La culture des succulentes, souvent appelées plantes grasses, représente une passion grandissante pour de nombreux amateurs de jardinage. Ces plantes, réputées pour leur robustesse et leur capacité à stocker l'eau dans leurs feuilles épaisses, offrent une diversité de formes et de couleurs fascinante. Cependant, malgré leur réputation de facilité, elles ne sont pas à l'abri des agressions biologiques, notamment des attaques fongiques. Comprendre la gestion de ces maladies est essentiel pour assurer la longévité de vos spécimens.

Comprendre la nature des fongicides
Qu’est ce que les fongicides ? C’est une substance ayant pour but de réduire ou prévenir les risques de maladies liées aux champignons, parasites ! Pendant longtemps les fongicides étaient commercialisés sous forme de « produits phyto » et dessus nous pouvons lire : dangereux pour l’homme et pour l’environnement (ça fait parti des premiers pictogrammes que l’on m’a appris à lire et surtout reconnaître). Dans les grandes familles vous avez donc les pesticides, pour traiter les maladies liées aux insectes, puis les fongicides pour réduire ou supprimer les champignons et parasites.
Encore aujourd’hui c’est une banalité d’utilisation ! Maladie sur une plante = produit toxique (fongicides et pesticides)… Les temps changent et fort heureusement pour l’Homme et pour notre planète ! Il est crucial de distinguer les produits de synthèse, souvent agressifs, des méthodes préventives et naturelles qui respectent l'équilibre biologique de votre jardin ou de votre intérieur.
Les facteurs de risque et la prévention
Le développement des champignons est lié à plusieurs facteurs : la chaleur, l’humidité, l’obscurité et une terre trop acide. Pour éviter ces facteurs voici quelques recommandations à avoir au jardin :
- Faites des rotations de cultures : ce qui permet d’équilibrer la nature du sol.
- Brûlez les plantes malades à l’aide d’un petit brûleur thermique (pensez à demander à des spécialistes comme équip’jardin pour vos solutions de désherbages écologiques).
- Aérez vos plantations, laisser de l’espace entre, surtout si elles sont couvertes.
- Couvrir les plantes les plus exposées.
- Arrosez de manière raisonnée.
La prévention commence par le choix du substrat. Préférez les planter dans un substrat se rapprochant des sols désertiques, à savoir bien drainé. Les pots doivent être percés pour que l’eau d’arrosage puisse s’écouler. Privilégiez une exposition lumineuse, la plupart des succulentes appréciant le plein soleil. À la maison, évitez de placer les plantes grasses derrière une vitre orientée plein sud.
Les solutions naturelles contre les maladies
Il existe des méthodes naturelles à usage préventif contre le mildiou, la tavelure ou encore l’oïdium en utilisant les bienfaits de plantes que vous connaissez forcément.
L’ail : grâce à ses propriétés antibactériennes permet de protéger et de guérir certaines maladies comme le mildiou ! Associé à l’ortie il constitue un fongicide entièrement naturel et bio. Il éloigne les pucerons, planté aux pieds des fruitiers il les protégera des cloques. L’ortie : Le purin d’ortie est un élément indispensable au potager ! Il agit comme engrais naturel et combat les parasites !

Fabrication artisanale d'un traitement fongicide
Pas besoin de 36 fongicides ! Une seule recette avec des petits moyens seulement : Prenez une tasse à café et diluez 1 cc de bicarbonate de sodium avec 2 cc d’huile d’olive. Diluez le tout dans 1 litre d’eau. Pulvérisez sur vos plantes « malades » en prenant soin de ne pas en mettre sur les fleurs. Renouvelez 20 jours après si nécessaire.
Attention ne pas excéder les 10g par litre d’eau, la solution peut brûler la plante ! Réalisez un essai sur une petite partie avant pour contrôler que la solution ne soit pas trop concentrée.
Renforcer l'immunité naturelle des succulentes
Maintenant que vous avez la recette, plus d’excuse ! Riche en acides aminés, vitamines et oligoéléments, le biostimulant cactus et succulentes, conçu à partir de matières végétales, permet d’optimiser le processus métabolique de la plante en renforçant sa résistance face aux stress environnementaux. Ce biostimulant favorise et renforce l’immunité des cactus et plantes grasses, il est le premier rempart contre les maladies et ravageurs de ces plantes. Il est une alternative aux engrais de synthèse, qui se présente sous forme liquide concentrée et doit être dilué avant application. Privilégiez l’eau de pluie, d’un puits ou de source.
Cactus et plantes grasses : comment réussir leur entretien ?
L'usage du soufre comme fongicide minéral
Le fongicide au soufre combat les champignons tels que l'oïdium, l'araignée grasse et rouge. Ses traits sont les suivants : fongicide à action acaricide particulièrement efficace contre l'oïdium et les champignons gras et contre les tétranyques rouges. Sa formule micronisée permet une manipulation confortable du produit ainsi qu'une dissolution rapide et totale qui assure une couverture homogène et longue durée.
Composition : Soufre 80%.Dosage et application : Versez tout le contenu du sachet (20 grammes) dans 5 litres d'eau, agitez le mélange et appliquez en pulvérisant toute la plante, en assurant un bon mouillage.Applications autorisées : Sur arbres fruitiers caduques, plantes ornementales ligneuses, horticoles, sur vignes… contre l'oïdium, les araignées rouges, les acariens… Enregistré au Registre Officiel des Produits Phytosanitaires sous le numéro: 24.136 / 16.
Sauver une plante grasse en situation de pourriture
Les succulentes, aux multiples formes et couleurs, ont tout pour plaire ! Ces plantes rustiques qui poussent même dans les endroits particulièrement arides et balayés par les vents possèdent des feuilles épaisses, tantôt cireuses, duveteuses, voire poilues. Le but ? Limiter au maximum la transpiration, pour garder le plus longtemps possible l’eau stockée en importante quantité dans la plante.
Si oublier de les arroser pendant une longue période ne leur est généralement pas fatal, un excès d’arrosage ou d’humidité peut faire pourrir les plantes grasses. Les succulentes deviennent alors brunes ou se couvrent de taches marron. En période de grand froid, les températures négatives s’avèrent également fatales pour bon nombre de plantes grasses. Si certaines succulentes sont connues pour leur résistance au gel, la plupart n’y survivront pas.
Commencez par éliminer la ou les parties de la succulente en train de pourrir. Il peut ainsi être nécessaire de rempoter une succulente dont le terreau est détrempé, afin de permettre à ses racines de survivre. Enfin, l’application d’un traitement fongicide après la suppression des parties pourries permet de stopper la prolifération de champignons.

Si ces quelques conseils permettent généralement de sauver une plante grasse en train de pourrir, pour certaines, il est déjà trop tard. Alors, quand se résoudre à l’évidence ? Pour vous assurer que vous ne vous apprêtez pas à jeter une succulente encore en vie, grattez la base de la tige. Si une couche verte apparaît, c’est que la plante grasse peut être sauvée.
Le mieux est donc d’éviter de faire pourrir ses plantes grasses en les arrosant au bon moment. En été, quand les températures sont élevées, la fréquence est généralement hebdomadaire et en hiver, cela dépend de leur exposition et de l’humidité ambiante, notamment si elles sont placées en intérieur ou à l’extérieur. Pour savoir avec précision quand arroser une succulente, il convient alors de porter votre attention sur la terre. Autre conseil pour savoir quand arroser une plante grasse : observer ses feuilles. Si ces dernières deviennent trop fines, sèchent voire cassent, il faut alors arroser la succulente sans attendre.