collant sur les feuilles et la tige d’une plante est aussi un bon indicateur de la présence de pucerons, cochenilles ou aleurodes (mouches blanches). À un stade avancé, le miellat qui s’accumule en excès peut en effet former une pellicule noire sur la plante (le fameux champignon appelé fumagine), empêchant peu à peu les pucerons de s’alimenter, et la plante de réaliser une bonne photosynthèse.

D'autres signes d'infestation incluent des feuilles jaunies, des jeunes pousses déformées en crosse, et des bourgeons floraux qui avortent parfois avant même d’éclore. Un risque de confusion existe avec les cochenilles (corps recouvert d’un bouclier cireux) ou les aleurodes (petits insectes blancs qui s’envolent quand on touche la feuille). Les pucerons, eux, restent immobiles en groupe, dotés de deux cornicules bien visibles à l’arrière du corps.

les pucerons : je vous explique pourquoi et comment le pucerons attaque vos plantes

Le Rôle des Fourmis et les Périodes à Risque

Suivre la fourmi est un excellent moyen de repérer une infestation. La présence de fourmis stationnant pour certaines sur une plante, allant et venant pour d’autres le long d’un tronc ou d’une tige, trahit bien souvent la présence de pucerons sur les parties vertes et tendres de la plante. Les fourmis peuvent aussi vous mener à des cochenilles dans certains cas. Il faut savoir que certaines fourmis élèvent littéralement des pucerons comme un troupeau et récoltent le miellat riche en sucres et acides aminés en frottant leur corps avec leurs antennes. Cette coévolution s’est effectuée sur des millions d’années, pour aboutir à un système gagnant-gagnant entre ces insectes : les fourmis défendent les pucerons et éliminent la plupart du miellat excédentaire qui n’est autre que leurs excréments. Sans cette récolte, la plante serait vite couverte de miellat puis de champignons rendant la vie du puceron impossible sur cette plante.

Les pucerons ne choisissent pas leurs victimes au hasard. Ils repèrent les plantes dont les tissus sont tendres et riches en sève azotée : c’est exactement ce que produisent les hortensias sur-fertilisés à l’azote. Un apport excessif d’engrais azoté au printemps stimule une croissance rapide de feuillage vert tendre, véritable festin pour ces parasites.

Côté calendrier, deux périodes concentrent 80 % des infestations : le printemps (mars à mai) quand les reines fondatrices émergent de leurs œufs d’hiver et colonisent les jeunes pousses, et la fin d’été (septembre-octobre) lors de la deuxième génération ailée qui cherche des plantes-hôtes pour pondre leurs œufs d’hivernage. Une détection précoce permet d'intervenir avant que la colonie ne prolifère.

Prévention des Infestations de Pucerons

La prévention est la clé pour éviter les infestations de pucerons. Une plante vigoureuse et bien nourrie résiste mieux aux attaques. Inutile donc d’effectuer une éradication systématique du puceron avec des insecticides, au risque de bouleverser l’équilibre naturel de votre jardin, et de tuer aussi les insectes auxiliaires présents pour vous aider. D’ailleurs, la plupart des plantes résistent bien à la présence de pucerons à partir du moment où elles ne sont pas en grande partie recouvertes d’insectes.

Pour prévenir l’apparition de pucerons, voici quelques actions simples à mener :

  • Inspection régulière : Inspectez régulièrement le revers des feuilles et les jeunes pousses, surtout au printemps. Une détection précoce permet d'intervenir avant que la colonie ne prolifère. Surveillez particulièrement la tige et le dessus et dessous des feuilles. Le calendrier préventif à retenir : inspection minutieuse chaque semaine de mars à fin mai (retournez les feuilles, examinez les tiges), pulvérisation préventive au savon noir dilué dès l’apparition des premières feuilles, puis surveillance rapprochée à nouveau en septembre.
  • Éviter les excès d'engrais azoté : Les excès d'engrais azoté favorisent une croissance tendre et succulente, très attractive pour les pucerons. Optez pour un apport équilibré. Un engrais riche en potassium et en phosphore (plutôt qu’en azote) en début de saison durcit les tissus foliaires et les rend moins appétissants pour les insectes piqueurs. Ne mettez pas trop d’engrais, les jeunes pousses enrichis de vitamines sont recherchés par ces insectes.
  • Favoriser les prédateurs naturels : Les larves de coccinelles et les chrysopes, aussi appelées "demoiselles aux yeux d'or", sont des prédateurs naturels voraces. Attirer ces insectes bénéfiques dans votre jardin est une stratégie de contrôle biologique durable. Une seule larve de coccinelle peut consommer jusqu’à 200 pucerons par jour. Pour attirer ces prédateurs naturels, évitez impérativement tout insecticide de synthèse qui décimerait aussi les auxiliaires. Plantez des ombellifères (fenouil, carotte sauvage, achillée) à proximité : leurs fleurs plates servent de terrain de chasse aux syrphes, dont les larves sont férocement aphidiphages. Les chrysopes, reconnaissables à leurs grandes ailes transparentes nervurées, pondent leurs œufs sur les plantes infestées : leurs larves éliminent les pucerons avec une efficacité redoutable. Vous pouvez installer un hôtel à insectes. Les oiseaux, notamment les mésanges, sont également des prédateurs des pucerons ; vous pouvez installer une maison dans votre jardin.
  • Plantes répulsives et compagnes : Plantez des plantes réputées répulsives à côté de vos plantes sensibles aux pucerons ou jeunes plantations. La rue fétide ou Ruta graveolens, l’absinthe et dans une certaine mesure l’œillet d’Inde, la lavande, l’origan, le thym, la sarriette, la menthe, l’aneth, le Tulbaghia à forte odeur d’ail, vous aideront à repousser les pucerons. Côté plantes compagnes, les capucines jouent un rôle de plante « sacrificielle » : elles attirent les pucerons noirs loin de vos hortensias. Plantez-les à 50 cm de distance pour créer ce piège végétal. Les variétés vigoureuses de capucines attirent également les pucerons sans trop pâtir de leur présence, ainsi que les insectes auxiliaires qui protègeront vos cultures par la suite. La lavande, le basilic et l’ail en bordure de massif repoussent activement les colonies grâce à leurs huiles essentielles naturellement volatiles.
  • Aménager une zone sauvage : Garder une ou plusieurs zones avec des herbes hautes fauchées seulement en fin d’été ou à l’automne, des tas de bois, des haies champêtres… favorise la présence d’une grande biodiversité et donc d’insectes auxiliaires gourmands en pucerons. Un jardin diversifié, c’est un jardin plus résilient.
  • Bandes de glue : Utile sur le tronc des arbres sensibles aux pucerons comme les pêcher ou cerisiers, la glue arboricole est disponible en jardinerie ou magasins spécialisés. Elle doit être appliquée en large bande d’au moins 10-20 cm tout autour du tronc avant l’arrivée des fourmis et pucerons dès le mois de mars. Pensez aussi à dégager la base de l’arbre des herbes hautes qui sont autant de ponts pour les fourmis.
  • Taille et aération : Taillez les parties trop denses pour aérer la ramure. Une bonne circulation de l'air autour des plantes en les espaçant correctement est une mesure préventive efficace.

Bande de glue sur un tronc d'arbre

Méthodes de Lutte Contre les Pucerons

La lutte contre les pucerons sur votre Hortensia peut être menée avec des remèdes maison simples et respectueux de l'environnement. Ces méthodes préservent la faune auxiliaire du jardin, comme les coccinelles et les oiseaux insectivores, essentiels à un équilibre naturel. Contrairement aux insecticides chimiques, les traitements naturels n'engendrent pas de résistance chez les pucerons. Ils sont également économiques, souvent préparés avec des ingrédients du quotidien.

1. Intervention Mécanique : le Jet d'Eau

La première intervention, souvent sous-estimée, est mécanique : un jet d’eau froide sous pression décoche les colonies sans aucun produit. Procédez tôt le matin pour que la plante sèche dans la journée. Cette opération seule, répétée deux ou trois jours consécutifs, peut réduire une infestation légère de manière spectaculaire. Asperger la plante à grande eau pour déloger la plupart des petites bêtes est généralement efficace et peut éviter un traitement ultérieur, surtout si on renouvelle l’opération.

2. Le Savon Noir

Le savon noir liquide reste la solution de référence pour sa simplicité et son efficacité. Mélangez une cuillère à soupe de savon noir liquide dans un litre d’eau tiède et vaporisez soigneusement le dessous des feuilles et les tiges infestées. Diluez 5 ml de savon noir dans un litre d’eau tiède, ajoutez optionnellement une cuillère à café d’huile de neem (huile végétale extraite du margousier, perturbateur endocrinien des insectes piqueurs). Pulvérisez directement sur les colonies, en insistant sur le dessous des feuilles et les jeunes pousses, de préférence en soirée ou tôt le matin pour éviter les brûlures par effet loupe sous le soleil. Renouvelez tous les 3 jours pendant deux semaines. Le savon noir (acheté en jardinerie, spécial pour jardin) est un traitement naturel résultant d’un procédé de saponification. De l’huile d’olive, de lin ou de maïs a été mélangée à de la potasse. C’est à la fois un mouillant et un nettoyant. Il servira aussi bien à repousser les indésirables qu’à nettoyer les feuilles du miellat et de la fumagine. Pour le dosage, fiez-vous aux indications présents sur l'emballage du produit pour une utilisation respectueuse de l'environnement.

3. L'Huile de Neem

L'huile de neem est également un allié de poids. Diluée dans de l’eau avec un peu de savon pour l’émulsionner, elle agit comme un insecticide naturel et un répulsif. Une application hebdomadaire permet de perturber le cycle de vie des pucerons.

4. Le Purin d'Ortie

La décoction d’ortie fraîche mérite sa réputation. Faites macérer 100 g d’orties fraîches (feuilles et tiges) dans un litre d’eau pendant 24 heures, sans faire chauffer (la macération préserve mieux les principes actifs). Filtrez et pulvérisez dilué à 10 % sur les parties atteintes. L’ortie renforce les défenses naturelles de la plante tout en répulsant les insectes. Pour faire un purin d’ortie maison : plongez environ 1 kg de pousses d’ortie récoltées avec des gants dans 10 l d’eau douce comme l’eau de pluie. Tournez quelques minutes dans un sens puis dans l’autre. Laissez macérer en mettant un couvercle, dans un lieu ombragé pas trop chaud.

5. La Terre de Diatomée

La terre de diatomée, poudre composée de micro-algues fossilisées, s’applique au sol autour de la base de l’arbuste. Ses micro-particules coupantes perturbent la mobilité des insectes rampants, y compris les fourmis qui protègent les colonies de pucerons.

6. Huiles Essentielles

Quelques gouttes d’huile essentielle de menthe poivrée ou de lavande (5 à 8 gouttes dans un litre d’eau avec un peu de savon liquide comme émulsifiant) constituent un répulsif efficace pour prévenir les nouvelles installations. Les pucerons détestent les composés aromatiques volatils de ces plantes.

7. Marc de Café et Ail

Le marc de café, déposé aux pieds de vos plantes, fera fuir à la fois des pucerons et des fourmis. L’odeur de l’ail est un répulsif naturel. L’ail macère avec l’eau et ensuite est pulvérisé.

8. Traitement Combiné (Savon noir, huile et alcool)

En cas d’infestation de pucerons, et pour le cas où votre plante semble en danger, lorsqu'il n'y a pas du tout de coccinelles et autres auxiliaires, voici une solution possible : vaporisez un mélange de savon noir, huile et alcool sur vos plantes et renouvelez le traitement toutes les 3 semaines si nécessaire, en surveillant les possibles générations successives de pucerons. Mélangez à un litre d’eau douce tiède 2 cuillères à soupe de savon noir, une cuillère à soupe d’huile de colza et une cuillère à café d’alcool à 70°. Agitez énergiquement et pulvérisez sur vos plantes.

Préparation d'un spray anti-pucerons au savon noir

Trois semaines. C’est la durée minimale de surveillance post-traitement avant de considérer que l’infestation est résolue. Les œufs de pucerons résistent à la plupart des traitements de surface et peuvent donner une nouvelle génération 7 à 10 jours après une intervention. Passez inspecter votre hortensia chaque semaine : retournez quelques feuilles, observez les nouvelles pousses.

Entretien Post-Infestation et Santé Générale de l'Hortensia

Après l’infestation, l’arbuste mérite quelques soins de récupération. Coupez les tiges les plus touchées pour stimuler une repousse saine. Un apport de purin d’ortie dilué (5 %) en arrosage aide la plante à reconstituer ses réserves. Un hortensia qui a survécu à une infestation de pucerons et reçu les bons soins peut refleurir magnifiquement la saison suivante.

Pour maintenir la santé et la beauté de vos Hortensias, il est important de suivre certaines pratiques d'entretien régulières. Une plante en bonne santé est la meilleure défense.

1. Emplacement et Exposition

Les hortensias et les Hydrangea sont de proches parents que l’on rencontre fréquemment dans les jardins français. Ces buissons supportent très bien nos latitudes à condition de prendre garde, notamment, aux conditions de plantation, à leur exposition et à la taille. Le choix de l’emplacement est très important pour un hortensia. Les meilleures expositions sont celles qui permettront aux Hydrangea de ne pas souffrir des gelées printanières ou automnales : le long d’un mur, sous un arbre. Elles doivent aussi ne pas souffrir d’un soleil trop vif à la belle saison : exposition nord ou nord/est (le soleil levant est toujours moins chaud que le couchant) ou à l’ombre d’un arbre au moment le plus chaud de la journée en été. Si ces deux conditions sont observées, les Hydrangea fleuriront sans peine, ne souffriront ni du froid ni de la chaleur et donneront de belles fleurs l’été et de belles couleurs à l’automne (bouquets secs). L’ouest (soleil du soir) ou l’est (soleil du matin) du jardin sont les meilleurs endroits. Un endroit ensoleillé orienté vers le sud n’est pas un bon choix pour la plupart des variétés. Si vous souhaitez conserver la beauté et la vitalité des hortensias au soleil, il faut leur donner beaucoup d’eau et leur offrir un sol riche en humus qui ne se dessèche pas rapidement. Pour la plupart des variétés d’hortensias, il vaut que les pétales ne puissent pas être mouillés au soleil, sinon ils brûleront. L’hortensia ne doit pas non plus être exposé au soleil de midi.

2. Plantation

Planter plutôt en septembre ou octobre, lorsque la terre est encore chaude (penser à pailler les plantes pour l’hiver). Planter le reste de l’année est toujours possible, en dehors des périodes de gel. Tout comme pour la taille, il est préférable de planter les hortensias au printemps (mars ou avril). Vous pouvez également planter en automne (octobre ou novembre). Bien imbiber la motte, en massif, planter à une distance de 60 à 80 cm avec le collet au niveau du sol. Faire une cuvette autour des pieds et arroser copieusement. Remplissez ensuite le trou à moitié avec du terreau et du compost.

3. Sol et pH

Les beaux arbustes à fleurs aiment un sol de jardin acide à neutre (pauvre en calcaire), perméable, riche en humus, normal à humide, avec une teneur moyenne en éléments nutritifs. Ils apprécient moins les sols secs. Le pH du sol influe sur la couleur des fleurs, mais il est généralement neutre ou légèrement acide. La gamme de couleurs des fleurs est principalement déterminée par le pH du sol. Un pH élevé correspond à un sol riche en calcaire et un pH faible à un sol acide. Par exemple, un hortensia bleu fleurit mieux dans un sol acide contenant des sels d’aluminium. Il existe également des engrais spéciaux destinés à maintenir le bleu de l’hortensia. L’hortensia rouge aime les sols riches en calcaires.

Quelques précautions concernant le sol :

  • Terrain argileux : Si le terrain est argileux, il colle aux bottes : alléger avec 50 % de terre de bruyère ou de bon terreau universel l’emplacement du massif.
  • Terrain léger, sableux, pierreux : Ajouter au moins 50 % d’un mélange de terreau + bonne terre végétale et prévoir un arrosage facile.
  • Terrain calcaire : Creuser une fosse à l’emplacement du massif (10 à 15 fois le volume du pot planté), la remplir avec de la terre de bruyère et du terreau, puis planter. Prévoir un arrosage car la terre de bruyère ne retient pas l’eau. Chaque année, apporter un complément de terre de bruyère afin de maintenir un bon niveau d’acidité dans le sol.
  • Hortensias bleus : Pour planter des hortensias et ‘Teller’ bleus (et qui doivent le rester) dans un sol propre à une floraison rose : creuser une fosse de 10 à 15 fois le volume des pots à planter, mélanger 50 % de terre de bruyère ou terreau acide et 50 % de bonne terre végétale. Ajouter l’alumine, planter et arroser. Faire ensuite des apports d’alumine réguliers, et tous les ans un apport de terre de bruyère qui maintiendra l’acidité du sol. L’intensité du bleu dépend de la variété. À la plantation : mélanger : 4 kg/m3 de terre remuée. En entretien : saupoudrer à 100 g/m2 tous les 15 jours au printemps de fin février à fin mai au pied des massifs. Griffer le sol puis arroser abondamment. Vous pouvez également l’apporter en arrosage sur sol frais à raison de 5 g/l d’eau.

4. Arrosage et Fertilisation

Les hortensias sont connus pour boire beaucoup d’eau. En particulier lorsqu’ils sont en fleurs, ils évaporent beaucoup d’eau. Arrosez-les donc au printemps et en été. Faites-le au début ou à la fin d’une journée chaude. À ces moments-là, la plante est « au repos » et absorbe le mieux l’eau. Si vous arrosez le matin, veillez à ce que les feuilles et les fleurs ne soient pas mouillées (risque de brûlure par le soleil). Dans tous les cas, il faudra prévoir un arrosage en rapport avec le climat de la région. Pour profiter des belles couleurs des fleurs d’hortensia en été, un apport d’engrais est nécessaire. Vous pouvez le faire au printemps (fin mars/avril) et au milieu de l’été (début juillet). Vous pouvez utiliser des engrais biologiques et universels. Si vous avez des hortensias bleus, il faut alors faire attention à la quantité et au type d’engrais, car ils ont tendance à devenir roses.

5. Taille

En principe, il n’est pas nécessaire de tailler les Hydrangea : ils présenteront un aspect plus naturel. Toutefois, il est possible de les nettoyer chaque année afin de faire disparaître en début d’hiver les fleurs noircies par le gel. Certains jardiniers apprécient la présence de ces fleurs brunes dans leurs massifs et ne les enlèveront qu’au printemps (mars), cela n’a pas d’incidence sur le développement du buisson. Pour prolonger la période de floraison annuelle : enlever uniquement les premières inflorescences en fin de floraison, ce qui permettra le développement des bourgeons situés sous ces inflorescences et leur floraison en fin d’été. La plupart des hortensias sont taillés à la fin de l’hiver ou au printemps, à l’exception des hortensias grimpants. Il faut les tailler en été après la floraison. Avant de commencer la taille, il est important de savoir si les fleurs de votre variété d’hortensia ne peuvent pousser que sur du vieux bois ou poussent également sur du nouveau bois. En fonction de la variété d’hortensia, les techniques de taille sont différentes.

6. Culture en Pot

Si vous souhaitez cultiver un hortensia en bac pour le placer sur votre balcon ou votre terrasse, bonne nouvelle : il est possible de faire pousser des hortensias en pot. Procurez-vous un pot/un bac avec un trou au fond pour évacuer l’eau excédentaire. En effet, l’eau doit pouvoir s’écouler pour éviter le pourrissement des racines. Veillez à ce que le pot ou le bac soit suffisamment grand pour permettre la formation des racines et les réserves d’eau. Vérifiez quotidiennement le sol de votre hortensia pendant les journées chaudes pour vous assurer qu’il ne soit pas trop sec. Le sol doit être maintenu légèrement humide et être fertilisé une ou deux fois par an. Après deux ou trois ans, la motte peut s’enliser.

7. Bouturage

La meilleure période pour bouturer un hortensia est la période estivale, de juillet à début septembre.

Les Autres Ravageurs et Maladies de l'Hortensia

En général, les Hydrangea sont des plantes robustes qui ne donnent que peu de soucis aux jardiniers. Toutefois, on pourra noter quelques problèmes courants qui sont presque toujours la conséquence d’erreurs de mise en place ou d’entretien. L’hortensia est peu sensible aux maladies et aux ravageurs.

Les différents ravageurs de l'hortensia

1. Maladies Fongiques

Les taches sur les feuilles d'Hortensia peuvent être causées par des maladies fongiques telles que la pourriture des feuilles, l'oïdium ou la rouille.

  • Oïdium : développement d’un poudrage blanc plus spécialement à l’envers des feuilles. Éliminer les feuilles tombées au sol. Si le massif est planté dans une zone sombre et humide, envisager un déplacement avant le printemps vers une zone plus saine et mieux drainée.
  • Botrytis : développement d’un poudrage gris sur les boutons, les tiges et les feuilles. Enlever les parties atteintes et éliminer les feuilles tombées.
  • Phytophthora : pourriture du collet, sur H. quercifolia, heteromalla, aspera. Veiller à ne pas trop enterrer le collet des arbustes à la plantation et planter dans une zone fraîche mais pas détrempée du jardin. Si une plante meurt, détruire le pied et ne pas replanter au même endroit.
  • Rhizoctonia : pourriture du collet et des racines. Provoque la mort de la plante. Même traitement que pour le précédent.
  • Maladie des taches foliaires : Les taches causées par la maladie passent du vert au jaune, puis au brun et enfin au noir. Elles peuvent également avoir un aspect rougeâtre. Les spores fongiques se forment de juillet à octobre et se propagent dans des conditions humides. Plus l’hortensia est infecté longtemps, plus le nombre de taches apparentes sur les feuilles sera nombreux. Coupez et détruisez immédiatement toutes les feuilles et les pousses infectées. Ne les jetez jamais sur le tas de compost!

Si les taches sur les feuilles d'Hortensia sont causées par des maladies fongiques, il est essentiel de prendre des mesures pour les traiter rapidement. Les fongicides sont des produits chimiques conçus pour lutter contre les maladies fongiques. Ils peuvent être appliqués directement sur les feuilles infectées pour éliminer les champignons responsables des taches. En plus de l'utilisation de fongicides, il est important d'adopter certaines pratiques culturales pour prévenir les maladies fongiques sur les Hortensias. Assurez-vous de maintenir une bonne circulation de l'air autour des plantes en les espaçant correctement. Évitez également d'arroser les feuilles et les fleurs, car l'humidité excessive peut favoriser le développement des champignons.

2. Autres Ravageurs

Les ravageurs tels que les pucerons, les acariens et les chenilles peuvent également causer des taches sur les feuilles d'Hortensia.

  • Acariens (Araignées rouges) : araignées minuscules, qui se développent plutôt en période chaude et sèche et provoquent des décolorations de feuillage. Il est connu pour être un ravageur de nombreuses cultures du jardin. Les hortensias infestés présentent des feuilles décolorées et à l’aspect terne. Vous appercevrez également de très petits points bruns ou jaunes sur le dessus des feuilles. En effet, en perçant des trous dans la plante, les acariens aspirent la sève de la plante. Les feuilles deviennent moches et meurent. Penser à asperger le feuillage. Retirez immédiatement les feuilles atteintes et le vieux terreau. On les reconnaît à la présence de «toiles d’araignée» très fines dans la plante. Plus ils restent longtemps sur la plante, plus les toiles sont épaisses.
  • Cochenilles : petites masses blanches qui se développent sur les tiges et sous les feuilles pendant l’été. Elles sont dissimulées par le feuillage et difficiles à éliminer. À la sortie de l’hiver après nettoyage rigoureux des feuilles mortes et des fleurs fanées. La cochenille pulvinaire (Eupulvinaria hydrangeae) est signalée sur les hortensias et Hydrangea entre mai et octobre. Lorsqu’elle infeste sa plante hôte, il est remarqué la présence à la face intérieure des feuilles de masses floconneuses blanches. Pouvez-vous apercevoir des toiles laineuses sur la face inférieure de la feuille ou de la tige? Votre hortensia souffre alors de cochenilles. Elle fait tomber les feuilles et les tiges, et les fleurs cessent de bourgeonner, voire ne bourgeonnent pas du tout. Contrôlez votre hortensia en mai et en juin.
  • Otiorhynque (Charançon de la vigne) : L’otiorhynque, de son nom scientifique Otiorynchus, est un coléoptère de la famille des Curculionidae. Nous observons sur les hortensias attaqués par l’otiorhynque un flétrissement partiel ou total. Une attaque de ce ver sur les hortensias provoque la déformation de la tige et des feuilles. Ce coléoptère, tout comme l’escargot, est actif le soir. Voyez-vous des trous dans les jeunes feuilles et les fleurs, mais pas de traces de bave? Il s’agit alors d’un otiorhynque de la vigne. Le meilleur traitement consiste à attraper les coléoptères et à retirer les larves du sol.
  • Limaces : Votre hortensia présente-t-elle des trous et des traces de bave sur les feuilles? Votre plante souffre alors de limaces. Les ennemis naturels de la limace sont les coléoptères, les musaraignes, les hérissons et les oiseaux. Pour éliminer les limaces de façon chimique de votre jardin, vous pouvez épandre de l’anti-limaces biologique.
  • Nématodes des tiges : Ces ravageurs peuvent sévir sur différentes parties de la plante, des racines aux feuilles.

Les insecticides sont des produits chimiques conçus pour tuer les ravageurs. Ils peuvent être utilisés pour traiter les Hortensias infestés par des pucerons, des acariens ou des chenilles. En plus de l'utilisation d'insecticides, il est important de mettre en place des pratiques culturales pour prévenir les ravageurs sur les Hortensias. Surveillez régulièrement vos plantes pour détecter les signes d'infestation et agissez rapidement si vous en trouvez.

Dans tous les cas, si un traitement chimique s’avère nécessaire, il faudra se renseigner auprès de son vendeur.

Pour maintenir la santé et la beauté de vos Hortensias, il est important de suivre certaines pratiques d'entretien régulières. Veillez à arroser vos plantes régulièrement, en leur fournissant une quantité d'eau adéquate pour maintenir le sol humide mais pas détrempé. Enlevez régulièrement les feuilles mortes ou endommagées, ainsi que les fleurs fanées. Cela permet d'éliminer les sources potentielles de maladies et de ravageurs, et favorise la croissance saine des plantes.

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