Quantité moyenne de paille récoltée par hectare et sa valorisation

Champ de céréales avec andains de paille

La paille, souvent considérée comme un sous-produit agricole, joue un rôle crucial dans diverses pratiques agricoles, de l'alimentation animale à l'amélioration de la fertilité des sols. Sa disponibilité et son rendement par hectare sont des facteurs déterminants pour les éleveurs et les céréaliers, influençant les stratégies de gestion des exploitations et les coûts. L'estimation des rendements de paille est un exercice complexe, soumis à de nombreuses variations régionales et climatiques, ainsi qu'aux pratiques culturales.

Variabilité des rendements de paille : une question régionale et contextuelle

Les rendements de paille peuvent varier considérablement. Dans le département de l’Yonne et ses alentours, les estimations varient de 2 à 2,5 tonnes de paille par hectare, avec des rendements de grain allant de 20 à 60 quintaux par hectare pour le blé ou les orges. Cependant, certains témoignages rapportent une production de paille parfois bien inférieure, oscillant entre 1 et 3 tonnes par hectare, voire 2 300 kg pour l'orge et environ 2 tonnes pour le blé dans d'autres régions. Ces chiffres contrastent avec l'idée d'une production habituelle deux fois plus élevée, soulignant une année où la quantité de paille semble globalement plus faible. Par exemple, un agriculteur a rapporté avoir obtenu 4,8 tonnes de paille pour 5,6 tonnes de grain sur une parcelle, un ratio qu'il n'avait jamais observé auparavant. Cette variabilité est confirmée par le fait que certains agriculteurs se plaignent d'avoir « peu de paille en général, même quand les andains semblent pas mal », car « une fois pressé il y a pas grand chose dans les parcelles ». En revanche, d'autres observent plus de paille que d'habitude, avec des rendements en grain supérieurs, montrant la complexité de généraliser ces données à l'échelle nationale. Ces tarifs sont d'ailleurs donnés à titre indicatif et sont destinés à servir de base de discussion entre le vendeur et l’acheteur, ne pouvant être extrapolés à l’échelle nationale.

Tableau comparatif des rendements de paille et de grains

Le rendement des cultures fourragères, incluant la paille, est souvent comparé en termes de tonnes de matière sèche par hectare et par an. Cette donnée est essentielle pour définir le chargement moyen possible et le système fourrager à mettre en place. Les sources de variation du rendement en herbe sont multiples : l'année, la saison, le climat et l'altitude, le type de sol, la fertilisation et le type de prairies. Une gestion efficace des rendements implique d'accepter de petites baisses de performance par animal par une pression de pâturage assez forte pour garantir une bonne valorisation par hectare, plutôt que de miser uniquement sur un objectif de rendement maximal. Il est crucial de ne pas oublier de raisonner également sur la qualité, car généralement, plus de quantité équivaut à moins de qualité. Agreste renseigne d'ailleurs sur la productivité des prairies en France, et les agriculteurs gèrent les écarts de rendements entre parcelles en herbe par leur taille et leur ordre de passage dans la rotation de pâturage pour optimiser le potentiel productif des prairies.

La paille : un fourrage essentiel et sous-estimé dans l'alimentation bovine

Dans les régions où de nombreuses ressources fourragères sont disponibles, la place de la paille dans le rationnement des bovins viande est souvent négligée. Pourtant, la paille est un élément clé pour assurer la satiété des animaux et optimiser l'utilisation des autres fourrages. Les efforts génétiques réalisés ces trente dernières années ont modifié la corpulence des animaux, avec un gain d'environ 3 kg de carcasse par an à l’abattage des vaches allaitantes. Aujourd'hui, en race Blonde d'Aquitaine, les carcasses pèsent 421 kg pour 489 kg, et les troupeaux à 500 kg de carcasse sont désormais nombreux, avec des vaches d’une tonne lors de leur départ à l’abattoir qui ne sont plus des exceptions. Cette augmentation de la corpulence s'accompagne d'un volume stomacal plus important qui doit être rempli.

Le foin est une option intéressante, mais sa rareté croissante chez nous en fait une ressource précieuse. La pulpe surpressée et le maïs ensilage sont riches et doivent être rationnés pour éviter de suralimenter les vaches allaitantes ayant de faibles besoins pour produire dix à quinze litres de lait. C’est là que la paille entre en scène pour remplir l’estomac et permettre un état de satiété. Une fois que le rumen est bien rempli, plus la vache mange de la paille, plus on fait d’économies sur la distribution des autres fourrages plus coûteux. Ce principe du vase communiquant a toutefois ses limites, car la paille est pauvre en protéines et encombrante. Son coefficient d’encombrement est de 1,8, alors que le maïs ensilage et la pulpe sont à 1,1 et la betterave fourragère à 0,7. Néanmoins, les vaches de gros gabarit, en ration pulpe maïs, peuvent consommer jusqu’à 7 kg de paille par jour. Les génisses d’un an, lorsqu’elles sont bien habituées, consomment jusqu’à 5 kg. Pour les taurillons, la consommation d’un kilo de paille par jour est capitale pour préserver la rumination, qui permet la salivation et, avec elle, la production de substance tampon. La présence à volonté de paille fera le reste pour des vaches en bon état avec des veaux, où l'auge doit être vide 2 heures après la distribution, et 30 minutes pour les génisses.

Jean-Yves BOUSQUET - Le choix du paillage bois dans son exploitationn exploitation

Les défis de la distribution et du stockage de la paille

La question de la distribution de la paille est un enjeu majeur. Les râteliers suspendus peuvent être utilisés, mais il faut garder à l'esprit que les vaches dominantes seront les premières à se servir, et la consommation devient plus compliquée à mesure que l'on se rapproche du centre de la boule de paille, surtout avec une hauteur variable du fumier. Le râtelier au sol est une alternative, mais la paille risque de prendre l’odeur du fumier, ce qui en diminue la consommation. La mélangeuse, malgré son coût de 45 000 € et le carburant pour son fonctionnement, permet de déchiqueter et de mélanger la paille, offrant une distribution plus homogène. La distribution à l’auge de la paille, comme on le fait pour le foin, pose la question de l’enlèvement des refus, mais elle reste le meilleur moyen d’une consommation abondante.

Un autre problème de taille réside dans la conception des nouveaux bâtiments, qui ne prend pas souvent en compte la paille alimentaire. Cette question est pourtant à soulever et à solutionner dans chaque élevage. Sur un projet neuf, cela occasionne parfois des dépenses supplémentaires, et l’aspect économique reprend souvent le dessus. Pourtant, la qualité du lait et la santé du troupeau sont en lien direct avec la qualité de l’alimentation. Les ruminants limités en fibres auront un lait plus gras, car on compense souvent en fourrage trop riche, ce qui peut affecter la santé des veaux. Le troupeau sera aussi plus agité et sa santé plus défaillante. De nombreux éleveurs sont opposés au maïs ensilage pour les allaitantes, et ils ont raison s’il n’est pas rationné.

Différents systèmes de distribution de paille

Le stockage de la paille est également crucial. La paille est collectée et séchée de diverses manières. Elle est souvent coupée à ras du sol, surtout pour le riz, le blé et l'orge, lorsque la paille est relativement verte, puis séchée par la suite. Pour le maïs, les tiges et les feuilles sont également utilisées largement en agriculture commerciale. Elles peuvent être hachées en bordure du champ avant leur stockage. Les résidus de céréales, collectés et séchés, sont d'excellents aliments pour les animaux. Les méthodes de récolte varient selon le type de culture et la région. Pour le riz, le blé et l'orge, la paille est généralement coupée à ras du sol. Pour le maïs, les fanes peuvent être récoltées avec une récolteuse-hacheuse. Le séchage peut avoir lieu à la propriété ou dans le champ. Les résidus de culture peuvent être stockés dans des maisons, des greniers ou des hangars, ou en meules.

Pour de longues périodes de stockage, le sol du silo doit être couvert, lissé, propre, sec et isolé de l’humidité. Une bonne aération est également essentielle. Il convient d’éliminer les résidus de grain et de végétation dans un rayon de 3 m autour des silos. Le silo doit être soigneusement nettoyé et désinfecté avant d’y entreposer un nouveau stock de grains, et inspecté pour détecter les fissures ou les résidus de grains. Les évents doivent être nettoyés et les fissures ou trous réparés. Le taux d’humidité et la température de stockage des grains de maïs ont une incidence sur la durée de la période de stockage. La teneur en eau des grains doit être inférieure à 13,5 % pour un stockage de longue durée (environ 6 mois). Si les grains sont destinés à l’alimentation animale et qu’ils ont une teneur en eau plus élevée, l’agriculteur peut utiliser des conservateurs comme l’acide propionique ou un mélange d’acide acétique et d’acide propionique pour les protéger des infections fongiques. Les grains infectés et les matières étrangères doivent être éliminés. Il faut éviter d’entasser les grains ou de les placer directement sur le sol sans équipements anti-humidité. Des produits de protection avec des composés actifs comme le Pirimiphos-methyl ou le (S) - Methoprene peuvent être appliqués dès la récolte. Si nécessaire, les grains doivent être traités avec une poussière insecticide appropriée et certifiée, ce qui permet un stockage de plus d'un an. De nombreux insecticides fumigènes peuvent être utilisés sur les grains de maïs stockés en tas.

Le stockage prolongé du maïs récolté sur l’exploitation augmente le risque de pertes post-récolte dues aux pathogènes (moisissures), aux rongeurs et aux ravageurs des grains stockés. Lorsque la température à l’intérieur du silo est supérieure à 13-15,5 °C, les inspections doivent être effectuées plus fréquemment (environ une fois par semaine). Si la température est inférieure à 13 °C, une inspection toutes les 2 semaines est suffisante. En plus des inspections visuelles, l’agriculteur doit prélever des échantillons représentatifs des tas de grains et les examiner pour détecter la présence éventuelle d’insectes et de contamination fongique. Lorsque la température est basse, il est préférable de prélever des échantillons au centre des tas, car c'est là que les insectes sont plus susceptibles de se trouver.

La paille de différentes cultures et sa valorisation spécifique

La paille, comme sous-produit agricole, provient de diverses cultures et présente des caractéristiques spécifiques qui influencent sa valorisation.

Paille de céréales (riz, blé, orge, maïs, mil, sorgho)

Les pailles de céréales, telles que le riz, le blé, l'orge, le maïs, le mil et le sorgho, sont des résidus de culture précieux pour l'alimentation animale, la litière et la restitution au sol sous forme de fumier. La paille est une part importante de l'agriculture, notamment dans les pays en développement où elle est utilisée comme aliment pour les animaux de trait et laitiers.

Paille de riz

La paille de riz, constituant plus de la moitié de la biomasse récoltée dans le monde et spécialement en Asie, est une source d'alimentation importante pour les ruminants dans tous les pays producteurs de riz. Elle est consommée par les animaux après la récolte, surtout en saison sèche, et son utilisation dépend évidemment du climat. Les pailles de riz ont généralement une faible teneur protéique et sont souvent complémentées avec du fourrage vert et des concentrés. Les méthodes de récolte varient, allant de la coupe manuelle à l'utilisation de petites batteuses ou de moissonneuses-batteuses. La paille est coupée à ras du sol et séchée, puis collectée. Il est crucial de la sécher rapidement après la récolte pour éviter la moisissure, surtout en conditions très humides, ce qui la rendrait impropre à l'alimentation animale.

Paille de blé et d'orge

La paille de blé et d'orge, très répandue en Afrique du Nord et en Asie, est également un sous-produit précieux. Son rendement est généralement compris entre 2 et 3 tonnes par hectare, bien que cela puisse varier. Ces pailles sont souvent utilisées après traitement à l'ammoniac pour en améliorer la qualité nutritive. La manière de la ramasser et de la conserver dépend de la méthode de battage. En Inde, par exemple, le battage au sol permet aux animaux de séparer le grain de la paille, tandis que les moissonneuses-batteuses éparpillent la paille sur le champ. Si elle est laissée au champ, elle peut être endommagée par la pluie et les animaux. Pour l'alimentation animale, il est préférable de la collecter et de la stocker en meules protégées.

Pailles de maïs

Les pailles de maïs sont largement utilisées en agriculture commerciale, à la fois pour l'alimentation animale et comme combustible. Le maïs est une culture polyvalente, et selon l’utilisation commerciale finale, l’agriculteur privilégiera soit le rendement en grains soit le rendement en biomasse des plants de maïs. Les rendements en grains varient fortement, par exemple de 10-11 tonnes aux États-Unis à 1-10 tonnes en Afrique. Pour chaque tonne potentielle de grains par hectare, on peut compter environ 7 à 8 tonnes d’ensilage par hectare avec 30 % de matière sèche.

La date de récolte est très importante pour le maïs utilisé comme aliment pour les animaux ou pour la production d’énergie. La récolte doit avoir lieu lorsque la teneur en matière sèche (MS) de la plante entière se situe entre 30 et 38 % afin d’obtenir un rendement maximal et un maïs dont la qualité et l’ensilabilité sont très élevées. À ce moment-là, la teneur en amidon et la digestibilité des fibres des plantes de maïs ont atteint un niveau satisfaisant. Le maïs est principalement récolté mécaniquement, à l’aide de batteuses, de décortiqueuses ou de moissonneuses-batteuses. Si l’agriculteur ne possède pas ces machines, il peut les louer avec les services d’un opérateur expérimenté. Les plantes de maïs destinées à l’ensilage sont hachées à une hauteur moyenne de 10-20 cm, pouvant atteindre au maximum 45 cm. Les pailles de maïs ont une teneur en protéines brutes d'environ 4-5% et sont souvent ensilées pour être utilisées comme fourrage de haute qualité. Les résidus de maïs peuvent également être pâturés après la récolte des épis, surtout lorsque les feuilles terminales sont un aliment précieux.

Pailles de mil et de sorgho

Les pailles de mil et de sorgho sont des résidus importants dans de nombreuses régions. La paille de mil, avec une teneur en protéines de 7-9%, est un aliment convenable pour les ruminants, même si sa digestibilité est inférieure à celle du foin de légumineuses. Le rendement en pailles de sorgho, avec un ratio capitules-grains autour de 1,2, en fait un bon combustible en plus d'être un aliment apprécié des animaux. Le pâturage des tiges de sorgho est une pratique populaire dans certaines parties de l'Inde.

Résidus de légumineuses (arachide, pois d'Angole)

Les résidus de légumineuses sont également des sous-produits précieux. Les fanes d'arachide, avec une bonne teneur en protéines, peuvent être collectées et séchées pour être utilisées comme foin de bonne qualité. Les feuilles et les tiges vertes des pois d'Angole peuvent aussi être conservées comme ensilage. Les fanes d'igname de l'Afrique de l'Ouest sont très appréciées par les animaux et peuvent être séparées des branches et ensilées.

Traitement et amélioration de la valeur nutritive de la paille

La paille, bien que volumineuse, est souvent de faible valeur nutritive, notamment en protéines. Des traitements peuvent être appliqués pour en améliorer la digestibilité et la teneur en nutriments.

Traitement à l'ammoniac

Le traitement de la paille à l'ammoniac est une méthode efficace pour augmenter sa teneur protéique et sa digestibilité. Il existe plusieurs façons de réaliser ce traitement. Le processus humide d'ensilage, pratiqué par la plupart des paysans, implique de recouvrir une meule de paille de boue et d'y ajouter de l'urée dissoute dans l'eau. Pour 100 kg de paille sèche, 4 à 6 kg d'urée sont dissous dans 60 à 100 litres d'eau et répartis uniformément. La paille est ensuite couverte d'une feuille de plastique, qui est scellée avec des poids pour empêcher l'ammoniac de s'échapper. Le traitement dure de 1 à 3 semaines, plus longtemps en hiver ou dans les climats froids. Des conteneurs faits de grillage fin peuvent être utilisés pour de très petites échelles.

L'ammoniac anhydre, souvent utilisé comme engrais, peut également servir à enrichir la paille en azote disponible pour la flore microbienne du rumen. Les solutions aqueuses à 35% d'ammoniac sont aussi employées. Le traitement se fait généralement sous un film plastique, scellé par un autre film plastique et des poids pour éviter les pertes.

Autres méthodes de traitement et de stockage

Outre l'ammoniac, d'autres méthodes peuvent être envisagées. La paille est souvent utilisée telle quelle, surtout lorsque l'aliment est abondant ou que la main-d'œuvre est rare. Cependant, cela peut entraîner beaucoup de gaspillage par piétinement. Le hachage de la paille est une pratique courante pour faciliter sa consommation et la mélanger à d'autres aliments. La paille hachée est plus facile à manipuler et réduit le gaspillage.

Le stockage en meules est un système courant pour stocker de grandes quantités de paille, mais il est important de les protéger des animaux et de l'humidité en les plaçant sur une base sèche de pierres ou de broussailles. Les meules peuvent être construites de différentes façons, et leur emplacement doit être choisi en fonction de la proximité du point d'utilisation.

Schéma du traitement de la paille à l'ammoniac

Les enjeux économiques et environnementaux de la paille

L'évolution des prix de la paille témoigne de son importance croissante. Il y a 25 ans, la paille était considérée comme un sous-produit et se vendait en andain pour 30 €/Ha. Aujourd'hui, dans certains secteurs, elle est à 30 à 40 €/T. Au printemps, des prix de 90 à 110 €/T ont été observés, en raison de la sécheresse. Certains agriculteurs vendent la paille tous les ans sans rien rapporter au sol en contrepartie, ce qui peut avoir des conséquences sur la fertilité des sols.

Paille et fertilité des sols

Le rôle de la paille dans le maintien de la fertilité du sol est bien connu. Historiquement, le fumier, souvent constitué de paille, était essentiel pour reconstituer la fertilité des terres. Le retour de la paille au sol, que ce soit par broyage ou par l'apport de fumier, contribue à la matière organique et à la structure du sol. Le maintien d'un couvert végétal, même composé de résidus de culture, est crucial pour lutter contre les érosions éolienne et hydraulique, surtout pendant les périodes chaudes et froides. Un couvert supérieur peut procurer une protection du sol et améliorer la qualité de l'environnement.

Paille et énergie

La paille est également utilisée comme combustible, notamment pour le maïs et le sorgho. Dans les pays développés, les sous-produits précieux comme la paille sont conservés comme ensilage ou utilisés pour la production d'énergie. En revanche, dans certaines régions d'Asie, les résidus de récolte sont brûlés dans les champs, ce qui représente une perte de ressources et peut avoir un impact négatif sur l'environnement.

La paille, un élément clé pour une agriculture durable

La valorisation de la paille, que ce soit pour l'alimentation animale, la litière, la restitution au sol ou la production d'énergie, s'inscrit dans une approche d'agriculture durable. L'optimisation des rendements, la gestion attentive de la qualité et l'intégration de la paille dans les systèmes d'élevage sont des leviers essentiels pour améliorer la résilience des exploitations agricoles face aux aléas climatiques et économiques.

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